Publié par Guillaume Champeau, le Jeudi 06 Décembre 2012

Hadopi : pourquoi la mission Lescure va se planter

La mission Lescure a présenté jeudi les grands axes qu'elle entendait donner au renforcement de la lutte contre le piratage, réorientée vers les éditeurs et hébergeurs de contenus plutôt que vers les internautes. Mais la mission est vouée à échouer, faute de prendre conscience des véritables motivations qui font que le piratage est impossible à neutraliser.

Ce jeudi matin, Pierre Lescure et la ministre de la Culture Aurélie Filippetti organisaient un point presse pour faire part de l'évolution de la mission confiée à l'ancien directeur de Canal+, pour organiser le fameux "acte 2 de l'exception culturelle" et l'avenir de la loi Hadopi. Plus que l'état des lieux, ce sont bien sûr les mesures législatives envisagées qui étaient les plus attendues.

Le document d'étape (.pdf) présenté à la presse montre les différentes pistes envisagées par Pierre Lescure pour lutter contre le piratage. Tout d'abord, il confirme qu'il n'est pas question de légaliser les échanges entre particuliers et/ou à titre non marchand, ce qui avait été précisé dès avant le début des auditions, provoquant le refus de la Quadrature du Net et de l'UFC-Que Choisiri d'y participer.

Puis, il laisse fortement entendre que la riposte graduée sera abandonnée, parce qu'elle est jugée illégitime et inefficace. "Il est probable qu’une proportion significative des internautes qui ont cessé de télécharger en P2P se soit tournée vers d’autres types de pratiques non surveillées (streaming, téléchargement direct) plutôt que vers l’offre légale gratuite ou payante", écrit la mission Lescure. L'envoi des e-mails ne sera peut-être pas stoppé, mais il paraît acquis que la phase pénale sera reléguée aux oubliettes.

Mais surtout, la mission Lescure a permis de dégager trois pistes réglementaires que Pierre Lescure a repris à son compte, pour mieux lutter contre le piratage. C'est en tout cas ce qu'il croit, à tort :

  1. Faire pression sur les intermédiaires techniques. Il faut "mieux responsabiliser les hébergeurs en les obligeant à retirer promptement les contenus illicites et à prévenir leur réapparition, et en renforçant la coopération judiciaire internationale pour punir les sites récalcitrants" ;
  2. Déréférencer l'offre illégale. Il faut "réduire la visibilité de l’offre illégale en agissant sur le référencement par les moteurs de recherche, le cas échéant avec le concours de la puissance publique" ;
  3. "Assécher les sources de revenus des sites contrefaisants (approche « Follow the money »), en responsabilisant les intermédiaires (annonceurs, régies, services de paiement en ligne)".
Or ce faisant, Pierre Lescure perpétue l'erreur fondamentale de tous ceux qui ont cherché à lutter contre le piratage par la répression depuis 15 ans : ils pensent que le piratage naît de l'offre de contenus piratés, alors qu'elle naît de la demande.
 
Pour le comprendre, il faut faire un peu d'histoire.
 
Lorsque Napster est né à la fin des années 1990, permettant pour la première fois à des millions d'internautes de s'échanger des fichiers MP3, l'industrie du disque a cru qu'elle pourrait enrayer le phénomène en poursuivant la société Napster en justice. Elle a obtenu sa condamnation parce que Napster était géré depuis un serveur central. L'offre a disparu, mais pas la demande. Pour satisfaire la demande, c'est donc Kazaa qui est né, sur une technologie P2P améliorée, où le serveur central était pour l'essentiel retiré. Kazaa a tout de même été condamné quelques années plus tard, parce qu'il s'agissait d'une société privée dont il a pu être démontré qu'elle favorisait sciemment le piratage à des fins commerciales. L'offre a disparu, mais pas la demande. Pour satisfaire la demande, c'est donc eMule qui a été créé. Le logiciel a été écrit par une communauté d'internautes sans existence juridique, contre laquelle il est devenu impossible de porter plainte. Comme BitTorrent, qui était lui aussi open-source et donc incontrôlable. L'offre n'a plus disparu.
 
Ils ont donc pensé pouvoir s'en prendre à la demande. C'est là qu'est apparue, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe, une vague de plaintes au pénal contre les internautes qui téléchargeaient des oeuvres sur les réseaux P2P. C'est de la même philosophie qu'est née l'Hadopi. Mais là non plus, ça n'a pas marché. 
Les internautes ont migré massivement vers d'autres solutions, en particulier les sites de streaming et de téléchargement direct, qui avaient le double bénéfice d'être plus rapides et pratiques que le P2P, et de ne pas exposer leur adresse IP. 
 
"Mais cette fois, ça va marcher !", croient-ils pouvoir jurer. Et là encore ils plantent. Comme tous se sont plantés avant eux.
 
Reprenons les pistes abordées :
  1. Faire pression sur les intermédiaires techniques. C'est une triple erreur politique, juridique et technique. Politique, parce que l'idée de créer un statut intermédiaire d'éditeur de services entre l'éditeur et l'hébergeur a déjà été abordée plusieurs fois par le passé, et s'est toujours heurté à l'opposition très vive des professionnels du web, qui sont toujours parvenus à l'écarter. Juridique, parce que les obligations des intermédiaires techniques se décident à Bruxelles, et qu'il faudra des années avant de parvenir à une révision de la directive européenne, si tant est qu'elle soit jugée nécessaire. Et enfin technique, parce qu'elle néglige le fait que le recours aux hébergeurs tiers n'est que le choix par les pirates de la solution la mieux adaptée à leurs besoins, mais qu'ils pourront demain choisir de revenir vers des solutions P2P mieux sécurisées, de devenir leurs propres hébergeurs (le déploiement de la fibre optique ne fera qu'y aider), ou de choisir un hébergeur qui ne cède pas à la loi française et n'est pas bloqué par les FAI français.
  2. Déréférencer l'offre illégale. Là encore, c'est croire que les internautes piratent parce qu'ils sont tombés par hasard sur un lien conduisant à un site pirate en cherchant une offre légale sur Google. Non. Si les internautes utilisent Google pour trouver des contenus illégaux, c'est qu'ils pensent que Google peut leur apporter la réponse à leur demande de sites illégaux. Si demain (et déjà aujourd'hui) Google ne répond plus à cette demande, les jeunes utilisateurs qui sont toujours les premiers à impulser les transitions technologiques ne tarderont pas à trouver et se conseiller entre eux d'autres moteurs de recherche, moins soumis aux lois françaises, pour trouver des contenus gratuits. Ils pourraient même revenir vers des moteurs de recherche intégrés aux logiciels de P2P comme eMule, ou adopter des moteurs de recherche totalement décentralisés comme YaCy.
  3. Assécher les sources de revenus des sites contrefaisants. Il s'agit là d'une idée impulsée sous Nicolas Sarkozy, à la demande de l'administration Obama. Mais depuis, même les Etats-Unis s'y sont cassés les dents avec les projets de loi PIPA/SOPA, qui visaient sensiblement le même objectif, et qui ont dû être abandonnés sous la pression. L'idée est de dire aux régies publicitaires et autres plateformes de paiement comme PayPal qu'elles seront tenues légalement responsables si elles alimentent financièrement des sites illégaux. Mais même à imaginer qu'une telle loi puisse être votée et ne pas être censurée par le conseil constitutionnel (est-ce aux intermédiaires de préjuger de la légalité d'un site ?), son efficacité sera nulle. Les sites qui gagnent de l'argent avec le piratage sont ceux qui répondent au besoin des pirates avec des services très efficaces d'indexation des liens ; mais ils profitent d'une demande, ils ne la génèrent pas. Si ces sites disparaissent parce qu'ils ne sont plus rentables, les pirates s'organiseront comme ils le faisaient il y a moins d'une dizaine d'années, avec d'autres méthodes qui ne généraient pas d'argent. Une forme d'offre disparaîtra, mais une autre naîtra. Par ailleurs, comme nous l'avions dit dès 2011, tenter de lutter contre l'illégalité par un blocage des moyens de paiement, c'est encourager le développement d'économies parallèles comme BitCoin. Ca paraissait peut-être encore surréaliste de l'écrire il y a 1 an, ce l'est certainement moins maintenant qu'une entreprise sérieuse comme Wordpress accepte d'être payée en BitCoin.

Loin de lutter contre le piratage, la mission Lescure risque donc d'encourager la naissance de nouvelles formes de piratage. Ce sera d'un certain point de vue salutaire ; elle permettra peut-être de revenir à une période oubliée où le P2P était d'abord et avant tout un projet solidaire de constituer ensemble la bibliothèque d'Alexandrie, où chacun pourrait obtenir n'importe quelle oeuvre grâce à la mise en partage de toutes les bibliothèques privées. Cette utopie humaniste derrière le piratage, qui devait s'accompagner par la modélisation de nouvelles sources de revenus pour les créateurs (comme la licence globale), a été largement pervertie par l'apparition du streaming, des sites de téléchargement direct, et des groupes privés qui ont cherché à gagner un maximum d'argent avec des sites de liens sous leur contrôle. Si la mission Lescure permet de revenir aux années glorieuses du partage, tant mieux.

Mais en tout cas, le piratage ne disparaîtra pas avec un coup de matraque supplémentaire. Encore une fois, l'on essaye d'écraser l'eau présente dans un verre avec un gros cailloux. Mais le seul effet obtenu est que ce cailloux devient submergé par l'eau que l'on tente d'écraser.

La seule solution efficace contre le piratage sera le développement d'une offre économiquement responsable, qui permette à chacun d'accéder au maximum d'oeuvres au coût le plus accessible possible. On ne peut pas demander à un smicard de payer 120 euros pour écouter de la musique sur Deezer, de payer 500 euros par an pour recevoir Canal+, de payer encore 200 euros par an pour lire des livres sur sa liseuse électronique, puis de repasser à la caisse pour regarder des films, puis encore pour jouer à des jeux vidéo,... Ou de lui dire, parce qu'il est trop pauvre, qu'il doit regarder les autres profiter des oeuvres auxquelles lui n'a pas accès, pauvre qu'il est.

Le piratage est un problème éminemment politique, pas un problème économique, juridique ou technique. Le piratage est une forme de socialisme imposé par le bas. Et la lutte contre le piratage est une forme de capitalisme qui voudrait s'imposer par le haut. La fracture entre les deux est bien une fracture idéologique, et l'on ne voit pas comment cette fois le capitalisme pourrait s'imposer. C'est là la véritable révolution culturelle.

Et parce qu'elle n'aborde pas la question sous cet angle radical, qui la dépasse, la mission Lescure est vouée à échouer.

Publié par Guillaume Champeau, le 6 Décembre 2012 à 15h37
 
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Commentaires à propos de «Hadopi : pourquoi la mission Lescure va se planter»
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+1

Article très détaillé.


En revanche, j'ajouterais un truc:

La bafouille de Lescure parle de "Faire pression sur les intermédiaires techniques." Or, ça a été traduit par "hébergeur", plus loin.
Mais il existe 2 autres intermédiaires techniques , à même d'être "responsabilisés" ainsi:
* Les FAI (celui qui fourni l'IP, en gros, donc qui peut tout aussi bien être un fournisseur de VPN)
* L'opérateur de réseau physique ou logique (En France, Orange pour 99% des accès internets).

Si demain ces intermédiaires-là sont responsabilisés, (D'autant que pour certain, ils ont déjà une activité d'hébergeur, ou du moins un intérêt à "lutter contre" le piratage), .... je vous laisse imaginer le problème.

A mon sens, sans un renouveau dans le secteur, en particulier par une décentralisation & un maillage des réseaux (physique, mais aussi &surtout logiques - au niveau des FAI, quoi) on est simplement foutu.
Tout ce qu'on peux dire ne resteront que des mots. La seule chose qui les empêchent de tout filtrer c'est qu'ils sont excessivement frileux à toucher à un réseau national dont ils ne comprennent plus trop la technique, dont les artisans sont partis, et ont peur de détruire un édifice fragile en ajoutant une brique (DPI) dont la technologie n'est pas encore sèche.
(Ya qu'a voir les conséquences quand ils essaient de déployer la 4G ...)

Quand ces obstacles seront levés, en quelques mois le net ne sera plus que l'ombre de ce qu'il est actuellement (et je parle même pas d'hier).
On gueulera, Que Choisir fera des articles, mais les gens continueront a payer leur abonnement tous les mois et c'est bien ce qui leur importe, aux opérateurs. Et en quelques années ça paraîtra normal. https://fr.wikipedia...e_la_grenouille ...
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Rien à dire de plus, je trouve aussi qu'il s'agit d'un excellent article.
[message édité par Goldoark le 07/12/2012 à 00:37 ]
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Oui un très bon article
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On ne peut pas demander à un smicard de payer 120 euros pour écouter de la musique sur Deezer, de payer 500 euros par an pour recevoir Canal+, de payer encore 200 euros par an pour lire des livres sur sa liseuse électronique, puis de repasser à la caisse pour regarder des films, puis encore pour jouer à des jeux vidéo,... Ou de lui dire, parce qu'il est trop pauvre, qu'il doit regarder les autres profiter des oeuvres auxquelles lui n'a pas accès, pauvre qu'il est.


Bien sûr qu'on peut ! A la santé du con qui paie bien entendue ... l'idée c'est surtout de rendre le smicard / RSAiste éligible à une "aide d'accès à la culture", de 820€/mois / foyer par exemple. Cette aide sera financée par une Nième nouvelle taxe... taxe qui ne sera bien entendue pas payée par les pros de la culture. Et on vera une Sacem-bis prendre les rennes de la collecte de ladite taxe, pour mieux arroser tous les copains

Prendre ces gens la pour des cons est une erreur monumentale; ils ne sont pas arrivés à la position qu'ils occupent par hasard.
Si Lescure et ses amis poussent dans une direction et que ca semble complètement idiot, c'est qu'il y a quelque chose que NOUS ne comprenons pas, et non pas l'inverse. Ils savent très bien ce qu'ils font.
Lutter contre le piratage ? C'est un prétexte pour controler un peu plus le marché, réclamer plus d'aides de l'état, créer de nouvelles taxes, créer des organismes de captation des dites taxes, ou maintenir des barème de copie privée extrèmement hauts, par exemple...
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411 messages publiés
Moi aussi il fût un temps où je me disais que c'était de la fausse connerie pour mieux nous baiser. Après tout, ils sont supposés être l'élite de la nation. Mais non : ils sont vraiment à coté de la plaque, car à aucun moment dans toute cette histoire ils n'ont fait une seule erreur qui laisserait supposer de leur lucidité voilée. Un être humain doit faire au moins quelques erreurs, plusieurs en font des tas... non vraiment, je suis convaincu depuis bien longtemps que c'est de la vraie connerie.
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115 messages publiés
c'est ce qu'ils ont essayé avec la carte musique jeune,
et le bide que l'on connait tous
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5137 messages publiés
Je signale au "pauvre" de Numerama qu'il y a des bibliothèques, des médiathèques, de la catch-TV, des prêts entre amis, ... et qu'il est complètement possible d'accéder à de la culture pour des tarifs tout à fait abordables sans être obligé de spolier les artistes.

C'est fou, mais on a l'impression que les smicards de 2012 sont moins doués que les smicards de 1980.

Au fait, ton smicard, il a quand même de quoi s'acheter une liseuse et se payer un abonnement à C+.
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1735 messages publiés
Je n'ai pas d'abonnement à Canal+ ni de lisseuse, j'ai un vieux PC récupéré dans une décharge qui tourne sous Xubuntu. Pour Internet je suis connecté au réseau de l'université, pour contourner le blocage du p2p j'utilise FrozenWay qui est un VPN gratuit mais très lent.
La bibliothèque de l'université ne propose pas de DVD, le catch UP TV ça ne passe pas sur ma connexion. Des amis ? Je n'en ai pas j'ai des problèmes de communication avec les autres.
Alors tes conseils de merdes pour les "salauds de pauvres" comme certains disent tu peux te les garder.
[message édité par petitepoupee le 06/12/2012 à 17:31 ]
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2851 messages publiés
En plus pour certains types de contenus, tu peux toujours essayer de demander aux autres. En général ils ne les ont pas et même en passant par le chemin légal je ne suis pas sur que tu arrives à mettre la main dessus.
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882 messages publiés
Pour certaines rareté on trouve des plateforme de partage en ligne (souvent pas du numérique, donc pas de problème de copie ou autre).
De même pour tout ce qui est "import", comme on est hors du marché couvert, le préjudice n'existe pas ou est trop faible pour qu'une action soit légitime, donc tu dois pouvoir te servir: ce sont des zones grises à mon sens. Pas d'offre légale, donc pas vraiment d'offre illégale, donc ça passe.
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1063 messages publiés
"Des amis ? Je n'en ai pas j'ai des problèmes de communication avec les autres."
Tiens donc ? Je pensais être un des rares jeunes dans ce cas
Inscrit le 13/10/2008
1735 messages publiés
Non tu es loin d'être le seul, le problème c'est surtout que je n'ai absolument pas le même mode de vie ni la même conception de la vie que les autres jeunes. Les autres étudiants soit ils pensent trop au travail et au monde professionnel, ou bien aux soirées alcoolisées. Attention je ne critique pas ce qu'ils font je dis juste que ça ne me correspond pas.
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1063 messages publiés
Oula on a beaucoup trop de points en commun. C'est pas normal ça
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en plus vous ressemblez à des personnages d'anime tous les deux
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Donc parce que tu es pauvres, tu trouves normal de bénéficier d'un internet bridé et restreint.

Parce que tu as des connaissances tu contournes ça et à accès à tout internet à vitesse d'escargot.

Est-ce que tu trouves ça normal ?

C'est là où tu te troupes, si on laisse la dérive continuer, on aura un internet à plusieurs vitesse, sans justification technique !

Les pauvres auront le minitel 2.0 vitesse escargot, les riches full accès non limité.

Regarde chez free, les services google sont bridés de 18 à 20h parce qu'ils veulent pas upgrader l'interconnexion, mais les usages donnent toujours leur 50% de marge sur leur abonnement...
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1735 messages publiés
Je n'ai pas le choix pour ma connexion à "Internet", je ne trouve pas ça pour autant normal que dans ma résidence j'ai un accès à Internet bridé, j'ai d'ailleurs plusieurs fois contacté l'administrateur pour qu'il m'ouvre des ports sur son routeur et me débloque certains protocoles. Mais il ne peut pas, il me dit que c'est le réseau renater qui lui impose ça. A noter que le réseau Tor arrive à passer.
La seule solution pour les pauvres ça sera d'utiliser des outils comme Tor et des VPN pour contourner tout ce bridage.
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1633 messages publiés
En 1980 j'avais un magnéto a cassette, et je copiais "toute la musique que j'aime"
J'ai rien changé depuis, sauf la technique, of course ...

t'es trop bô !!!
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31 messages publiés
Je signale au "pauvre" de Numerama qu'il y a des bibliothèques, des médiathèques, de la catch-TV, des prêts entre amis


Fort très fort. Pour éviter une illégalité, prôner une autre illégalité. Certes moins voyantes, probablement plus acceptable, mais pour autant illégale.
Inscrit le 06/04/2011
3835 messages publiés
Remarque, ils s ' en foutent; ils sont payés quand même; échec ou pas .
Inscrit le 12/05/2004
110 messages publiés
Guillaume, tu t'est surpassé, aujourd'hui. Très bonne analyse. Rien à ajouter.
Inscrit le 21/10/2004
101 messages publiés
Roh mon boulet! Comment çà va bien? Cà fait marrant de te parler par ratiatum interposé
Inscrit le 29/09/2009
571 messages publiés
+1 guillaume bravo bien dit .
je rajoutte ,on dit que c'est la crise pour les riches ,mais nous pauvres c'est la crise aussi!
Inscrit le 20/09/2011
5137 messages publiés
Encore une fois, l'on essaye d'écraser l'eau présente dans un verre avec un gros cailloux. Mais le seul effet obtenu est que ce verre soit submergé par l'eau que l'on tente d'écraser.

Là, j'ai beau essayer d'imaginer à quoi ça peut ressembler, je ne vois pas.

Déjà, écraser de l'eau avec un caillou (sans x), je ne comprends pas très bien ce que cela veut dire.
Ensuite, si je fous un gros caillou sur un verre, ce qu'il risque de se passer, c'est d'exploser le verre.

Bref, c'est du style un pour tous et les vaches seront bien gardées...
Inscrit le 31/10/2008
461 messages publiés
Nous on ne comprends pas comment on peut éradiquer ce que vous appelez le piratage.

Alors continuez à écraser de l'eau avec vos cailloux sans comprendre. Nous, on continuera à partager.
Inscrit le 11/09/2012
425 messages publiés
Remarque, d'une certaine manière ils encouragent l'innovation ...
Inscrit le 21/10/2004
101 messages publiés
Oh putain c'est beau c'que t'écris Guillaume. Viva la revolucion!
Inscrit le 24/08/2012
3 messages publiés
Très bel article!
Inscrit le 17/02/2012
161 messages publiés
Le plus fort dans tout ça c'est (si j'ai bien compris) qu'au nom de la suppression de la riposte graduée, ils suppriment aussi la promotion de l'offre légale, et la mission anti-dissémination de l'arme DRM de l'Hadopi.
Inscrit le 10/11/2010
89 messages publiés
Très bonne analyse, un poil utopique à mon avis.
Les pirates ont débuté le piratage avec Napster effectivement car il n'y avait pas d'offre légale.
Depuis l'habitude du tout gratuit, facilement accessible s'est installée. Ca va devenir compliqué de revenir à l'offre légale, qu'elle soit attractive ou non.
1€ sera toujours plus que 0.
Donc à moins d'avoir une offre légale full packagée, incluant films, musiques, séries (moins d'un an après leur diffusion aux US) qui ne dépasse pas des sommes rédhibitoires, je vois mal comment changer les habitudes des internautes.
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1633 messages publiés
Inscrit le 17/03/2008
2648 messages publiés
1€ sera toujours plus que 0.

0.0001€ ça changerais rien.

Le problème est que les systèmes de paiement sont lourds à utiliser - au point que c'est souvent décourageant.

Il n'y a que Apple (et Google via Android) qui ont, via leur "stores", simplifient ce processus , au prix d'une offre restreinte, mouvante, et incontrôlable.
Même les abonnements échangent la simplification du processus d'achat par le manque d'exhaustivité de l'offre, à cause principalement du fait que les ayant-droits refusent de partager leurs contenus car ils sont tous persuadé que LEUR site est mieux que celui du voisin...

paradoxe...
Inscrit le 03/06/2011
346 messages publiés
Je ne suis pas tout a fait d'accord. Je pense que pas mal de monde prend le gratuit pas parce que c'est gratuit mais parce que c'est disponible. Quand je vois au niveau des series le retard dans les diffusion (Dexter par exemple, on en est a la 7, c'est quelle saison qui passe sur TF1 en ce moment) je ne suis pas etonne que plein de monde les dl. Si une offre legale a un prix raisonable sortait je pense que pas mal de monde pourrait sauter dessus.

Faut arreter de dire que les gens pirates parce que c'est gratuit, beaucoup le font parce que c'est PRATIQUE, c'est tout !

Y a qu'a voir un DVD que tu achetes, t'as toutes les mises en garde, les pubs ... je dl le film, je le lance, je matte. Basta, c'est simple.
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Le contre-exemple est simple:
imagine, début de saison 8 de dexter, Canal (qui en temps normal diffuse le premier épisode de la saison quand le dernier passe aux US) décide de la passer tous les lundi soir (soit le lendemain de la diffusion US), et propose une offre sur son site de VOD pour [toutes] ses séries, à disons 10€ par mois, ou du 30cts par épisodes.
Combien payent? combien passent par canal? combien continuent de DL?
J'ai déjà les arguments de ceux (c'est à dire tous) qui ne vont pas payer: c'est pas en HD/c'est plein de DRM/c'est encore trop cher pour ce que c'est/les sous-titres craignent/la VF est pas encore prète/...

Moi aussi j'ai foi en l'humanité et je pense que l'homme peut redresser la barre, mais à condition de l'encadrer (par l'offre) et de lui expliquer (à condition qu'il écoute...).

Y a qu'a voir un DVD que tu achetes, t'as toutes les mises en garde, les pubs ... je dl le film, je le lance, je matte. Basta, c'est simple.
ah oui, cet argument aussi... Les pub et les BA avant le film... qu'on ne critique pas au cinéma, ou qu'on ne critiquait pas pour les VHS... ou sur les sites de DL...
Bref y aura toujours une raison à la contrefaçon (aprfois bonne, je le reconnais), mais il n'empèche que c'est pas juste parce que c'est pratique (le P2P, ça reste encore obscure pour pas mal de monde, et le ddl en décourage certains vu les liens mort à foison... quant au streaming, c'st moche...)
Inscrit le 10/03/2010
33 messages publiés
Sauf qu'avec une VHS, tu pouvais passer ces écrans (fixes) qui sont devenus parfois de véritables spots publicitaires sur DVD ou BR.

Concernant le cinéma, personnellement je n'y vais plus qu'une ou deux fois par an à cause des tarifs prohibitifs et de la séance de pubs de plus en plus longue qu'on impose au spectateur qui a pourtant payé sa place. Sans parler des restrictions qui ont parfois fait les titres des journaux (interdiction d'apporter de quoi boire ou manger).

Il n'y aura jamais zéro « piratage », mais ce dernier ne devrait pas porter atteinte à la viabilité du système, comme c'est d'ailleurs le cas pour deux industries historiquement très « piratées » : le jeu vidéo et le logiciel.

L'offre est structurellement faible et donc le « marché » de la contrefaçon via le téléchargement illicite est beaucoup plus fort qu'il ne devrait l'être en réalité.

Ce que Guillaume souligne très justement, c'est la notion de pouvoir d'achat. Il y a aussi la concurrence des loisirs : avec le prix de plus en plus élevé des jeux vidéo (Sur Amiga je devais dépenser de 15 à 30 euros par jeu au début des années 90), l'abonnement mobile, etc. tous les loisirs sont renvoyés dos à dos. Le consommateur va bouger son curseur en fonction d'un ensemble de services, son budget n'étant pas extensible à loisir.

Bref, il faut se faire une place au soleil à coup d'arguments qualitatifs et quantitatifs, la seule nouveauté ne suffisant plus. Le tout, comme pour la musique, empêtré dans des habitudes et une législation du droit d'auteur obsolètes.
Inscrit le 31/10/2008
461 messages publiés
Comparaison n'est pas raison, mais il y a des domaines qui font de l'argent face a un concurrent gratuit.
J'en vois 2 sans trop réfléchir :
- Les autoroutes engrangent beaucoup de pépettes avec leurs péages et autres aires de repos alors que bon, on peut faire le même chemin gratuitement par la route.
- Evian, Vittel, et Valvert vendent des bouteilles d'eau par millions alors qu'on a tous l'eau courante...

Pour rebondir sur une réponse plus bas, y aura toujours une raison à la contrefaçon, et y aura toujours des raisons de geindre pour l'industrie.
Le problème est que les décideurs ne prêtent leur oreille qu'aux uns et pas aux autres.
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Compare ce qui est comparables:
- une autoroute est (parfois) payante, mais constitue un gain de temps (donc consommation d'essence moindre et moins d'usure de la voiture) grâce à son tracé, et la simplicité de trajet (donc pas de prise de tête), alors que les routes départementales et autres, non payantes, c'est tout l'inverse (risque de déviation à gogo, consommation d'essence supérieur, routes mal entretenue...). Ajoute à ça le fait que la limitation de vitesse n'est pas la même, que tu ne passes pas par des agglomérations sans cesses, ... Bref, qu'on aime plus l'un ou l'autre, ça ne se compare pas (dans la même idée: on ne compare pas le bus et le métro)

- l'eau minérale vendue en bouteille n'est VRAIMENT pas la même que celle du robinet, ne serait ce que pour le taux de minéraux contenu, l'absence de gout de tuyaux dans certaines zones, ... Va vendre de l'eau du robinet en bouteille, et après on en reparle.

Bref, pas de concurrence, pas le même domaine.
En revanche, un simulcast de dexter US/FR comparé à la situation actuelle, c'est bien un comparaison. Je reconnais que ça n'est pas raison, mais mon but était ici de montrer que malheureusement, les gens ne payent pas non en raison de l'offre trop inadapté, mais parce qu'il n'y a pas de petit profit (les excuses qu'ils se trouvent ne regardent qu'eux et leur conscience)
Inscrit le 31/10/2008
461 messages publiés
Tu montres bien que ce n'est pas l'aspect économique seul qui fait la réussite.
Dire que concurrencer du gratuit est impossible, ou même trop difficile est un mensonge.
Inscrit le 13/09/2012
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Où? Je montre juste que ta comparaison ne vient pas du tout au soutien de l'idée que le gratuit peut concurrencer le payant.

Reprend mon exemple de Dexter: un même produit, une offre payante mais abordable, un e absence ou limite de l’emploi des DRM (bref pas que de l'éco), face du gratuit==> Le gratuit l'emporte... Y a 10 ou 20 ans, les gens avaient en tête l'idée qu'un service se paye et qu'un bien s'achète, donc se méfiait du gratuit, ou concevait l'aspect répréhensible. Avec le temps ils ont perdu ce lien, et raisonnent à l'inverse "pourquoi payer si je peut l'avoir gratos" en passant à coté du problème, en refusant de le voir, ou pire en disant que c'est le prix le problème (ce qui n'est pas toujours le cas).

Ce n'est pas impossible, dans qq rares domaines, mais c'est très difficile, voir inconcevable pour le reste, parce que "A p'u les soussous".
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Tout ce que je dis c'est qu'il est possible de vendre face à une concurrence gratuite. Il faut une valeur ajoutée.
Aujourd'hui quelle valeur ajoutée propose l'industrie qui se plains du gratuit ? Des DRM, des incompatibilité, etc.

L'impossibilité de concurrencer du gratuit est un non argument.
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de toute façon, on savait que c'etait juste pour filer un gros chéque a lescure et que ça servirait a rien...
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"On ne peut pas demander à un smicard de payer 120 euros pour écouter de la musique sur Deezer, de payer 500 euros par an pour recevoir Canal+, de payer encore 200 euros par an pour lire des livres sur sa liseuse électronique, puis de repasser à la caisse pour regarder des films, puis encore pour jouer à des jeux vidéo,... Ou de lui dire, parce qu'il est trop pauvre, qu'il doit regarder les autres profiter des oeuvres auxquelles lui n'a pas accès, pauvre qu'il est."

Tout le monde n'a pas les moyens non plus de se payer un Klein ou un Munch pour décorer son salon et pourtant ça ne choque personne...
Oeuvres, biens de consommation, produits ? C'est dans la définition des créations intellectuelles de ce qu'est la culture que réside le problème.
Peut-on raisonnablement considérer que le dernier tube d'un "artiste" fabriqué pour générer du cash en ciblant une "clientèle" bien définie est encore un bien culturel ?
Peut-on vraiment croire qu'un jeu vidéo mal fini, d'une durée de vie de 3-4h mais bien servi par une campagne marketing est encore une oeuvre dont une diffusion large participerait au développement culturel ?

Autre remarque, je ne comprend pas cet éloge de l'hyperconsommation qui est sous-entendu dans cette partie de l'article, ce besoin d'avoir tout, tout de suite et plus encore. Il faudra peut-être un jour se demander si la qualité ne devrait pas primer sur la quantité. Et là c'est tout l'éducation pour devenir un consommateur responsable qui est à créer. Les Majors et autres ne défendent qu'un business créé par des consommateurs se comportant comme des oies heureuses d'aller au gavage.
[message édité par ancalimon le 06/12/2012 à 16:54 ]
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D'accord avec toi sur l'hyperconsommation ambiante et la comparaison avec le luxe (qui rejoint la problématique iPhone: il ya 15 ans, Apple c'était pour les riches; aujourd'hui, tous le monde à un iMachin...).

En revanche tu confonds création intellectuelle et bien culturel: l'un est un objet juridique qui ne préjuge en rien de son intéret, sa valeur marchande, ou de son apport culturel (mais qui le protège dès lors qu'original) alors que le second, est une appréciation subjective.

Donc oui, le dernier tube de Y produit par les studios X est une œuvre intellectuelle (elle n'est pas apparu comme ça), originale (si c'est prouvé, mais c'est assez simple: viser un public est une démarche intellectuelle indéniable, pas très recherchée, mais même) donc protégée, mais pas nécessairement un bien culturel. S'il se vend, c'est juste que les gens achètent sans conscience, mais là on n'est plus dans la création: c'est du commerce pur et dur, et ça regarde le consommateur et le vendeur (liberté du commerce face à droits du consommateur.
Inscrit le 01/08/2012
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Exact, j'ai commis la même erreur que ce que je voulais dénoncer : l'amalgame souvent lu ici ou ailleurs entre culture et créations intellectuelles dont tu rappelles justement la définition.
Ca m'apprendra à vouloir réagir trop vite...

Ce que je voulais indiquer c'est que pour moi l'équation "film/jeux vidéos/canal+/etc=culture=doit être pas cher=limitation des ayants droits" est perverse et fausse le débat dès le départ, rendant inconcilliables les points de vue, car elle mélange ce que tu as indiqué dans ton message.

Peut-être suis-je plus clair ainsi.
Merci pour ta remarque.
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En revanche tu confonds création intellectuelle et bien culturel: l'un est un objet juridique qui ne préjuge en rien de son intéret, sa valeur marchande, ou de son apport culturel (mais qui le protège dès lors qu'original) alors que le second, est une appréciation subjective.

Donc oui, le dernier tube de Y produit par les studios X est une œuvre intellectuelle (elle n'est pas apparu comme ça), originale (si c'est prouvé, mais c'est assez simple: viser un public est une démarche intellectuelle indéniable, pas très recherchée, mais même) donc protégée, mais pas nécessairement un bien culturel. S'il se vend, c'est juste que les gens achètent sans conscience, mais là on n'est plus dans la création: c'est du commerce pur et dur, et ça regarde le consommateur et le vendeur (liberté du commerce face à droits du consommateur.


Tu dis un peu la même chose que lui non ? En gros, parler du dernier film de Twilight ou du dernier album de justin bieber comme étant un bien culturel (au même titre que les écrits de Socrate ou Confucius) est très largement exagéré, c'est ça ?

Là ou je veux en venir, c'est que parler d'accès gratuit et facile à la culture (aux bien culturels) n'a rien à voir avec télécharger ses épisodes de sa série américaine préférée, où le dernier album du chanteur à la mode !
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Sans préjuger de sa réponse, il a surtout voulu préciser mon emploi du terme "créations intellectuelles" qui, en droit, a effectivement un sens très précis et est parfaitement défini et qui n'est pas synomyme de culture.
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Non, je dis que même si tu contrefait de la merde par téléchargement (i.e. pirates, c'est plus court), l'argument du ce n'est pas culturel n'entre pas en ligne de compte. Tu le veux ? Tu le payes (pas "achète" vu que tu n'en acquiert pas la propriété, sauf sur la galette ou la copie numérique si on peut dire).

Le problème c'est que là où tu veux en venir implique un mécanisme systématique de renversement du modèle actuel en PI [pour les oeuvres nouvelles bien sur] : le culturel est couvert par la PI, donc un accès libre et facile (par une licence globale, ou autre) nécessite de considérer les œuvres comme non-protégées par définition (sauf respect du nom de l'auteur) avec des mécanismes inverses de protections par exceptions (et encore...) qui toucherais inévitablement l'industrie du divertissement, dont ses merdes., et les auteurs (pas artistes) de manière générale, donc les rend (encore plus?) vulnérables.
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Ok

Mais est ce qu'on peut/a le devoir d'envoyer chier un pirate qui télécharge du lady gaga/twilight/expendables/one direction sous prétexte que les bien culturels doivent circuler librement ?
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Lô po tout compri.
Tout citoyen qui aime son prochain a effectivement le devoir de sauver l'âme d'un tel consommateur/pirate de ces œuvres, en les détournant de ce noir chemin.

Après, la libre circulation des bien culturels est une notion trop flou pour moi: qu'est ce que "libre" et circulation.
Si ça signifie pouvoir consulter toute la bibliothèque numérique du voisin du dessus quand je veux, et vice versa, ça me gène : toujours mon exemple du "un seul achète/tous le monde consultent ==> effondrement du système de rémunération proportionnelle de l'auteur ==> désintérêt pour la création par tous ceux qui veulent en vivre ==> diminution du nombre de nouvelles création culturelle => stagnation culturel".

Si ça signifie, disparition des MTP/DRM, redéfinition du "cercle familial" pour la copie privée, réactualisation de la définition de l'intermédiaire technique pour protéger ceux réellement passif et responsabiliser ceux qui agissent sur le contenu, et neutralité du net, là je suis d'accord.
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Oh miracle !
Quelqu'un pense comme moi
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Ou les deux ?
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pour ta culture , afin de ce forger un avis culturel , il faut avoir conscience du bon et du mauvais
sinon , spa possible d'avoir un esprit critique sur les œuvres sans expérimenter.

maintenant , faut-il acheter tous pour ce la forger ? vu le nombre d’œuvre produite ?
Inscrit le 25/07/2011
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Qu'est ce que tu entends par un avis culturel ?

Ce que tu appelles culture est du divertissement. Voire même une industrie de divertissement.
Ce n'est pas après avoir écouter le dernier tube de david guetta où avoir vu le dernier star wars que ta culture s'agrandira.

Maintenant pour te forger ta culture, sors de chez toi. Va à la bibliothèque ! Va rencontrer d'autre gens pour avoir d'autres avis sur des sujets que tu ne connais pas !
Mais ce n'est pas le cul visser sur une chaise à télécharger comme un porc les derniers torrents sur TPB que ta culture va subitement s'élargir !
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C'est quoi "la culture " ?
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Merci. Très intéressantes analyses.
Je suis d'accords sur l'ensemble, à part peut être quand, entre les lignes, on lis (avec donc toutes les erreurs que ça peut apporter) que, puisque la demande à mal été responsabilisées (ça reste sujet à débat), et que les intermédiaires ne doivent pas l'être (ce que je défends aussi, tant qu'il s'agit bien d’intermédiaire), et qu'il ne faudrait pas s'en prendre à l'offre, bah ... il reste pu rien...
Décidément, cette résignation que certains demande ne me va pas.

Je trouve aussi dommage de finir sur cette note:
"On ne peut pas demander à un smicard de payer 120 euros pour écouter de la musique sur Deezer, de payer 500 euros par an pour recevoir Canal+, de payer encore 200 euros par an pour lire des livres sur sa liseuse électronique, puis de repasser à la caisse pour regarder des films, puis encore pour jouer à des jeux vidéo,... Ou de lui dire, parce qu'il est trop pauvre, qu'il doit regarder les autres profiter des oeuvres auxquelles lui n'a pas accès, pauvre qu'il est."

Personne n'oblige personne à utiliser deezer (y a même plus d'offre gratuite dessus? ça doit faire 2 ans que je n'y vais plus), personne n'est forcé de passer par canal, et la liseuses est vraiment tous sauf un indispensable de l'accès à la culture.
Donc le smicard que je suis, ou peut être, n'est pas privé ni pris à la gorge, il y a : l'échange via internet (ou IRL, sisi, le monde physique existe encore), le marché de l'occasion, les bibliothèques, les oeuvres en libre partages, la radio, les chaines de tv gratuites (même D8 du groupe canal justement), les sorties en musées, ....
J'ai accès à une foultitude d'objet culturel, et je sais que je ne profite même pas d'un 1/10 de ces possibilités, alors dire que l'accès à la culture, aujourd'hui dépend ENTIEREMENT des services sur internet, pour la plupart payant, est faux. Ce n'est pas un problème de riche ou de pauvre, de hadopi, de sanction des comporteents sur internet ou d'univers virtuel anarchique... Ce n'est qu'une question de démarche: tu veux ta liseuse, tu la paye (démarche de consommateur, à tort ou à raison); tu veux le livre, tu l'achètes/l'emprunte/le consulte/l'échange (démarche culturel, par définition à raison).


Ah oui, et : "Et la lutte contre le piratage est une forme de capitalisme qui voudrait s'imposer par le haut"
C'est comme quand je lis que le droit d'auteur est un droit crée par les lobby pour presser l'auteur et le portefeuille du client: c'est juridiquement faux, et au moins partiellement subjectif. La lutte contre le piratage est le versant pénal de la protection des droits de l'auteur sur son oeuvre, qui est une bonne chose. L'emploi qu'en font certains, est une mauvaise chose: de la même façon, la lutte contre toute forme d'infraction est le versant pénal de l'obligation de sureté que l'Etat doit à ses citoyens, et quiconque dit que c'est mal peut le faire à raison, mais doit alors changer de société, parce que la notre fonctionne sur un contrat social où les moyens de coercition légitimes sont confié par le peuple à l'Etat et donc sa police; ceci n’empêche pas de constater que certains peuvent manipuler cela par un emploi abusif frauduleux, etc.
A partir d'un tel raisonnement, on peut contester toute règles pénal, mais aussi toute liberté : puisque certain en abusent, allez HOP plus de liberté d'expression, plus de liberté d'aller et venir, ...
De la même façon qu'on ne supprime pas une liberté parce que certains en abusent, on ne supprime par une règle qui protège un droit ou un liberté parce que certains en abusent.

Donc, oui, la proposition 1) est mal orientée, car elle doit juste viser à exclure les nouveau acteurs qui ne sont pas des intermédiaires, ou pas seulement (une régime de responsabilité distributive me parait une bonne solution, mais relève de l'appréciation du juge, pas des critères fixes de la loi); le 2) est effectivement un faux problème; en revanche le 3) me semble un piste, à explorer, approfondir, voir exclure en cas d'impasse réelle, mais elle a le mérite taper là où il faut, à savoir le problème du financement par la pub sur internet, qui est accolé à différents autres problèmes causés par cette pub, et qu'il serait bon de réguler - donc là dessus je reste sur un "à suivre".
L'abandon de la réponse graduée, qui est la partie la mois importante (sur le plan qualitatif) de l'institution HADOPI, ne me gène absolument pas (mais conserver la même procédure de mails n'a plus de raison d'être: il faut l'adapter à l'absence de sanction au bout, ou la supprimer).
Inscrit le 20/09/2011
5137 messages publiés
Donc le smicard que je suis, ou peut être, n'est pas privé ni pris à la gorge, il y a : l'échange via internet (ou IRL, sisi, le monde physique existe encore), le marché de l'occasion, les bibliothèques, les oeuvres en libre partages, la radio, les chaines de tv gratuites (même D8 du groupe canal justement), les sorties en musées, ....
J'ai accès à une foultitude d'objet culturel, et je sais que je ne profite même pas d'un 1/10 de ces possibilités, alors dire que l'accès à la culture, aujourd'hui dépend ENTIEREMENT des services sur internet, pour la plupart payant, est faux. Ce n'est pas un problème de riche ou de pauvre, de hadopi, de sanction des comporteents sur internet ou d'univers virtuel anarchique... Ce n'est qu'une question de démarche: tu veux ta liseuse, tu la paye (démarche de consommateur, à tort ou à raison); tu veux le livre, tu l'achètes/l'emprunte/le consulte/l'échange (démarche culturel, par définition à raison).


Oui, mais l'ambiance générale par ici à propos de la culture c'est
1) il faut posséder : les notions de prêts ou de location n'existent pas. Seul l'acte de possession existe. Donc effectivement si possession = achat, alors ça revient très cher.
2) il faut avoir tout, tout de suite : les notions d'occasions n'existent pas. Attendre 1 an pour acheter un jeu n'existe pas. Il faut avoir ce qui sort immédiatement, donc payer le prix fort. D'où retour au fait que ça revient cher.
3) la notion de choix n'existe pas. Le smicard dont parle l'article, il écoute toute la musique qui lui tombe sous la main + il regarde tous les films qui sortent + il lit comme un malade + il joue le reste du temps.
On se demande d'ailleurs quand il bosse dans cette civilisation du loisir forcené.
4) Chez Numerama on s'indigne que le smicard n'a pas assez de sous pour se payer Deezer. Mais il a assez de sous pour se payer un iPod. On s'indigne qu'il n'a pas assez de sous pour se payer les ebook. Mais il a assez de sous pour se payer une liseuse. On s'indigne qu'il n'a pas assez de sous pour se payer Canal. Mais il a assez de sous pour se payer un écran LCD.
Faudrait peut-être juste arrêter le misérabilisme.
5) et comme tu l'as si justement remarqué, chez Numerama, la culture c'est le cul dans un fauteuil devant un écran. Sauf quand ils nous expliquent sans rire que pour pallier le fait qu'ils piratent, ils vont beaucoup plus dans les concerts. Quelle rigolade !

La vie, c'est avant tout une question de choix et de priorités. Et ensuite, la vie est injuste.


Au fait, en parlant d'offre culturelle : en ce moment j'écoute une web radio canadienne. Ca me coûte zéro. Et il y en a des milliers de tous les styles.
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Je vois que je ne suis vraiment pas le seul à déplorer ce phénomène de boulimie.
J'irais pas jusqu'à critiquer comme dans ton 5) mais j'approuve clairement jusqu'au 4).

Au passage, c'est la première fois que je constate sur un même fil de commentaires sur un article intitulé "Hadopi:xxxx" la distinction de deux grandes visions des choses, qui se valent en termes quantitatifs (et qualitatif?). habituellement, c'est soit anti-hadopi ++ et le moindre de mes propos est interprété comme une volonté d'alliener l'humanité avec mes amis(??) de l'industrie du divertissement, soit l'inverse, avec 2 3 troll qui gueulent sur cette société de merde, sans considération pour l'individu, égoiste, machine à broyer de l'humain.
Là c'est vraiment des arguments de chaque coté, sans qu'on s'écharpent comme des tos.
Inscrit le 08/09/2009
871 messages publiés
"zig et puce" et Shin-55 du même avis, non sans blague ?! Vous ne pourriez pas plutôt vous congratuler pendant la pause café ?

Votre couplet sur la boulimie des salauds de pauvres, qui s'achètent du matériel mais ne peuvent pas s'acheter de films, livres, CD, etc., reprend l'argumentaire de ce bon vieux Pascal Nègre (avec au passage une petite pub pour un objet qui n'en a vraiment plus besoin). Est-ce un hasard ?
Quitte à rentrer dans les détails pour bien noyer le message initial, avez-vous réalisé un sondage sur la manière dont ils se procurent leur matériel électronique ?
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Cette boulimie est un petit peu plus répandu que dans le milieu de ceux que tu appelles les salaud de pauvre. C'est phénomène plus "jeunes" que "pauvre", donc ça touche aussi les riches jeunes cons.

Je ne critiques pas ceux qui achetent un LCD mais n'ont pas de quoi se payer un DVD après, je critique ceux qui le font en 1) bouffant sur leur part de budget alloué aux essentiels (bouffe loyer, ...) et 2) qui se plaignent de ça.
Les gens, riches comme pauvre, ne consomme plus intelligent depuis trop longtemps, et se plaignent des retombés ensuite... Sauf que ce discours ne serait pas problématique s'il servait à certain pour justifier leurs contrefaçons...

Et perso... j'emmerde pascal Nègre.
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"La vie, c'est avant tout une question de choix et de priorités. Et ensuite, la vie est injuste."

Vi.
Du coup, pourquoi je devrais prendre en considération que la la vie des ayants droits, des auteurs etc devrait être moins injuste alors que jamais ils ne prennent en considération que c'est de fait la même chose pour tout le monde ?

Rien à foutre que leur vie soit injuste.

Ils me taxent de partout pour se consoler de l'injustice de la vie que je ne leur achète pas une seconde fois puis une troisième fois, une quatrième fois le même droit d’accéder à leur création sur mes cartes SD de mon appareil photo qui par définition ne contiennent jamais rien d'autres que la seule chose que l'appareil soit capable de faire, à savoir y écrire des photos numériques prises par moi et donc étant *ma* création.

Je me console de l'injustice de la vie qu'ils me rackettent des sommes de plus en plus odieuses sur des usages inexistants voir impossibles (copier légalement un DVD, interdit, mais taxe de copie privée quand même !?!) en me foutant royalement d'eux, de leur soit-disante respectable activité.

Ils font du racket, je partage illégalement sans but lucratif.
De nous deux, seuls eux se font de l'argent sur mon dos.

C'est la seule chose vraiment différente : qui se fait le plus de fric sur le dos des autres.
Et ce ne sont clairement pas les internautes.

Les sites de téléchargements/streaming se font de la tune à la place de l'offre légale parce que l'offre légale refuse de répondre à la demande et s'acharne à vouloir imposer coûte que coûte son offre. A l'instar de la Prohibition, l'interdiction de l'alcool n'a pas supprimé la demande mais rendue illégale d'y répondre, rendant un fière service à tous les mafias qui n'en demandaient pas tant pour se faire un max de fric illégalement.

Y'a une énorme demande pour le partage sans but lucratif pour un coût forfaitaire. Ils ne veulent pas en entendre parler. Y'a une énorme demande pour l’interopérabilité. Ils ne veulent pas en entendre parler.
Dont acte.

Continuez donc de vous consoler avec notre argent, les pirates continueront à se consoler avec vos contenus.
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Toute la première partie, je l'entend bien, et la taxe sur la copie privé est clairement à revoir, réadapter.

En revanche, le coup du l'offre illégale répond à la demande et est donc mieux que l'offre légale dépassée, c'est mort.

Enfin, et toujours, passer au forfait, c'est passer à une rémunération fixe des auteurs (plus de proportionnelle) donc qui paye tous le monde, même le kévin qui post sa reprise foireuse, et ça aussi ça coince.
Passer à un salaria de l'auteur, c'est le premier pas vers une banalisation (tous se vaut, tout est rémunéré, mais a minima), perte de l'encouragement de l'auteur, diminution de sa protection, disparition de la majorité de ces auteurs (pas artistes, hein, auteurs), et au final... ne reste que ceux qui font ça, "à coté" car ne peuvent pas vraiment en vivre, et donc stagnation de la culture (pas ou peu de nouveaux apports) : je dramatise un peu parce que ce schéma prendrait certainement une bonne 50n d'année, mais même...

De plus ce forfait fait payer à ceux qui ne partagent pas, pour financer ceux qui partagent: donc en fait la même idée que la taxe pour copie privée tant critiquée...

Ils font du racket,
Dsl, mais ils ne rackettent personne: c'est toi qui achète ou non. Moi j'achète pas (toi non plus apparemment), pour le reste, c'est leur problème.
Présenter la demande comme celle d'une majorité d'insatisfaits est une demi vérité: c'est oublier que beaucoup ne téléchargent pas, et consomme bétement, puis se plaignent, ou trouve que c'est normal de payer pour une oeuvre.
C'est principalement à eux que l'offre actuelle réponds.
à coté, il y a la lutte contre la contrefaçon.
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Ils font du racket
Ben oui : la copie privée tu la paye ou tu la paye. Quoi que tu fasse du support acheté. C'est du racket.
Ce n'est pas un problème à part. Et quand on voit leur acharnement a conserver cet taxe en l'état (voir à la rendre plus abusive chaque fois)... on ne peut les considérer dans leurs ensemble autrement que comme des racketeurs.

Ensuite, passer au forfait n'implique nullement de salarier les auteurs. Je sais pas d'où tu sors ca. Les forfaits deezer, itunes, etc. ne sont pas divisé et reversés à parts égales entre les auteurs. Le prélèvement forfaitaire pour copie privée n'est pas reversé non plus à part égale entre les auteurs. Alors pourquoi d'un seul coup, sans lien logique, un forfait (ie licence globale) obligerai à passer à une rémunération fixe des auteurs ?

D'autre part, qui décrète que la reprise de Jean-Kevin est foireuse ? Et encore, une fois decretée foireuse, n'en est-ce pas moins une oeuvre ? Y a qu'a voir l'horreur de ecce homo : c'est une restauration ratée mais c'est une œuvre à par entière.

Pour conclure, ce qui est reproché ne me semble pas tant la situation actuelle, qui est médiocre, mais la situation vers laquelle on tends à trop écouter l'industrie de la culture qui voudrait que seule elle soit protégée et puisse faire du blé. Aujourd'hui on a encore des médiathèque et des bibliothèques, mais demain ? Aujourd'hui on peut encore regarder un film à plusieurs sans surcout, mais demain ? Aujourd'hui on a le droit de se prêter un cd, mais demain ?
Si on laisse faire l'industrie, la réponse à toutes ces questions sera "non". Donc, on ne doit pas les laisser tout faire, pour le bien de tous.
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Le racket, c'est du vol: soustraction frauduleuse de la chose d'autrui.
Le commerce, c'est du commerce: rencontre d'une offre et d'une demande, que cette offre soit excessive ou non, et que cette demande soit trop exigeante ou non.
La taxe, c'est encore autre chose : c'est la contrepartie de la possibilité de copie privé offerte par les supports de stockage dans un contexte de dématérialisation de l'ensemble ou presque des œuvres protégées.

On peut contester les motif et le montant de la dernière, mais certainement pas assimilé l'une de ces notions à une des autres.

Alors pourquoi d'un seul coup, sans lien logique, un forfait (ie licence globale) obligerai à passer à une rémunération fixe des auteurs ?
Parce qu'avec un forfait fixe en contrepartie d'un libre partage non marchand, y en a un qui récupère un fichier et qui distribue en masse, sans contrôle (non merci) donc impossibilité de percevoir la part de chaque auteur, l'importance d'une œuvre par rapport à une autre, etc. Pour faire simple, l'artiste ne "vendrai" qu'un disque, mais comme c'est global, tout artiste serait considéré comme ayant vendu un disque (sauf si pas de téléchargement à la base), dont tu redistribue à chacun, "proportionnellement", c'est à dire ici de façon égale pour chacun.
Le résultat: un auteur ne toucherai qu'à la première transmission DDL/P2P, puis après ça disparait dans le partage non-marchand.
ça implique après que c'est au fan de donner, comme il veulent, d'aller au concert, etc... Bref on rejoint le modèle de l'autoproduction actuel qui ne marche que pour certain, et encore, c'est parce qu'ils s'appuie même sans le savoir sur ce système de production qu'ils critiquent tant, mais qui ne marchent pas pour la majorité.

La part fixe d'un auteur dépend de son audience: sur internet, avec un libre partage non marchand, il n'y a pas d'audience, sauf par contrôle des échange. Donc ça amènerai/amènera à un nivèlement des rémunération vers le bas, avec la même pour tous => stagnation, encore une fois...

D'autre part, qui décrète que la reprise de Jean-Kevin est foireuse ? Et encore, une fois decretée foireuse, n'en est-ce pas moins une oeuvre ? Y a qu'a voir l'horreur de ecce homo : c'est une restauration ratée mais c'est une œuvre à par entière.
Totalement d'accord, si elle est originale, c'est une oeuvre: mon propos, c'est qu'avec un nivellement vers le bas via la licence globale, le Kevin bénéfice d'autant de visibilité que le nouveau génie de la guitare, genre le fils spirituel de Django Reinhartd, et qu'il faut donc écouter les deux, et se cogner le Kevin à un moment, pour faire le tri, et ça, le citoyen moyen, il le fera pas, faut être honnête (c'est un tort, mais ça se comprend).

Aujourd'hui on a encore des médiathèque et des bibliothèques, mais demain ?
Si on les déserte, elles disparaitrons, mais c'est notre faute, pas celle de l'industrie.
Si on continue comme avant, elles étaient là avant et pendant, elles seront là après.

Aujourd'hui on peut encore regarder un film à plusieurs sans surcout, mais demain ?
C'est la peur instauré par le Kinect et autre sur la reconnaissance des personnes?
C'est ni pour demain, ni un problème: tout ceci relève du champ contractuel, pas de la loi. Si tu loue un film, pour le regarder en famille ou entre amis, la licence le prévoie déjà. pas en nombre, mais c'est déjà limité (que les gens le sachent ou non). la question du nombre sera une erreur commerciale qui tuera la boite qui y aura recours, donc pas de souci

Aujourd'hui on a le droit de se prêter un cd, mais demain ?
Principe de l'épuisement des droits à la première vente, encore récemment réaffirmée (et clarifiée pour les logiciels) donc pas de problème, c'est fait pour durer, et un des moteurs du droit d'auteur actuel. Vive l'occasion

Si on laisse faire l'industrie, la réponse à toutes ces questions sera "non". Donc, on ne doit pas les laisser tout faire, pour le bien de tous.

L'industrie ne fait pas la loi: elle fait du lobbying qui INFLUE PARFOIS sur le texte de la loi, l'idée, mais elle ne légifère pas...
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Tu me donne l'impression de craindre la situation actuelle au lieu d'envisager les possibilités qu'offre le changement.
Je m'explique :
Sur l'histoire du forfait, tu part du constat qu'on ne peut pas savoir qui fait quoi. Perso, j'imagine difficilement que personne, qu'aucune entreprise ne trouve un moyen de faire de la mesure d'audience. Pas forcement mieux que les mesures d'audience sur lesquelles on base aujourd'hui les rémunerations des auteurs, mais pas forcement pire.
Pour l'histoire de l'oeuvre de Jean-Kevin, il ya toujours eu et il y aura toujours des influenceurs. Avant il y avait les journaux, plus ou moins spécialisées, les emissions de tv, etc. Demain ce seront des sites web, des bloggueurs, des pages facebook ou je ne sais quoi d'autres encore.

Bref, un business model different est possible. Et je pense qu'aux vues des difficultés et contraintes qu'impose ou tente d'imposer le business model actuel, il serait temps de commencer a envisager un peu plus serieusement d'en changer. Sans forcement spollier les auteurs. Je pense qu'il faut accompagner le changement plutot que de tenter de lutter vainement contre.
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Perso, j'imagine difficilement que personne, qu'aucune entreprise ne trouve un moyen de faire de la mesure d'audience.
Sur internet? oh ça existe. Le filtrage sous toute ses formes peut largement y répondre.
Ou alors les sites pirates qui rapportent les oeuvres les plus téléchargées sur leur site. Oh wait,... un site pirate qui coopère hahaha.
Pour la TV et la radio, c'est des panels, qui coopèrent: or aujourd'hui la coopération est systématiquement stigmatisée (pas forcément à tort, ça représente mal)

Demain ce seront des sites web, des bloggueurs, des pages facebook ou je ne sais quoi d'autres encore.
Dans l'idée, oui, mais jean Kévin peut aussi blogué, créer une page FB, etc... Le même souci s'opère: pour sortir du lot, l'influenceur devra soit investir un peu plus (et le répercuter dans un prix) soit ... espérer que le bouche à oreille lui bénéficie (ce qui arrive aussi vite que ça repart).
Bref, au final, c'est l'utilisateur qui doit chercher et trier (parmi les oeuvres, ou parmi blog, c'est pareil).
Et l'un dans l'autre, une élite "internet" qui te dit quoi écouter, et se rémunère grassement dessus, ça ressemble un peu au business model actuel, non?

Il faut changer ce qui est mis en place dans la pratique, oui. Pour adapter au monde actuel. Mais défendre les grands principes du DA ne me semble pas incompatible avec ça.
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Je parle de mesure d'audience, tu réponds filtrage ? WTF ? T'y va pas avec le dos de la cuillère dans l'exagération hein.
Tu enchaine avec le site pirate qui ne coopèrerait pas. Mais s'ils ne sont pas menacés (légalisation du partage, c'est bien de ca dont il est question non ?) , il n'ont aucune raison d'avoir peur et de ne pas transmettre (ou laisser en libre accès) une liste anonymisé de ce qui a été téléchargé/écouté. Tu semble figé dans l'état actuel des choses, sans envisager le moins du monde comment les choses pourrait évoluer si il y avait du changement.
Tu enchaine avec un troll sur la coopération. Genre le panel de téléspectateur comparé à la coopération des grandes heure de notre histoire, on est à 2 doigt du godwin. Surtout, aucun rapport entre dire "j'ai matté ca hier" et "lui, là, emmenez le !". Ais au moins un peu de respect pour le débat qui a su, pour une fois, rester digne.

Ensuite, sur les influenceurs, tout ce que je note, c'est qu'un business est possible, et même probable. Le besoin est (déjà là. Sans parler des influences bénévoles.
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"1) il faut posséder : les notions de prêts ou de location n'existent pas. Seul l'acte de possession existe. Donc effectivement si possession = achat, alors ça revient très cher."

Rien que ça, ça part mal.
On ne possède jamais une oeuvre, au mieux on en a une copie sur son disque.

Quand on utilise un site de streaming, quelque part on copie aussi . D'ailleurs, il existe des extensions pour copier les flux vidéos : Une fois le film regardé, on l'a sur le disque aussi.

A titre perso, je me sers (servais , j'ai plus le temps) de cette possibilité régulièrement: Avec une connexion pourrie, c'est très pratique, et ça permet de partager à postériori ce film, le revoir, le voir lorsqu'on est dans le train .... Tout ça sans aucun préjudice pour le diffuseur, qui ne le sais même pas une fois que c'est chez moi..
Tout au plus un "manque à gagner" du fait que j'aurais bien pu l'acheter/le regarder en VOD (et repayer plusieurs fois)/voir les pubs sur le site web.

Mais des manques à gagner, c'est courant dans tous les domaines du commerce.... Est-ce que TF1 se plaint quand on va pisser durant les pubs ? Est-ce que le fait que je roule en pigeot n'est pas un manque à gagner pour porche ? Est-ce que le fait que je prenne ma voiture pour aller en vacance n'est pas un manque à gagner pour la SNCF ?


Après, je suis complètement d'accord pour asphyxier financièrement les parasites (les sites de streaming illégaux). Pour moi, le problème est que SI il y a flux financier, alors effectivement ce sont les créateurs à en toucher les fruits. Mais si il n'y a pas de flux financiers....

C'est là ou je rejoins Anon_Kob : Le meilleur dans tout ça est que ça puisse favoriser des systèmes de P2P plus évolués que ceux qu'on a actuellement, et ça serais pas un mal.
Ca reste une solution de pis-aller.
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Personnellement, je pense que Lescure a très bien compris le système derrière le piratage. La preuve il ne s'attaque pas aux consommateurs.
Ce qu'il recherche ce n'est pas la lutte contre le piratage (il s'est rendu compte que de toute manière le piratage existera toujours), mais de rendre plus difficile l'accès aux contenus piratés. Car si une minorité télécharge parce que le modèle actuel ne leur plait pas, une majorité télécharge parce que c'est gratuit et facile d'accès.
Décourager le pirate lambda de pirater, voilà son objectif à mon avis.

Et en parallèle il donne l'impression de vouloir fournir une offre légale compétitive (cf les tweet de julien), notamment quand il parle des grands chantiers et de revoir la chronologie des médias.
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871 messages publiés
Tu crois vraiment à tes propos ? Tu les tires d'où tes conclusions ?
Les gens sont prêts à payer, à partir du moment qu'on arrête de les prendre pour des vaches à lait.
Les solutions sont simples, mais sont diamétralement opposées à la volonté de maximisation des profits.
Inscrit le 24/12/2011
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Hahaha
Hohoho
Si il avait très bien compris et qu'il voulait défendre les revenus de ses amis ayant-droits, il chercherait au contraire à favoriser le piratage.
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Allez, un triple LOL pour mister Lescure !


J'oubliais : salauds de pauvres !
C'est quand même fou, ces pauvres qui n'ont pas d'argent...
[message édité par mosquito33 le 06/12/2012 à 16:37 ]
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Oui, et ça me fait penser a un certain chanteur/ artiste anarchiste, un dénommé Leo, qui avait sorti sur un plateau TV alors que le présentateur lui reprochait de gagner beaucoup d'argent a rien foutre:
"c'est pas moi qui gagne trop, ce se sont les autres qui gagne pas suffisamment"

Dans les années 80 il me semble....MDR !
Inscrit le 18/07/2011
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Loin de lutter contre le piratage, la mission Lescure risque donc d'encourager la naissance de nouvelles formes de piratage. Ce sera d'un certain point de vue salutaire ; elle permettra peut-être de revenir à une période oubliée où le P2P était d'abord et avant tout un projet solidaire de constituer ensemble la bibliothèque d'Alexandrie, où chacun pourrait obtenir n'importe quelle oeuvre grâce à la mise en partage de toutes les bibliothèques privées. Cette utopie humaniste derrière le piratage, qui devait s'accompagner par la modélisation de nouvelles sources de revenus pour les créateurs (comme la licence globale), a été largement pervertie par l'apparition du streaming, des sites de téléchargement direct, et des groupes privés qui ont cherché à gagner un maximum d'argent avec des sites de liens sous leur contrôle. Si la mission Lescure permet de revenir aux années glorieuses du partage, tant mieux.


/Clap

J'utilise du stream et le ddl quand je suis vraiment fénéant. Et j'en ai honte.
La fermeture de Megaupload m'a vraiment réveille et m'a rappelé à tous ce que tu décris dans le paragraphe que je me suis permis de recopier.

On a des façons et des méthodes différentes mais je vois bien que l'on se ressemble.
Et d'un coté, ça me fait plaisir, je me sens moins seul

Je radoterais un peu en disant : La bibliothèque d'Alexandrie existe à moitié en France, elle s'appelle la bibliothèque nationale de France. Y sont répertories tous les CD, DVD, Software,livres ... qui ont été autorisés à être vendu en France.

Une licence globale, basés sur des stats de DL via LA BNF, c'est techniquement.... bidon à faire.
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Une licence globale, basés sur des stats de DL via LA BNF, c'est techniquement.... bidon à faire.


Je doute que ce qui soit le plus populaire sur TPB soit dans la BNF.
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882 messages publiés
Et c'est oublié qu'une grande portion est dans le domaine public, donc payer une licence globale pour consulter/copier quelque chose de gratuit par définition...
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D'ailleurs Jed il faudrait qu'on fasse une demande de classement à l'UNESCO pour TPB. Après tout c'est presque une nouvelle bibliothèque d'Alexandrie ce site. Et vu que la précédente a fini par cramé on peut peut-être essayer de sauver celle-là
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Même pas besoin de parler de socialisme par le bas, c'est juste un gros manque concernant l'offre légal.

Les ayant droit vont te répondre qu'il ne peuvent pas lutter contre du gratuit.

Et pourtant, ils bloquent Netflix en France, de peur de prendre une déculotté (ils sont libéraux uniquement quand il y gagne).

Et pourtant, les majors imposent une mise de départ de plusieurs centaines de k€ qui interdit l'ouverture de disquaires spécialisés en ligne.

Je dirais presque le prix unique serait une solution, sauf que cela a entrainé un prix exorbitant pour les livres en France.
Inscrit le 25/07/2011
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Et pourtant, ils bloquent Netflix en France, de peur de prendre une déculotté (ils sont libéraux uniquement quand il y gagne).


Non, ils ne veulent pas de Netflix car ils pensent que cela ne leur rapportera pas assez.
Même les majors et boites de prod américaine y ont vu un bénéfice (bon la valeur des catalogues arrête pas d'augmenter mais au moins il y a une offre). En France on arrive pas à voir plus loin que son propre intérêt à court terme (du coté des producteurs comme celui des consommateurs).
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Non, ils ne veulent pas de Netflix car c'est leur mort à moyen terme.
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Ne jamais interrompre un ennemi quand il commet une erreur.
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super article vraiment.

de bonnes idées, des références historiques ( tu expliques bien les étapes kazaa emule etc..)

et la conclusion superbe.

merci pour cet article ou j'ai appris pas mal de chose.
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1587 messages publiés
On ne peut pas demander à un smicard de payer 120 euros pour écouter de la musique sur Deezer, de payer 500 euros par an pour recevoir Canal+, de payer encore 200 euros par an pour lire des livres sur sa liseuse électronique, puis de repasser à la caisse pour regarder des films, puis encore pour jouer à des jeux vidéo,...


C'est un raisonnement idiot !
Vous mélanger des biens ou services payant avec la notion de ressource illimité.
C'est un peu comme si vous disiez : la personne qui n'a pas les moyens de manger au restaurant chaque jour est pauvre.

Désolé, mais des services se paient. Et si une personne n'a pas assez d'argent pour en profiter, elle n'a pas à en profiter. Il y a des limites à tout, c'est frustrant (pour certains) mais c'est ainsi. et c'est aussi ce qui donne de la valeur aux "choses" (pas matériellement), aux moment. C'est parce que nous ne pouvons pas manger tous les jours au restaurant que nous profitons de cet instant privilégié.
Si une personne n'a pas les moyens, elle pourra se passer de Deezer, ou de sa liseuse, ou de canal+. il n'est écrit nulle part que c'est une obligation de souscrire à ces services.

Après, vient le débat sur la facturation réelle du service.
Quand je vois des ebook vendus (par des maisons d'édition dont nous tairons le nom), 10, 15 voire (parfois) 20 €, C'est exagéré. Car c'est presque le prix de la version papier. Là, clairement, l'éditeur prend l'internaute pour un pigeon pour s'en mettre plein les poches.
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flob (Modérateur(rice)) le 06/12/2012 à 16:56
Ils savent très bien qu'on ne pourra pas se payer tous ces services. Mais ils utilisent le piratage pour justifier la baisse des chiffres.

Ils disent pas : "Ah, ca se vend pas.... peut etre que ces services sont trop chères..", mais plutot, "Ah ! Ca se vend pas, c'est a cause du piratage !"
Inscrit le 13/09/2012
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Là c'est de la pure réflexion commerciale: il y a plusieurs ceux qui veulent attirer les clients en cassant les prix (souvent les petits nouveaux. Ex: Free mobile) parfois à raison, mais souvent en sacrifiant leur marge, et ceux qui font une offre haute, et qui diminue la demande (de nos jours, elle ne baisse vraiment pas, piratage ou pas).

Comme d'autres l'ont déjà dit ailleurs, s'ils raisonnent mal, il s'effondreront économiquement, qu'ils tordent le cou au droit d'auteur à leur avantage ou non).

Ils savent très bien qu'on ne pourra pas se payer tous ces services.
ça tombe bien, on n'a pas besoin de tous...
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Pour mémoire Free n'est pas une entreprise philanthropique,et ne l'enterre pas trop tôt !
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154 messages publiés
Je me demande qui a un raisonnement idiot...
On n'est pas dans l'économie de rareté là, donc la comparaison avec le fait de manger au restaurant n'a aucun sens...

C'est bien le problème d'ailleurs, les "industries culturelles" tentent encore d'adapter leurs anciens modèles économiques à une économie d'abondance (tarifs aberrants de l'offre légale, chronologie des médias complètement absurde, etc.).
Ca ne peut pas marcher, mais tant qu'elles ne seront pas au fond du trou, elles ne se remettront pas en question et on continuera de subir des lois stupides et une lute contre le partage perdue d'avance.

Mais je suis plutôt optimiste sur le long terme, les "industries culturelles" finiront par s'adapter, d'autres plus capables les remplaceront, ou elles disparaitront....
[message édité par Tipunch le 06/12/2012 à 17:41 ]
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1840 messages publiés
woaw , tu as bien integrer le faite que la culture c'est un bizness et que si tu peu pas te l'offrir TU DOIT RESTER UN CON IGNARE SANS CULTURE...

bravo , chapeau bas , quel beau specimen
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805 messages publiés
Non !
Tu confonds culture et divertissement ! Il y a bien un business de la culture mais il est pas aussi sournois que celui de la culture (bibliothèque, musée, expo etc...)

Une personne qui sors de chez elle pour aller dans des musées, qui va lire dans des bibliothèques, et regarder des documentaire sur arte aura une plus grande culture que le kevin ignare qui télécharge le dernier expendables et le dernier ghetta !
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Je serais d'accord avec ce raisonnement à une seule, unique et simple condition : qu'on supprime tout subvention, aide public, exception fiscale ou tout autre avantage financé par le contribuable au seul prétexte que la culture n'est pas un bien marchand comme un autre.

Si c'est un bien marchand comme un autre, okay, libre à ce secteur de faire comme bon lui semble, et libre au consommateur d'acheter si ça lui chante.

Mais si la culture c'est trop important pour n'être qu'une marchandise, alors là je dis non. Si on doit *aider* la culture parce que c'est important, alors cette importance, cette exception à la loi du marché donne le droit de regard sur les droits qui viennent avec le devoir du contribuable à aider cette activité économico-culturelle.

On ne peut pas avoir les deux à la fois.
On ne peut pas taxer la copie privée de films et en même temps interdire dans la loi le contournement des protections contre la copie des DVD et BluRay, soit 100% des films numériques. Si je dois en tant que contribuable accepter qu'on compense le manque à gagné des réalisateurs de films, alors j'exige d'avoir le droit légal de faire une copie privée des films que j'achète !

Comme cela m'est refusé, je n'achète plus de films mais je les télécharge illégalement.
Là, au moins, le manque à gagné compensé préventivement, il a un sens.

Et je me fous que cela ne soit pas légal. Taxer un usage interdit ne l'est pas plus.
On est en pleine illégalité voire impunité dans chaque camp depuis tellement longtemps...
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Rien a rajouter !
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Mais la culture n'est pas un bien marchand comme un autre. La culture est un secteur qui nécessite d'être encouragé pour se développer: ça passe par la protection en PI, d'une part, et l'encouragement par l'Etat (le montant est certainement trop important en france, mais il faut le réduire, pas le supprimer). Sans ça, on stagne: seul ceux qui trouvent le temps de créer à coté de leur emploi le font, pas toujours à fond, et les apports sont donc minime. En face, le consommateur doit fournir un effort supplémentaire pour chercher ces apports (ce qu'il ne fera pas) à défaut de quoi il tourne sur ce qui existe déjà==> stagnation.

cette exception à la loi du marché donne le droit de regard sur les droits qui viennent avec le devoir du contribuable à aider cette activité économico-culturelle.
C'est là que ça coince véritablement: on n'est pas de prime abord sur un "marché", donc cette loi ne s'applique pas, donc pas d'exception, donc pas de compensation.
De plus, même si on prévoit une exception, ça n'ouvre pas un droit, puisqu'on est en justement matière d'exception : le principe serait la libre circu, le droit de voir tout circuler librement SAUF là (donc pas de droit à apporter en compensation puisqu'il existe en amont).

On ne peut pas taxer la copie privée de films et en même temps interdire dans la loi le contournement des protections contre la copie des DVD et BluRay, soit 100% des films numériques.
Là on est d'accord. les DRM se sont développés pour palier à un certain manque de là loi, et pour des considération de segmentation des marchés qui perd en pertinence aujourd'hui.
Aujourd'hui, elles n'ont pour la plupart plus de raison d'être: et de toute façon ce n'est plus à la loi de s'en charger, mais au contrat de gouverner cet emploi des DRM.

Comme cela m'est refusé, je n'achète plus de films mais je les télécharge illégalement.
Sauf que non. Si tu transgresses la loi partout où toi tu ne l'acceptes pas, tu ne vas pas la respecter souvent: tu n'acceptes peut être pas tes impots, surement pas toutes tes amendes de stationnement, d'excès de vitesse, tes obligations contractuelles envers tel ou tel individu...
En étant dans cette société, en votant pour tes représentants, ton présidents, tes élus locaux, tes représentants européens, tu délègues ton pouvoir de légiférer à ces institutions: basiquement tu as voté pour les lois HADOPI, pour les lois sur la protections des DRM,... Tu ne peux pas te dédire, sauf considérer que tu ne fait pas partie de cette société, tu t'en exclu, tu va vivre en hermite, loin de ses "abus" mais aussi loi de tous ses "apports".

Taxer un usage interdit ne l'est pas plus
ce qui gène c'est l'évaluation du montant, pas la taxe, qui ne porte que sur les usages licite (ça a déja été rappelé plusieurs fois par le CE).
Inscrit le 20/11/2004
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Tiens, il n'y a plus de bouton Flattr ? Damned, je voulais le cliquer !
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Article très intéressant !
Inscrit le 09/10/2008
3230 messages publiés
ça y est de nouvelle quiche qui cherche.. quand ils auront comprit que à moins de fermer internet il ne se passera jamais rien...

vous me direz ça leur permet de détourner du fric....

dire que la France est placé rang 22 dans les pays corrompus.. ça en dit long...
Inscrit le 29/09/2009
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et 29 eme pays des droit de l'homme!
Inscrit le 20/08/2010
909 messages publiés
De toute façon, ce qui se copie d'un clic ne peut plus être vendu ! Tôt ou tard ils crèveront ! Et c'est tant mieux !
Inscrit le 16/06/2009
692 messages publiés
Qui dit duplication dit partage également.
Le partage ne peut plus être vendu dès lors que tout le monde peut dupliquer.

C'est précisément pour cela qu'ils sont parti en guerre contre la duplication par tout le monde.
Hors du modèle few-to-many, ils n'ont absolument aucun moyen de garder les marges actuelles du secteur.
Inscrit le 27/04/2009
263 messages publiés
Très intéressant! En résumé
Le 1) est inacceptable et imbécile
Le 2) est très discutable
Le 3) est légitime
Mais l'ensemble est inefficace... c'est mal parti cette histoire!

Mais peut être que ce n'est pas l'efficacité réelle (empêcher les échanges illégaux) qui est recherchée, mais simplement mettre des bâtons dans les roues de ceux qui se font du fric grâce aux échanges illégaux... ça au moins, c'est un objectif acceptable, et les mesures préconisées peuvent aider à atteindre cet objectif (inavouable de part son insuffisance d'ambition aux yeux de certains)
Inscrit le 13/02/2012
595 messages publiés
Excellent ton article!
Et il serait temps que ces imbéciles se rendent contre que le partage est bon, et que quoi qu'ils en pensent ça continuera!
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Inscrit le 30/10/2008
180 messages publiés
je ne suis pas vraiment d'accord avec ce paragraphe :
"Le piratage est un problème éminemment politique, pas un problème économique, juridique ou technique. Le piratage est une forme de socialisme imposé par le bas. Et la lutte contre le piratage est une forme de capitalisme qui voudrait s'imposer par le haut. La fracture entre les deux est bien une fracture idéologique, et l'on ne voit pas comment cette fois le capitalisme pourrait s'imposer. C'est là la véritable révolution culturelle."

ça n'a rien à voir avec socialisme et capitalisme (qui de toute façon peuvent très bien allé l'un dans l'autre, on vit bien dans une société socialiste basé sur le capitalisme !)

Le piratage c'est un retour à la base d'avant les droits d'auteurs. Aucun protection des artistes.
La lutte, c'est juste la guerre que mène une tranche de la population qui s'accroche à son privilège...
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224 messages publiés
très belle synthèse

Bravo !
Inscrit le 04/09/2002
2737 messages publiés
(..)La seule solution efficace contre le piratage sera le développement d'une offre économiquement responsable, qui permette à chacun d'accéder au maximum d'oeuvres au coût le plus accessible possible.(..)

oui, enfin, je pense qu'on s'éloigne de cette issue, car les habitudes ont désormais la vie dure: il aurait fallu agir en ce sens beaucoup plus tôt.

maintenant, c'est un peu tard...
Inscrit le 20/09/2009
6226 messages publiés
Très bon article.
Inscrit le 10/06/2011
1063 messages publiés
Excellent article
Comme quoi on en revient toujours à la même conclusion : pour eux Internet ce n'est que du business. Alors que tout le monde sait que ce n'est pas le cas
Inscrit le 12/04/2012
9 messages publiés
Je ne comprend pas comment on peut etre aussi débile !!
Car les intermédiaires financiers ou technique pourront toujours délocaliser autre part.
Les régies, moyens de paiement, etc,, vont tout simplement se barrer de la France, et résultat des courses ? Il vont créer de l'emplois a l'étranger !
Donc faire pression sur qui ? pfff

Et pour les moteur de recherche, c'est pas grave, Yandex (Russie) et Baidu (Chine) s'ouvrirons plus au monde entier pour mieux concurencer Google. Ca fera parfaiement l'affaire.
Inscrit le 02/04/2010
1047 messages publiés
Je suis plutot d'accord avec l'analyse de Guillaume, mais a un detail pres, comme d'autres dans les commentaires. Sauf que je suis plus nuance que ancalimon, Zig et Shin. J'y reviens a la fin.

- Les intermediaires techniques doivent rester independants. Le code des Postes et Communications interdisait aux intermediaires d'ouvrir les lettres et colis, donc d'inspecter le contenu des communications. S'il y avait des raisons serieuses de penser qu'une "communication" devait etre espionnee, cela passait par les services judiciaires, au cas par cas. Ce qui est suggere pour les intermediaires electroniques est une surveillance active de toutes les communications, au motif que c'est "virtuel", donc aucune raison de penser comme pour le monde materiel. Curieux comme ils cherchent a arreter les comparaisons avec le monde materiel quand ca les arrange. Et surtout quand la comparaison est pertinente.

- Dereferencer, c'est une douce farce. On censure des outils neutres pour un resultat nul et avec des moyens incontroles. Ca pourrait se defendre si c'etait efficace et proportionnel (ce que doit etre une loi, soit dit en passant), mais ce n'est ni l'un ni l'autre.

- La traque des sources de revenu part d'un autre postulat errone. La recherche de benefice n'est pas la motivation de tous les "pirates". Beaucoup d'individus partagent avec des outils gratuits (ne rapporte rien ou presque a leurs developpeurs) et/ou n'offrant aucune contrepartie (aucun benefice pour celui qui diffuse). L'exemple d'eMule est parlant: une communaute non officielle, offrant un logiciel gratuit, et des uploaders anonymes qui n'y gagnent rien. On peut ajouter certains sites webs qui ne gagnent souvent meme pas de quoi rembourser l'herbegeur. Ceux qui degagent un benefice du piratage sont rares.

- On en vient au point sur lequel je ne suis pas 100% d'accord. "On ne peut pas demander à un smicard de payer (...)"
D'un cote, non, on peut pas. Mais lui ne peut pas plus demander a ce que tout lui soit offert non plus. Ce n'est pas parce que ce sont des biens numeriques, donc a cout de duplication presque nul que cela n'a aucune valeur. Par exemple, Deezer a des couts de fonctionnement (y compris d'importantes commissions a reverser aux ayants-droits), et les oeuvres elles-memes ont des couts de production et de diffusion (meme si ces memes couts se reduisent avec le temps).
D'un autre cote, les ayants-droits eux-memes agissent comme s'il etait reellemet possible de forcer le smicard (et les autres) a payer des millions chaque mois pour leurs "produits". Plutot que d'adapter leur marche au monde numerique (non seulement en reduisant les couts, mais aussi en ameliorant la disponibilite des oeuvres), ils preferent se plaindre d'un piratage qui entraine leur mort. (Amusant, le piratage tue encore plus lentement que la cigarette vu qu'ils se plaignent ainsi depuis l'epoque de la cassette audio... peut-etre meme encore avant ca.) Et, partant du constat d'un piratage incontrole (et incontrolable), ils demandent a etre rembourse d'un prejudice presque equivalent a un principe "1 copie illegale = 1 vente perdue" que nous savons tous faux... Enfin, tous sauf semble-t-il au niveau politique.
Ainsi la "copie privee" ne mesure pas un reel prejudice, mais juste des "comportements" auquels sont appliques une serie de coefficient et de manipulations arbitraires . De meme pour les estimations faites lors des requisitions durant les proces pour piratage. Ainsi encore lors des etudes soumises pour reclamer plus de lois contre Internet. (Ah, l'etude Tera... grand moment de rigolade.) On y estime ainsi que le smicard qui a telecharge un film a fait perdre a "l'industrie" une place de cinema PLUS un DVD PLUS des droits pour la diffusion tele PLUS une diffusion VoD, le tout multiplie par le nombre de membres de sa famille et ses amis. Multipliez donc ca par le nombre de films qu'il aura telecharge, et vous obtenez parfois plusieurs fois son pauvre SMIC qui passe deja essentiellement en logement et nourriture. Alors, je veux bien ne pas "forcer" le smicard a depenser tout son revenu en musique et films (et jeux, et autres...), mais qu'on arrete de nous prendre pour des abrutis a pretendre qu'il le pourrait.

J'ajouterais les discours a geometrie tres variables (selon l'aspect a defendre) que font les defenseurs acharnes de la "propriete intellectuelle".
- Parfois, la propriete intellectuelle est a considerer comme une propriete "normale", notamment pour comparer le "piratage" a "un vol". Avec cette vision des choses, une copie illegale entraine un prejudice. (discours vente d'une oeuvre = vente d'un support, que ce dernier soit physique [CD] ou virtuel [fichier])
- A l'inverse, c'est une categorie a part des qu'il s'agit d'en estimer la valeur: on peut etre payer toute sa vie, et meme 70 ans apres, pour un travail ponctuel. De ce point de vue, le prix et les droits associes a l'achat sont entierement soumis a l'arbitraire de l'ayant-droit. (discours vente d'une oeuvre = vente d'une licence) A noter d'ailleurs que celui qui "achete" quelque chose, selon ce postulat, paie pour du vent. Et les ayants-drois ne s'en cachent meme pas: souvenez-vous...
C'est un double discours indefendable, mais pourtant tres ecoute par ceux qui "decident".
[message édité par wormlore le 06/12/2012 à 23:24 ]
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Thanks Wormlor pour cette version plus soft à laquelle j'adhère complètement (ceux qui trouve mes propos trop pro ayant droit peuvent l'interpréter à l'aide de ce post).

juste un truc: une oeuvre n'est pas un travail, en tout cas pas que ça. D'où le fait que la rémunération n'est pas un salaire, pas calé sur un nombre d'heure de travail, mais une rémunération proportionnelle au "succès", à l'importance de sa diffusion, de son partage, ... Certaines toiles de Picasso (Beurk) ne lui ont pas demandé énormément de temps, pourtant, elles sont largement recherchés, présentée en exemple de technique et d'art, ... Le petit peintre de la rue de la gaité, qui passe parfois des jours et des jours à chercher comment exprimer son idée, son ressenti, qui passe des mois à la finir, ne va la vendre que 100 € sur le marché edgard Quinet le dimanche...
Ce n'est pas un métier. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas en vivre, pas en faire un bizz, etc.

Après la comm des ayants droits et du gouv (quand il le suive) est foireuse, comme d'hab, mais c'est un problème de forme, et pas toujours de fond (sauf quand il refuse toute adaptation).

Donc précision, pour ce qu'elle vaut, à l'attention de ceux qui me lisent mal : je ne défends ni les ayants droits, ni leur discourt, mais le système de protection des œuvres et de leur auteur tel qu'il a été pensé et inscrit dans le code. Foncièrement bon, il doit s'adapter à son temps, inévitablement, et comporte certainement qq défaut à corriger pour éviter certains abus.
Pour tous le reste, c'est de l'argu commerciale (prix), social, politique, dont je fait peu de cas (sauf quand je lis des énormité du genre, une oeuvre doit être par défaut dans le domaine public, le refus de la "propriété" intellectuelle, les 1001 excuses pour contrefaire, ...)
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"Puis, il laisse fortement entendre que la riposte graduée sera abandonnée, parce qu'elle est jugée illégitime et inefficace."

Cela signifie que l'on va arrêter de tout faire à l'envers ?
http://iiscn.wordpre...age-hadopi-etc/
Ce serait pas mal

Mais la situation actuelle est une forme de deadlock, car sans offre légale vraiment atawad (any time any where any device) non monopolistique ou se réduisant à deux ou trois monstres, le piratage reste de fait "moral".
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
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Loin de lutter contre le piratage, la mission Lescure risque donc d'encourager la naissance de nouvelles formes de piratage. Ce sera d'un certain point de vue salutaire ; elle permettra peut-être de revenir à une période oubliée où le P2P était d'abord et avant tout un projet solidaire de constituer ensemble la bibliothèque d'Alexandrie, où chacun pourrait obtenir n'importe quelle oeuvre grâce à la mise en partage de toutes les bibliothèques privées. Cette utopie humaniste derrière le piratage, qui devait s'accompagner par la modélisation de nouvelles sources de revenus pour les créateurs (comme la licence globale), a été largement pervertie par l'apparition du streaming, des sites de téléchargement direct, et des groupes privés qui ont cherché à gagner un maximum d'argent avec des sites de liens sous leur contrôle. Si la mission Lescure permet de revenir aux années glorieuses du partage, tant mieux.


Vous avez parfaitement résumé ce que je pense !
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1232 messages publiés
Rappel :
Olivennes (oui, le petit gars du rapport de même nom,a l'origine de la création d'Hadopi) était le bras droit de Lescure chez Canal. Ces deux gaillards également membre du conseil de surveillance du groupe de médias Lagardere.
Lescure, administrateur de la boite qui fait les décodeur c+. Et qui, curieusement, à orienté sa stratégie vers les technos de cybersécurité et de valorisation de la propriété intellectuelle (groupe Suisse, of course)
Lescure, administrateur d'Havas, qui prend de plus en plus de part chez Vivendi Universal.
http://www.capital.f...-vivendi-752351

Tout est normal, donc.
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1494 messages publiés
- Bon article ! +1 pour Wormlore, rafoudol, byte_order, Typunch qui ont bien résumé la situation .
Ce rapport de Lescure , écrit sous la dictée des ayants-droits, est un non-évènement ou plutôt un bric à broc d'éléments captieux & artificieux éculés, pour maintenir, sur le web, un système de vieux privilèges du siècle passé, qui profite aux SPRD et éditeurs ( pas aux artistes ) qui se comportent comme les "fermiers généraux" de la Royauté d'avant 1789 !
- J'avais déjà expliqué cela pour l'article de Numérama sur les interrogations de Marc le Fur ....

- @ Anon_Kob : laisse tomber la Licence Globale ( je n'y crois plus... sutout avec ce Gouvernement de vendus ! ). Il vaut mieux passer aux CC ....

Ce rapport servira de paillasson devant lequel des milliers d'internautes essuieront leurs pieds : c'est tout ce que ça mérite ! la vie continue ! Où est la placedu Droit d'Usage là-dedans ? pour limiter les abus de la Propriété Intellectuelle des ayants-tous-les-droits avec la bénédiction de Floppy et de leurs affidés au Gouvernement ? Dans ce web libre de droits et d'accès ; on n'a le droit que de payer sans broncher , à ces intermédiaires parasitaires & onéreux ? ....
Inscrit le 19/05/2005
224 messages publiés
Excellent article, bravo. Très bonne analyse.
Il faut se rendre à l'évidence, le piratage aura toujours le dessus, mais ça ils ne le comprendront jamais.
En plus je trouve ta remarque concernant le smicard parfaitement justifiée et très juste.
La seule solution c'est la licence gobale ou quelque chose d'approchant.
Ils le savent bien, mais ils refusent de l'envisager par peur du ridicule je pense.
Car voilà 10 ans qu'on leur dit ce qu'ils doivent faire.
Inscrit le 17/03/2008
2648 messages publiés
Shin-55, le 07/12/2012 - 10:43
X

Là on est clairement pas d'accord. Tu es contre la banalisation, mais déjà à l'heure actuelle c'est ce qui se passe (merci la starac, mais il n'y a pas que ça, loin de là, et ensuite, ça implique un certain élitisme de l'artiste par rapport à la populace, qui est de moins en moins accepté (notamment sur la durée de protection, la transmissibilité des droits aux descendants, et pour certains le pognon généré démesuré par rapport à l'apport au public (ça n'est plus le cas maintenant c'est vrai, vu que le pognon est capturé bcp plus par les majors).

Dsl, mais ils ne rackettent personne: c'est toi qui achète ou non. Moi j'achète pas (toi non plus apparemment), pour le reste, c'est leur problème.
Du coup, je me pose la question:
Ton point de vue, c'est qu'il est préférable que les artistes meurent parce que personne ne regarde leurs oeuvres (donc ne les achètent pas) , ou qu'ils meurent parce que les gens regardent leurs oeuvres en les piratant ?
En étant dans cette société, en votant pour tes représentants, ton présidents, tes élus locaux, tes représentants européens, tu délègues ton pouvoir de légiférer à ces institutions: basiquement tu as voté pour les lois HADOPI, pour les lois sur la protections des DRM,... Tu ne peux pas te dédire, sauf considérer que tu ne fait pas partie de cette société, tu t'en exclu, tu va vivre en hermite, loin de ses "abus" mais aussi loi de tous ses "apports".
Bah alors, en poussant cette logique, on peux dire que finalement, les gens au 10ème siècles "délégaient" leur pouvoir au roi, simplement du fait qu'ils ne se révoltaient pas à chaque nouveau monarque. C'est un peu facile.
La démocratie parlementaire implique que tu votes pour un "paquet", le moins mauvais de tous.
Et d'ailleurs, il n'y a pas de contrôle à postériori: Au moment des élections , ils avaient déclaré qu'ils dégageraient l'HADOPI. Sitôt élus, ils se dont dédis. Dans l'intervalle, 5 ans d'immobilisme. Les promesses des élus n'engagent que ceux qui les croient.
On a le droit de reconnaître que la loi est mal fichue, et on a le droit de discuter pour la faire changer.
Là tout de suite, sur Numerama ça n'a pas d'importance ni d'impact.
Mais a force, et si des idées plus constructives émergent, elle seront reprises, diffusées, amplifiées , travaillées jusqu'à arriver dans les mains d'un parlementaire plus à l'écoute que les autres, et ce sera au moins discuté...
Mais la culture n'est pas un bien marchand comme un autre. La culture est un secteur qui nécessite d'être encouragé pour se développer: ça passe par la protection en PI, d'une part, et l'encouragement par l'Etat
On peux dire ça alors de tous les secteurs.
D'ailleurs , tous le disent, les auteurs de logiciels comme les salariés de Florange ou Peugeot.
J'entendais à la radio les demandes des salariés (nationalisation, donc argent public), le patron de l'AFPA (qui voulais des sous de l'état) , les FAI (qui veulent des subventions pour les zones blanches) , etc...
On a tous une "bonne" raison d'aller taper dans le pot commun.
Je ne le nie pas. Simplement, si il y a subvention, alors il y a une contrepartie. Et c'est là ou, pour les artistes, ça coince.
(sauf quand je lis des énormité du genre, une oeuvre doit être par défaut dans le domaine public, le refus de la "propriété" intellectuelle, )
Mais actuellement une oeuvre *est* dans le domaine public par défaut, dans les fait ! (Via Internet) ... Et la PI n'existe que dans les tribunaux, et a postériori, pas (plus ?) dans la tête des gens , habitués aux usages nouveaux apporté par les réseaux.
Je vais te dire: Si on s'en foutais tellement, tu crois qu'on perdrais du temps a discuter ici plutôt que de se matter une bonne série ? C'est comme en amour: La fin de l'histoire se reconnais non pas à la violence, mais à l'indifférence.
Pour moi, là, le scénario de paupérisation des artistes que tu présente plus haut est en train de se réaliser, est pratiquement fait déjà, même, dans l'état actuel des choses.
Pour moi, continuer sur la voie actuelle , c'est être indifférent aux sort des artistes, étant donné que sur le net (et après 10ans de formation des gens à ses usages), on ne va plus revenir en arrière, comme on ne reviendra plus à la bougie.
Donc soit on bouge les règles, radicalement, pour créer une nouvelle dynamique pour la création, soit on reste dans la logique actuelle, et effectivement, dans 30 ans il y aura 3 multinationales de création et 4/5 "artistes-playback" par années au succès éphémère, poussés à grand coup de star'ac et autre TV-Show, et aucune place pour rien d'autre *y compris sur le net* puisqu'il sera devenu à peu près égal à une grosse TV. multichaines, a coté de 12 millions de vidéos perso de chats sur Youtube.
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Bah alors, en poussant cette logique, on peux dire que finalement, les gens au 10ème siècles "délégaient" leur pouvoir au roi, simplement du fait qu'ils ne se révoltaient pas à chaque nouveau monarque. C'est un peu facile*
Tout dépend de la monarchie en place: le plus souvent, elle vole le pouvoir au peuple donc ça n'a rien à voir.

La démocratie parlementaire implique que tu votes pour un "paquet", le moins mauvais de tous
La fameuse allégorie de la poire à lavement et su sandwich à la merde? La réalité est moins grave que ça heureusement.

Mais actuellement une oeuvre *est* dans le domaine public par défaut, dans les fait ! (Via Internet) ...
Le domaine public n'est pas une zone, c'est un statut reconnu au œuvre, une protection de la culture, une dépossession nécessaire de l'auteur, par l'Etat représentant de son peuple, mais qui n'est pas limité à un territoire.
Donc, dans les faits, il n'y a pas d'oeuvre par défaut dans le domaine public: une oeuvre accessible au public n'est pas la propriété de ce public, ... Pour cela, il faudrait une réforme radicale

Et la PI n'existe que dans les tribunaux, et a postériori, pas (plus ?) dans la tête des gens , habitués aux usages nouveaux apporté par les réseaux.
tout comme le pénal alors. Puisque je ne suis puni qu'à postériori d'un meurtre, je peux tuer? Dsl de comparer ainsi, mais ça fait parti des excuse classique : je déplore grandement cette perte de conscience des gens, mais la solution c'est pas "tant pi". Il faut recréer la logique, réenseigner les bases, rappeler que la propriété est un droit constitutionnel, que si tu ne veux pas que ton voisin squatte chez toi, ne squatte pas chez lui, etc... POurquoi ce que les gens comprennent aisément pour le matériel finit par leur échapper pour l'immatériel, alors qu'il s'agit des mêmes principes fondamentaux (propriété et droti de la personalité??

Donc soit on bouge les règles, radicalement, pour créer une nouvelle dynamique pour la création,
Bouger les règles oui,
Radicalement, non. La philo du droit d'auteur est bonne, ce sont les paramétrage qui coince aujourd'hui (présence et montant de taxe, etc).
Inscrit le 25/08/2008
764 messages publiés
Le piratage est une forme de socialisme imposé par le bas. Et la lutte contre le piratage est une forme de capitalisme qui voudrait s'imposer par le haut. La fracture entre les deux est bien une fracture idéologique, et l'on ne voit pas comment cette fois le capitalisme pourrait s'imposer. C'est là la véritable révolution culturelle.


Le temps qu'on lira des choses pareilles faudra pas s'étonner que la France est une merde en entrepreneuriat. Comprendre ça serait une véritable révolution intellectuelle.

Il est tout à fait possible de trouver un modèle économique rentable où tout le monde pourrait accéder aux œuvres culturelles pour un prix raisonnable. Mais ça demande déjà d'arrêter de penser que le capitalisme c'est le mal. Puis de casser les accointances entre majors et politiques pour retrouver une économie un peu plus saine.

Les entreprises qui versent des dividendes énormes plutôt que d'investir sont peu nombreuses en réalité. Ce n'est pas du tout comme ça que doit fonctionner une entreprise, c'est d'ailleurs ce qui est enseigné dans les Masters de Finance d'entreprise. D'ailleurs les sociétés qui réussissent ne versent même pas de dividendes le temps qu'elles sont en phase de croissance (qui peut durer 15 ans, cf. Microsoft) car l'augmentation annuelle de la valeur de l'action dépasse largement les dividendes que pourrait verser l'entreprise et il est donc bien plus logique de réinvestir les bénéfices.

Une entreprise qui verse des dividendes est une entreprise qui est arrivée à maturité et qui considère qu'elle ne peut plus innover dans son secteur d'activité (sinon c'est qu'elle n'a pas compris ce qu'était la finance d'entreprise). Mais même dans ce cas, il y a une meilleure solution : racheter les actions, pour renforcer son contrôle (et donc se protéger d'un rachat hostile) et s'éviter de verser des dividendes à d'autres et donc mieux payer les salariés.

C'est d'ailleurs ce qui est évoqué dans le célèbre article "Why do companies pay dividends?" de Feldenstein et Green :

http://dash.harvard.....pdf?sequence=2

Article qui date tout de même de 1979...

Conclusion de l'article, en gros : on ne comprend pas trop pourquoi les entreprises paient des dividendes, il y a toujours un moyen de mieux allouer cet argent.
Inscrit le 24/12/2011
2274 messages publiés
tntprog, le 07/12/2012 - 16:32

Conclusion de l'article, en gros : on ne comprend pas trop pourquoi les entreprises paient des dividendes, il y a toujours un moyen de mieux allouer cet argent.

Intéressant !
Inscrit le 20/08/2010
909 messages publiés
Le problème n'est pas la lutte contre le piratage, mais la justification (fallacieuse) qu'il constitue pour attenter à la vie privée des usagers du réseau.
Inscrit le 13/09/2012
882 messages publiés
Parce que tu penses honnêtement que les "gros cigares" cherchent juste à s'immiscer dans ta sphère privé? juste comme ça? pour te faire chier?
Ce n'est pas à eux de le faire, c'est sûr (mais vous êtes pas forcément "pour" quand c'est la police qui le fait non plus, donc c'est juste sur le principe que ça tique), mais la vie privée n'est pas la carapace absolue, l'outil qu'on peut utiliser pour se soustraire aux principes de la vie en société.
Tu n'es pas le seul maitre chez toi, que ça soit devant ton ordi, ou dans tes chiottes. Tu es aussi le membre d'un société, citoyen, qui dévoue sa part de souveraineté à l'Etat, en contrepartie d'une protection de ce dernier qui représente l'ensemble. Et de la même façon que tu es en principe (je dit ça parce que je ne suis pas complètement naif non plus) protégé par cette société, et qu'un individu ne va pas forcément pouvoir te piquer ton bien, ton poste, ou ton idée comme ça, tu ne peux pas être laissé en train de contrefaire l’œuvre d'un autre, ni frapper ton gosse, ta femme, sous prétexte que tu est chez toi et que c'est ta vie privée. Et cette restriction de vie privée justifié par des nécessité de police, etc, s'applique au réseau qui n'est qu'une extension de ce qui constitue les "lieux publics".
Le problème comme tu le dis n'est pas la lutte contre piratage, mais bien sa mise en balance avec cette vie privée, et la neutralité du net: c'est "où placer le curseur?" pas "faut il un curseur?"
Inscrit le 19/09/2012
210 messages publiés
Bon article ! il y a juste la métaphore simpliste avec socialisme et capitalisme.

Vive le partage décentralisé.

Continuons de partager de manière décentralisée nos oeuvres, que nous aurons mises au préalable sous une des licences libératrices (CC-BY, CC-BY-SA, CC0, Art Libre, GPL, etc.).
Inscrit le 08/09/2003
4580 messages publiés
Excellent article !

"Le piratage est un problème éminemment politique, pas un problème économique, juridique ou technique."
Et c'est justement le problème. Depuis la mondialisation et le traité de Lisbonne, aucune décision de politique "nationale" n'est prise par nos gouvernements. Tout est décidé par l'UE et/ou les lobbys industriels et financiers.
Comme le dit si bien Nicolas Dupont-Aignan "c’est quoi ce pays de trouillards !" (en parlant de l'état français).
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