URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)
Guillaume Champeau - publié le Vendredi 23 Novembre 2007 à 12h23 - posté dans Peer-to-Peer

Le Président de la République Nicolas Sarkozy prononçait ce matin devant le monde de la culture et des télécommunications un discours à l'occasion de la remise par Denis Olivennes de ses conclusions sur la mission de lutte contre le téléchargement illégal. Voici l'intégralité verbatim du discours de M. Sarkozy :

Mesdames, Messieurs,     


La protection du droit d’auteur, la préservation de la création, la reconnaissance du droit de chaque artiste, de chaque interprète, de chaque producteur de voir son travail normalement rémunéré, c’était un engagement important de ma campagne présidentielle.

Depuis trois ans, j’ai répondu présent chaque fois qu’il a fallu faire prévaloir le droit légitime des auteurs et de ceux qui contribuent à leur expression, sur l’illusion et même sur le mensonge de la gratuité.

Musique, cinéma, édition, presse, arts graphiques et visuels… tout est aujourd’hui disponible et accessible partout, sur la toile de l’internet, chez soi, au bureau, en voyage. C’est bien sûr une richesse, une chance pour la diffusion de la culture. Pour autant, jamais nous n’avons été aussi proches d’un « trou noir », capable d’engloutir et d’assécher cette richesse et ce foisonnement créatif.

Le clonage et la dissémination de fichiers à l’infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l’économie musicale, en déconnectant les œuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit.

Avec le développement du très haut débit, le cinéma risque de subir le même sort que la musique : d’ores et déjà, près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux « peer to peer », et le marché de la vidéo a commencé à décroître avant même d’atteindre sa maturité. Le livre pourrait à son tour être brutalement menacé avec l’arrivée du livre électronique.

C’est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d’assister. C’est également à une négation du travail, cette valeur capitale qui au cœur des problèmes de la France d’aujourd’hui et au cœur des solutions.

Aujourd’hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l’avènement d’un internet civilisé. Internet, c’est une « nouvelle frontière », un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un « Far Ouest » high-tech, une zone de non droit où des « hors-la-loi » peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D’un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l’autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c’est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l’étalage.

On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat.

Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu’on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison.

Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin. Il fallait aussi essayer de comprendre pourquoi le citoyen ordinaire, habituellement respectueux de la loi, préférait s’approvisionner dans des entrepôts clandestins plutôt que de faire ses achats dans un supermarché en ligne : n’était-ce pas aussi un problème d’attractivité de l’offre légale ?

Il y a deux mois et demi, Madame la Ministre, vous avez demandé à Denis Olivennes de conduire une mission permettant de déboucher rapidement sur des solutions opérationnelles visant à lutter fermement contre le piratage tout en tenant compte des potentialités d’Internet et de la demande des consommateurs.

Vous y êtes parvenus. Je veux vous en féliciter, vous, chère Christine, vous Denis, qui avez été l’artisan de cet accord, et vous tous qui êtes là aujourd’hui, acteurs du cinéma, de la musique, de l’audiovisuel, de l’Internet. Sans votre engagement, rien n’aurait été possible.

Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes.

D’un côté, il prévoit l’envoi de mails d’avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l’accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu’il s’agit d’être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.

Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de « bonne foi », pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les « pirates professionnels », ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.

De plus, les fournisseurs d’accès s’engagent, et c’est important, à mettre en œuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l’Institut national de l’audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition.

D’un autre côté, cet effort des fournisseurs d’accès s’accompagnera d’un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel s’engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs œuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement aux consommateurs.  


Fini, les musiques achetées sur une plateforme A et qu’on n’arrive pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable, alors qu’on pouvait le faire sans problème pour un fichier piraté.

Fini, les sept mois et demi d’attente entre le film qui sort en salle et son apparition en vidéo à la demande. Avec cet accord, six mois sépareront le film sur grand écran et son passage en vidéo sur petit écran… C’est encore beaucoup, quand on sait qu’un film reste en moyenne trois semaines sur un écran de cinéma, avant de laisser la place au suivant ! Mais c’est déjà mieux. Et des discussions professionnelles s’engageront sous l’égide du Centre national de la cinématographie dans les meilleurs délais, pour adapter l’ensemble de la chronologie des médias aux enjeux du numérique, comme le recommande le rapport de Denis Olivennes.

Je sais que les exploitants de cinéma sont attentifs et soucieux de ces discussions. Aussi, je souhaite être clair. Le cinéma, je ne dirai jamais autre chose, c’est avant tout une rencontre dans une salle obscure, sur un grand écran, entre un public et une œuvre. C’est dans la salle que nous avons éprouvé nos plus grandes émotions de cinéma. Et les exploitants ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre la perfection : après le son multicanal, la projection numérique va envahir les salles dès l’année prochaine, sans même parler du cinéma en relief, qui sera la prochaine révolution. Le cinéma en salle, c’est donc le passé, le présent, mais c’est aussi l’avenir.

Dans le même temps, la carrière des films en salle s’est fortement raccourcie, le « home cinéma » est devenu une réalité, et il faut tenir compte des nouvelles habitudes de consommation. Ce serait absurde que le spectateur français soit obligé de regarder des films américains, simplement parce que les films français seraient bloqués par des délais ou des exclusivités trop contraignantes ! Je sais pouvoir compter sur le bon sens pour que soient trouvées rapidement les clés d’une chronologie des médias adaptée au XXIè siècle.

Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d’un accord qui marque le début d’une « nouvelle alliance » entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux.

Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le « graal » permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd’hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles.


Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays « leader » dans la campagne de « civilisation » des nouveaux réseaux. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et l’édition, vont pouvoir être mieux protégés.

La mise en œuvre de cet accord, épuise-t-elle le sujet de la création et de l’avenir de nos industries culturelles ? Non, bien sûr.

Nous devons veiller à réformer un système de régulation et de financement de l’audiovisuel dont les fondements reposent sur l’univers de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les nouveaux réseaux. La nouvelle directive européenne sur les médias audiovisuels, qui vient d’être adoptée à Bruxelles, nous en offre le cadre et la possibilité. Il faut y travailler avec pragmatisme, de manière globale, en se donnant le temps de la réflexion. La transposition de notre régulation audiovisuelle est une entreprise progressive, tout comme l’obtention du taux de TVA réduit sur l’ensemble des biens culturels.

Il y a également des mesures d’urgence à prendre, pour permettre à l’industrie musicale de survivre et lui donner le temps de s’adapter au nouveau modèle qui se dessine. Un crédit d’impôt applicable aux productions phonographiques a été voté l’an dernier, mais sa mise en œuvre est limitée par des critères trop contraignants. Je souhaite donc que le régime de ce crédit d’impôt soit amélioré, et notifié à la Commission européenne dans les plus brefs délais pour pouvoir être applicable aux investissements consentis en 2007. De même, je souhaite que s’accélèrent les discussions engagées entre l’institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), et la Caisse des Dépôts et Consignations, pour permettre, dès le début de l’année prochaine, de tripler le volume du fonds d’avances remboursables consenties aux entreprises musicales.

De la même façon, je souhaite que le crédit d’impôt en faveur du jeu vidéo en cours d’examen à Bruxelles depuis près d’un an, puisse entrer rapidement en vigueur, pour freiner la fuite de nos talents et de nos entreprises à l’étranger et faire en sorte que la France – et donc l’Europe – retrouve sa compétitivité face aux studios nord-américains et asiatiques. Le jeu vidéo peut devenir un art du XXIè siècle s’il parvient à échapper aux dérives qui menacent un certain cinéma international, prompt à séduire et à divertir, appelant aux pulsions les plus primitives, mais impuissant à épanouir et fournir du sens. Avec leurs bataillons de scénaristes, graphistes et autres compositeurs, les entreprises du jeu vidéo constituent déjà une économie prospère. Il serait inexplicable de ne pas l’encourager.

