Les sociétés spécialisées dans les avertisseurs de radars ont envoyé une lettre ouverte à François Fillon, l'enjoignant à abandonner certaines mesures préconisées par le Comité interministériel de la sécurité routière. Ils appellent à une journée d'action le 18 mai.

La décision du Comité interministériel de la sécurité routière d’interdire tous les avertisseurs de radars continue de faire couler beaucoup d’entre, notamment chez les professionnels. Après avoir créé l’association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies d’aide à la conduite (Afftac), Coyote, Inforad, Wikango et Avertinoo en appellent désormais à François Fillon.

Les avertisseurs de radars « contribuent à assurer plus de sécurité sur les routes car ce sont de véritables assistants pour une conduite plus sûre » écrivent-ils dans une lettre ouverte (.pdf). « Ces appareils permettent de maîtriser sa vitesse grâce à l’affichage permanent de la limitation à respecter, d’être prévenu des zones à risques et des aléas de la route en temps réel« .

« Ils améliorent la vigilance de chaque conducteur en aidant à lutter contre les risques de somnolence grâce au signal sonore qu’ils émettent régulièrement » poursuivent-ils, rejetant l’image du délinquant de la route qui utilise un avertisseur de radar pour enfreindre le code de la route. Les quatre sociétés développent les mêmes arguments que ceux présentés suite à l’annonce du gouvernement d’interdire les avertisseurs de radars.

À l’heure actuelle, le Comité interministériel de la sécurité routière préconise (.pdf) une contravention de cinquième classe (1 500 euros au maximum) contre tout conducteur détenant ou transportant un avertisseur de radar, ainsi qu’un retrait de six points sur le permis de conduire. La fabricant, l’import, l’offre et l’incitation à l’usage des dispositifs techniques sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

« La connaissance de la localisation des radars nuit à la politique de sécurité routière en alimentant le sentiment d’impunité des conducteurs qui ne craignent plus d’être contrôlés inopinément sur la vitesse » justice le CISR dans sa décision. En parallèle de cette décision, le CISR va supprimer l’annonce des radars (panneaux, cartes) tout en poursuivant leur développement dans toute la France.

Selon Europe 1, les premiers panneaux seront retirés dès lundi à Paris. En parallèle, d’autres radars seront déployés et leur positionnement exact sera inconnu. En province, notamment à Besançon indique l’Est Républicain, les préfets n’ont pas attendu puisque certains panneaux ont d’ores et déjà été enlevés. Un sondage conduit par l’institut Harris Interactive pour Auto-Plus montre en tout cas une franche opposition (68 %) à ces nouvelles mesures.

Et vous, pensez-vous que l’interdiction des avertisseurs de radars va contribuer à la sécurité routière ?

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