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Le trading haute-fréquence pour partager légalement des contenus ?
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 04 Juillet 2012 à 10h07 -
posté dans Peer-to-Peer
![]() Le P2P de l'avenir pourrait-il être légal, partiellement rémunérateur pour les ayants droit, et inspiré par les places de marché entièrement informatisées mises en place par les institutions financières ? Fiction.
Avec son arrêt du 3 juillet qui interdit d'interdire la revente de logiciels dématérialisés, la Cour de Justice de l'Union Européenne a ouvert une piste à ceux qui recherchent une solution légale pour s'échanger un maximum d'oeuvres à un coût minimal. La solution, toute théorique, consisterait à s'inspirer du très controversé High Frequency Trading mis en oeuvre par les institutions financières pour acheter et revendre des titres de propriété à un rythme humainement impossible à suivre. Imaginez. Un éditeur inventerait une plateforme d'achat et revente de contenus de toutes natures (films, musique, séries TV, logiciels, jeux-vidéo, livres électroniques...), la plus rapide et flexible possible. Chaque utilisateur viendrait alors déposer sur cette plateforme un ou plusieurs contenus qu'il a légalement achetés. Ou plutôt une ou plusieurs licences d'exploitation de ces contenus, puisque ce sont les licences qui seraient échangées. Ainsi se créeraient dans un premier temps sur la plateforme une gigantesque bibliothèque de licences de contenus. Puis, chaque fois qu'un utilisateur voudra bénéficier d'un contenu qu'il n'a pas acheté, il ira interroger la plateforme pour acquérir, à somme nulle, la licence d'exploitation de ce contenu déposée par un tiers sur la plateforme. L'acquéreur serait alors en possession de cette licence, mais uniquement le temps de jouir de l'oeuvre achetée. Dès les trois minutes de la chanson terminée, dès l'heure et demie du film achevée, dès la partie de jeu vidéo sauvegardée, la licence correspondante serait remise sur le marché pour être délivrable à un nouvel acquéreur. Et ainsi de suite. Plus il y aura d'utilisateurs, plus il y aura de licences à échanger, et plus les transactions pourront se faire rapidement. On peut alors envisager, comme sur les réseaux P2P, des systèmes de ratio pour optimiser le fonctionnement. Une licence mise en vente donne droit à une licence achetée. Ou même, l'apport d'une licence supplémentaire pour un contenu très demandé (ce qui récompensera les ayants droit concernés) donnerait droit à deux licences de contenus moins concurrentiels. Tout ne serait qu'affaire d'algorithmes pour optimiser le marché, comme avec le trading haute fréquence. Reste à voir un problème pratique et juridique : comment télécharger les contenus eux-mêmes en toute légalité, une fois la licence acquise. Dans sa décision, la CJUE se base sur la directive 2009/24 pour rappeler qu'il est interdit d'interdire les copies qui sont "techniquement nécessaires" pour que l'acquéreur puisse jouir de l'objet acheté. Mais cette directive concerne très spécifiquement les logiciels. En matière de droit d'auteur plus traditionnel, la question demanderait à être examinée, par exemple sous l'angle du droit à la copie privée ou de la reproduction provisoire. Il faut aussi vérifier qu'en matière de livres, musiques ou vidéos, le droit de distribution est bien épuisé comme celui des logiciels. Mais a priori oui, au moins s'agissant de revente de contenus achetés d'abord dans l'Union Européenne. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le trading haute-fréquence pour partager légalement des contenus ?»
Très très belle idée, avec des ajustements à faire selon le contenu échangé et la volonté de l'utilisateur de conserver l'oeuvre ou non.
Après il y'a aussi le problème de la mobilité du contenu, genre prendre un film sur son PC, le transférer sur son téléphone / sa tablette pour pouvoir le voir et ensuite remettre la licence à disposition. Bien évidemment c'est le genre d'idée qu'un major détesterait par dessus tout, mais si on peut avoir le droit de notre côté ça les emmerderaient bien. Si tu a besoin d'un développeur je suis dispo ![]() Je comparerais plutôt ça aux systêmes de licences à jeton (on a ça pour Matlab dans mon université). Ca peut ressembler à la bourse en général (si il y a mise en concurrence des licences disponibles). Le THT/HFT je pense tire surtout partie des déséquilibres entre les valeurs ou de la prédiction de l'amplification de certains phénomènes. Enfin je pinaille.
Et les licences à jetons sont je crois plus chères que les licences par poste, très logiquement... C'est là le principal problème de ce modèle (sauf si on compte sur le marché physique pour se faire entuber et tout payer au final...). [message édité par Ranumao le 04/07/2012 à 10:41
]
![]() Ca commence à m'enerver ce débat de la VOD. Pourquoi est-ce que ces bouffons d'ayant droits, enfin les diffuseurs TV ne mettent-ils pas les programmes (films, series) tels qu'ils passent (avec la pub au milieu) avec un simple DRM empéchant le choix du pointeur temps (pas de vitesse rapide des pubs) et un fichier gratuit.
Parce que la trilogie Indiana Jones par exemple, je l'ai payée 15 fois a force de voir leurs pub à la TV. Quant on voit qu'ils demande le beurre et l'argent du beurre (pubs dans les dvd/ciné alors que le prix est déjà surrévalué..) Sur cet article, le but est d'exploité à fond chaque licence lié à un produit acheté. Cependant les ayant droit ne touchent plus les même "taxes" que lors de l'aquisition du fichier d'origine. Déjà que le prix du dématérialisé est équivalent ou plus cher que le support physique, ils ne vont pas se couper les bourlets d'amour pour notre plaisir.. Ce principe ressemble au marchet du jeu vidéo d'occasion. Marchet qui est pris pour cible de plus en plus (le cas du jeu DS ou il est impossible de recommencer une partie, les jeux blizzards invendables, l'achat de jeu ou contenu démartérialisé lié au compte PSN..) Bref utopique, impossible dans l'état actuel des choses. Pour moi il faut faire bouger ces autistes d'ayant droits d'un pied après l'autre, car comme on le voit depuis qq années ils ne sont pas fut-fut.. Dans ton exemple, je ne vois pas le rapport avec le High-Frequency Trading. Tu pars de la dématérialisation grandissante des produits de divertissement et loisirs pour faire une analogie avec la bourse et ses échanges de titres immatériels au quotidien. Cependant le HFT est une méthode particulière d'achat qui consiste à automatiser l'achat et vente de titres en fonction d'algorithmes développés pour cette finalité. Ce n'est même pas de l'investissement à court-terme. C'est du swing trading poussé à son maximum et qui à pour conséquence de créer le Latency Arbitrage.
Le but derrière cette technique c'est d'avoir accès, d'avoir connaissance en premier des variations du marché, afin d'analyser grâce à des bêtes de calculateurs les mouvements les plus rentables à effectuer et de les passer avant la concurrence. L'idée développé dans l'article est juste une place de marché de biens dématérialisés où le consommateur achèterait temporairement - limité par la durée d'utilisation - un bien et le revendrait - automatiquement - dès la fin de son utilisation. Cependant, il ne faut pas oublier le rôle d'acheteur/vendeur dans ton exemple qui est primordial. Il faut donc que les produits soient disponibles en quantité limité et si jamais tu propose trop de volumes d'un produit qui ne rencontre pas le succès, tu ne peux garantir la revente automatique du produit. L'article met en lumière la question de la revente de biens immatériels, ce qui est très intéressant, mais la comparaison avec le HFT est erronée, ce que tu proposes c'est un iTunes/Google Play/Amazon où le client ne serait pas strictement limité à l'achat de biens immatériels et pourrait ainsi revendre ceux-ci, et ce de manière automatique. ![]() En fait le système décrit ici est une place de location déguisée, surtout si la revente est automatique et le rachat est effectué par la plateforme elle-même.
Il faudrait donc egalement interdire aux opérateurs de ces places de marché, de posséder et revendre des licenses, on se rapprocherait alors plus du mode de fonctionnement boursier, à la différence près que tout a chacun serait capable d'introduire des "titres" (license). ![]()
Le couper /coller de l'oeuvre accompagne la licence. ![]() A l'heure ou le trading à haute fréquence est critiqué, j'imagine mal un système comme celui-ci pour la culture.
Ca n'empêche pas de pouvoir faire une copie de l'oeuvre ailleurs, à moins d'utiliser des DRM. De toute manière, quand j'écoute de la musique, je n'ai pas envie d'avoir à retélécharger le morceau à chaque fois, pour ça je choisis d'utiliser un service de streaming. Et puis le problème ne vient pas des modes d'échanges de fichiers mais des ayants-droits qui ne savent pas s'adapter à ceux-ci. Ce n'est pas au peuple de s'adapter mais aux dinosaures. [message édité par tenvalder le 04/07/2012 à 11:41
]
![]() Oh bah oui super. Un éditeur de jeu vidéo vendrait 10 jeux et le reste serait échangé entre les utilisateurs...
Après, faudra pas s'étonner de n'avoir que des jeux vidéo qui nécessiteront des abonnements pour pouvoir y jouer, un accès à internet, etc. ![]() wolftribe, le 04/07/2012 - 10:42 Parfois je ressort mes vieilles VHS et je retombe sur la pub qu'il y avait dessus (pub sur un contenu que j'ai acheté, qui a dit rapace ?) Sauf que ces pubs n'ont plus aucun impact aujourd'hui (produit qui bien souvent n'existe même plus). Je pense que c'est pour ça que ton idée ne fonctionnerai pas, il faudrait un système de mise à jour de la publicité de ton fichier régulièrement pour qu'ils s'y retrouvent. Cette mise à jour de la pub est possible en streaming : ils ne s'en privent pas sur les plateformes de catch-up. De plus 1 téléchargement ne serait pas égal à 1 visionnage de pub (contrairement au streaming). Difficile de négocier ça auprès des annonceurs. Cela me rappelle surtout certaines techniques hypocrites pour déguiser la prostitution dans certains pays plus au sud: mariage, acte sexuel et répudiation dans la foulée.
Une taxe sur les transactions financières (façon droit de timbre anglais) réduira votre histoire à ce qu'elle est fondamentalement, c'est-à-dire un simple abonnement à un service commercial de location de contenus. pas compris non plus la référence au trading de haute fréquence ?
il s'agit d'acheter et vendre des oeuvres a un rythme éffrené pour jouer sur les micro variations du cours de l'oeuvre ??? donc les oeuvres devraient avoir un prix variable et être négociées sur une plateforme de marché. bizarre bizarre mais pkoi pas. cela supposerait par contre, qu'une oeuvre ancienne pourrait voir son cours remonter en fonction de sa demande. enfin, il faudrait savoir pourquoi dans le domaine numérique on limiterait de manière arbitraire le nombre de copies mises a disposition du public... ![]()
Comme tout ce qui peux être numériser et que tu vends d'occaz, tu peux en faire une copie avant. Sais-tu qu' en streaming tu charges et tu recharges si tu supprimes le cache?
En meme temps, c'est le principe du marché de l'occasion. Quand Renault construit une Clio, il la vends une fois... Meme si elle change 5 fois de propriétaires dans sa vie. ![]() @ pleindeuss
"pourquoi on limiterait de manière arbitraire le nombre de copies mises a disposition du public?" Quelques réflexions dans le fil de discussion http://www.numerama....e-legaleme.html et aussi je te conseille l'article http://www.fhimt.com...nee-du-partage/ ![]() Xtofchezlesteutons, le 04/07/2012 - 14:36 Oui enfin la clio t'es obligé de prendre un prêt pour te l'acheter en général, c'est pas le même ordre de prix. Ajoute à ça que la clio a une durée de vie limitée. Tout le problème du dématérialisé est la. On a un produit qui ne coûte rien à reproduire et n'est donc pas rare et qui du fait de son caractère intangible et grand publique ne peut pas être vendu cher (une licence de WoW a 6000 euros? non merci) et qui ne se dégrade pas avec le temps. Dit comme ça c'est un produit qui ne vaut rien. Le problème c'est qu'il coûte quand même quelque chose à produire initialement. Un jeu vidéo, même une grosse bouse, ça prend du temps à faire et même si on oublie ceux qui se servent au passage. Les développeurs aimeraient bien ne pas avoir à faire un dépôt de bilan à la fin de l'année. Donc c'est quoi la solution qui satisfait les producteurs et les consommateurs? [message édité par dieangel le 04/07/2012 à 15:08
]
![]() dieangel, le 04/07/2012 - 15:00 Rapport choucroute/toussa ??? entre un devoir faire un pret et pouvoir revendre des biens d'occasions ? Heu il y a aussi economiser au lieu de faire un crédit, ça marche bien, ça te permet de faire une monté en gamme si tu economise bien. [message édité par The F0x le 04/07/2012 à 15:17
]
![]() Et la Clio se déprécie avec le temps, l'usage, les lois..., ne se reproduit pas, ne traverse pas la planète sans frais, etc. Donc l'occasion IRL est limité, disons, à cinq fois.