Enfin, je suis attentif au souhait exprimé en faveur d’une révision du crédit d’impôt aux productions cinématographiques, pour l’étendre aux sociétés étrangères désireuses de réaliser d’importantes productions en France. Cette mesure doit être expertisée, sachant que la priorité est la préservation et la consolidation du régime des SOFICA.

Mesdames et Messieurs,

En signant cet accord historique, vous avez, vous les acteurs de la culture, et vous les opérateurs de l’internet, pris une responsabilité, et même un risque. Mais vous saviez que le risque le plus grand était de ne rien faire. C’était le risque de se laisser mourir. Les uns parce qu’ils ne pourraient plus rien produire. Les autres, parce qu’ils n’auraient plus rien à diffuser.

L’art est la chose fragile la plus fragile et la plus nécessaire. Nous avons réussi, grâce à la persévérance de nos aînés, à faire en sorte que nos villes, nos campagnes, abritent des monuments, des théâtres, des salles de concert, des écoles et des conservatoires. Il n’y a pas de raison qu’il en soit différemment sur les nouveaux réseaux. Il faut qu’Internet soit une fenêtre civilisée ouverte sur toutes les cultures du monde. Je suis heureux que votre accord soit une étape décisive en ce sens.

 
 
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Commentaires à propos de URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)
 

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Hybrid Son Of Oxayotl
Le 23 Novembre 2007 à 12h46
D’un autre côté, cet effort des fournisseurs d’accès s’accompagnera d’un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel s’engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs œuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement aux consommateurs.

Fini, les musiques achetées sur une plateforme A et qu’on n’arrive pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable, alors qu’on pouvait le faire sans problème pour un fichier piraté.

rofl.gif ecrouled.gif
Je veux un papier signé bouder.gif . Disant que si ce n'est pas le cas, je suis exonéré à vis d'impôts, et que j'ai le droit de piocher dans les rayons des disquaires aux frais de l'état jusqu'à la fin de ma vie !
Actaruss
Le 23 Novembre 2007 à 12h56
Voici l'intégralité verbatim du discours de M. Sarkozy

Lol® (Copyrighted abbreviation, all rights reserved)

Sarko n'a peut-être pas tout dit pour ne pas choquer...
voir son travail normalement rémunéré

Ce n'est pas le cas actuellement, les producteurs prennent tout, les artistes n'ont rien.
Des artistes rémunérés avec des majors spécialisés dans des concerts, qui mettent leur titre en téléchargement gratuit ou à très bas prix et en ont tous les bénéfices, CA c'est le nouveau modèle.
Qui est perdant ? Les producteurs.
On les confond souvent avec les artistes d'ailleurs...
sur l'illusion et même sur le mensonge de la gratuité

Depuis 3 ans ? Avouerait-il être à l'origine des trucages du DADVSI ?
Personne n'a parlé de gratuité.
On parle de nouveau modèle dans lequel la distribution des morceau est gratuite, et dans laquelle l'artiste est financé autrement, ça n'a rien à voir.
L'artiste y gagnera beaucoup plus de thune dans l'histoire.
capable d'engloutir et d'assécher cette richesse et ce foisonnement créatif.

La création a existée avant, elle existera après.
Ce "trou noir" ne va engloutir que des producteurs parasites devenus inutiles avec l'avènement d'internet et les facilités de reproduction/distribution
en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication

Leur coût de fabrication doit être aux alentours de 5 euros...
Faut pas confondre coût de fabrication et prix de vente...
Et ces coûts sont révolus
près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux « peer to peer »

En qualité pourrie.
Et je signal au passage que le cinéma et ses ventes ne se sont jamais si bien portées.
C'est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d'assister.

Non, un changement, c'est tout.
La culture survivra toujours.
Aujourd'hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l'avènement d'un internet civilisé

Un internet contrôlé ? Réprimé ? Fliqué ?
On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c'est qu'il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l'assassinat.

Argument primitif.
Il a du le chercher longtemps celui-là.
Tuer son prochain n'est pas à mettre sur le même plan que copier des fichiers, car cela n'affecte en rien le fond de la société.
Une société qui tue son prochain s'auto-détruis. Pas une société qui "pirate".
Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin.

Faudrait déjà que ceux qui tracent ce chemin soient irréprochables, ce qui est très très très loin d'être le cas.
Actaruss
Le 23 Novembre 2007 à 12h57
Le contenu de cet accord est solide et équilibré.

Pour qui ?
Les majors ? Certainement.
L'état ? Les FAI ? Nous ? Dans le cul.
D'un côté, il prévoit l'envoi de mails d'avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l'accès à internet.

VIOLATION DE LA CONSTITUTION !

Au 1er procès, la cour de cassation va bien se marrer, vu qu'aucune loi n'est signée.
Ca va chier !
Violation de la vie privée avec création de listings informatiques, il va forcément falloir lister qui télécharge quoi, c'est une atteinte directe à la vie privée.
Cela justifie pleinement le développement du P3P.

Violation du recours au juge en cas de pénalisation (mais ça ne semble pas être le cas)
etc.
C'est surtout un truc de société de recouvrement, ils vont essayer de nous mettre la pression en nous faisant peur à grande échelle.

Qui plus est, le FAI qui me pénalise, moi, je lui apprends que le client est roi et je lui dis merde, je me casse de chez lui !

Cette situation va créer une tension entre les FAI car le 1er qui ne filtrera rien et ne dira rien ramassera tous les abonnés.

Du grand n'importe quoi cette disposition.
De plus, les fournisseurs d'accès s'engagent, et c'est important, à mettre en oeuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l'Institut national de l'audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d'hébergement au fur et à mesure de leur apparition.

Ca va chier.
Mesdames et messieurs les développeurs, à vos P3P !!!

Il est drôle de voir que le filtrage ne sera pas du filtrage de protocole. Donc le P3P va fonctionner à fond.
complètement et plus rapidement leurs oeuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

Et la baisse du prix des oeuvres ?
1 euro le titre, ça va pas non ?

Et après, il en remet 3 ou 4 couches sur la seule bonne mesure...
Vaseline pour mieux nous la fourrer...
résoudre le problème de la piraterie

rofl.gif ecrouled.gif rofl.gif ecrouled.gif rofl.gif ecrouled.gif rofl.gif ecrouled.gif rofl.gif ecrouled.gif rofl.gif ecrouled.gif
Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays « leader » dans la campagne de « civilisation » des nouveaux réseaux. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et l'édition, vont pouvoir être mieux protégés.

Naboléon Sarko Ier vient surtout de fermer un marché qui aurait pu être très lucratif uniquement pour faire de l'acharnement thérapeutique sur un dinosaure.
Nous devons veiller à réformer un système de régulation et de financement de l'audiovisuel dont les fondements reposent sur l'univers de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les nouveaux réseaux.

Pour ce qu'est devenue la TV hertzienne, non merci.
Il y a également des mesures d'urgence à prendre, pour permettre à l'industrie musicale de survivre et lui donner le temps de s'adapter au nouveau modèle qui se dessine.

Que nenni. Qu'ils crèvent ces parasites avares.
En signant cet accord historique

Une connerie historique, en effet...

Ce discours confirme ce que je pensais de Sarko.

Il n'y a pas d'amende, pas de filtrage de protocole, pas d'exclusion permanente d'internet, bref, pas de vraie mesure répressive.

Sarko a surtout envie de se débarrasser des majors, il sait qu'ils coulent mais ne peut les envoyer chier car ils ont financé son élection.
D'un autre côté, les FAI ont du foutre la pression.

Alors Sarko fait ce qu'il fait de mieux, il fait semblant de prendre des mesures.

Pas de quoi s'inquiéter donc.


____________________________________________________
[KAD MASSAGE]

Dis-moi Kad, je remarque qu'il n'interdit nulle par les logiciels de P2P crypté.

Serait-il que Ratiatum commence à faire la promotion du P3P ?

De préférence, j'aimerais bien iMule (I2P) parce qu'il jouit de la popularité de eMule, il a donc toutes les chances de très vite se répandre.

Sinon, serait-il possible d'enquêter sur les FAI et se savoir précisément
- Qui a signé quoi ? => C'est fait, merci bien china.gif
- Qui filtre ?
- Qui espionne ses abonnés ?
Etc, histoire de punir le FAI qui joue abusivement le rôle d'un flic ?

Merci d'avance china.gif

[/KAD MASSAGE]
triplejak
Le 23 Novembre 2007 à 13h03
D’un côté, il prévoit l’envoi de mails d’avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l’accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu’il s’agit d’être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.

Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de « bonne foi », pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les « pirates professionnels », ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.



donc le côté pénal des sanctions est réserve aux pirates professionnels si j'ai bien compris .
il peut faire autemps de beaux discours qu'il veut, je dit et je répète qu'avec ses sanctions la personne ne va arrêter de télécharger. rm_shifty.gif
a moins que j'ai oublié un truc au passage Hein36.gif
enfin bon c'est eux les pros .
Hybrid Son Of Oxayotl
Le 23 Novembre 2007 à 13h04
Actaruss, reconnait que s'il met effectivement en place ce que j'ai cité ( ecrouled.gif ), c'est déjà une grande avancée ...
Actaruss
Le 23 Novembre 2007 à 13h07
Actaruss, reconnait que s'il met effectivement en place ce que j'ai cité ( ecrouled.gif ), c'est déjà une grande avancée ...

Les DRMs vont forcément être abandonnées, on a pas attendu cet accord pour le savoir.

L'abandon des DRMs est le rituel hochet qu'on agite pour amuser le bébé.
L'arbre qui cache la forêt.

Par contre, le prix des oeuvres, lui, tu vas le sentir bien profond dans ton anus...
SIDI
Le 23 Novembre 2007 à 13h11
Les DRMs vont forcément être abandonnées, on a pas attendu cet accord pour le savoir.


je ne sais pas Itune va accepter comme ça quant même

Par contre, le prix des oeuvres, lui, tu vas le sentir bien profond dans ton anus...


Wabon ?
jajaX
Le 23 Novembre 2007 à 13h14
helo

je commente 2 extraits également :

De plus, les fournisseurs d’accès s’engagent, et c’est important, à mettre en œuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l’Institut national de l’audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition.


ah bon ! et ils comptent faire ça comment ? Hein36.gif sur la mule ça risque d'être plutôt chaud...

...les entreprises du jeu vidéo constituent déjà une économie prospère.


effectivement mais pourtant c'est le premier "produit" qui a pourtant était piraté et ça depuis longtemps au moyen de disquettes, CD, DVD, images CD....

va comprendre Nico...
Hybrid Son Of Oxayotl
Le 23 Novembre 2007 à 13h14
Si j'ai le droit de lire fichiers et DVD sous GNU/Linux, et que des sites de streaming à la Deezer me permettent de faire des découvertes, et que les filtrage ne bloquent pas Jamendo et consorts, je ne vois plus trop de raison de me plaindre, pourvu qu'on espionne pas trop mes connexions.
Anagrys
Le 23 Novembre 2007 à 13h58
Le fameux filtrage des oeuvres me semble hautement hypothétique, j'aimerais bien qu'un expert m'explique comment ça serait possible (dans des limites de consommation de puissance raisonnable, ie. sans investir dans un supercalculateur à plusieurs millions...)

Sinon, je note tout de même un point positif et fortement attendu par une industrie qui a plus d'avenir que celle de la musique, c'est ce qui concerne le jeu vidéo. Si ça aboutit (enfin), ça sera une bonne chose. En même temps, ça fait un moment qu'on en parle et on n'a jamais rien vu venir...
Anb
Le 23 Novembre 2007 à 13h58
Il n'y a pas d'amende, pas de filtrage de protocole, pas d'exclusion permanente d'internet, bref, pas de vraie mesure répressive.


Pour la première je ne dis pas, mais les deux suivantes heureusement qu'ils n'y ont pas pensé.

Filtrer les protocoles ne résout pas grand chose, je peux toujours encapsuler dans ce que je veux (c'est juste plus compliqué), et pénalise les applications légales du P2P (Ratiatum en tête smile.gif).
Exclure d'Internet de façon permanente, c'est comme si on interdisait à un ex-taulard de se rendre dans une bibliothèque, de prendre des cours par correspondance, etc.


Mis à part ça, je te rejoint sur la question du prix des médias. J'ai bien envie de citer Hervé Rony :

Le prix du disque à 13 ou 14 euros n’est pas excessif pour un bien que vous conservez toute votre vie et dont l’essentiel du coût ne correspond pas à ses frais techniques, mais à tout ce qu’il y a dedans.


La dernière fois que j'ai regardé, le pourcentage reversé à l'artiste pesait moins lourd que la TVA. Donc tout ce qu'il ya dans un CD c'est de l'arnaque ? Au passage, puisque l'état touche plus de sous que l'artiste sur un CD, ça peut expliquer la position du gouvernement sur le sujet rolleyes11.gif

Sur ce, je retourne ne pas acheter de médias vivendi-l'univers-sale et continuer a supporter les artistes jamendo biggrinthumb.gif
shyboy
Le 23 Novembre 2007 à 14h01
Encore un discours lénifiant de Sarko qui dépasse les limites du sublime et du ridicule, enfin on est habitué...

Cette fois-ci la mission de Sarko est de civilisé l'internet face au trou noir nouveau western high tech pour que l'artiste soit rémunéré à s juste valeur et pour le fruit de son travail.... la valeur travail est uitilisé une fois de plus (filtrer plus, pour gagner plus?)
eduquons
Le 23 Novembre 2007 à 14h04
Bonjour,

Il y aura au moins une CSP d'heureuse en ce mois de novembre !
Salauds de pauvres ! smile.gif

Sinon, il me vient une idée qui va poser problème.
Si l'abandon des DRM est effectif, c'est à dire qu'il n'y aura plus aucun dispositif anti-copie sur les suports CD/DVD... C'est pas un peu contradictoire avec le discours ?
alouest
Le 23 Novembre 2007 à 14h18
Personne n'a encore vu cet accord, qui l'a signé???? Quels FAI???
Et puis faut arrêter, tout ça c'est de la politique démagogique de bas étage.

Ce texte est un accord soit, entre des entreprises, des personnes...au mieux c'est un contrat mais un contrat n'engage que les personnes qui le signent...c'est ce qu'on appelle l'effet relatif des contrats mais je crois que Sarko son avocature remonte à trop loin pour qu'il comprenne ce concept...
De plus ils font rire avec leur soit disant autorité qui va envoyer des avertissements et tout le blah blah...tout cela est en violation manifeste de la Constitution française, des droits de l'homme et j'en passe...
Je ne savais pas d'ailleurs qu'en plus un accord entre personnes ou entreprises privées avait valeur de loi votée par le parlement parce que c'est de ça qu'il s'agit...Tous ces engagements sont contraires aux lois françaises donc si je résume la façon de procéder, je vais passer un accord avec l'operateur de téléphonie mobile de mon voisin et espionner ce qu'il fait...mais oui avec un accord je peux contourner toutes les lois...Waouh il est fort ce Sarko.... china.gif
pleindeuss
Le 23 Novembre 2007 à 14h19
Le contenu de cet accord est solide et équilibré.


Merci d'avance china.gif

[/KAD MASSAGE]



t'énerves po ... Bisous13.gif ca sert a rien....

tout ce discours, ca sert juste a dire : je vais faire un gros cadeau fiscal a mes coupains les patrons et 2 - 3 mesurettes pour amuser la galerie et que le plouquin francais moyen (dont fait partie une grande part de l'intelligentsia fr, président himself - au passage j'adore ses shorts !) disent wha l'a des couilles l'président ja bien fait da voter pou'lui.

ce mec il brasse de l'air... le seul danger c'est que nous on va payer des impots a plus finir pour ces mecs qui coulent le bateau france -attention pas les entreprises fr ni les lobbies de grands patrons et hauts fonctionnaires, mais par contre les institutions communes, celles qui servent à tous oui !!!! et c'est déjà le cas (essayez de trouver une crèche publique ou un logement social...).

le vrai danger il est la ! c'est l'éclatement de l'empire charlemagne (De gaulle) par les rois fainéants. et tout cas on arrive dans un système politico-industriel proche de celui des USA... finit la démocratie -si jamais elle a existé un jour dans notre pays...
fababu
Le 23 Novembre 2007 à 14h42
Sa me fait bien rire quand on les écoutes parler ta l'impression que si tu download un fichier "pirate" (ce terme me fait trop rofl.gif ) tu vien de détruire la culture! plus personne ne pourra faire de l'art!
Alors que la culture à toujours été la et l'art existe depuis toujours et c'est pas pour autan que les gens gagner leur vie avec leur creation avant ils avaient un autre travail à coter et la c'est surtout les majors qui gagnent tout alor que c'est pas eux qu'ils vienne de créer quelque chose.

tu es un criminel à leur yeux c'est vraiment nimporte quoi.

près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux « peer to peer »

En qualité pourrie.
Et je signal au passage que le cinéma et ses ventes ne se sont jamais si bien portées.


Non la plupart ne sont pas en qualité pourrite parce que les films sortent des mois et des mois apres au cinema francais et donc dans d'autre pays les dvds existe deja donc avant leur sortie on peux deja avoir des dvdrip.Mais certain film tu les trouvera quand cam ou ts (donc qualité pourrie) c'est sur que si tu va sur la mule pour prendre un film qui est au cinema tu risque fort d'avoir une mauvaise qualité.
Natasha
Le 23 Novembre 2007 à 14h45
L'integralité dus discours est en ligne sur le site du NouvelObs.

RAPPORT OLIVENNES-Le discours de Nicolas Sarkozy


rolleyes11.gif

[Edit]
PS :
A lire ici :
sarkozy_sur_le_piratage/

Du côté de sa majorité parlementaire, le Chef de l'État enregistre la défection manifeste des députés UMP Marc Le Fur et Alain Suguenot qui « déplorent et condamnent des propositions d'un autre âge » tout en préconisant « l'établissement d'un cadre juridique qui tienne compte des réalités de l'utilisation du Web. »

voir sur Les Echos: ICI
Yunkah
Le 23 Novembre 2007 à 15h02
en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication

Leur coût de fabrication doit être aux alentours de 5 euros...


0.25€ plutôt...
Natasha
Le 23 Novembre 2007 à 15h15
Je ne savais pas d'ailleurs qu'en plus un accord entre personnes ou entreprises privées avait valeur de loi votée par le parlement parce que c'est de ça qu'il s'agit...Tous ces engagements sont contraires aux lois françaises donc si je résume la façon de procéder, je vais passer un accord avec l'operateur de téléphonie mobile de mon voisin et espionner ce qu'il fait...mais oui avec un accord je peux contourner toutes les lois...Waouh il est fort ce Sarko.... china.gif


Ils semble malheureusement qu'un second volet législatif ait été prévu

.../...
La mise en place de cette mesure devrait prendre plusieurs mois. "Le dispositif législatif sera présenté au premier trimestre 2008, pour adoption avant l’été, a précisé Christine Albanel. Nous préparons parallèlement les décrets d’application pour aller vite".
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leitmotiv
Le 23 Novembre 2007 à 15h33
Concernant la suppression temporaire d'Internet,les FAI vont aussi couper l'accès au téléphone et à la télé ou ils vont se contenter que d'Internet.
Dans ce cas l'abonné devra-t-il payer ces 30 euros pour un service supprimé temporairement.

Pour moi cette mesure n'est pas claire du tout.

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