Selon les données fournies par une autorité administrative indépendante rattachée au gouvernement britannique, l'industrie cinématographique locale se porte bien. La plupart des voyants sont au vert, que ce soit le nombre de films réalisés, le rendement des films, la croissance du secteur et même les recettes du cinéma indépendant. Des chiffres qui font écho aux bons résultats enregistrés en France et aux USA.

Les industries culturelles sont-elles si ravagées que cela par le piratage des contenus protégés par le droit d’auteur ? Evidemment, plusieurs réponses sont attendues pour cette question, dans la mesure où la situation entre les différents secteurs (cinéma, musique, jeux vidéo…) concernés peut différer. Mais pour ce qui est du septième art, l’industrie cinématographique semble plutôt bien portante.

Selon les données fournies par le UK Film Council, une autorité administrative indépendante rattachée au gouvernement britannique, le cinéma au Royaume-Uni se porte bien, pour ne pas dire à merveille. Parmi les données sélectionnées par cet organisme, nous apprenons que « l’industrie cinématographique britannique a augmenté de 50 % au cours de ces dix dernières années« .

Par ailleurs, « le box-office britannique a atteint de nouveaux records, avec une croissance de plus de 60 % sur dix ans« . Le UK Film Council continue en indiquant qu’il y a « un rendement de 500 % dans les films« , et que « davantage de films sont réalisés, en hausse de 30 % pour cette dernière décennie« . Et le cinéma indépendant n’est pas en reste, puisque « les films indépendants s’en sortent bien, en valant près de la moitié des recettes de films des grands studios« .

Ces données chiffrées, très flatteuses pour l’industrie cinématographique locale, font écho à la bonne santé du cinéma que nous avions évoqué en décembre dernier, dans des pays comme la France ou les États-Unis. Pour ce qui est de l’Hexagone, les estimations de l’époque du Centre National de la Cinématographie avaient noté une augmentation de 5 % du nombre d’entrées, après le record de l’année précédente (2008, avec une croissance de 7 %).

À l’époque, Véronique Cayla, la présidente du CNC, avait déclaré au Monde : « nous devrions, mais il reste quinze jours qui pèsent lourd dans l’exploitation, être bien au-dessus des 195 millions d’entrées et probablement frôler les 200 millions« . Cette bonne forme du cinéma s’était également retrouvée aux États-Unis. Le président de l’Hollywood.com Bow Office, Paul Dergarabedian, avait déclaré que le box-office américain allait atteindre pour la première fois de son histoire la barre des 10 milliards de dollars de revenus.

Comme nous l’écrivions alors, ces bons résultats contrastent nettement avec les discours alarmistes de quelques professionnels du secteur. Bien évidemment, cela ne veut pas pour autant dire que le secteur cinématographique britannique – ou d’un autre pays – ne fait pas face à certaines difficultés, mais il apparait clair que les cinéphiles n’ont pas déserté les salles de cinéma.

Ce décalage est d’autant plus étonnant que cette hausse générale de la fréquentation et des recettes intervient dans une période où les échanges peer-to-peer se sont intensifiés, tout comme les solutions d’hébergement professionnelles, à l’instar de RapidShare ou MegaUpload. Plusieurs études ont d’ailleurs soutenu que les internautes férus de téléchargement sont également les plus disposés à consommer des contenus culturels légalement.

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