Un Anonymous brésilien prétend avoir réussi, sans aucune aide extérieure, à mettre à plat plusieurs serveurs DNS du célèbre registrar GoDaddy, dont plusieurs millions de clients ont vu leur site internet devenir effectivement inaccessible pendant plusieurs heures.

Internet est d'une résistance remarquable, voulue par son architecture décentralisée, mais l'importance de certains acteurs donne parfois des signes de grande fragilité. Plusieurs millions de sites internet sont ainsi devenus inaccessibles lundi, après que trois serveurs DNS du prestataire GoDaddy ont été rendus inopérants.

Les serveurs DNS du registrar sont indispensables pour permettre aux navigateurs de connaître l'adresse IP des sites identifiés par un nom de domaine, lorsque celui-ci a été enregistré par GoDaddy. Ils constituent donc une cible privilégiée. Or il semble qu'un seul homme, isolé, soit à l'origine de l'incident qui a plongé dans le noir une partie du web.

Dans sa communication officielle sur Twitter, GoDaddy n'a pas communiqué sur les raisons de la panne de ses serveurs DNS. Mais selon Techcrunch, il s'agirait d'une attaque DDOS revendiquée par un Anonymous, @AnonymousOwn3r, qui a pris soin de préciser qu'il agissait seul, et qu'il ne s'agissait donc pas d'une action concernée entre plusieurs membres du mouvement Anonymous.

L'homme (ou la femme, pourquoi pas) qui se cache derrière le pseudonyme serait brésilien. Son anglais approximatif semble en tout cas montrer qu'il n'est pas américain. 

En fin d'année dernière, GoDaddy avait soulevé la colère de nombreux internautes après avoir soutenu le projet de loi SOPA, qui devait faciliter la saisie de noms de domaine sur simples accusations. Il avait finalement fait demi-tour, suite à la fronde de ses clients. Parmi ceux qui ont changé de registrar figurait Wikipedia, qui a voulu manifester son mécontentement.

Mais "je ne suis pas anti GoDaddy", a prévenu @AnonymousOwn3r. "Je fais tomber GoDaddy parce que je voudrais tester tester si la cybersécurité est sûre, et pour d'autres raisons dont je ne peux pas parler maintenant", a-t-il par ailleurs précisé.

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