"Une bonne cyber hygiène est une responsabilité quotidienne pour tous les citoyens", indique une déclaration commune signée par les Etats-Unis et l'Union Européenne, dans laquelle ils s'engagent à renforcer les actions pour rendre internet "plus sûr".

Les Etats-Unis et l'Union Européenne ont signé mardi à Londres une déclaration commune dans laquelle ils s'engagent à "travailler collectivement et en partenariat pour réduire les risques et maximiser les bénéfices d'Internet pour les enfants". L'accord doit prolonger au niveau américano-européen l'initiative d'un "internet plus sûr pour les enfants" que porte Bruxelles, et qui se traduit notamment chaque année par une journée de sensibilisation (certains dirons de propagande) appelée "Safer Internet Day". La prochaine aura lieu le 5 février 2013 en partenariat avec les Etats-Unis, et aura pour thème "les droits et responsabilités en ligne". Son slogan sera "se connecter avec respect", ce qui promet un vaste programme relayée notamment par certaines écoles partenaires. Gageons que la question du respect des droits d'auteur sera largement abordée.

"Nous avons une vision commune des opportunités et des mesures qui devraient être prises pour responsabiliser et protéger les enfants en ligne et pour mieux sécuriser nos réseaux publics et privés", indique la déclaration commune signée par la secrétaire américaine au Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, et la vice-présidente de la Commission Européenne en charge de l'agenda numérique, Neelie Kroes.

Outre les habituelles mesures de pédagogie, les Etats-Unis et l'Europe s'engagent à faire en sorte que les parents puissent "faire confiance aux contenus et aux services auxquels leurs enfants accèdent", ce qui passera notamment par une collaboration avec les acteurs privés. Aucun détail n'a été communiqué, mais l'on sait par exemple que Bruxelles veut imposer une classification des contenus en ligne, et demande que les logiciels de contrôle parental respectent ces classifications.

L'accord prévoit aussi de renforcer la coopération en matière de lutte contre la diffusion de contenus pédophiles sur Internet. Il cite explicitement la base de données d'Interpol, qui référence les "pires sites" auxquels les FAI doivent bloquer l'accès sans qu'aucun juge n'ait pu vérifier le contenu de cette liste. 

Enfin, au delà de la seule question des enfants, l'accord prévoit de renforcer la coopération en matière de cybersécurité au sens large. "Les Etats-Unis et l'Union Européenne ont l'intention de continuer à travailler à sensibiliser à la cybersécurité, promouvoir les partenariats public-privés, et améliorer notre capacité à collaborer sur des questions de cybersécurité d'intérêt commun", indique la déclaration.

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