Mieux organisé et fort de l'élection d'un député européen l'an dernier, le Parti Pirate suédois tentera d'obtenir au moins 4 % des voix lors des élections législatives du mois de septembre pour qu'un député défende la cause des internautes au parlement national.

Déjà présent au Parlement européen grâce à l’élection du député Christian Engström, rallié aux Verts, le Parti Pirate suédois espère désormais envoyer un de ses siens au Riksdag. Interrogé par Torrentfreak, le porte-parole du Piratpartiet Rick Falkvinge explique ainsi que le Parti Pirate a l’intention de réaliser un score d’au moins 4 % lors des élections programmées le 19 septembre prochain. Ce serait « une victoire politique qui provoquerait une onde de choc partout dans le monde« , espère-t-il.

Pour le moment, les sondages ne donnent au Parti Pirate qu’entre 1 et 2 % des voix. Cependant la très jeune formation politique créée en 2006 se souvient que les sondages n’étaient pas plus optimistes à un mois des élections européennes. Tout a changé le 17 avril 2009, lors de l’annonce de la condamnation des quatre accusés au procès de The Pirate Bay, qui a mobilisé la base et attiré la curiosité des médias. Or l’annonce de l’ajournement du procès en appel est apparue en mars dernier comme du pain béni, puisque la nouvelle audience s’ouvrira quelques jours seulement après les élections législatives.

En septembre 2006, le Parti Pirate suédois n’avait réuni que 0,6 % des voix lors des élections législatives nationales. Lors des élections européennes de 2009, 7,1 % des votants avaient déposé un bulletin en faveur du Piratpartiet.

Pour convaincre les Suédois, le PP a publié un nouveau manifeste beaucoup plus complet qu’en 2006 (27 pages contre 7), où la question du piratage n’est qu’un des nombreux points abordés en trois chapitres : vie privée, culture et connaissance. Il est ainsi résumé par Torrentfreak :

Comme prévu, le Parti Pirate reste fidèle à ses principes bien connus en ce qui concerne le droit d’auteur et le partage de fichiers. Le Parti estime que le partage de fichiers à but non lucratif devrait être légalisé. Par ailleurs il propose des amendes à l’encontre ceux qui essayent de poursuivre des individus pour de la copie non commerciale. Freiner la diffusion de la culture et « l’abus de droit d’auteur » pourrait être condamné d’une peine d’emprisonnement de deux ans maximum.

Bien qu’il soit souvent présenté comme un Parti à objet unique, les paragraphes liés au partage de fichiers sont en réalité une minorité. La vie privée hors-ligne est également un enjeu majeur, telle que la possibilité de se déplacer librement dans le pays sans avoir à se soumettre à des contrôles d’identité. Le Parti estime en outre que les brevets médicaux, biologiques et logiciels devraient être abolis, même s’ils ne demandent plus l’abolition des brevets en général.

De son côté, le Parti Pirate français n’a convaincu que 2,02 % des votants lors du scrutin de septembre 2009, dans la seule 10ème circonscription des Yvelines où il était présent. Son score est tombé à 0,66 % lors du nouveau scrutin organisé le mois dernier.

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