L'assèchement des finances de Wikileaks se poursuit. Après Moneybookers et PayPal, c'est au tour de MasterCard et de la banque suisse postale PostFinance de bloquer les transactions et les avoirs liés à Wikileaks ou à Julian Assange.

Les mesures de rétorsion se multiplient à l’encontre de Wikileaks. Après Moneybooker cet automne et PayPal vendredi dernier, c’est au tour de la société américaine MasterCard et de la banque postale suisse PostFinance de bloquer les versements à destination du site lanceur d’alerte et les avoirs de Julian Assange, le porte-parole de Wikileaks. Celui-ci a d’ailleurs été arrêté par la police britannique.

Sur Twitter, le compte officiel de Wikileaks a expliqué que le fonds de défense de Julian Assange et ses avoirs personnels ont été gelés par la banque postale suisse. Au total, c’est 31 000 euros qui sont désormais inaccessibles. PostFinance a expliqué que cette mesure a été prise lorsque la banque a découvert que Julian Assange avait déclaré l’adresse de ses avocats, vivant à Genève, au lieu de la sienne.

Toujours selon Wikileaks, plus de 60 000 euros de dons collectés par la fondation Wau Holland, du nom du co-fondateur de l’organisation allemande de hackers Chaos Computer Club, ont été gelés par PayPal la semaine dernière. Le site de paiement en ligne avait estimé que Wikileaks violait ses conditions d’utilisation en diffusant des documents volés et pouvant mettre potentiellement la vie d’autres personnes en danger.

CNET rapporte de son côté que MasterCard a également bloqué les transactions à destination de Wikileaks. L’entreprise américaine a pris « des mesures pour s’assurer que Wikileaks ne peut plus accepter des produits de la marque MasterCard » a déclaré un porte-parole du groupe. Sans surprise, le caractère illégal des activités de Wikileaks a de nouveau été mis en avant pour justifier le gel des transactions financières.

À ce rythme, les sources financières nécessaires pour assurer l’existence de Wikileaks vont commencer à manquer, d’autant que la somme déjà en possession de Wikileaks (100 000 euros) ne pourra pas être utilisée suite à l’intervention de PayPal et de PostFinance. Pour l’instant, le site web peut encore récupérer des dons via des virements bancaires.

Contactée par CNET, l’autre grande société américaine de carte de paiement, VISA, n’a pas indiqué clairement si des mesures similaires étaient prises ou allaient être prises pour contribuer à l’assèchement des finances de Wikileaks. Pour l’instant, les transactions avec VISA semblent encore possibles. Mais pour combien de temps ?

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