Retourner sur Overwatch en 2026 n’était pas dans mon bingo de l’année. Ma dernière expérience sur un hero shooter m’avait laissé un goût amer (coucou Highguard) et me laissait penser que le genre n’était plus forcément ma tasse de thé. En effet, avec la sortie d’Overwatch 2 en 2022, j’avais peu à peu décroché, faute de temps mais aussi lassé par le manque de contenus.
Pourtant, quatre ans plus tard, Blizzard gomme finalement le « 2 » pour que le jeu redevienne simplement Overwatch. Mais ne vous y trompez pas : derrière ce qui ressemble à une marche arrière ne cache pas un jeu vanilla mais bien un contenu foisonnant et une roadmap particulièrement prometteuse qui redonne enfin envie de s’investir.
Overwatch fonctionne encore en 2026
Voilà presque dix ans qu’Overwatch occupe la scène des jeux compétitifs. Depuis son lancement en mai 2016, le titre de Blizzard a traversé dix années intenses, marquées par l’émergence de concurrents redoutables tels que Valorant, Counter-Strike, Paladins ou son « frère ennemi » : Marvel Rivals. Malgré la houle, Overwatch a toujours su garder le cap et maintenir la barque à flot.
Si la licence a connu des périodes de creux, le jeu est rarement descendu sous la barre des 35 000 joueurs simultanés sur Steam — un chiffre déjà important mais d’ailleurs peu représentatif, puisque l’immense majorité de la communauté transite par le launcher Battle.net ou les consoles. Quoi qu’on en dise, le titre reste solidement ancré dans le top.
Overwatch propose toujours un gameplay calibré et très satisfaisant.
Les parties sont relativement courtes, intenses, et chaque héros mérite globalement qu’on s’y attarde. Bref, la recette est rodée. Pourtant, Overwatch est longtemps resté dans l’ombre des grands, ce qui n’a jamais été l’ambition de Blizzard lorsqu’on connaît les moyens colossaux mis en œuvre pour en faire LE jeu e-sport.

Après la tentative manquée de 2022 — qui espérait redorer le blason de la licence avec un simple passage au 5v5 — l’éditeur a fini par revenir à ses fondamentaux. Plutôt que de s’acharner à modifier structurellement le gameplay ou d’inonder le jeu de microtransactions pour assurer sa survie, Blizzard a fait ce qu’il sait faire de mieux : injecter du contenu brut à un rythme effréné. Et, spoiler, ça marche !
Cinq nouveaux persos qui donnent envie de relancer
Certes, Overwatch ne va pas réinventer la roue en repassant de la version « 2 » à la version originale. Mais Blizzard semble enfin avoir compris l’essentiel : tout le monde n’aspire pas à devenir un joueur e-sport dans une méta ultra-équilibrée. Au-delà de son mode de jeu, la force d’Overwatch a toujours résidé dans la finesse de sa narration et la profondeur de son univers, notamment portée par des personnages aux caractères si affirmés qu’ils en deviennent inoubliables.
C’est précisément le tour de force de Blizzard, à savoir proposer des héros si convaincants que, quel que soit le rôle, ils donnent à eux seuls l’envie de lancer une partie pour les maitriser à la perfection.
Mes souvenirs des débuts étaient teintés de frustration face au rythme de sortie des héros. À l’époque, chaque nouveau venu mettait un temps infini à arriver, et n’était même pas jouable en compétitif dès sa sortie. On sentait que Blizzard s’imposait un équilibrage chirurgical, quitte à attendre des mois. Avec cette nouvelle mise à jour, l’impression est différente : le studio semble s’amuser davantage, quitte à se poser moins de questions, et ce plaisir se ressent manette en main.
Le 10 février 2026, ce ne sont pas moins de cinq nouveaux personnages qui ont rejoint les rangs, et tous sont de véritables pépites. J’ai eu l’occasion de tester chacun d’eux, et le plaisir de jeu est réel et renouvelle vraiment l’expérience globale des parties.
Zoom sur les nouveaux arrivants et les nouveautés
- Domina (Tank) : Un tank de type « poke » (dans la lignée de Sigma), utilisant la technologie Vishkar pour manipuler des boucliers fragmentés. Potentiellement le meilleur tank du jeu avec Reinhardt.
- Emre (Dégâts) : L’ancien membre d’Overwatch tant attendu. Devenu agent de la Griffe, il propose un gameplay très nerveux et ultra-rapide. Il est trop fort, tout simplement.
- Anran (Dégâts) : Une héroïne liée au lore de Wuyang, dont le kit est centré sur une mobilité extrême et la maîtrise du feu avec des dégâts sur la durée.
- Mizuki (Soutien) : Issu du clan Hashimoto (allié à la Griffe), il apporte des mécaniques de soin inédites avec un DPS plutôt convaincant pour un soutien.
- Jetpack Cat (Soutien) : Le mème est enfin devenu réalité. Ce soutien très mobile et agressif est une perle, bien qu’il soit quasiment intouchable en compétitif car banni en boucle par les joueurs. #LibérezLeChat.

Chacun de ces nouveaux héros est une franche réussite, tant sur le plan de la direction artistique que sur celui du gameplay pur. Ils introduisent des mécaniques rafraîchissantes sans jamais tomber dans l’écueil de la surcomplexification. On apprécie surtout que Blizzard ait su innover sans surcharger le gameplay, préservant ainsi une expérience lisible et accessible. C’était un aspect qui n’était pas écrit d’avance, à l’image de Vendetta, le dernier héros de dégâts avant cette mise à jour — dont le style de jeu s’avérait particulièrement obscur et difficile à prendre en main.
Les sous-classes :
Blizzard ne se contente plus du triptyque classique Tank/dégâts/soutien et introduit désormais des sous-rôles dotés de passifs uniques. Cela dynamise encore davantage les parties.
L’autre twist intéressant de cette mise à jour réside dans la refonte des classes. Que vous jouiez un Tank Colosse (plus résistant), un DPS Reconnaissance (capable de traquer) ou un Soutien Tactique (qui conserve un surplus d’ultime), chaque héros gagne encore un peu plus en identité de jeu. Cela dynamise encore davantage les parties.
Du contenu en pagaille
Un mot enfin sur l’évènement méta de cette saison 1 : Conquête. Durant cinq semaines, les joueurs doivent choisir leur camp entre Overwatch et la Griffe. Si l’aspect communautaire est plaisant, c’est surtout une aubaine pour les collectionneurs. Le système est généreux et permet d’accumuler un butin impressionnant simplement en jouant. Entre les 94 coffres à débloquer (un volume assez impressionnant quand on y pense), les objets ornementaux et le modèle légendaire d’Écho, on sent une réelle volonté de récompenser l’investissement des joueurs — un vrai luxe pour un free-to-play qui, pour une fois, semble accorder presque autant de crédit à vos heures de jeu qu’à votre carte bleue.

En misant sur ce qu’il fait de mieux — à savoir créer des personnages originaux aux mécaniques inédites et ajouter du contenu — Blizzard a véritablement redonné un coup de fouet à la licence. Cela prouve que la recette fonctionne toujours, à condition de s’attarder sur les bons ingrédients. Et l’avenir s’annonce particulièrement radieux puisqu’Overwatch s’apprête à accueillir cinq héros supplémentaires d’ici la fin de l’année 2026 (un personnage par saison) — un rythme effréné qui confirme une chose : le roi du hero shooter ne compte pas céder sa place de sitôt.
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