Les salles obscures séduisent les Français. Le bilan 2011 établi par le CNC montre que jamais les salles de cinéma n'ont été aussi fréquentées. Plus de 215,6 millions d'entrées ont été vendues. Le film Intouchables, véritable phénomène cinématographique de l'année passée, a évidemment largement contribué à ce succès.

Jamais les salles de cinéma n’ont été aussi fréquentées depuis quarante-cinq ans. C’est, en somme, le bilan qui a été tiré par le Centre national du cinéma et de l’image animée pour l’année 2011. Car l’année qui s’est achevée a été un excellent cru, avec une fréquentation qui a atteint 215,6 millions d’entrées. Et le phénomène « Intouchables » n’y est évidemment pas étranger.

Comme le souligne Le Monde, la comédie écrite et réalisée par Olivier Nakache et Éric Toledano a tutoyé les étoiles du box office. Et pour cause, le film mettant en scène François Cluzet et Omar Sy a engrangé 16,7 millions d’entrées. Ce n’est certes pas (encore) aussi bien que Bienvenue chez les Ch’tis (20,48 millions d’entrées), mais cela permet au film de se classer au sixième rang des meilleures entrées depuis 1945.

L’attrait des salles obscures vient quelque peu relativiser les craintes de l’industrie cinématographique, qui s’inquiète des effets du téléchargement illicite sur son activité et son modèle économique. Même le marché de la vidéo fait bonne figure, comme l’a montré le baromètre vidéo réalisé par le CNC et GfKpour le 1er trimestre 2010. Il a été constaté une évolution du marché positive, avec +3,2 % en valeur et +7,5 % en volume.

À cette occasion, il faut rappeler l’existence de diverses études s’intéressant aux modes de consommation des internautes. Il a été relevé à plusieurs reprises que ceux les plus actifs en matière de téléchargement, sur les réseaux BitTorrent, les newsgroups ou les services de téléchargement direct, ne sont pas les derniers à consommer légalement des contenus culturels.

Citons par exemple l’étude conduite en 2007 au Canada sur l’achat d’albums de musique, celle en Bretagne en 2008 sur la consommation de DVD ou encore l’enquête conduite en 2010 au Royaume-Uni sur les liens entre piratage et consommation légale de contenus culturels. Autant d’éléments qui viennent rappeler que la situation est loin d’être manichéenne entre les « gentils » consommateurs et les « vilains » pirates.

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