À mesure que la future bataille de la musique en ligne se profile à l’horizon, chaque acteur avance ses pions dans l’espoir de rafler la mise. Parmi les prétendants sur la ligne de départ, nous retrouvons bien évidemment Apple qui a été l’un des premiers à se repositionner en rachetant Lala fin 2009. La firme de Cupertino avait d’ailleurs mis un terme au service, signe implicite d’une future intégration dans iTunes.

Mais si l’entreprise américaine a entamé ses grandes manœuvres il y a plusieurs mois déjà, les autres challengers ne sont pas en reste et continuent de se préparer activement. C’est notamment le cas de Spotify qui poursuit son développement sur une foultitude de supports : sur les téléphones mobiles, sur les ordinateurs non-connectés, sur les téléviseurs et peut-être à terme sur les consoles de jeux vidéo.

Citons également le rachat récent de Melodeo par Hewlett-Packard il y a quelques jours, un service proposant une application permettant d’accéder à distance à la bibliothèque iTunes et aux listes de lecture créées par l’utilisateur. L’outil fonctionne sur la plupart des principales plates-formes mobiles, à savoir Android, iPhone, Blackberry et Windows Mobile.

Enfin, il y a aussi le projet de Google Music, suite au rachat de Simplify Media, un logiciel qui permet d’accéder à distance à la bibliothèque d’iTunes et de lire le contenu en streaming. Par ailleurs, l’outil veut offrir la possibilité d’accéder également aux contenus présents sur un ordinateur depuis un téléphone mobile.

Cette fois, c’est au tour de mSpot, une start-up américaine, de se présenter sur la ligne de départ. L’entreprise a lancé hier un tout nouveau service qui permet aux utilisateurs d’accéder à des contenus musicaux en streaming grâce à un téléphone mobile compatible avec Android.

Concrètement, une fois le logiciel installé, il suffit de sélectionner les fichiers musicaux pour les transférer dans le « Cloud » proposé par mSpot : pour l’heure, chaque utilisateur bénéficie gratuitement de 2 Go d’espace disque sur les serveurs de la startup, souligne Techcrunch.

Les passionnés de musique pourront cependant agrandir leur espace disque via un abonnement mensuel oscillant de 2,99 à 13,99 dollars selon l’espace disque demandé. mSpot propose des capacités supplémentaires pouvant jusqu’à 100 Go.

Dans la mesure où le service repose sur du streaming audio, mSpot prévient que les fichiers envoyés sur ses serveurs seront compressés et convertis au format AAC+ et 48 kbps. Par ailleurs, il faut posséder une version d’Android supérieure ou égale à la version 2.1.

Si mSpot a joué intelligemment en sortant son service bien avant des poids lourds comme Apple ou Google, toute la question est de savoir si une start-up pourra résister au raz-de-marée d’un Google Music ou d’un iTunes renforcé avec Lala.

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