Est-ce l'avenir de la médecine psychiatrique ? Aux Etats-Unis, IBM a signé un accord avec la plateforme TalkSpace pour aider les thérapeutes à comprendre leurs patients et à prescrire les bons remèdes, grâce à l'intelligence artificielle.

On savait déjà qu'IBM voulait imposer l'intelligence artificielle dans la médecine, pour aider les médecins à prendre les bonnes décisions en fonction des symptômes et du métabolisme chaque patient, et même en fonction de leur profil génétique. Big Blue a signé toute une série de partenariats pour y parvenir, dont un avec Apple pou exploiter les données envoyées par iOS vers HealthKit et ResearchKit, ou un autre avec Pathway Genomics pour fournir des conseils aux patients basés sur leur ADN.

Mais IBM veut aussi investir le marché de la psychiatrie ou de la psychanalyse.

La firme a ainsi annoncé la semaine dernière toute une série de partenariats pour son système d'intelligence artificielle Watson, dont un avec Talkspace. Totalement inconnue en France, cette plateforme américaine propose de mettre en relation les internautes avec des psychologues diplômés, qui acceptent de réaliser des consultations à distance.

"Lorsqu'un patient éventuel s'inscrit, la nouvelle plateforme en ligne donne aux thérapeutes des indications sur sa personnalité, son mode de pensée et son stress émotionnel, avant de fournir un soutien aux décisions cliniques et pendant la consultation", explique IBM.

Pour ce faire, TalkSpace utilisera l'API IBM Watson Personality ouverte à tous les développeurs en février dernier. Celle-ci "utilise l'analyse linguistique pour déduire des caractéristiques sur la personnalité, les besoins intrinsèques, et les valeurs d'un individu, depuis les communications que l'utilisateur a accepté de rendre disponible à travers des médias comme des courriels, des messages textes, des médias sociaux, des posts sur les blogs/forums, etc.". Actuellement, TalkSpace demande uniquement à l'utilisateur de fournir son adresse e-mail. Mais à l'avenir, la plateforme pourrait demander un accès aux comptes Facebook ou Twitter, pour tenter d'y déceler des traits de la personnalité (des études ont déjà montré que les "J'aime" Facebook en disent beaucoup sur un individu).

En tout état de cause, Dr Watson sera virtuellement présent dans le cabinet du psy pour écouter toutes les conversations, prendre des notes, et donner son avis au médecin au fur et à mesure qu'il apprend à découvrir le patient. Jusqu'au jour où il n'y aura plus du tout besoin de médecin, et qu'il suffira de se confier à une IA ?

Voici le type de graphique qu'est capable d'établir Watson à partir d'un texte relativement long d'un personnage fictif qui raconte sa vie :

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