Lancé en juin, le portail PUR accueille désormais 22 services labellisés. Trois nouvelles plates-formes musicales ont été validées par l'Hadopi et les ayants droit. Il s'agit d'iTunes, Jamendo et MyClubbingStore. Deux autres services, Spotify et Allomusic, avaient été référencés il y a une dizaine de jours.

L’offre légale promue par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet s’étoffe lentement mais sûrement. Après avoir décerné le label PUR à Spotify et Allomusic le 10 septembre dernier, l’Hadopi vient d’accueillir trois nouvelles plates-formes musicales sur le portail référençant les services légaux. Il s’agit d’iTunes, de Jamendo et de MyClubbingStore.

Plate-forme incontournable de la musique en France et dans de nombreux autres pays du monde, iTunes avait officiellement demandé le label PUR à la fin du mois de juin 2011. Cette candidature d’Apple, qui dispose d’une part de marché très importante en France, avait pour objectif de se conformer à la convention signée par toutes les plates-formes de l’opération Carte Musique Jeune.

Seuls les fichiers musicaux sont couverts par le label PUR. Celui-ci ne porte donc pas sur les autres contenus proposés sur la boutique numérique, comme la vidéo à la demande. C’est d’ailleurs ce que rappelle le portail PUR lui-même en expliquant que « le label PUR de l’Hadopi est attribué aux contenus de musique au format digital offerts sur la plate-forme« .

De son côté, Jamendo avait entrepris les démarches pour décrocher le label PUR dès le mois de mai. Le service français était alors le premier à candidater auprès de la Haute Autorité en mettant en avant ses atouts de première plate-forme spécialisée dans la musique libre. Le catalogue proposé sur le site est en effet disponible sous licences Creative Commons.

À l’époque, la participation de Jamendo au processus de labellisation PUR avait suscité bien des interrogations chez les adversaires de l’Hadopi. Face à l’incompréhension de plusieurs internautes, le cofondateur du site avait expliqué que cette démarche avait pour but « d’être reconnu comme une offre légale dans le sens de la loi Hadopi » et d’améliorer la couverture médiatique de Jamendo et, par conséquent, des artistes.

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