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Affaire Capitol Records contre Jammie Thomas, 1er jour d'audience
Cédric L. -
publié le Mercredi 03 Octobre 2007 à 11h09 -
posté dans Peer-to-Peer
Pour la première fois depuis 4 ans de poursuites lancées à tout va contre les P2Pistes présumés, la RIAA se retrouve devant le tribunal, ce qu'elle avait toujours cherché à éviter. L'issue du procès pourrait en effet avoir des conséquences majeures sur l'avenir de la stratégie adoptée par l'association qui défend l'intérêt des majors aux Etats Unis. La première audience de l'affaire, maintenant désignée sous le nom de "Capitol Records contre Jammie Thomas" avait lieu hier. Résultat de la joute... Hier avait lieu la première audience du procès de Ms. Jammie Thomas, accusée par la RIAA d'avoir partagé illégalement 1.700 morceaux sur KaZaA. Thomas fait parti de ces 20.000 américains poursuivis par l'association mais son cas se révèle particulièrement intéressant dans le sens où c'est le premier depuis 4 ans à finir devant un tribunal. Un aboutissement que la RIAA avait toujours cherché à éviter en réglant à l'amiable ses procès. Cette première journée n'a abouti à aucune conclusion tangible, la fin du procès étant attendue pour jeudi, mais elle fut l'occasion de découvrir la sélection des jurés et d'ouvrir les hostilités. Un jury sans P2Pistes
Ce qui en resort, c'est qu'un seul des jurés retenus, un professeur d'anglais se présentant comme un musicien amateur et abonné au magazine Rolling Stone, a avoué avoir suivi les affaires de la RIAA avec intérêt. Certains de ses étudiants auraient même fait des travaux sur le sujet. "J'ai toujours payé pour ce que j'ai téléchargé" avouait-il au tribunal. En dehors de lui, il ne reste qu'un seul autre juré ayant déjà entendu parler d'une affaire similaire. Cinq des jurés possèdent un iPod ou un lecteur MP3 et trois d'entre eux ont déjà acheté sur iTunes - les deux autres prétendaient ne plus se souvenir. Deux jurés ont signalé qu'ils ne possédaient pas de PC et n'avaient jamais surfé sur Internet, et un dernier s'est présenté comme un "illétré complet de l'ordinateur". Les jurés ont donc eu droit à un petit cours sur les notions de P2P, cryptage, partage de dossiers, gravage, encodage, adresse IP, groupes pirates de rip, et tout une série de réjouissances. Pour ceux qui n'ont pas été retenus, on peut noter une femme, qui a avoué avoir déjà utilisé le peer-to-peer pour télécharger de la musique non autorisée : "je n'avais même pas réalisé que je faisais quelque chose de mal", et qui a été relaxée par le tribunal avant d'être renvoyée chez elle. Une autre a indiqué qu'elle ne pensait pas que télécharger sans payer était honnête, mais que si la musique était de qualité médiocre, les labels ne devraient pas s'en préoccuper. Elle ne fait pas non plus parti de la sélection finale. L'ouverture des hostilités
Un point pour l'accusation. Une autre question tournait autour du remplacement de son disque dur au magasin en ligne Best Buy. En effet, ce nouveau disque dur n'est pas celui incriminé par la RIAA et Thomas se voit accusée de l'avoir changé exprès afin de se protéger de toute poursuite ; ce à quoi la défense rétorque que Thomas avait apporté son PC en réparation suite à un dysfonctionnement et que "c'était la décision de Best Buy, de remplacer le disque dur, Thomas n'ayant même pas su qu'elle faisait parti des cibles de la RIAA avec les 20.000 autres". D'après l'avocat, la première communication qui en a été faite est arrivée le 22 avril 2005 à son fournisseur d'accès, et Thomas ne reçu de lettre de la RIAA qu'en août 2005. Le disque dur a été remplacé en mars 2005. Un point pour la défense. Premier témoin à la barre A la suite de cette première friction, la RIAA appelle son premier témoin à la barre, Jennifer Pariser, responsable du litige chez Sony BMG. Elle dessert alors l'habituel refrain auquel nos oreilles se sont tellement habituées concernant le peer-to-peer. "Il s'agit d'un énorme problème affectant l'industrie du disque qui lui cause des milliards de dollars de dommage" explique-t-elle. "C'est un combat important, si nous l'abandonnons, nous n'avons plus de business." Son témoignage se finit par une petite démonstration visant à montrer qu'un morceau téléchargé sur Kazaa et rippé à partir d'un CD avaient la même qualité de son.
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Commentaires à propos de «Affaire Capitol Records contre Jammie Thomas, 1er jour d'audience»
![]() "Richard Gabriel demande alors à Pariser si les consommateurs avaient le droit de faire juste une copie de ce qu'ils avaient acheté, ce à quoi elle répond par la négative, désignant cela comme du vol."
La RIAA va se ramasser... ![]()
neo2004pf
(Banni) le 03/10/2007 à 13:36
Il faut en tenir une sacré couche pour déblatérer des conneries pareilles !
Actaruss
(Banni) le 03/10/2007 à 14:55
Pas d'accord avec toi neo2004pf. Elle a raison. Ca tue son business. Elle veut juste pas reconnaître que son business est devenu un boulet inutile à la société, nuisible aussi bien au consommateur qu'à l'artiste. Donc heureusement que ça tue son business ! ![]()
neo2004pf
(Banni) le 03/10/2007 à 15:11
Cette étude prétend le contraire.
Je ne vois pas quel business pourrait être détruit par une baisse de ventes de 0,7 %. ![]()
Robert A. Heinlein, Life-Line. Traduction par David Madore dans son Manifeste contre les abus de la « propriété intellectuelle » Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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aussi est ce que les p2pistes a ce procès vont ils aussi sortir les arguments en faveur du libre partage et démonter les arguments des lobbies sur leurs prétendues pertes...
enfin, est ce vraiment un bon point pour jammie thomas de se retrouver devant les tribunaux ? les avocats de lobbyistes sont super forts et super pourris, en plus ils ont bcp de pouvoir et peuvent choisir leur juge et leur jury.
je me demande si finalement, en sous main, ca ne serait pas une manoeuvre de la RIAA pour bidonner un procès et le gagner afin de démontrer qu'il n'y a aucun recours pour les "présumés fautifs" que de régler à l'amiable ? n'oublions pas que les lobbies politco industriels sont les pires pourritures et enflures qui soient (avec les agences d'avocats) et qu'ils fonctionnent main dans la main pour garantir un maximum de pouvoir à un minimum de personnes...