Le piratage de Google ordonné par les autorités chinoises

Julien L. - publié le Mardi 30 Novembre 2010 à 09h37 - posté dans Société 2.0

Les câbles diplomatiques diffusés dimanche par Wikileaks ont levé le voile sur les coulisses des relations internationales. Sur le piratage de Google, un mémo indique que l'ordre proviendrait du Bureau politique du Parti communiste chinois. Cette instance est le cœur du pouvoir chinois.

Dimanche, Wikileaks a publié pas moins de 251 287 télégrammes issus du réseau diplomatique américain, en coopération avec cinq grands journaux occidentaux. Si certaines de ces notes ne sont que le reflet des opinions des diplomates sur quelques grands dirigeants du monde, d'autres ont levé un peu plus le voile sur les coulisses des relations internationales.

Parmi ces nombreux documents, un télégramme est revenu sur le piratage qu'a subi Google en 2009. D'après la note diplomatique, évoquée par Rue89, les attaques électroniques qui ont frappé le moteur de recherche américain auraient été décidées en haut lieu. En effet, la décision de s'attaquer à Google (ainsi qu'à une dizaine d'autres entreprises occidentales) proviendrait du Bureau politique du Parti communiste chinois.

Cet organe est véritablement le cœur du pouvoir chinois. Parmi les membres du Bureau politique, nous retrouvons des personnalités chinoises de tout premier plan, comme Hu Jintao (secrétaire général du Bureau et actuel président chinois), Wen Jiabao (membre du comité permanent, premier ministre chinois) ou encore Wu Bangguo (membre du comité permanent, président de l'Assemblée nationale).

Ce mémo diplomatique va évidemment à l'encontre des déclarations du porte-parole du ministère de l'industrie et des technologies de l'information, qui avait assuré en janvier dernier que la Chine n'était aucunement responsable des attaques qui ont frappé Google. "La politique de la Chine sur la sécurité informatique est transparente et constante" avait-il expliqué, ajoutant que "la Chine est la première victime des attaques informatiques".

Toujours selon ce câble, la campagne de piratage et d'espionnage a démarré au début de la décennie. Depuis 2002, les services chinois s'en prennent aux activités numériques de leurs opposants, comme le Dalaï Lama, ou des firmes occidentales. Pour cela, les autorités chinoises se sont appuyées sur des pirates civils afin de lancer des opérations contre des cibles déterminées.

Les attaques informatiques contre Google ont durablement affecté les relations entre la société américaine et les autorités chinoises. Pendant un temps, le géant du web a failli se retirer définitivement du marché chinois. Cependant, après avoir défié le pouvoir en place en levant pendant un temps la censure en vigueur sur le web chinois, les deux parties ont finalement trouvé un compromis de façade pour maintenir une sorte de statu quo.

Publié par Julien L., le 30 Novembre 2010 à 09h37
 
 
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Commentaires à propos de «Le piratage de Google ordonné par les autorités chinoises»
 
Lol la fin de l'article, quel statu quo est maintenu ? Celui de baisser son froc devant la chine au vu de sa population et du fric que Google peut se faire, à part celui la je ne vois rien d'autre moi désolé
Quand est ce que l'ONU aura les "organes" de prendre des sanctions contre la Chine? Ah non pardon ils sont déjà les rois du monde, et l'ONU joue dans la cour des petits. Peut être aussi pour ça que la Corée du Nord se fait payer tous les 2-3 ans pour un peu de paix, qu'Israël continue sa colonisation illégale j'en passe et des meilleures...
Vive le monde!!! :/
Quel compromis ?
Il y a eu une capitulation pure et simple de Google.
Mindo, je n'ai, effectivement, pas la même définition d'un "compromis" et d'un "statu quo" que toi, si tant est que tu appelles "l'accord" Google-Chine un compromis.

En réalité, Google pouvait pas reculer face à un Baidu qui lorgne l'international. Et puisque la Chine se porte très bien sans Google, elle a fait la sourde oreille aux tentatives de négociation de Google. Autrement dit: Google s'est couché devant la Chine. On appelle cela une capitulation sans conditions.
Attention une seule source émanant d'une seule personne qui a donné cette info dans une ambassade américaine et tout ce qu'avance cette personne est non vérifiable. Tout mettre au conditionnel serait plus judicieux.
le plus embêtant dans ce flux d'infos est que les données de wikileaks ne sont pas brutes mais filtrées par des journalistes occidentaux qui nous donnent ce qu'ils veulent bien nous dévoiler. On comprend que wikileaks se protège de la sorte en responsabilisant les journalistes de la diffusion, mais ça dénature le message de tout faire voir.
Il est question de statu quo dans la mesure où la relation actuelle de Google avec la Chine est, globalement, la même que celle avant l'affaire du piratage : dans les deux situations, le destin et les activités du moteur de recherche en Chine sont dans les mains du pouvoir chinois. C'était le cas avant le coup d'éclat de Google, c'est le cas après.

Dans le cas de figure le plus pessimiste, Google a effectivement grillé sa dernière cartouche en tentant de défier la Chine. En vain, puisque aucun changement durable n'a eu lieu. Le dernier paragraphe a été mis à jour pour préciser qu'il s'agit d'un compromis de façade.
c est comme l ipad il faut débrider
ok je sors dèsolè
Je remarque qu'ici à Numerama il faut pas grand chose pour impressioner. Ainsi on mesure le degré d'abrutissement des masses qui se croient en democratie, et liberté. Trés peu de chose en effet suffisent à ameuter les populaces. Rien d'étonnant de constater le mépris des classes dirigeantes pour les populations.
Wikileak n'est pas une révélation, mais une gigantesque campagne d'abrutissement supplementaire dirigée contre les masses, manipulables à volonté.
Ces infos viennent d'Holbrook, Dennis Ross, et du Departement d'Etat, et vous pensez que c'est un scoop ?
 
Comme si on avait encore des doutes quand à l'origine des attaques contre Google ...
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