L'IFPI veut que Google filtre le piratage "en amont"

Julien L. - publié le Jeudi 16 Février 2012 à 09h44 - posté dans Société 2.0

La fédération internationale de l'industrie phonographique sollicite une nouvelle fois Google dans sa guerre contre le piratage. Partant du constat que le géant de Mountain View est le moteur de recherche le plus utilisé dans le monde, l'IFPI estime que celui-ci a des devoirs particuliers. La fédération souhaite que Google filtre les liens menant vers des contenus piratés "en amont".

fPrincipal moteur de recherche dans le monde, Google est non seulement sollicité par les internautes lorsqu'ils lancent des requêtes mais aussi par une foultitude d'ayants droit bien décidés à protéger leurs intérêts. La firme de Mountain View coopère ainsi depuis plusieurs années avec les nombreuses industries du divertissement afin de retirer de son index les liens menant vers du contenu manifestement illicite.

Soucieux de ne pas prêter le flan à d'éventuelles représailles judiciaires, le géant du web essaie autant que possible de répondre aux requêtes des ayants droit. Il n'a toutefois guère le choix. De nombreuses plaintes basées sur l'US Digital Millennium Copyright Act (DMCA) poussent Google à retirer certains liens en fonction des requêtes passées par les internautes.

C'est le cas de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), qui envoie chaque semestre des centaines de milliers de demandes au moteur de recherche. Selon Reuters, 460 000 liens ont été visés au cours des six derniers mois de 2011. Et de son côté, Google ne chôme pas : 5 millions de résultats de recherche ont été supprimés sur l'ensemble de l'année passée, en cumulant les requêtes des ayants droit.

Mais à en croire les informations du quotidien suisse Handelszeitung, cité par l'agence de presse, le nombre de liens retirés par Google ne serait pas encore suffisant. Trop de contenus violant le droit d'auteur sont encore référencés par la firme de Mountain View. La stratégie consistant à intervenir en aval ne semble donc pas ou plus suffire à l'IFPI. Il faut agir en amont.

À en croire les informations de la presse suisse, l'IFPI compte porter plainte contre le géant du web en mettant en avant son statut de moteur de recherche le plus utilisé dans le monde. Manifestement, la fédération internationale de l'industrie phonographique considère que la position dominante de Google sur ce secteur lui confère des responsabilités supplémentaires.

Il faut en effet rappeler qu'en Europe, Google domine la recherche dans quatre des principaux pays du Vieux Continent : l'Allemagne, l'Espagne, la France et le Royaume-Uni. Au mois d'août 2011, la part de marché variait de 90,5 à 94,7 % selon les pays. De l'autre côté de l'Atlantique, la domination de Google est moins écrasante, même si elle tourne autour de 60 %.

L'IFPI souhaite donc que Google filtre en amont les liens illicites avant de dégager la voie aux contenus légaux. Une requête que Google affirme ne pas pouvoir satisfaire, ne pouvant répondre qu'à des demandes précises. Cependant, le géant du net a déjà fait des efforts en la matière puisque ses services Instant et Suggest n'affichent pas certaines propositions liées au téléchargement illicite.

Publié par Julien L., le 16 Février 2012 à 09h44
 
 
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Commentaires à propos de «L'IFPI veut que Google filtre le piratage "en amont"»
 
Nous, on voudrait qu'ils filtrent les conneries qu'ils disent en amont, au moment où elles germent dans leur esprit.
Attention à la fin du premier paragraphe : vous parlez de contenu "manifestement illicite". Cette qualification revêt un sens défini en droit français (notamment la loi pour la confiance dans l'économie numérique) et vise les contenus dont la preuve de l'illégalité n'a pas à être rapportée (c'est par exemple le cas des atteintes à la dignité humaine, de la pédopornographie ou des incitations à la haine raciale).

Ces contenus sont encore une exception à l'exception : vous connaissez la chanson, les intermédiaires techniques ne sont pas responsables s'ils agissent promptement pour retirer un contenu dont ils ont effectivement connaissance et qui est illégal. En temps normal, il faut prouver cette illégalité : l'ayant-droit doit montrer que c'est bien lui qui a les droits sur la chanson qui est à dispo au DL.

Les contenus manifestement illégaux n'ont pas besoin de voir leur illégalité démontrée et le prestataire doit agir promptement dès qu'ils lui sont signalés. L'idée derrière ça c'est "pas besoin d'un document de la préfecture pour comprendre que des photos de gamines participant à une soirée ressemblant à celles du Carlton de Lille n'ont rien à faire sur le net.

Voilà, ça méritait d'être précisé. :jap:
Et cela continue dans la co**erie!

Ce n'est pas une source qui s'épuise chez eux en tout les cas!
Je sais pas pourquoi... mais j'ai lu "Fédération internationale de l'industrie pornographique"... Tout de suite, l'article avait pris un autre sens!
J'ai pas compris vous pouvez répéter la question ?
Le filtrage marche parfaitement bien sur YouTube et est automatisé : dès qu'on met un film avec sa propre musique on reçoit une "invitation" à justifier l'origine de la musique, ou plutôt à " contester" la demande de retrait qui pourrait éventuellement être envoyer par un ayant-droit. Et je suppose ( car j'ai pas eu à le faire) que l'on doit présenter un document écrit de la personne qui a cédé ses droits,interprète en l'occurence puisque je mets en ligne de la musique classique.
"Soucieux de ne pas prêter le flan à d'éventuelles représailles judiciaires"

T'as raison, faut pas prêter son flan.
Pour ma part je m'emploie à filter "en aval" tout produit commercial ayant un lien avec l'IFPI.
Il n'y a pas un seul jour sans une news genre : l'Ifpi veut que, les ayant droits veulent...
Peut importe les autres tant que leurs système perdure.Ces gens ont perdu toute humanité !!
Y'a encore des gus pour utiliser Google pour faire du DL ? Bon ben en effet, vivement que Google ne donne plus de résultats, ça fera du ménage dans le monde du DL :D
Je propose d'arrêter Google définitivement, soit il propose des photos dont il n'a pas les droits, soit il propose des textes dont il n'a pas les droits, soit il propose des vidéos dont il n'a pas les droits.
Je rappelle juste que si un site ne veut pas montrer du contenu à Google, il suffit de lui dire "Disallow : /images/". Donc plutôt que de taper sur google, ils n'ont qu'à s'en prendre aux sites qui mettent en ligne ces photos.
qui sera assez fort pour créer un vrai moteur de recherche alternatif à google incluant tous les sites de dl, qui pourrais être censuré à l'avenir.
l'avenir de google peut se retourner, car un gus dans un garage, peut tout changer!
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