Ce qui n'est pas du tout le cas d'un fichier numérique. @ dieangel Une Clio d'occasion, tu l'as au même prix que certain logiciel ![]() L'exemple de la Clio était pourtant pas si mal que ça !
Il y a une solution extremement SIMPLE pour réduire le marché de l'occasion des jeux vidéos : augmenter la durée de vie du jeu (et sa re-jouabilité). Une Clio se conserve des années ça limite donc le marché de l'occasion. Certains jeux vidéos actuels se terminent en 4 à 5 heures de jeux avec une re-jouabilité quasi nulle. Cherchez pas plus loin. Severe, le 04/07/2012 - 15:13 Ca ne change rien! Il est legal de revendre un contenu téléchargé légalement.... On ne parle pas ici de degradation, de durée de vie ou autre. La seule difference, c'est qu'en achetant de l'occasion, tu n'as pas "l'original" (ce qui ne veux pas dire grand chose pour du numerique); tu prends le risque d'acheter une contrefacon, ou qque chose de qualité degradé. En plus de ca, quand tu decides d'acheter d'occasion plutot que neuf, tu dois trouver un vendeur, ou attendre la disponibilité du produit sur le marché d'occasion... Ce sont ces contraintes qui font que le prix d'occasion est (souvent) moins cher que le neuf... [message édité par Xtofchezlesteutons le 04/07/2012 à 15:32
]
L'avantage d'un système comme celui-ci serait d'avoir un partage des ressources.
Exemple : J'ai un cd de X que je n'écoute plus, je le met sur la plateforme, je certifie sur l'honneur que je n'utilise plus ce cd , et je met ma licence en libre service sur le site. Je n'ai donc plus accés a mon CD, mais en revanche un grand nombre de personnes peuvent y acceder chacun leurs tours. Le but d'une telle plateforme a mon avis n'est pas de gagner de l'argent mais de se rapprocher tant que possible du système de la licence Globale sans lesé les artistes. Un système de pret a haute vitesse en gros puisqu'il n'y a que des licences a transferer. Je me trompe ? heruwenli, le 04/07/2012 - 15:41 T'as tout bon ![]() @ Xtofchezlesteutons
Les règles du jeu sont les mêmes IRL et virtuel, pourtant les conditions sont différentes et c'est là que le bât blesse. Compare point par point les différences à l'achat originel et le rythme des reventes d'occasion pour une Clio et un film et tu vas constater un problème de rentabilité. Ex: Je m'appelle Renault, je vends une Clio en sachant qu'il roulera 15 ans ( garage et pièces détachées en bonus ). Qu'il y'ait un client ou dix, m'en tape: Ce sera un client à la fois et l'obsolescence joue pour moi. Ex: Je m'appelle Universal, je vends "LeMeilleurFilm" en sachant qu'il risque de rouler cinquante ans. Qu'il y'ait cent mille clients ( successifs toutes les deux heures ) alors que je ne le vends qu'une fois... Surtout que le fichier sera toujours aussi nickel au bout de cinquante ans. ![]() board, le 04/07/2012 - 10:18 Fiction ? Peut être aujourd'hui.... Mais demain ? Severe ... j'ai pas du tout compris ton exemple ! Reflechis un peu et reecris nous ca.. car je viens de le lire 3 fois j'ai rien pipé !
Et on ta jamais appris a pas comparer mathématiquement une banane et une poire ?
Arrête la comparaison entre le réel et le numérique. Il existe deux économies complètement différentes, le matériel et l'immatériel ... Ne compare pas ce qui ne peux se comparer ! Ps : Ta voiture peux avoir un accident, auquel cas tout ton investissement pars en fumée... Severe, le 04/07/2012 - 15:54 Tu peux aussi ne pas t'en taper, et te dire qu'ok, tu n'as vendu ta voiture qu'une fois, mais que tu as 10 propriétaires "secondaires" qui vont conduire ma Clio, et voir que c'est une bonne voiture confortable, et peut etre en acheter une neuve un jour, pour mon plus grand bénéfices! De la vision long term, en qque sorte. De la meme maniere qu'un mp3 revendu en occasion; ok; il ne génère aucun revenu a Universal; mais il fait de la pub pour l'artiste, donc va susciter l'envie d'aller au concert; d'acheter des produits derivés, .. pour mon plus grand bénéfice aussi! Le fond du problème est la.... Un mp3 n'a pas plus de valeur qu'un grain de sable.... Donc les majors doivent imaginer d'autres sources de revenus a partir de cet état de fait. A l'époque ou le piratage se faisait par les copies de CD; tu n'avais ni la jaquette, ni un joli CD. Leur parade avait justement été de mettre de la couleur sur le CD, et de faire une jaquette attrayante. Perso: j'y trouvais un vrai plus, qui me donnais envie d'acheter l'original.... Elle est ou leur créativité aujourd'hui ? ![]() La différence est que la Clio, une seule personne à la fois peut l'utiliser et ce durant un temps déterminée, disons quinze ans. Que ce ne soit que le client originel ou dix autres par la suite, kif-kif, cela fait 15 K€ pour Renault.
Le MP3 dure 5min mais peut être utilisée indéfiniment sans perte de qualité. Si le MP3 originel vendu 1€ change d'auditeur toutes les cinq minutes durant quinze ans, cela ferait seulement 1€ quand même. Au lieu de 1,5M€. L'obsolescence inexistante et le rythme effrénée des échanges font que le marché de l'occasion est le second cercle de l'enfer pour les producteurs du numérique. Au même titre que le "piratage" qui était non-significatif a l'époque de la cassette audio/VHS, comparativement â l'ADSL et les supports numériques â gogo d'aujourd'hui. Je dis justement qu'il ne faut pas appliquer les regles du commerce IRL au numérique car il y'a des différences rédhibitoires dont la rareté, l'obsolescence, la vitesse... [message édité par Severe le 04/07/2012 à 19:29
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![]() Pour moi la référence au High Frequency Trading est dommageable. D'une part car le HFT c'est vraiment une plaie qui va couler le monde (des machines décident seules, en anticipant des réactions des concurrents qui eux-mêmes anticipent à l'avance etc et entraine des évaluations completement déconnectées de la réalité, bref...) et d'autre part on a plutot là du "continuous trading" ou "continuous leasing" ou encore "continuous renting". Et je plussoie sur l'interet et la légalité de la chose
J'imagine juste qu'il faudrait une loi disant qu'on ne peut pas revendre plus cher ou au meme prix chaque bien immateriel. Ainsi, avec une différence de 1 centimes à chaque "utilisation", le prix global baisse dans le temps et de l'argent est quand meme gagné. Ca devient même une alternative à la licence globale (ou au mécénat global qui a toujours eu mes faveurs) ![]() @ Fraaargh
Ton idée revient à imposer artificiellement une obsolescence à des produits immortels. Imposer un artifice qui dégrade un produit n'est jamais une bonne idée. Je comprends qu'une Clio d'occasion soit un peu plus détériorée à chaque revente et qu'elle perde donc de la valeur. Mais un MP3? Ex:la dégradation de sa valeur à chaque vente va faire plus de mal que de bien. Cela signifie qu'il va y avoir à terme, en "vente" légalement, des MP3 à prix zéro. Et vu l'amour de certains envers le comportement des majors, de tels sites existeraient juste pour le fun. Il est vain d'essayer de garder les réflexes du marché de produits matériels en "bricolant" les lois, il est plus sain de s'adapter au marché dématérialisé. azqd, le 04/07/2012 - 15:40 euuh.... oui c'est illégal, tu sais aussi que le feu ça brûle et l'eau ça mouille ? (je l'ai appris d'une chanson) Severe, le 04/07/2012 - 19:05 ben justement, l'ère du commerce global va se transformer en mécénat global sur le net... vu que l'abondance et facilité sont les deux mamelles du numérique, on va forcément basculer vers un autre modèle de rémunération. perso, quand je vois la qualité des séries télé qui ne vivent que par la rétribution publicitaire et dont les diffusions sont gratuites sur le net aux usa, je me dis que ce modèle est farpaitement viable. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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