PRISM Break, Heml.is, DuckDuckGo... depuis les révélations d'Edward Snowden, les internautes cherchent des solutions pour entraver la surveillance des agences de renseignement occidentales. Si certains outils sont d'ores et déjà disponibles, d'autres sont en cours de conception et devraient sortir dans les prochains mois, à l'image de la messagerie instantanée sécurisée développée par Mega.

Révélé par Edward Snowden, le programme de surveillance électronique de la NSA a provoqué une réaction épidermique à tous les niveaux. Sur le plan politique et diplomatique, les protestations contre les activités américaines ont été nombreuses. En matière judiciaire, des actions ont commencé à se mettre en place, à l'image de la récente plainte contre X  déposée par la FIDH et la LDH.

Du côté de la société civile, la réplique a pris des formes diverses. On retiendra en particulier les initiatives sur le plan technique, avec la décision de certains internautes de quitter Google et Bing pour DuckDuckGo, un moteur de recherche qui s'est spécialisé dans le respect de la vie privée en ne procédant pas au stockage des données personnelles.

La migration des usagers ne concerne pas seulement la recherche en ligne. Des décisions similaires sont prises dans d'autres domaines, qu'il s'agisse du système d'exploitation, de l'hébergement ou du paiement en ligne. Un site dédié, PRISM Break, a même vu le jour pour aider les internautes à choisir les solutions libres les plus adaptées, catégorie par catégorie.

L'affaire PRISM a également convaincu des utilisateurs de la nécessité de concevoir de nouveaux outils. C'est le cas de Heml.is, un service de messagerie dont le développement a été financé par les internautes. Soutenu par l'ancien porte-parole de The Pirate Bay, Heml.is devrait sortir au cours de l'année sous forme d'une application mobile (iOS et Android seront supportés, d'autres O.S. pourraient suivre).

C'est aussi le cas de Mega. Le service d'hébergement de fichiers en un clic compte lancer une messagerie instantanée sécurisée d'ici quatre à six semaines. Les applications mobiles suivront deux ou trois mois après, selon le calendrier esquissé par Kim Dotcom. Enfin, un service de messagerie entièrement chiffré doit également voir le jour, dans un délai de six à neuf mois.

La feuille de route, chargée, pourrait néanmoins être revue en fonction des difficultés rencontrées, a averti le fondateur de Mega. S'ils apparaissent comme une réponse à l'affaire PRISM, les projets du site dans ce domaine sont néanmoins prévus de longue date. Dès janvier, donc bien avant les révélations d'Edward Snowden, la conception d'un service de messagerie était envisagée par Mega.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés