Frédéric Mitterrand satisfait du rejet de l'accord entre Google et les éditeurs
Julien L. -
publié le Jeudi 24 Mars 2011 à 09h24 -
posté dans Société 2.0
![]() La décision de la justice américaine sur l'accord entre Google et les auteurs et éditeurs américains confirme la vision française sur la numérisation des œuvres. Dans un communiqué, Frédéric Mitterrand se dit satisfait du rejet du règlement américain, et souhaite en filigrane que Google se montre plus respectueux des ayants droit.
Le verdict prononcé par le tribunal américain "va dans le sens des observations adressées par le gouvernement français [...] concernant l'atteinte portée au droit d'auteur par le programme 'Google Livres'" écrit le ministre. Ce projet de numérisation laissait planer un "risque de monopole sur l'exploitation de plusieurs millions d’œuvres protégées, notamment françaises, devenues indisponibles à la vente dans leur version imprimée". Pour Frédéric Mitterrand, le jugement de Denny Chin "valide la stratégie mise en œuvre en France par le ministère et les professionnels français du livre pour favoriser la diffusion des œuvres de l'esprit dans l'univers numérique tout en respectant le droit d'auteur". Par ailleurs, il "rend d'autant plus nécessaire l'adoption, au sein de l'Union européenne, de partenariats entre autorités publiques et acteurs privés du livre" juge le ministre. Le règlement conclu entre Google et les auteurs et éditeurs américains avait été vivement critiqué en Europe, et en particulier en France. Pour le Syndicat National de l’Édition (SNE), l'accord ne marquait "aucun progrès sur la question essentielle de la protection des œuvres non anglo-saxonnes piratées par Google", notamment sur le fait que Google doit obtenir le consentement préalable des auteurs et des éditeurs avant la numérisation. La tension autour de la numérisation des ouvrages avait finalement conduit Google et les éditeurs français devant la justice. Fin 2009, le géant américain a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris à verser 300 000 euros de dommages et intérêts à l'éditeur La Martinière, propriétaire du Seuil. Celui-ci reprochait au géant américain d'avoir diffusé en ligne des extraits de certains ouvrages français, sans autorisation. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Frédéric Mitterrand satisfait du rejet de l'accord entre Google et les éditeurs»
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jdoriot
le 24/03/2011 à 09:39
Une bibliothèque qui brûle, c'est un gouvernement fachiste heureux...
Mindo, le 24/03/2011 - 09:24
un "risque de monopole sur l'exploitation de plusieurs millions d’線vres protégées, notamment françaises, devenues indisponibles à la vente dans leur version imprimée". Euh... Justement si plus personne ne diffuse une 線vre, ça sert à quoi pour le ayants droits? Il ne gagne rien dessus, si google en permet toujours un certain accès, le culture est toujours présente, dans le cas contraire c'est une disparition d'un 線vre culturelle. J'en déduit que le ministre de la culture est favorable à la disparition de la culture ... Euh...
Justement si plus personne ne diffuse une ?uvre, ça sert à quoi pour le ayants droits? Il ne gagne rien dessus, si google en permet toujours un certain accès, le culture est toujours présente, dans le cas contraire c'est une disparition d'un ?uvre culturelle. Non c'est juste que si google s'interesse à ces oeuvres, les ayants droits en conclus qu'il y a encore de la demande et donc du fric à ce faire la dessus avec la version numérique. Conclusion ils préférent passer par le réseau dont ils ont le contrôle total plutot que par google. J'en déduit que le ministre de la culture est favorable à la disparition de la culture ...
Ca par contre... Guss_, le 24/03/2011 - 09:44 Mindo, le 24/03/2011 - 09:24
un "risque de monopole sur l'exploitation de plusieurs millions d'uvres protégées, notamment françaises, devenues indisponibles à la vente dans leur version imprimée". Euh... Justement si plus personne ne diffuse une uvre, ça sert à quoi pour le ayants droits? Il ne gagne rien dessus, si google en permet toujours un certain accès, le culture est toujours présente, dans le cas contraire c'est une disparition d'un uvre culturelle. J'en déduit que le ministre de la culture est favorable à la disparition de la culture ... Ministre des lobbies des industries liées à la culture : c'est la définition exacte Mindo, le 24/03/2011 - 09:24
Ce projet de numérisation laissait planer un "risque de monopole sur l'exploitation de plusieurs millions d’線vres protégées, notamment françaises, devenues indisponibles à la vente dans leur version imprimée". Le seul risque de monopole c'est que personne d'autre ne daigne commercialiser/rendre accessible les dites 線vres. Ce qui est effectivement le cas. Mais ça, ce n'est pas la faute de google. C'est la fautes des ayants droits qui ne daignent pas faire l'effort de republier ces 線vres oubliées. Ils ne daignent pas concurrencer google, mais l'attaquent. Conclusion, les droits d'auteurs tels qu'ils sont actuellement tuent l'innovation et appauvrissent l'accessibilité à la culture. Kiraa, le 24/03/2011 - 09:57 Euh...
Justement si plus personne ne diffuse une ?uvre, ça sert à quoi pour le ayants droits? Il ne gagne rien dessus, si google en permet toujours un certain accès, le culture est toujours présente, dans le cas contraire c'est une disparition d'un ?uvre culturelle. Non c'est juste que si google s'interesse à ces oeuvres, les ayants droits en conclus qu'il y a encore de la demande et donc du fric à ce faire la dessus avec la version numérique. Conclusion ils préférent passer par le réseau dont ils ont le contrôle total plutot que par google. Je suis d'accord mais s'il n'y a plus d'offre, la demande n'est pas évaluée. Si l'?uvre est vue sur Google 1 fois tout les deux ans, elle a tout de même une existence, par contre si une fois tous les deux ans un amateur de culture désire acquérir cette ?uvre chez son libraire, on lui répondra "ce n'est plus publié" le gars n'aura pas l'?uvre qu'il désire et le fait qu'il y ai 1 demande tous les deux ans ne sera pas suffisant pour justifier lancer une nouvelle publication ... Enfin, pour l'histoire de monopole de Google, dans ce cas c'est qu'il n'a pas de concurrent sur ce segment. C'est quand même hallucinant depuis le nombre d'année qu'il y a cette lutte piratage, numérisation d'?uvre et tout ça que sous prétexte qu'il y a un pionner dans un domaine on lui interdit de faire sont activité sous prétexte qu'il est le pionnier finalement. RilaX, le 24/03/2011 - 10:38 Mindo, le 24/03/2011 - 09:24
Ce projet de numérisation laissait planer un "risque de monopole sur l'exploitation de plusieurs millions d'uvres protégées, notamment françaises, devenues indisponibles à la vente dans leur version imprimée". Le seul risque de monopole c'est que personne d'autre ne daigne commercialiser/rendre accessible les dites uvres. Ce qui est effectivement le cas. Mais ça, ce n'est pas la faute de google. C'est la fautes des ayants droits qui ne daignent pas faire l'effort de republier ces uvres oubliées. Ils ne daignent pas concurrencer google, mais l'attaquent. Conclusion, les droits d'auteurs tels qu'ils sont actuellement tuent l'innovation et appauvrissent l'accessibilité à la culture. Exactement, du moment ou une ?uvre n'est plus publiée elle devrait être obligatoirement mise à disposition sous une forme ou une autre. Ce qu'a surtout dit le juge, c'est qu'il faut que Google demande l'accord AVANT la mise en ligne.
Cela ne change rien sur la "taille" de la bibliothèque. Enfin, pour l'histoire de monopole de Google, dans ce cas c'est qu'il n'a pas de concurrent sur ce segment.
Quand tu as la société française Arkhenum qui numérise le fonds Gassendi de la bibliothèque de Digne, les livres de la BU de Nancy, la bibliothèque municipale de Limoges, le musée Alexandre Dumas, les manuscrits de Rimbaud, ... aucun de ces documents n'est accessible dans la recherche "Book" de Google. Or je ne t'apprends pas que pour exister sur Internet, il faut être visible. Et comment être visible quand le principal outil de visibilité privilégie son contenu au détriment de celui des autres ? Se pose alors la question de la neutralité des moteurs de recherche. Le rôle de Google, c'est d'indexer, organiser, présenter le contenu créé par les autres. Est-ce que son rôle c'est de créer du contenu, puis de le privilégier par rapport au contenu créé par les concurrents. Les concurrents de Google, ce devrait être Yahoo, Bing, ... Mais quand les concurrents de Google deviennent aussi les éditeurs de sites Internet, y a du souci à se faire. http://www1.arkhenum.fr/references/ Guss_, le 24/03/2011 - 11:04 Kiraa, le 24/03/2011 - 09:57 Euh...
Justement si plus personne ne diffuse une ?uvre, ça sert à quoi pour le ayants droits? Il ne gagne rien dessus, si google en permet toujours un certain accès, le culture est toujours présente, dans le cas contraire c'est une disparition d'un ?uvre culturelle. Non c'est juste que si google s'interesse à ces oeuvres, les ayants droits en conclus qu'il y a encore de la demande et donc du fric à ce faire la dessus avec la version numérique. Conclusion ils préférent passer par le réseau dont ils ont le contrôle total plutot que par google. Je suis d'accord mais s'il n'y a plus d'offre, la demande n'est pas évaluée. Si l'?uvre est vue sur Google 1 fois tout les deux ans, elle a tout de même une existence, par contre si une fois tous les deux ans un amateur de culture désire acquérir cette ?uvre chez son libraire, on lui répondra "ce n'est plus publié" le gars n'aura pas l'?uvre qu'il désire et le fait qu'il y ai 1 demande tous les deux ans ne sera pas suffisant pour justifier lancer une nouvelle publication ... ou cmt le serpen se mor la keu... L'argument du monopole ne tient pas la route. L'essence même du droit d'auteur est basé sur le monopole.
Ce qui emmerde probablement le plus c'est que le monopole ne soit pas français. Concernant la stratégie du ministère sur la numérisation des livres, je ne vois pas de quoi il s'agit. westlake, le 24/03/2011 - 12:28
Quand tu as la société française Arkhenum qui numérise le fonds Gassendi de la bibliothèque de Digne, les livres de la BU de Nancy, la bibliothèque municipale de Limoges, le musée Alexandre Dumas, les manuscrits de Rimbaud, ... aucun de ces documents n'est accessible dans la recherche "Book" de Google. Mais suite à une rapide recherche, il y a 2 choses à dire : - Il ne me semble pas que nous ayons accès aux documents numérisés par cette société. Si nous n'y avons pas accès, google ne peux l'indexer et encore moins les rendre accessible. - De plus le site est tout en flash, question référencement, on a déjà vu mieux. Je ne suis pas un fanatique de google; mais là on lui reproche de faire quelque chose que personne ne fait : rendre accessible à tous la culture. Mieux, rendre accessible à nouveaux une culture qui s'oublie car n'est plus rééditer faute de moyens/d'envies/de vision politique. C'est grave. |
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