Alors qu'il utilisait le modèle P2P pour distribuer de la musique, Spotify va se tourner exclusivement vers le modèle client-serveur. Le service d'écoute de musique en ligne estime que les échanges en pair à pair ne sont plus indispensables du fait de la multiplication de ses propres serveurs.

C'est un changement qui ne sera pas remarqué par les usagers, mais qui illustre toutefois un changement de philosophie chez Spotify. Le service suédois d'écoute de musique en ligne va en effet progressivement délaisser le modèle pair à pair (P2P) au profit du modèle plus classique client-serveur. Jusqu'à présent, Spotify combinait les deux pour un résultat jugé très satisfaisant dans une étude (.pdf).

"Nous sommes en train de supprimer graduellement l'utilisation de la technologie P2P pour l'application de bureau", a indiqué une responsable de Spotify à Torrentfreak. "Nous sommes maintenant à un stade où nous pouvons assurer la diffusion musicale à travers un nombre croissant de serveurs et assurer à nos usagers qu'ils continueront de bénéficier d'un service de première classe".

Du fait de l'abandon programmé du modèle pair à pair, qui permettait de connecter directement les usagers entre eux en cas de besoin, le service ne s'appuiera plus que sur deux sources au lieu de trois pour diffuser la musique demandée par l'utilisateur : les données placées en cache sur l'ordinateur (si elles s'y trouvent effectivement) et celles reçues depuis l'un des serveurs du service.

Le modèle pair à pair a pourtant des atouts indéniables : il permet par exemple de réaliser des économies au niveau de la bande passante et des serveurs, en distribuant l'effort sur les usagers, ce qui n'est pas négligeable lorsque il faut traiter avec des partenaires qui sont très exigeants quant aux montants des sommes qu'il faut leur reverser.

Il permet aussi aux usagers d'échapper aux goulots d'étranglement qui peuvent apparaître parfois à certains moments de la journée ou en accédant à certaines ressources. En France, certains abonnés qui aimeraient accéder sans difficulté à des vidéos en ligne, par exemple hébergées par un site américain, pourraient tout à fait témoigner du problème, par ailleurs très agaçant.

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