Après une année difficile, le nouveau PDG de RIM vient d'annoncer un repositionnement stratégique de sa firme. Il baisse les armes face à Apple et Google en quittant le marché grand public. Les BlackBerry ne seront plus destinés qu'aux professionnels, la cible historique du Canadien.

RIM, le fabricant des BlackBerry, a connu une année difficile en enchainant les déboires techniques. Une panne de sa plate-forme de messagerie instantanée a bloqué ses services pendant plusieurs jours, l’OS de sa tablette et ses limitations n’ont pas su séduire le public visé et la firme rencontre de grosses difficultés à intégrer BlackBerry Messenger à son futur système d’exploitation.

En janvier dernier, les deux co-PDG historiques ont démissionné, actant au passage leur incapacité à redresser la barre. C’est Thorsten Heins, ancien Vice-Président en charge du développement matériel, qui les a remplacé. Nous émettions alors des doutes sur sa capacité à apporter le sang neuf dont le constructeur canadien avait besoin puisque c’est lui qui avait supervisé la conception des terminaux de RIM depuis 2007.

Ce vendredi, il a annoncé un repositionnement stratégique majeur pour la firme qui sonne comme une reddition. En effet, RIM ne produira plus de smartphones grand public et se recentre sur le marché des professionnels. Elle laisse Apple et Google se battre et admet leur supériorité.

Le Guardian explique cependant que la stratégie commerciale de RIM ne sera pas de cibler directement les entreprises. La firme entend construire des téléphones que les professionnels auront envie d’acheter eux-mêmes pour les amener ensuite sur leur lieu de travail.

Mais si RIM rend les armes dans la bataille du grand public elle continuera de se frotter à Apple et Google chez les pro, également séduits par les produits des deux firmes américaines. Le Canadien a donc annoncé qu’il travaillait à des partenariats avec d’autres constructeurs pour proposer de meilleurs produits dotés des services de BlackBerry.

Si un rachat (dont il fut question) ne semble plus d’actualité, c’est donc plutôt vers une licence de ses logiciels et services que se dirige RIM. Nous évoquions d’ailleurs cette hypothèse en janvier dernier, tout en rappelant que l’image et le faible écosystème applicatif de BlackBerry seraientt loin d’assurer un succès commercial aux terminaux qui en seraient équipés.

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