Newsgroups : Usenet.com poursuivi en justice par les labels
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 15 Octobre 2007 à 20h11 -
posté dans Peer-to-Peer
Après s'être attaqués aux réseaux P2P, les maisons de disques tournent leur attention vers le vieux réseau Usenet, qui a gagné une seconde jeunesse en protégeant l'anonymat des utilisateurs. Le fournisseur Usenet.com est ainsi poursuivi par de nombreuses maisons de disques pour le fait de faciliter le piratage... Les newsgroups ne sont plus en paix. Ca avait commencé avec le belge Belgacom qui avait décidé de supprimer ses serveurs, puis par la condamnation en Allemagne de Usenext, l'un des principaux fournisseurs européens. Ensuite Firstload a vu ses encaissements bloqués par Visa et Mastercard, et plus récemment Free a décidé de supprimer 14 des newsgroups les plus litigieux relayés par ses serveurs Usenet (pour plus d'explications sur le réseau Usenet et Newsgroups, rapportez-vous à notre dossier de 2005). Lundi, Billboard annonce que plusieurs gros labels ont décidé de porter plainte contre le fournisseur d'accès aux newsgroups Usenet.com. La plainte a été déposée vendredi au tribunal d'instance fédéral de New York, et fait grief au prestataire d'autoriser et d'encourager ses clients à reproduire et à distribuer des millions d'enregistrements musicaux sans l'autorisation des labels. Coupable mais pas responsable ?
Mais dans leur plainte, les labels prennent un angle astucieux pour contrer cette défense. Pour eux, Usenet.com copie ce qui est disponible sur le réseau Usenet et vend ensuite l'accès aux newsgroups auxquels il a délibéremment choisi d'autoriser l'accès. Comme l'ont démontré les exemples de Free et Belgacom, il est tout à fait possible techniquement de ne pas donner l'accès à certains newsgroups triés sur le volet. Les labels reprochent donc à Usenet.com de ne pas censurer les newsgroups qui hébergent explicitement des milliers d'albums piratés, et ne sont dédiés qu'à cela. Difficile de leur donner tort. De plus, ils reprochent à l'hébergeur d'avoir fait la promotion du téléchargement gratuit de musique, et de l'anonymat permis par son service de téléchargement par protocole SSL (un service également proposé par Giganews). Car contrairement aux réseaux P2P, les maisons de disques n'ont aucun moyen de savoir qui télécharge quoi sur le réseau Usenet. C'est pour elles autant un problème marketing qu'une véritable entaille dans leur politique de répression contre les internautes. Cet été, la firme Big Champagne notait que les newsgroups ont réalisé une forte percée chez les consommateurs cette année... Les plaignants sont Arista Records, Atlantic Recording, BMG Music, Capitol Records, Caroline Records, Elektra Entertainment Group, Interscope Records, LaFace Records, Maverick Recording, Sony BMG Music Entertainment, UMG Recordings, Virgin Records America, Warner Bros. Records et Zomba Recording. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Newsgroups : Usenet.com poursuivi en justice par les labels»
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00 Suite logique. Reste à attendre ce qui va ressortir de tout ça. Comme prévu, ce sont les réseaux cryptés/privés qui ne manqueront pas de prendre de l'essor. Mais là, sauf en les interdisant, il n'y a pas de contrôle possible... Oui, mais toutes ces annoncent, n'est-ce pas une fuite en avant et surtout un faux combat? Pensent-ils monopoliser la bande passante ? N'est-ce pas l'aveu de leurs échecs ? En 5 ans, aucune proposition innovante de la part des majors, alors que le réseau à de multiples facettes, des innovations en veux tu en voilas, des pratiques qui simplifient et facilitent nos conditions de vie. Alors que nous sommes rentrés dans une phase ou l'économie de l'immatériel devient un enjeu mondial, un marché énorme pour ne pas dire gigantesque, il est temps pour eux de se remettre en question. Personne ne les attend ! Plus le temps passe, moins ils auront de solutions. Il y en avait de la place pour tout le monde, mais ils la voulaient pour eux tous seule ! Toujours est-il que l'équilibre est loin d'être trouvé et que le gouffre n'a pas fini sa progression. Dans un poste précédent Anne-la-belle VS Free je soulevais 1) le problème des Brevets droits d'auteurs et autres copyright, 2) la guerre sous jacente des formats Open Source Vs Format propriétaire.3) la prise de position des gouvernements plus qu'intéressés... Pour répondre a certains post: La logique du libre est compatible avec le format propriétaire, mais la logique du format propriétaire n'est pas compatible avec celle de l'Open Source. l'Open Source joue gagnante gagnant et ces déboires avec Microsoft risque de faire couler beaucoup d'encre. Vista est déjà mal en point malgré une vente liée qui continue ses ravages. Pour argumenté un peu plus ce sujet: la position de la Sacem sur les licences creative common (C.C.): Ce wekend Catherine Kerr-Vignale déclarer: "Nous voyons beaucoup de dangers dans les licences "creative commons", qui sont loin de régler tous les problèmes.” Incroyable non ? À l'heure où les artistes se posent de moins en moins la question et innovent en la matière, il est effectivement urgent que la Sacem se positionne et surtout prenne ses responsabilités. Facile de se cacher derrière les majors ou les commissions gouvernementales. (Je rappel qu'Olliviennes président la Fnac ( 2007 20% de chiffre en plus grâce à l'informatique, a de toute façon décidé de ne plus vendre de CD en 2010) doit présenter son rapport parti pris fin octobre. Alors oui, les newsgroups comme le P2P sont des combats d'arrière garde, qui non seulement font perdre temps et argents, mais surtout qui ne règlent en rien le fond du problème. Cela ne fait qu'amplifier la dérive. Mais après tout, ils ont déjà creusé leurs tombes, ils n'ont plus qu'a organisé la cérémonie... à leurs frais S.V.P. Merci et sans rancune. Franchement, c'est presque une bonne chose que les majors s'attaquent à ces sociétés, après tout, elles existent et font leur beurre en vendant des fichiers illégaux (sans ça, qui serait près à débourser ne serait-ce qu'un euro par mois pour lire des newsgroups ?). En ça, ce sont dealers professionnels de contre-façons, ce qui à mon sens n'est absolument pas tolérable. Echanger ces fichiers gratuitement via P2P, pourquoi pas, s'engraisser en faisant ça, alors là non !
'jllemoigne', le 01/01/1970 - 01:00 Franchement, c'est presque une bonne chose que les majors s'attaquent à ces sociétés, après tout, elles existent et font leur beurre en vendant des fichiers illégaux (sans ça, qui serait près à débourser ne serait-ce qu'un euro par mois pour lire des newsgroups ?). En ça, ce sont dealers professionnels de contre-façons, ce qui à mon sens n'est absolument pas tolérable. Echanger ces fichiers gratuitement via P2P, pourquoi pas, s'engraisser en faisant ça, alors là non !Ah ca personne ne dit le contraire, mais ce genre de services fonctionnent surtout parce qu'aucune LG n'a été introduite. Par contre, je les trouve nettement moins responsable que Youtube and Co. Youtube and Co ce n'est rien d'autre qu'un site de liens ed2k qui stockerait les contenus ! donc à crier après les NG faudrait d'abord s'attaquer aux sites de streaming. "En 5 ans, aucune proposition innovante de la part des majors, alors que le réseau à de multiples facettes, des innovations en veux tu en voilas, des pratiques qui simplifient et facilitent nos conditions de vie."
Euh ca c'est de la mauvaise foi pcq il y a de plus en plus de moyens d'acheter de la musique en ligne de facon légale et SANS drm Mais qd on a été habitué au tout gratuit tou de suite, difficile de faire marche arriere, je te l'accorde. Pour le sans DRM, c'est depuis quelque temps seulement, sur une partie du catalogue et en prenant certain acheteur pour des couillons finis (Emi, qui propose la revente des même morceaux pendant un laps de temps restreint avec un supplément pour imposer le rachat complet à la fin de ce temps).
Avec l'achat de musique en cd, on a été habitué à un certain support (durée de vie des cd pressé de plus de 20 ans, revente possible pour racheter de nouveau, pas de problème de compatibilité entre les différentes marques de lecteurs cd, .......... ) Il faut arrêter de brandir le drapeau rouge de la gratuité pour oublier que la vente de musique dématérialisé prend le consommateur pour un con finis en terme de support en ne s'engagent sur aucune durée de support gratuit des morceaux acheté pendant lesquels ils peuvent être échangés gratuitement, En ayant vendue pendant longtemps de la qualité de merde en encodage alors que dés le début d'itunes, des encodages plus respectueux existaient deja (et on a vus la politique des majors à ce sujet avec Emi). Qui à part de artiste est d'accord pour payer un ans de loyer pour un nuit dans un chambre (les tarifs de la vod sont insultants et la politique tarifaire de tf1 sur héros saison 2 est maladroite pour faire passer les primo achetant pour les plus grand de couillons). Qui a part un artiste achèterait un bague en platine pour le même prix qu'une bague en aluminium. Avant de ce plaindre de la mévente à cause de la gratuité, il serait bon de s'interroger sur la qualité de service que l'on donne à son client. Et partout en dehors de la musiques les clients demande de plus en plus de service de bonne qualité. Et les professionnels sont obligés de suivre et non de geindre pour une nouvelle loi. 'state-of-trance', le 01/01/1970 - 01:00 "En 5 ans, aucune proposition innovante de la part des majors, alors que le réseau à de multiples facettes, des innovations en veux tu en voilas, des pratiques qui simplifient et facilitent nos conditions de vie." Euh ca c'est de la mauvaise foi pcq il y a de plus en plus de moyens d'acheter de la musique en ligne de facon légale et SANS drm Mais qd on a été habitué au tout gratuit tou de suite, difficile de faire marche arriere, je te l'accorde. Tout ceci est un faux débat, car ce n'est pas contre la gratuité que les Majors doivent lutter mais contre la diversité des moyens de divertissements. Les plus gros concurents sont les téléphones mobiles, les FAI et les jeux vidéos qui attirent plus facilement les clients potentiels que la musique. La musique est un moyen passif de divertissement contrairement à ce qu'offre les concurrents. 'state-of-trance', le 01/01/1970 - 01:00 "En 5 ans, aucune proposition innovante de la part des majors, alors que le réseau à de multiples facettes, des innovations en veux tu en voilas, des pratiques qui simplifient et facilitent nos conditions de vie." Euh ca c'est de la mauvaise foi pcq il y a de plus en plus de moyens d'acheter de la musique en ligne de facon légale et SANS drm Mais qd on a été habitué au tout gratuit tou de suite, difficile de faire marche arriere, je te l'accorde. Mauvaise fois, quand tu me tiens ! Ce qui explique ma virulence, c'est bien plus les possibilités énormes que représentent le réseau avec des qualités qui pourraient être 100 voir 1000 fois supérieures, mais elles sont purement et simplement auscultés par des mesures restrictives inutiles, coûteuses, antidémocratiques, hégémoniques... Pourquoi avoir tant de puissance de calcul si elle ne sert qu'a diviser et soustraire nos capacités, nos réalisations, nos œuvres ? EX. : Le streaming, les newsgroup, le P2P étaient déjà des sujets dépassés lors de la promulgation Dadvsi. Le danger pour notre culture commune est bien l'expression de la diversité. Si nous la confions à deux ou trois acteurs, alors ne parlons plus de culture générale. Bon nombre d'albums, et pas des moindres, ne sont déjà plus accessibles. Nous parlons souvent de musiques, mais tous les arts et œuvres humaines sont concernés. Je n'ai jamais été contre le payant! à condition que ce dernier offre ce que nous sommes en droit d'attendre. Si, nous trouvons mieux et moins cher, alors notre réaction humaine est connue d'avance. Je n'appelle pas cela de la mauvaise fois...mais du bon sens ! Au lieu d'accompagner cette évolution majeure, nous la freinons créant une disparité entre les populations, créant des conflits inextricables alors que nous n'avons jamais eu autant de solutions et de possibilités ! Un comble ! Non ? |
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Reste à attendre ce qui va ressortir de tout ça.
Comme prévu, ce sont les réseaux cryptés/privés qui ne manqueront pas de prendre de l'essor.
Mais là, sauf en les interdisant, il n'y a pas de contrôle possible...