Nouveau record de fréquentation pour les salles de cinéma en 2011

Julien L. - publié le Mercredi 04 Janvier 2012 à 12h09 - posté dans Société 2.0

Les salles obscures séduisent les Français. Le bilan 2011 établi par le CNC montre que jamais les salles de cinéma n'ont été aussi fréquentées. Plus de 215,6 millions d'entrées ont été vendues. Le film Intouchables, véritable phénomène cinématographique de l'année passée, a évidemment largement contribué à ce succès.

Jamais les salles de cinéma n'ont été aussi fréquentées depuis quarante-cinq ans. C'est, en somme, le bilan qui a été tiré par le Centre national du cinéma et de l'image animée pour l'année 2011. Car l'année qui s'est achevée a été un excellent cru, avec une fréquentation qui a atteint 215,6 millions d'entrées. Et le phénomène "Intouchables" n'y est évidemment pas étranger.

Comme le souligne Le Monde, la comédie écrite et réalisée par Olivier Nakache et Éric Toledano a tutoyé les étoiles du box office. Et pour cause, le film mettant en scène François Cluzet et Omar Sy a engrangé 16,7 millions d'entrées. Ce n'est certes pas (encore) aussi bien que Bienvenue chez les Ch'tis (20,48 millions d'entrées), mais cela permet au film de se classer au sixième rang des meilleures entrées depuis 1945.

L'attrait des salles obscures vient quelque peu relativiser les craintes de l'industrie cinématographique, qui s'inquiète des effets du téléchargement illicite sur son activité et son modèle économique. Même le marché de la vidéo fait bonne figure, comme l'a montré le baromètre vidéo réalisé par le CNC et GfKpour le 1er trimestre 2010. Il a été constaté une évolution du marché positive, avec +3,2 % en valeur et +7,5 % en volume.

À cette occasion, il faut rappeler l'existence de diverses études s'intéressant aux modes de consommation des internautes. Il a été relevé à plusieurs reprises que ceux les plus actifs en matière de téléchargement, sur les réseaux BitTorrent, les newsgroups ou les services de téléchargement direct, ne sont pas les derniers à consommer légalement des contenus culturels.

Citons par exemple l'étude conduite en 2007 au Canada sur l'achat d'albums de musique, celle en Bretagne en 2008 sur la consommation de DVD ou encore l'enquête conduite en 2010 au Royaume-Uni sur les liens entre piratage et consommation légale de contenus culturels. Autant d'éléments qui viennent rappeler que la situation est loin d'être manichéenne entre les "gentils" consommateurs et les "vilains" pirates.

Publié par Julien L., le 4 Janvier 2012 à 12h09
 
 
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Commentaires à propos de «Nouveau record de fréquentation pour les salles de cinéma en 2011»
 

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si c'était en baisse, c'était a cause du piratage... si c'est en hausse, c'est grâce au lois pourries n_n
Je bosse dans le millieu et je connait le système de l'intérieur et les véritables chiffres.
Donc oui l'article de Guillaume est bon et prouve que les gens ne se lassent pas de cinéma, mais en réalité c'est seulement quelques films Français par ans qui font grimper les chiffres, car une majorité du cinéma Français c'est des films pseudo intello qui ne marchent pas.
Attention, l'article en dessous (que j'ai publié ailleur il y a un certain temps, n'est pas pro hadopi, anti téléchargement ou autre, c'est juste pour montrer que la qualité et le facteur divertissement aide à faire marcher un film. D'ailleurs la majorité des films Français qui ne marchent pas ne son pas non plus téléchargé.

Article écrit il a quelques mois avec des éléments pris ici et là.

Qu'on le veuille ou non le cinéma est un art mais c'est aussi un business, et je ne connais aucune autre industrie qui peut se permettre de perdre 460 millions d'euros par an et continuer à exister si ce n'était pour les subventions (argent du contribuable).

Oui vous avez bien entendu, 460 millions d'euros de perte par an !!!!!!!

Sur les 210 films environ que la France produit tous les ans, seuls 10 environs dégagent assez de recettes pour couvrir l'ensemble de leurs dépenses (3 seulement pour 2010). Si la réglementation n'évolue pas, cette tendance sera amenée à s'accroître.

On appel ça l'exception culturel Français.

Ainsi donc, dans le pays de la subvention tranquille, où le contribuable finance sans le savoir des films qu'il ne va pas voir et dont il n'entend jamais parler, seuls quelques films ont tiré leur épingle du jeu en équilibrant leur budget. " Des Hommes et Des Dieux ", suivi de près par " L'Arnacoeur " (très bon film au passage) et quelques autres.

Donc comment font tout ces producteurs, acteurs et réalisateurs pour vivre comme des pachas dans les beaux quartiers de Paris, allez en vacances à Saint Tropez, manger au Fouquets et rouler Mercedes ? Facile, ils prennent les subventions, se paye des gros salaires avec, font le film avec le reste. Et si le film marche alors tant mieux plus de fric pour eux, si le film ne marche pas ce n'est pas grave car ils se son payé des salaires équivalent à 500 fois le smic mensuel (en moyenne), plus ils on fait leurs 507 heures d'intermittent donc 10 mois à toucher un max d'allocations et en plus ils savent que le contribuable (CNC) sera là pour financer le prochain film. C'est comme ça que fonctionne le couple Bacri-Jaoui par exemple et une majorité de la profession aussi.

Le film " Quartes étoiles " pour avoir travaillé dessus j'ai vu les magouilles de l'intérieur.

Et le pire c'est que la profession demande de plus en plus, années après années de vigoureuses actions évidemment étatiques pour sauver la production française de l'hydre américano-mondialiste, et cela en demandant plus de subventions.

La réalité montre que le public est encore prêt à se déplacer. Et lorsqu'on prend en compte le nombre total de ces films produits en une année (plus de 200), on se rend donc compte que les cinéastes ne manquent pas, mais que la qualité, elle, laisse à désirer : moins de 1%t seulement relève le défi de ne pas laisser d'ardoise.

D'autre part, on constate que les piscines de subventions dans lesquelles baigne la profession cinématographique auront eu un effet intéressant de polarisation des productions.

D'un côté, une myriade de films relatant dans un ennui monochromatique pisseux des histoires tristes à étrangler un hamster mort, font un bide feutré.

Des films d'auteurs manifestement torturés ou bien trop accros à l'argent gratuit du contribuable pour réaliser une adéquation entre leurs lubies fantasques et les envies du consommateur.

Mais en fait, le mécanisme actuel des subventions et son résultat économique sans ambiguïté dans sa médiocrité montrent qu'encore une fois, que le cinéma Français est faible et pathologiquement dépendant.

Faible puisque les films rentables ne sont, pour ainsi dire, pas exportables : ils ont bien réussi sur le marché local, mais n'auront qu'une audience d'estime outre-France. Quant aux non-rentables ils sont d'ores et déjà morts et enterrés ou prêts à passer au milieu du flot de purée télévisuelle dont on asperge la populace après 20H30.

Pathologiquement dépendant, puisque toute idée de supprimer les mécanismes de subvention est totalement inenvisageable ; mécanisme d'autant plus opaque qu'il cumule à la fois

1 - Le détournement d'une partie du prix des billets des blockbusters étrangers vers les films français (l'argent des autres, en somme),

2 - Les subventions directes et indirectes du Ministère de la Culture (l'argent des contribuables donc),

3 - Et les avantages et souplesses d'un système de protection sociale finement ouvragé pour une catégorie spécifique d'intermittents du spectacle (soit l'argent des autres travailleurs).

Inutile de dire qu'avec de tels atouts, une production pourtant pléthorique, une masse informe mais grandissante de personnels eux-mêmes totalement dépendant du statut d'intermittent et des aides multiples disponibles, et la force de l'habitude, il n'y a aucune chance qu'une réforme puisse un jour aboutir.

Moyennant quoi, on peut en être certain, les années prochaines proposeront toujours des nanars improbables, flous et mal cadrés, aux historiettes rachitiques.

En ces périodes de crise où les Français qui se lèvent tôt doivent serrer la ceinture, le pays peut-il encore se permettre ces largesses ? Parions cependant qu'aucune réflexion de fond ne sera lancée à ce sujet qui viendra s'empiler sur la masse déjà importante des sujets soigneusement évités.

Voilà, n'oubliez pas ce chiffre, 460 millions d'euros de perte par an, c'est le prix que coute au contribuable le cinéma Français, Et il grossit d'année en année. On estime qu'il dépassera les 500 millions d'ici 2012.

Donc si on ajoute à ces 460 millions toutes les autres subventions destinés à la culture (hors musés), et à la création futur d'un CNC pour la musique nous somme pas loin des 1,5 milliards d'euros foutu en l'air chaque année afin de financer 99% d'?uvres culturels sans intérêt.

Devant ces constats, je le dis, en technicolor et son dolby surround : " Indignez vous : " car même en appelant au boycott cela ne servira à rien car eux continuerons à travailler et à vivre grassement grâce au fric des autres.
Salaud de tipiak !!! Heu... Non,salaud de conjoncture économique qui poussent les gens à se vider la tête sur le grand écran.
@Arriflex : joli pâté. Mais, vu comment c'est tourné, le consommateur, à son niveau, ne peut absolument rien faire pour "punir" cet abus de la part de créateurs produisant des bouses pour la seule raison qu'est celle de toucher des subventions qui, au final, rapportent plus que leurs ventes de de places à proprement parler.

Comme tu le dis, le boycott est inutile, les financements ne proviennent pas directement du porte-monnaie des spectateurs, mais du gouvernement (contribuable). Or, ne pas payer ses impôts n'est pas encore une solution envisageable (en théorie, mais surtout en pratique. L'époque de la résistance et celle de la guillotine, bref, les époques où les gens avaient des couilles pour se révolter sont révolues).

La seule solution c'est, pour nous, d'aller voter et espérer (avec beaucoup, beaucoup d'espoir) qu'un jour on tombe sur des dirigeants qui feront du ménage.

Malheureusement, Sarkozy a de bonne chances d'être réélu... Comme l'a dit Hollande, c'est le genre de gars sur qui on aime taper, mais qui reste debout et continue de faire ce qu'il souhaite. Bref, un bouc émissaire parfait pour des citoyens faiblards qui ne savent que râler. Et avoir un bouc émissaire à la tête du pays permet, bien évidemment, de lui faire porter la responsabilité de tout les malheurs du monde (ou, du moins, de la France).
@Arriflex : ah merde!! Même le pur boycott ne sert à rien alors. Bon tant pis c'est toujours ça de pris. J'ai réussi à convertir 2 personnes de ma famille déjà.

Il ne reste plus que la guillotine (non, je ne crois pas une seconde que les 3 crevards qui ont une chance de passer feraient quoi que ce soit contre ça).
Warp, le 04/01/2012 - 13:40
@Arriflex : joli pâté.

Rien qu'en commençant le tien comme ça, je n'ai pas eu envie de poursuivre sa lecture de peur d'une indigestion. :redcard:
Le "pâté" d'Arriflex est par contre informatif, succulent et très digeste, il est objectif et chose rare, vu de l'intérieur.
A tous, en réalité mon "pâté" n'est que le 2ème chapitre d'un article que j'avais fait sur le cinéma Français. Le 2ème chapitre parlais du cinéma Français d'un point de vu économique. Pour ceux que ça interresse voixi le 1er chapitre qui parle du cinéma Français d'un point de vu artistique. (Si seulement la proffession était au courant de mes textes je serai au chômage, Epic LOL.

Je rêve qu'on arrête avec les films bobos sur la vie quotidienne et qu'on prenne exemple sur ce qui ce fait en Corée, en Espagne, Allemagne ou Japon.

Brefâ€

Si l'acte de naissance d'une civilisation est un acte artistique, il n'est pas totalement absurde de considérer que la disparition des arts annonce le déclin voire la disparition de ladite civilisation.

Le cinéma Français d'un point de vu artistique :

La production française n'est plus qu'un alignement de poncifs éculés pour trentenaire et quadras dépressifs de la rive gauche parisienne dévorés par le démon de midi, se posant des questions existentiel.

Et ces réalisateurs donneurs de leçon installé confortablement dans leurs appartements à Saint Germain des prés et qui se donnent bonne conscience en nous pondant du drame sociale à tout va dont tout le monde se fout car personne ne va au cinéma pour regarder sa propre misère ou la misère des autres.

Suis-je caricatural ? J'exagère ? Même pas. L'observateur un tantinet honnête reconnaîtra immédiatement que ce constat tombe sous le sens.

Si on ajoute à la platitude des sujets évoqués et à la mièvrerie des sentiments exprimés, l'invasion des " Fils et Filles de " dépourvus de la plus petite dose de talent, de la moindre répartie et de la plus petite once d'humilité, on comprend aisément pourquoi le 7ème art français est le plus souvent anecdotique voire parfaitement indigeste.

Le "cinéma" français ainsi que l'insupportable "nouvelle chanson française" (Bénabar, Biolay, Delerm, Raphael...) sont les preuves irréfutables de se désert culturel réservé aux bobos bien pensant de Paris rive gauche.

Bien évidemment quelques rares exceptions subsistent. Quelques réalisateurs viennent spontanément à l'esprit : Gaspar Noé, Olivier Marchal, Christophe Gans, Alexandre Aja, Jean-Pierre Jeunet, Jean-Jacques Annaud. Tous évoluent dans un registre très différent mais la radicalité de leur propos leur confère une place de premier choix dans le monde artistique contemporain. Et tous on fait des films qui on été des succès national, international et reconnus à l'étranger (Irréversible, Mr73, Le pacte des loups, Haute Tension, Amélie Poulain, Stalingrad)

Mais le bilan reste extrêmement léger. Entre les comédies affligeantes (navré mais Boon et Merad son surévalués) et les films intellos à la con (Lady Chaterlay), on ne peut s'empêcher d'avoir la gorge nouée en pensant que le cinéma français fut l'un des plus grands, au monde, mais merde ou est passé la relève des Lautner, Melville, Tati, à quand un nouveau film de la trempe du " Le Professionnel "

Un cinéma admiré, copié et jalousé parfois.

Or, le tableau est encore plus sombre lorsqu'on le compare avec d'autres cinémas, " Le discours du Roi " pour l'Angleterre, " Nightwatch " pour la Russie, " 13 assassins " pour le Japon ou encore " Nous sommes la nuit " pour l'Allemagne, tous des films immense, sortis récemment, suffisent à éclipser la quasi totalité de la minable industrie française made in CNC.

Même aux Etats-Unis, où l'on pouvait craindre qu'à l'exception de quelques géants (Eastwood, les frères Coenâ€), le système était uniquement condamné à produire à la chaîne des blockbusters sans âme, sans souffle et ne reposant que sur une cascade d'effets spéciaux, là aussi on a pu voir sur les écrans ces dernières années de véritables chefs d'?uvre. On pense pour les films modestes à " Drive " de Nicolas Winding Refn, " Black Swan " de Darren Aronofsky ou encore à " Blue Valentine " de Derek Cianfrance.

Et il ne faut pas oublier les très grosses productions ayant réussi à s'extirper d'un formalisme convenu et criard et d'une faiblesse scénaristique souvent inhérente à ce type de grosses machines hollywoodiennes. Les deux meilleurs exemples étant le magnifiquement crépusculaire " Watchmen " de Zack Snyder et le très cérébral " Inception " du très doué Christopher Nolan.

Mais ce renouveau américain ne relève nullement du hasard. " Gran Torino ", " Watchmen ", " Black swan " et beaucoup d'autre révèlent tous la fin d'une certain idée du rêve Américain, la chute de l'Amérique. Frappés par the Great Recession (comme ils l'appellent désormais en référence à la Great Depression), en proie au doute, victimes d'une crise morale et identitaire sans précédent, les Américains retrouveraient-ils le sens du Tragique ?

Et à travers cette redécouverte du Tragique les Etats-Unis arrivent à favoriser la création dans ce qu'elle à de plus grande et de plus noble. Un peut comme si c'était leurs dernière chance.

Constat identique pour l'Italie, bien que les choses se présentent sous une forme différente. Alors qu'on croyait le sublime cinéma italien définitivement perdu depuis les années 80, c'est par le prisme de l'étude historique que l'Italie du cinéma est sortie de sa torpeur.

Les films les plus emblématiques de cette "résurrection" (encore timide mais bien réelle) : le très shakespearien " Il Divo " et les sombres et douloureux " Romanzo Criminale " et " Gomora " Sans parler du dernier renégat d'un cinéma de genre " made in Italie " qu'est l'immense Dario Argento (sous estimé et conspué en France) et qui depuis plus de 40 ans continue à nous offrir se qui ce fait de mieux dans l'épouvante.

Bref, le cinéma Italien se donne les moyens de quitter les limbes dans lequel il avait été plongé depuis la mort de son grand cinéma. Car je ne le dirai jamais assez à quel point le tâcheron sans talent Nanni Moretti fut gonflée (notamment en France) dans le but de masquer le vide sidéral qu'était devenu le cinéma Italien.

Je pense que ce n'est plus qu'une question de temps avant de revoir débarquer sur nos écrans des westerns spaghetti, " Il était une fois dans l'ouest ", " Le bon, la brute et le truand " et la série des " Django " tous considéré comme les meilleurs westerns de tout les temps son bel et bien des productions Italienne.

Tout n'est peut-être pas désespéré pour le cinéma français. Je pense par exemple à " The Artist " que je considère comme l'un des meilleurs films de 2011 après Drive.

Je m'étalerai pas sur le cinéma comique spécialement réservé au beauf (Camping, Taxi 4,Cineman, Disco, Les bronzés, Coco) avec des comiques devenus acteur, afin de squatter les plateaux télé de TF1 comme bons clients afin de lobotomiser le spectateur d'aller voire les films.

Toutefois, avant cela, il faudra sérieusement demander des comptes à cette caste d'oligarques et d'apparatchiks qui vit en vase clos et ne roule et ne tourne que pour elle. Il sera difficile aussi de ne pas se pencher sur les critères qui poussent le Centre national de la cinématographie (CNC) à accorder des financements à tel ou tel projet et à les refuser à tel autre. La transparence n'est pas vraiment la tasse de thé de cette coterie d'intellectuels au rabais.

Impossible également de faire l'impasse sur la place occupée par Canal plus dans ce système incestueux, connivent et mafieux.

Expliquez moi comment un mec comme Antoine De Caunes à réussi à réaliser 4 films, tous avec des budgets en conséquents alors que chacun furent des échecs au box office ?

Autant dire que le ménage n'est pas pour demain.
Arriflex, le 04/01/2012 - 14:53
A tous, en réalité mon "pâté" n'est que le 2ème chapitre d'un article que j'avais fait sur le cinéma Français. Le 2ème chapitre parlais du cinéma Français d'un point de vu économique. Pour ceux que ça interresse voixi le 1er chapitre qui parle du cinéma Français d'un point de vu artistique. (Si seulement la proffession était au courant de mes textes je serai au chômage, Epic LOL.

Je rêve ......

Autant dire que le ménage n'est pas pour demain.

+1 !!
Avis très intéressant, Arriflex, merci !
Partant du constat que tous les films français sont financé quasi exclusivement par l'argent du contribuable (donc moi en partie), mis à part les quelques exception qui arrivent à faire du bénéfice, pourquoi cela est-il considéré comme du piratage le fait de les regarder chez soi gratuitement ?
ZeblodS, le 04/01/2012 - 16:23
Partant du constat que tous les films français sont financé quasi exclusivement par l'argent du contribuable (donc moi en partie), mis à part les quelques exception qui arrivent à faire du bénéfice, pourquoi cela est-il considéré comme du piratage le fait de les regarder chez soi gratuitement ?

Sauce ?

J'ai fait de rapides recherches et je ne trouve rien dans ce sens :

J'ai lu que le financement se séparait en trois parties :

-Le pré-achat par les chaines de télévision
-Les producteurs
-Le CNC qui tire effectivement une partie de ses recettes du ministère de la culture, mais aussi d'une taxe sur les billets de ciné.
Sarcasme on
Quel choc. Je croyais que le téléchargement vidait les salles de cinéma. On nous aurait menti ?
Sarcasme off
manbu, le 04/01/2012 - 14:14
Warp, le 04/01/2012 - 13:40
@Arriflex : joli pâté.

Rien qu'en commençant le tien comme ça, je n'ai pas eu envie de poursuivre sa lecture de peur d'une indigestion. :redcard:
Le terme "pâté" n'était pas à prendre de mauvais ton.
Si tu n'aime pas le pâté, ça te regarde, mais ce n'est pas pour ça que ça en devient pour autant un mot ayant une consonance négative.

Quand j'ai dit "joli pâté", c'était pour éviter d'écrire "Joli texte d'une longueur étonnante pour une "simple" réponse à un article, révélant une bonne dose de choses peu glorieuses en les vulgarisant, permettant à nous, néophytes dans le domaine de comprendre un peu plus les tenants et les aboutissants d'un monde relativement corrompu par l'argent."

En tout cas, moi, j'aime bien le pâté. Surtout le sien.
Mari0tux, le 04/01/2012 - 12:24
si c'était en baisse, c'était a cause du piratage... si c'est en hausse, c'est grâce au lois pourries n_n

Bien évidement que cela ce retournera sur le "piratage", Hadopi et ses sbires feront en sorte de prendre cet info à leur compte!
@ Arriflex, C'est intéressant ce que tu dis, et probablement vrai -du moins tes arguments sont convaincants, par contre je te trouve trop critique sur le cinéma français de ces dernières années, lorsque tu dis qu'il ne produit rien de bon. Il y a eu pas mal de bonnes choses, peut-être un peu moins pétantes que les films que cites, mais de bonnes choses tout de même.

"Un prophète" a eu son succès, "entre les murs" m'a franchement bien plu, "l'heure d'été" était très réussi, michel gondry a fait plusieurs bons films, marion cotillard à trouvé quelques beaux rôles, Romain Duris aussi, dont "De battre mon coeur s'est arrêté", Niels Arestrup a fait de bonnes choses dont "L'homme qui voulait vivre sa vie", et encore beaucoup d'autres dont je ne retombe pas sur le nom immédiatement.

De plus, les films que tu cites sont intéressants, mais ne plaisent pas forcément à tout le monde. Drive est terrible, mais qu'est-ce que ça fait du bien de retomber sur quelque chose d'un peu plus authentique après! Quelque part, "Drive" c'est de la pacotille, ou du moins de l’esbroufe de haut niveau! Et pourtant je l'apprécie énormément, ainsi que tous les autres films du réalisateur. Gran torino c'est pareil, Watchmen je n'ai carrément pas supporté, et black swan c'était très bien, mais ça manque terriblement de ce que peuvent apporter des films français, norvégiens ou belges (puisque je viens de là) : un peu d'humilité, d'humanité, de simplicité, et non du cinéma qui explose de partout, où tout est porté à son firmament, où les gens sont des robots parfaits, où les effets spéciaux déshumanisent tout, où les sentiments pèsent une plume.

Les films que tu cites sont vraiment bons, mais s'ils n'y avait qu'eux, je crois que je haïrais le cinéma, tellement il me donnerait l'impression de peter plus haut que son cul ;)

Pour l'instant je suis dans une phase "cinéma belge et norvégien", tous deux très intimistes, souvent dépressifs comme tu dis, et pourtant plein de douceurs et de finesses, dont sont (presque) incapables les américains.

Mais pour beaucoup d'aspects, je suis bien d'accords avec toi. Et merci pour "13 assassins" de Miike, je ne connaissais pas, et puisque je viens de voir "visitor Q" de lui-meme, et que ça m'a bien fait marrer, je choppe!
Petit rappel sur l'histoire de ce record de 2011, qui n'était pas couru d'avance.
Et un graphique pour remettre en perspective ces records qui s'alignent d'année en année sur :
http://cine-cure-de-...1-95966833.html
Sarcasme on
Quel choc. Je croyais que le téléchargement vidait les salles de cinéma. On nous aurait menti ?
Sarcasme off

personne n'a jamais dit que le telechargement vidait les salles de cinéma lol.
le cinéma à toujours tourner correctement ...ou à peu près.
ce qui à chuter c'est la vente et la location de produits physiques car ce sont les produits physiques qui sont mis directement en concurrence avec le telechargement quel que soit la forme qu'il représente.
le cinema à toujours représenter une sortie familiale ou autres, donc en partie indépendante du telechargement.
de plus les gens veulent voir la nouveauté. et il n'y a que le cinéma qui peut leur offrir cela.
le cinéma je pense risque d'être toucher fortement si il y y avait légalisation du piratage.
car ils seraient obliger de sortir conjointement le produit physique à la vente, à la location en meme temps que la sortie salle. et là ce ne serait plus la meme chanson.
salomon191159, le 05/01/2012 - 01:20
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Quel choc. Je croyais que le téléchargement vidait les salles de cinéma. On nous aurait menti ?
Sarcasme off

personne n'a jamais dit que le telechargement vidait les salles de cinéma lol.
le cinéma à toujours tourner correctement ...ou à peu près.
ce qui à chuter c'est la vente et la location de produits physiques car ce sont les produits physiques qui sont mis directement en concurrence avec le telechargement quel que soit la forme qu'il représente.
le cinema à toujours représenter une sortie familiale ou autres, donc en partie indépendante du telechargement.
de plus les gens veulent voir la nouveauté. et il n'y a que le cinéma qui peut leur offrir cela.
le cinéma je pense risque d'être toucher fortement si il y y avait légalisation du piratage.
car ils seraient obliger de sortir conjointement le produit physique à la vente, à la location en meme temps que la sortie salle. et là ce ne serait plus la meme chanson.

Et bien moi je n'y vais plus. Parce que :

C'est devenu trop cher.
La pseudo 3D merdique qu'on te sert pour te faire payer plus me fais gerber (alors que concrètement elle n'apporte strictement rien au film si ce n'est donner la nausée au spectateur et une perception faussée des couleurs d'origine, mais bon ca encore dans les films français c'est inexistant ils ont déjà pas de quoi se payer un scénario ils vont pas en plus dépenser dans une technologie morte née )
Dans 80% des cas tu regardes la bande annonce tu as tout vu.
Les films soufflé (qui va retomber dans l'oubli aussi vote que "2012") style Intouchables c'est du moutonnage à outrance (c'est même à se demander si ils font pas dire que le film fonctionne pour le faire fonctionner ).
Un "bon" film français avec un scénario, des bons acteurs et une bonne réalisation ca fait un moment que j'en ai pas vu un dans les nouveautés.

Alors, oui je suis un pirate (Bouh le vilain), sauf que, quand je télécharge un film / une serie et que je l'aime bien, je l'achète, et si c'est de la merde ca ne mérite sa place qu'au fond des chiottes.
http://www.numerama....ma-en-2011.html

@ Arriflex : juste pour dire que les exemples choisis dans ton 1er chapitre sont très mal pris. Défendre un cinéma étranger "original" en opposition à un cinéma français "moribond" par des films tour à tour ultra académique (Le discours d'un roi, pompeux et adapté d'un bouquin lui même adapté de l'Histoire), pots pourris ultraréférentiels sans identité propre (Night Watch, gloubi boulga moscovite pompant plus à la seconde qu'un Tarantino, Drive, copie bien élevée de tout un pan du film noir urbain US des 70s / 80s, 13 Assassins, remake sage mais sympa pour ses 40 dernières minutes du classique de Kudo), ou typique de la production de studio US (Gran Torino, Eastwood chez Warner fait du Eastwood chez Warner, Inception ou le blockbuster tellement intello qu'il prend le spectateur par la main pendant 2h30, Black Swan et Blue Valentine, les films Fox Searchlight par excellence), etc etc.

Quant au cinéma italien, mené par les mêmes travers que ceux donnés au cinéma français (entre la fable écoeurante de Tornatore et le cinéma à la Gabriele Muccino bien guimauve) : pour un Il Divo, combien de bouses sentimentalo-dramatiques ? Pour un Die Welle allemand, combien de comédies romantiques insipides avec Til Schweiger ?

Enfin, mieux vaut laisser Dario Argento ou il est. Ce n'est pas avec Giallo, La terza madre ou ses 2 épisodes des Masters of Horror qu'il va nous refaire un Suspiria ou un Profondo Rosso.
Et je ne dirai rien sur la saga Django, dont seul les 2 1ers films valent le coup (qu'il est loin, le temps de Corbucci). Niveau Western spaghetti, pour un Leone, combien de tâcherons ? Pour un Argento ou un Fulci transalpin, combien de films de série Z ? Si Il était une fois dans l'Ouest est une production italienne, il ne faut pas oublier l'apport tout à fait Américain de la Paramount, de ses acteurs, et l'influence de Kurosawa (après déjà celle sur Pour une poignée de Dollars).


Si ces films là sont censés étayer un avis contre le cinéma français et pour les cinémas voisins, je ne trouve franchement pas cela convaincants.

Alors, oui, forcément, il y a son lot de comédies françaises pourries. Coco, Les Bronzés 3, Disco, Astérix aux JO, etc.

Sauf que ça fait minimum 4M d'entrées. Astérix a souffert d'un des pires bouche à oreille de l'histoire. Y a quand même eu 7M de masochistes pour aller le voir en salles.


Le propos, s'il est en partie pertinent, mérite d'être nuancé : le cinéma français est un cinéma qui va de Cineman à Intouchables, d'Un conte de Noël à Un prophète, de L'illusionniste au Chat du rabbin.

Si de tout cela, c'est Asterix aux JO qui fait 7M d'entrées, c'est que le problème n'est peut-être pas là ou on le croit.


On dit "heureusement qu'il y a eu quelques films pour faire grimper les chiffres". Le Luxembourg enregistre +5.5% d'entrées en 2011 VS 2010. Il n'y a eu aucun phénomène au cinéma cette année, pourtant.
salomon191159, le 05/01/2012 - 01:20
Sarcasme on
Quel choc. Je croyais que le téléchargement vidait les salles de cinéma. On nous aurait menti ?
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personne n'a jamais dit que le telechargement vidait les salles de cinéma lol.


Ben si. Dans le multiplex pathé que je fréquente il y a une pancarte à l'entrée de chaque salle qui dit ça.

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