WikiLeaks contre-attaque. Le site lanceur d'alertes a annoncé qu'il allait porter plainte contre MasterCard et Visa. Wikileaks reproche aux deux sociétés américaines d'entraver son fonctionnement en bloquant les transactions financières qui lui sont destinées.

Quelques mois après le blocage des paiements à destination de WikiLeaks, la contre-attaque se prépare. Après avoir tourné en dérision l’une des publicités les plus célèbres de MasterCard, le site lanceur d’alertes WikiLeaks a annoncé qu’il allait se défendre devant les tribunaux. Une plainte va être déposée afin d’obtenir la levée de l’embargo financier qui s’est mis en place en réponse aux nombreux documents confidentiels qu’a diffusé le site web.

L’affaire remonte à décembre dernier. Afin d’assécher les finances de WikiLeaks, les sociétés de carte de crédit que sont MasterCard et Visa ont interdit les transactions financières visant à soutenir le site web. Dans un cas comme dans l’autre, les deux entreprises spécialisées dans les services financiers se sont réfugiées derrière leur règlement qui interdit de fournir des services à des entités suspectées d’avoir des activités illégales.

« Il a été indiqué à ces entreprises que leurs actions coordonnées le 7 décembre de l’année dernière pour bloquer toutes les transactions par carte de crédit destinées à WikiLeaks […] constituaient une violation grave des règles de la concurrence au sein de l’Union européenne » est-il écrit dans le communiqué de presse de WikiLeaks diffusé via Twitter.

Depuis plus d’un an, de nombreuses discussions ont cherché à déterminer si les activités de WikiLeaks sont légales ou non. Au sein de la classe politique française, on se souvient notamment de la sortie de Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, qui avait manifesté en début d’année son hostilité à l’égard de l’hébergement en France du site lanceur d’alerte.

Un avis partagé par d’autres personnalités politiques. Or, nous avions alors rappelé que les récentes publications réalisées par WikiLeaks se sont déroulées en partenariat avec de prestigieux titres de presse internationaux, comme Le Monde en France. En poussant le raisonnement jusqu’au bout, il faudrait alors prendre des sanctions similaires à l’encontre des médias, alors complices, relayant les fuites.

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