Alors que Google se dit victime d'attaques informatiques venant de Chine, les autorités et la presse étatique ont riposté ces derniers jours. Selon le Quotidien du Peuple, organe de presse officiel du parti communiste chinois, les propos de Google sont motivés par des considérations politiques.

Les accusations de Google n’ont manifestement pas beaucoup plu en Chine. Il y a près de deux semaines, le géant du net s’est dit victime d’attaques informatiques en provenance de l’Empire du Milieu. Selon Google, les cyber-attaques se sont concentrées sur Gmail, le service de messagerie de la société. Des propos rejetés par les officiels chinois, mais également par la presse étatique.

L’Associated Press rapporte que le Quotidien du Peuple a estimé que Google cache des « motivations politiques » en cherchant « à semer la discorde entre Pékin et Washington« . Pour l’organe de presse officiel du parti communiste chinois, la firme de Mountain View profère de fausses accusations et cherche à gêner la lutte conjointe de la Chine et des États-Unis contre la cyber-criminalité.

Du côté du pouvoir, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois avait balayé les accusations de Google, les qualifiant « d’inacceptables« . « Le piratage est un problème international et la Chine est aussi une victime » de ce phénomène, avait-il lancé, ajoutant que les allégations de l’entreprise américaine étaient « infondées » et motivées par des « arrière-pensées« .

Par le passé, certaines actions de Google ont pu être considérées, du point de vue chinois, comme des actes politiques. Au printemps 2010, la société américaine avait levé temporairement les restrictions en vigueur sur la version chinoise de son moteur de recherche. Google espérait alors, dans son bras de fer avec le gouvernement, pousser ce dernier à alléger la censure du net. Sans succès.

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