RIM a annoncé ce dimanche la démission de ses deux co-fondateurs et co-PDG. Ils sont remplacés par Thorsten Heins, déjà dans le groupe depuis 2007, et jusqu'ici en charge du développement matériel, des opérations produits et des ventes. La firme canadienne essaie donc de faire du neuf avec du vieux alors qu'elle fait face à des défis majeurs et à une concurrence agressive.

Voici une décision qui n’étonnera pas grand monde, tant la situation de RIM est compliquée depuis plusieurs mois et puisqu’elle fait suite à d’autres changements à la tête du groupe canadien qui a déjà remplacé son président il y a quelques jours. Les deux co-PDG et co-fondateurs du fabricant des BlackBerry ont démissionné ce dimanche soir et sont remplacés par Thorsten Heins.

Mais il est loin d’être certain que cette décision suffise à redresser les ventes du constructeur. En effet, les deux anciens co-PDG resteront à des postes stratégiques de l’entreprise, Mike Lazaridis étant nommé Vice-Président du groupe et siégeant désormais à la tête du Comité d’Innovation fraichement créé, et Jim Balsillie étant également maintenu à un poste de directeur.

De même, le nouveau PDG n’apportera pas de sang neuf. Il est entré chez RIM en décembre 2007 comme Vice-Président en charge du développement matériel et prit la charge des opérations produits et des ventes en août 2011. Il a donc accompagné la chute de RIM ces dernières années et ce à des postes clés puisqu’il portait la gamme de produits du groupe.

De nombreux observateurs s’accordent donc à dire qu’un véritable changement serait probablement la seule porte de sortie pour RIM. « RIM a besoin d’autre chose qu’un garçon enthousiaste et intelligent qui s’est déjà fondu dans la culture de l’entreprise. RIM a besoin d’un électrochoc« , explique ainsi Engadget. « Plutôt que d’apporter une bouffée d’air frais, Heins ne fera que répéter la même chose » ajoute également Cnet. En effet, les défis sont nombreux pour la nouvelle direction tant la compétition est aujourd’hui féroce avec un iOS d’Apple et un Android de Google largement dominants et un Windows Phone de Microsoft qui espère bien tirer son épingle du jeu.

Seul espoir pour la firme canadienne, RIM a la chance de disposer d’un catalogue de brevets important qui pourrait lui assurer un rachat honorable. Les rumeurs affirment que des constructeurs comme HTC ou Samsung se seraient d’ailleurs montrés très intéressés.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés