YouTube démontre l'absurdité du droit d'auteur. Involontairement ?
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 19 Décembre 2011 à 12h36 -
posté dans Société 2.0
La vidéo n'est pas nouvelle, mais nous ne l'avions encore jamais commentée. YouTube a mis en ligne sur son site internet une "école du droit d'auteur" dont on se demande s'il faut prendre au premier degré la vidéo d'illustration, tant elle paraît démontrer l'incroyable absurdité à laquelle aboutit le droit d'auteur. Alors qu'il était conçu à l'origine pour régir des conflits entre professionnels (auteurs, éditeurs, comédiens, producteurs...), le droit d'auteur s'impose désormais à des consommateurs qui n'y comprennent rien. Et dont la loi est d'une telle complexité qu'ils ne peuvent de toute façon rien y comprendre, comme le dénonçait aussi la Quadrature du Net à propos d'une modification de la définition de la copie privée en France. Dans cette vidéo, YouTube démontre parfaitement l'oppression générée par le droit d'auteur lorsqu'il s'impose à des millions de citoyens, mais semble tout de même le défendre. Son "école du droit d'auteur" pose en effet des questions à l'internaute pour vérifier qu'il a bien compris qu'il ne pouvait rien faire des oeuvres sans l'autorisation des auteurs. Il lui fait même comprendre et qu'en cas d'abus, c'est la personne qui dénonce à tort un abus de droit d'auteur qui s'expose le plus à des sanctions, et non celle qui obtient à tort le retrait d'une vidéo. (vous pouvez activer les sous-titres en français en cliquant sur l'icône CC)
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Commentaires à propos de «YouTube démontre l'absurdité du droit d'auteur. Involontairement ?»
Deux points : la vidéo parle ici du copyright anglo-saxon, et pas du droit d'auteur. C'est similaire, mais pas pareil, la législation sur le droit d'auteur protège plus les créateurs que le copyright.
Deuxièmement, la vidéo dit bien qu'il est interdit d'utiliser du contenu d'un auteur tiers sans son autorisation, sauf si on respecte le "fair use", ou "droit de citation" en Français. Si je crée une chanson, ou un film, et qu'un autre s'approprie ma création, en totalité ou partiellement, pour en faire autre chose ou pour la plagier, j'ai légitimement le droit de faire valoir mes droits dessus. Ou est l'absurdité? Dans le titre de la news, sûrement... Vidéo puérile, stupide, et critiquable en de nombreux points.
Déjà, le gros trésor dans la chambre du pirate : Partager des vidéos ne se fait pas pour de l'argent, juste pour partager ce qu'on aime. Ensuite, toujours la même tendance malsaine : LES LOBBIES SE CACHENT DERRIERE LES ARTISTES. Les artistes sont le plus souvent très content qu'on écoute leurs chansons, et qu'on les partage. Ceux qui tirent réellement la gueule sont ces parasites de majors, qui sont les véritables voleurs dans l'histoire, avec leur monopole, leur corruption, et leurs tarifs prohibitifs. Interdire la diffusion de l'oeuvre d'un artiste sans son consentement serait logique, même si stupide dans notre société numérique fondée sur le partage et l'expansion de la culture. Ce serait un frein inutile, dont la plupart des artistes (qui pourraient gagner leur fric avec les concerts si le système n'était pas si verrouillé) accepteraient allègrement les choses, car Youtube est un formidable tremplin pour la célébrité, qui bypass le monopole de la distribution des majors. Mais bon, ce serait compréhensible de la part de l'artiste, car il a créé l'oeuvre. Mais de la part d'un éditeur qui n'a rien fait à part aligner les biftons et faire chier, ce n'est pas acceptable. L'éditeur n'a rien créé, donc il ferme sa gueule. Il est là le véritable problème du système : Qu'un éditeur se comporte comme une banque pour artiste, pourquoi pas. Mais qu'il s'approprie les droits des oeuvres créées est une aberration. Laisser des oeuvres artisitiques à des abrutis qui ne pensent qu'au fric est une erreur, et le piratage n'en est que la conséquence logique. Seulement il serait malvenu d'amener dans la vidéo un gros lard en costar-cigare pour faire la morale au pirate dans ce film. Enfin le problème fondamental : le partage n'est pas un vol. Le vol, ce serait que le raton-laveur fasse croire que c'est lui qui a créé la chanson. Or ici, il ne fait que la pub de Lumpy. C'est une promotion, pas du piratage. Cette vidéo n'explique rien du tout, c'est une vidéo pour gamins destinée à faire peur. Incomplète, puérile, stupide. La seule chose vraie c'est à 2 min 40 quand le raton se fait écrabouiller par le "Fair use". Et enfin ultime critique : pour un happy tree friends, ça manque drastiquement de sang. Silver974, le 19/12/2011 - 13:06 On attend impatiemment le Lobbyiste des enc@%és, alias ayants droit ( a rien du tout ), j'ai nommé sac-a-puces, qui va nous expliquer, que ce n'est pas ainsi qu'on DOIT interpréter tout ça et que franchement Numérama est de mauvaise foi ! Que du bonheur en perspective, bien que la réalité soit triste pour les arts, victime non consente de ces parasites qui s'en réclament ... NB : surement sa pose dejeuner, le "pauvre", bah oui, même les collabos déjeunent ! Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable. _Sylvestre_, le 19/12/2011 - 13:07 Deux points : la vidéo parle ici du copyright anglo-saxon, et pas du droit d'auteur. C'est similaire, mais pas pareil, la législation sur le droit d'auteur protège plus les créateurs que le copyright. Deuxièmement, la vidéo dit bien qu'il est interdit d'utiliser du contenu d'un auteur tiers sans son autorisation, sauf si on respecte le "fair use", ou "droit de citation" en Français. Si je crée une chanson, ou un film, et qu'un autre s'approprie ma création, en totalité ou partiellement, pour en faire autre chose ou pour la plagier, j'ai légitimement le droit de faire valoir mes droits dessus. Ou est l'absurdité? Dans le titre de la news, sûrement... Si je crée une chanson, ou un film, et qu'un autre s'approprie ma création, en totalité ou partiellement, pour en faire autre chose ou pour la plagier, j'ai légitimement le droit de faire valoir mes droits dessus. Ou est l'absurdité? Dans la seconde partie de ta phrase. Plus précisément, à partir de "j'ai légitimement..." etc. _Sylvestre_, le 19/12/2011 - 13:07 Si je crée une chanson, ou un film, et qu'un autre s'approprie ma création, en totalité ou partiellement, pour en faire autre chose ou pour la plagier, j'ai légitimement le droit de faire valoir mes droits dessus. Ou est l'absurdité?C'est justement là qu'elle est la plus criante. Personne ne sait où placer la ligne rouge entre ce qui relève du "fair use" (ou du droit de citation) ou pas. C'est la justice qui le décide, presque au cas par cas. YouTube le dit lui-même : il faut consulter un avocat. Veut-on demander à des millions d'internautes de consulter un avocat pour savoir s'ils ont le droit de reprendre 28 secondes d'un film plutôt que 13 secondes, ou s'ils peuvent faire une chanson dérivée d'une autre ? qveenz, le 19/12/2011 - 13:19 Silver974, le 19/12/2011 - 13:06 On attend impatiemment le Lobbyiste des enc@%és, alias ayants droit ( a rien du tout ), j'ai nommé sac-a-puces, qui va nous expliquer, que ce n'est pas ainsi qu'on DOIT interpréter tout ça et que franchement Numérama est de mauvaise foi ! Que du bonheur en perspective, bien que la réalité soit triste pour les arts, victime non consente de ces parasites qui s'en réclament ... NB : sûrement sa pose déjeuner, le "pauvre", bah oui, même les collabos déjeunent ! Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable. "Si j'étais un Artiste" ... ( je rends grâce a qui de droit, mais invoque le fair use ! "tu ne seraiS" ... Bref "Artiste" "désortaugraffique" sûrement ... Ta perception étant "personnelle" je t'invite a te taxer toi même pour percevoir des droits ... ça peut arriver de ne pas souhaiter partager ses ?uvres avec soi-même ... chez les schizophrènes, c'est courant ... Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable. Tiens connard, tu vas le voir mon français à moi.
qveenz, le 19/12/2011 - 13:19 Silver974, le 19/12/2011 - 13:06 On attend impatiemment le Lobbyiste des enc@%és, alias ayants droit ( a rien du tout ), j'ai nommé sac-a-puces, qui va nous expliquer, que ce n'est pas ainsi qu'on DOIT interpréter tout ça et que franchement Numérama est de mauvaise foi ! Que du bonheur en perspective, bien que la réalité soit triste pour les arts, victime non consente de ces parasites qui s'en réclament ... NB : surement sa pose dejeuner, le "pauvre", bah oui, même les collabos déjeunent ! Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable. Je suis un artiste. Et je vais te dire ce qui m'emmerde. - Aligner les biftons pour la SACEM, ça m'emmerde, surtout quand il n'y a rien au bout, et que j'apprends que l'enquête sur les détournements de la SACEM a été étouffée par ce pourri verreux de Fredo Mittérand (la corruption, ce doit être de famille chez les Mittérands...) - Me faire balader par des costar-cravates incapables de créer quoi que ce soit, ça m'emmerde. - Me faire ordonner des choses dans mes compos par un commercial qui n'y connaît rien en musique, parce que ça colle mieux à la "tendance du moment" (genre bouses technos), ça m'emmerde. - Me faire remasteriser des titres par des ingés sons genre sauce électronique parce que l'éditeur leur a demandé, ça m'emmerde. - Toucher quelques centimes sur un CD de 25 euros, là où la pub en touche 5 euros, le prix de fabrication 3 et l'éditeur le reste (minimum 90%), ça m'emmerde. - Ne plus avoir le moindre droit sur mes compos parce que l'éditeur s'approprie tout, ça m'emmerde. - Devoir me rendre là où l'éditeur me l'ordonne pour jouer ce qu'il me demande (même "maman les petits bateaux" s'il le veut), ça m'emmerde. - Ne pas avoir d'autre choix pour percer en musique que de signer avec une major cet immonde contrat inacceptable qu'ils fourguent à tous les artistes, ça m'emmerde. - Ne pas pouvoir accéder à la moindre salle de concert à part les petites salles rikikis des villages, parce qu'il faut forcément un éditeur pour discuter de ça, ça m'emmerde. - Entendre toujours les mêmes 10 titres à la radio alors qu'il y a des milliers de tubes sur Jamendo, ça m'emmerde. Alors remballe ta vision débile du droit d'auteur, pauvre con. Il y a ceux qui font de la musique pour le fric (et c'est toujours de la merde), et il y a les autres. La raison pour laquelle on ne peut pas vivre de son art aujourd'hui, elle est dans le monopole des majors, qu'internet est en train de massacrer. Ce n'est pas à cause du piratage que les artistes ne gagnent rien, ça c'est un faux problème. Et puis s'opposer au piratage, c'est comme essayer d'arrêter une vague à mains nues, c'est impossible. Alors au lieu de combattre internet, autant s'en servir pour avancer, et vivre dans le futur au lieu de rêver du passé. Seulement dans ce nouveau système économique de rémunération des artistes qui se profile, les majors n'ont plus leur place. Et c'est tant mieux. Déjà, le gros trésor dans la chambre du pirate : Partager des vidéos ne se fait pas pour de l'argent, juste pour partager ce qu'on aime.
Ouais, le coup du trésor, j'ai pas non plus compris ce qu'il faisait là. Les artistes sont le plus souvent très content qu'on écoute leurs chansons, et qu'on les partage
Ils sont bien contents quand ils bouffent tous les jours aussi. Et tant qu'à faire, qu'ils habitent ailleurs que sous un pont. Pour ça, ils doivent tirer de l'argent de leur activité. Comme tout le monde. Dans la seconde partie de ta phrase. Plus précisément, à partir de "j'ai légitimement..." etc.
Alors là, il va falloir que tu m'expliques. Je compose un opéra qui m'a demandé deux ans de boulot, un kikoolol en fait une version rap en 20 minutes sans mon autorisation, me massacre mon travail, et en plus risque de me pomper du fric dans le dos et tu me dis qu'il n'est pas légitime que j'aille lui casser la gueule? Y'a quelque chose que je ne pige pas. qveenz, le 19/12/2011 - 13:22 Ma perception de ta création est ma création et j'ai donc plus de droits que toi ! On continue ?On ne continue rien du tout, car tu as raison. Si tu fais, mettons, une orchestration d'une pièce pour piano que j'ai écrite il y'a 10 ans (je fais mon coming out de suite, je suis musicien, et j'en vis), l'orchestration sera ton oeuvre et t'appartiendra, de façon inaliénable et perpétuelle. Tu peux même la déposer à la SACEM si tu veux. Maintenant on a deux cas de figure : Soit tu as eu mon autorisation, gratuite ou non, pour faire cette orchestration, (et dans ce cas tu as eu la présence d'esprit de me faire signer un papier prouvant que je t'ai cédé à toi et à toi seul les droits) et tout va bien. Soit tu n'as pas eu mon autorisation et je peux t'attaquer en justice. Par contre, oui, même si tu es condamné, eh bien l'orchestration t'appartient toujours et tu peux même gagner des sous avec, c'est fou hein? Et oui, c'est pas forcément simple le droit d'auteur, mais c'est pas non plus totalement absurde. Maintenant, je serais d'accord sur plusieurs choses : 70 ans après la mort de l'auteur (et 95 maintenant pour les interprétés), c'est n'importe quoi. Un oeuvre qui tomberait dans le domaine public 25-30 ans après sa création, et en tout cas dès la mort de l'artiste, ça me parait plus raisonnable. Les ayants-droits n'ont qu'a se mettre au boulot, comme tout le monde ! Silver974, le 19/12/2011 - 13:06 On attend impatiemment le Lobbyiste des enc@%és, alias ayants droit ( a rien du tout ), j'ai nommé sac-a-puces, qui va nous expliquer, que ce n'est pas ainsi qu'on DOIT interpréter tout ça et que franchement Numérama est de mauvaise foi ! Que du bonheur en perspective, bien que la réalité soit triste pour les arts, victime non consente de ces parasites qui s'en réclament ... NB : surement sa pose dejeuner, le "pauvre", bah oui, même les collabos déjeunent ! Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable. Vu la façon dont les artistes se font exploités par le modèle actuel (par exemple, un musicien dont le nom n'est pas connu ne généralement touche pas de "royalties" sur les ventes du disque qu'il a enregistré), ils ont déjà de quoi pleurer. Et superbe maîtrise du français ; cela donne encore plus de poids à ta remarque cinglante ! Goldoark, le 19/12/2011 - 13:43
Seulement dans ce nouveau système économique de rémunération des artistes qui se profile, les majors n'ont plus leur place. Et c'est tant mieux.Parfaitement d'accord avec toi. Vous savez quel est le premier truc qu'un producteur vous fait signer quand vous entrez en studio? Une déclaration de cession de tous vos droits. Ca colle mieux avec le concept du copyright, justement, et toutes ces grosses boites sont des multinationales. Mais il ne s'agit pas de ça dans la vidéo, qui semble parler surtout du copyright, même si elle mélange ça un peu avec la propriété intellectuelle. En tout cas, elle ne parle pas du tout du partage de fichiers, ni des majors. Mais c'est vraiment pas clair en effet. Par contre j'adhère à la conclusion : "si vous ne voulez pas d'emmerdes, arrêtez de copier et créez vous-même". _Sylvestre_, le 19/12/2011 - 13:50 Goldoark, le 19/12/2011 - 13:43
Seulement dans ce nouveau système économique de rémunération des artistes qui se profile, les majors n'ont plus leur place. Et c'est tant mieux.Parfaitement d'accord avec toi. Vous savez quel est le premier truc qu'un producteur vous fait signer quand vous entrez en studio? Une déclaration de cession de tous vos droits. Ca colle mieux avec le concept du copyright, justement, et toutes ces grosses boites sont des multinationales. Oui, ils te servent une bonne grosse liasse de papier, te mettent la pression genre "allez, on va pas y passer la nuit, c'est un contrat standard, et si ça vous plaît pas dégagez" (qu'ils puissent prononcer ces mots est un non-sens commercial), et après tu réalises que tu es pieds-poings-couilles liées. Déplacements, droits, tu n'as plus rien. Quand tu signes dans une major, tu n'es plus un artiste, tu es un esclave. _Sylvestre_, le 19/12/2011 - 13:50
Mais il ne s'agit pas de ça dans la vidéo, qui semble parler surtout du copyright, même si elle mélange ça un peu avec la propriété intellectuelle. En tout cas, elle ne parle pas du tout du partage de fichiers, ni des majors. Mais c'est vraiment pas clair en effet. Par contre j'adhère à la conclusion : "si vous ne voulez pas d'emmerdes, arrêtez de copier et créez vous-même".Dans la vidéo, il ne s'agit pas d'expliquer aux utilisateurs de Youtube toute l'aberration du système. Tu penses bien, ça discréditerait tout. Il s'agit juste de faire peur aux jeunes pirates en les prenant pour des cons. Je n'adhère pas à la conclusion. La copie est une bénédiction. Dans la vidéo se cache une ERREUR FONDAMENTALE : le véritable "piratage", ce serait si le raton-laveur volait la musique de l'élan et la mettait à son nom, du plagiat, voir plus. Le véritable piratage, c'est le vol de la propriété. Et ça, ça ne se voit presque jamais (à part dans les derniers tubes de Rihanna dans lesquels le manque d'inspiration lui fait allègrement plagier Lachapelle ou Mylène Farmer). Mais ici, il n'y a nullement vol, il y a juste partage. Le raton fait la promotion de l'artiste gratuitement, parce qu'il aime sa musique. C'est plutôt sympa. Alors sur Youtube, certes, c'est inutile, car toutes les vidéos sont centralisées. Donc sa vidéo est inutile, il suffirait de mettre un lien vers celle de l'artiste. Mais Youtube, comme toutes les plateformes centralisées, sont appelées à disparaître dans l'évolution du web 2.0 au web 3.0. Et dans cet internet décentralisé qui se profile, la copie sera la priorité, afin de préserver les oeuvres et de les diffuser. _Sylvestre_, le 19/12/2011 - 13:07 Deuxièmement, la vidéo dit bien qu'il est interdit d'utiliser du contenu d'un auteur tiers sans son autorisation, sauf si on respecte le "fair use", ou "droit de citation" en Français. Si je crée une chanson, ou un film, et qu'un autre s'approprie ma création, en totalité ou partiellement, pour en faire autre chose ou pour la plagier, j'ai légitimement le droit de faire valoir mes droits dessus. Ou est l'absurdité?Pour moi, clairement, les auteurs ne doivent pas avoir le droit d'interdire le partage sans but lucratif d'une ½uvre rendue publique, de la même manière qu'ils ne peuvent interdire le prêt d'un livre à un ami. Il n'est absolument pas question de s'approprier l'½uvre : le partageur ne s'est pas fait passer pour l'auteur, il l'a juste partagée… Alors là, il va falloir que tu m'expliques. Je compose un opéra qui m'a demandé deux ans de boulot, un kikoolol en fait une version rap en 20 minutes sans mon autorisation, me massacre mon travail, et en plus risque de me pomper du fric dans le dos et tu me dis qu'il n'est pas légitime que j'aille lui casser la gueule? Y'a quelque chose que je ne pige pas. Houla, j'ai l'impression qu'il y a pas qu'une seule chose que tu comprend pas... Allez, je reprend ton exemple (je suis feignant). Donc, ton opéra t'a demandé deux ans de boulot. Premièrement, on se lance pas dans un travail qui dure deux ans sans savoir comment on va bouffer durant ces deux années. Donc, la première chose, c'est que tu as du passer par un site web pour montrer un peu ce que tu sais faire (d'anciennes composisitions, des petites démos, n'importe quoi) en expliquant ce que tu compte faire. Mais que pour ça, il te faut des sponsors. La, si ta du talents, quelques dizaines de milliers d'internautes te financeront. Il suffit que chacun verse 10 euros par exemple, (en échange de quoi ils recevront bien sur un CD quand ton boulot sera finit etc). Deux ans plus tard, tu as ta musique. Tu peux aller faire des concerts, te produire sur scene etc. -> Tu touche encore de la thune. Et puis, bien sur, comme au bout d'un moment les gens se lasseront de venir toujours écouter la même chose, il va falloir recommencer toute la manip. Pendant ce temps, un "kikoolol" à repris ta musique. Lui, il à déjà rien touché des dizaines de milliers d'internautes (normal). Par contre, oui, en 20 minutes il va faire une reprise "rap" de ton titre et pourra vendre quelques CD ou faire quelques concerts. Et alors ? Que ce que t'en a à foutre ? 1) Ca te fait de la pub, parce que tu peux facilement dire "ça vient de moi". 2) Les types qui écoutent la version rap seraient de toute façon surement pas venu te voir pour écouter la version "opéra", donc tu vois, tu perd que dalle. Et si ça t’énerve tant que ça que lui ai composé un truc en 20 minutes la ou tu as mis 2 ans à le faire, c'est peut être aussi que t'es un peu con et qu'il y a peut être des trucs que t'aurai pu prendre d'ailleurs non ? On va pour ré-inventer la roue à chaque fois. La musique, c'est comme le reste. Ca évolue, mais ne prétend pas que si tu compose un truc, tout vient de toi. Tu ne ré-invente jamais tout, même inconsciemment, il y a forcément des passages que tu reprend sans t'en rendre compte... qveenz, le 19/12/2011 - 13:19 Bla, bla, bla, si tu serais un artiste tu ne serait pas aussi con de gribouiller un pleurnichement aussi lamentable.Bla, bla, bla, si tu saurais parlé franssé, on pourré comprandre té argument derriaire té fotes d'ortografe. Hoper, on parle de mon boulot là, pas d'un hobby. Je fais dans le classique, mais j'ai aussi enregistré et tourné pour des artistes de variété (c'était de loin le plus pourri et le moins bien payé, d'ou ma haine actuelle pour les majors et le milieu de la varietoche), et un peu de musique de film. Donc, on peut tout à fait ne pas être d'accord, c'est ça qui rend le débat intéressant, mais s'il-te-plait aie la politesse de partir du principe que je sais de quoi je parle.
Par contre, tu mélanges un peu tout là : production, diffusion, marketing, propriété intellectuelle et droits voisins... on se lance pas dans un travail qui dure deux ans sans savoir comment on va bouffer durant ces deux années.
C'est pour cela que les compositeurs, classique ou variétés, ne vivent pas exclusivement de leur Art, à l'exception d'une infime minorité qui se compte sur la main d'un lépreux (et je n'exagère pas!). Pour la plupart ils enseignent, ou exercent dans la production (beaucoup de compos des années 60-70 bossaient à la radio par ex). Certains ont un boulot tout à fait "commun", dans un bureau ou à l'usine (j'en connais). quelques dizaines de milliers d'internautes te financeront
Quand tu lances une souscription, si tu as deux cent personnes qui t'achètent ton CD en pré-prod, c'est déjà un succès, crois moi. Dix mille, c'est comme l'Euromillions : tout le monde en rêve, y'en a qui ont gagné, mais on est sûr de perdre. Par contre, oui, en 20 minutes il va faire une reprise "rap" de ton titre et pourra vendre quelques CD ou faire quelques concerts. Et alors ? Que ce que t'en a à foutre ?
Qu'est-ce-que j'en ai à foutre? Et bien autant que toi si je te pique ta caisse et que je vais la planter sur le Périph'. Ce que j'ai créé m'appartient, point barre. Si tu veux le bidouiller, tu demandes. Et, crois-le ou pas, les auteurs donnent généralement leur accord quand on leur demande poliment. Les ayant-droits sont en effet souvent plus pénibles, et c'est pour cela que je suis pour le basculement dans le domaine public de toute l'oeuvre à la mort de l'auteur, ou du dernier co-auteur. Fais-un essai : crée quelque chose. Réalise le travail, les sacrifices que cela représente, pour un résultat par nature plus qu'aléatoire, et je te garantis que tu changeras d'avis. Même si, et je le répète, je trouve la législation actuelle sur le droit d'auteur trop contraignante et restrictive. L'ennemi n'est pas l'auteur, c'est les Majors. rom1v, le 19/12/2011 - 14:17
Pour moi, clairement, les auteurs ne doivent pas avoir le droit d'interdire le partage sans but lucratif d'une oeuvre rendue publique, de la même manière qu'ils ne peuvent interdire le prêt d'un livre à un ami. Encore une fois, l'auteur à le droit de bouffer. Si tout le monde peut partager et diffuser son oeuvre à l'envi, l'auteur peut aller exercer ses talents aux restos du coeur les plus proches. Ce ne sont pas les auteurs qui interdisent le prêt, ce sont les éditeurs. Vous confondez encore, au sein du droit d'auteur (qui n'est pas le copyright, sujet de la vidéo), le droit moral et le droit patrimonial. Le droit moral assure le lien entre l'auteur et son oeuvre, personne ne peut s'approprier la création d'autrui, quelle qu'elle soit. Ce droit est inaliénable et perpétuel. La Joconde est de Léonard, et personne ne peut s'approprier cette oeuvre, même si l'artiste est mort il y a 5 siècles. Le droit patrimonial gère tout la partie "économique", un oeuvre de l'esprit étant par nature immatérielle, il a bien fallu inventer un dispositif spécifique. L'auteur peut donc céder tout ou une partie de ses droits sur son oeuvre à un tiers qui va l'exploiter. Quand un éditeur vend un livre, il ne vend pas l'objet, qui n'a pas plus de valeur que le papier qui le compose, mais les droits de diffusion de l'oeuvre. Il les cède exclusivement à l'acquéreur, et uniquement à lui : c'est pour cela qu'on ne peut pas prêter un livre ou un DVD (pour ces derniers, il a fallu inventer le concept de "cercle familial").
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Que du bonheur en perspective, bien que la réalité soit triste pour les arts, victime non consente de ces parasites qui s'en réclament ...
NB : surement sa pose dejeuner, le "pauvre", bah oui, même les "@!§#?$" déjeunent !