Un groupe de travail a été mis en place afin de faire le point sur la couverture mobile en France. Celui-ci aura deux tâches à remplir. Tout d'abord tirer les conclusions du programme "zones blanches" et envisager si besoin son extension à de nouvelles communes. Ensuite vérifier la cohérence entre la couverture mobile annoncée par les opérateurs et la situation réelle sur le terrain.

C’est une coïncidence vraiment étonnante, au moment où Free Mobile est clairement dans le collimateur de ses concurrents. Alors que SFR et Bouygues Télécom suspectent le nouveau venu de ne pas respecter les exigences fixées par l’Arcep en matière de couverture de la population, un groupe de travail sur la couverture mobile a été lancé en présence d’Éric Besson.

L’objectif final de ce groupe de travail ne sera évidemment pas limité au seul cas Free Mobile. Le trublion des télécoms n’est d’ailleurs pas au centre de ses préoccupations. Sa mission est beaucoup plus large, comme le souligne le site ITR Mobiles. Il y aura d’abord à tirer les conclusions du programme « zones blanches », initié en 2003″, et ensuite s’assurer de la bonne mesure de la couverture mobile.

Baptisé « programme de résorption des zones blanches en téléphonie mobile« , le document (.pdf) indique que le gouvernement avait lancé une initiative en juillet 2003 entre l’État, l’Assemblée des départements de France, l’Association des maires de France et le régulateurs des télécommunications (Arcep) et les trois opérateurs mobiles de l’époque (Orange, SFR et Bouygues Télécom).

L’objectif était alors de viser la couverture d’ici fin 2007 des centres bourgs de l’intégralité de 3073 communes identifiées en zones blanches et réparties en deux phases. Dans ce cadre, l’État avait investi 60 millions d’euros. Le groupe de travail devra, en plus du bilan de ce programme, réfléchir à son éventuelle extension aux communes qui demeurent encore dans ces zones blanches.

En parallèle, le groupe de travail va se pencher sur la cohérence entre les données que fournissent les opérateurs quant à la couverture mobile et la réalité sur le terrain. À cette occasion, des décalages pourraient se faire jour et obliger l’Arcep à intervenir. Un premier rapport sur l’avancement des travaux du groupe de travail est attendu pour le 16 avril.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés