Microsoft a décidé de s'attaquer à Android. Dans un commentaire, le directeur financier d'une division mobile a estimé que le modèle libre du système d'exploitation était un piège. Selon lui, les violations de brevets à travers Android ne permettent pas de le considérer comme un O.S. libre. Des propos qui surviennent à quelques semaines du lancement de Windows Mobile.

À quelques semaines du lancement de Windows Phone 7 en Europe, les langues se délient chez Microsoft. À l’occasion d’une conférence organisée par la Deutsche Bank à San Francisco, le directeur de la division Mobile Communications Business chez Microsoft a taclé Android et son modèle libre. Pour lui, les violations répétées du système d’exploitation en matière de propriété intellectuelle ne permettent pas de le considérer comme un logiciel libre.

« Il est intéressant de considérer Android comme un système libre. Au niveau le plus simple, les problèmes de propriété intellectuelle autour de la situation d’Android […] enfreignent un tas de brevets et il y a des coûts associés à ça. Et ce n’est pas seulement un problème pour nous. Cela peut aussi être un problème pour d’autres entreprises qui se sont déjà manifestées. Donc, il y a un coût associé à Android qui, je pense, ne le rend pas libre » a expliqué Tivanka Ellawala.

Le directeur financier fait notamment référence au conflit qui oppose Google à Oracle. En rachetant l’an dernier Sun Microsystems, l’entreprise spécialisée dans les SGBD a récupéré mécaniquement sa propriété intellectuelle et ses brevets. Sous la menace d’une plainte, la firme de Mountain View essaie de rallier la communauté open-source en la dressant contre Oracle.

Mais Google n’est pas la seule entreprise à avoir quelques ennuis à cause d’Android. HTC, qui s’appuie sur le système d’exploitation pour faire fonctionner ses téléphones, a été accusé par Microsoft et Apple d’enfreindre leur propriété intellectuelle à travers sa gamme de smartphones et l’utilisation d’Android. Si la firme taïwanaise a signé un accord à l’amiable pour mettre un terme à ce conflit, elle est toujours poursuivie par Cupertino.

Ces affirmations – qu’elles soient exactes ou non – surviennent dans un contexte crucial pour Microsoft. À quelques semaines du lancement de Windows Phone 7, l’entreprise américaine mise certainement une partie de son avenir dans le marché des O.S. mobiles. En effet, la part de Microsoft dans ce domaine a continuellement reculé ces dernières années.

Peut-être qu’à travers ces propos, le géant américain espère inciter les constructeurs mobiles à se tourner vers sa solution – certes payante – plutôt que vers un système d’exploitation libre qui n’en aurait que le nom.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés