Les accidents de la route causés par des automobilistes écrivant ou lisant un SMS ne se produisent pas qu'en France. Ce fléau concerne de nombreux autres pays et les réponses pour lutter contre ce phénomène varient. Aux USA, le gouverneur de l'État de New York compte aménager des aires de repos spécialement dédiées aux discussions par texto.

En France, il est interdit d'envoyer ou de lire des SMS au volant. Le conducteur doit se concentrer sur son trajet, afin de surveiller la trajectoire du véhicule et être en mesure de réagir immédiatement à tout évènement imprévu. L'article R412-6-1 du code de la route prévient que le non-respect de cette consigne peut entraîner le retrait de 3 points sur le permis et une amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

Cette règle n'a pas été édictée par hasard. Écrire un SMS au volant multiplie par 23 le risque d'accident, car cela oblige d'une le conducteur à manœuvrer sa voiture d'une seule main et d'autre part l'oblige à détourner le regard pour regarder l'écran de son mobile. Dès lors, l'automobiliste n'aura plus l'environnement immédiat dans son champ de vision. Au volant, les SMS sont en fait plus dangereux que l'appel téléphonique.

L'article R412-6 rappelle d'ailleurs que "tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent". Et parce que ces règles ne sont pas respectées, des campagnes de sécurité routière mettent l'accent sur ce point. Et pas qu'en France : en Belgique et au Royaume-Uni, des clips existent aussi (la vidéo anglaise est particulièrement dure).

Visiblement, ces mises en garde ne suffisent pas partout. Aux États-Unis, le gouverneur de l'État New York compte aménager des zones spéciales dédiées aux communications téléphoniques / SMS. À l'image des aires de repos, ces espaces doivent permettre aux automobilistes de répondre à des textos en toute sécurité. 91 zones sont prévues dans tout l'État. Une bonne idée ?

En matière de sécurité routière, toutes les pistes pour améliorer la situation et éviter des morts doivent  évidemment être considérées. Personne ne souhaite être pris dans un accident parce que celui qui l'a provoqué répondait à un SMS. Mais l'aménagement de zones spéciales semble aussi signer un relatif échec, car la loi et les campagnes ne semblent pas ou plus suffire pour persuader les automobilistes de patienter.

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