Alors que les ventes de Nintendo commencent à s’effriter, l’industriel japonais a désigné le coupable : le piratage. Pratique pour éviter de se poser des questions sur le véritable problème, qui reste le manque de renouvellement des jeux. Pour rassurer ses investisseurs et inciter les éditeurs de jeux vidéo à développer des titres en toute sécurité pour sa prochaine console portable à écran 3D, Nintendo a donc fait savoir que la Nintendo 3DS bénéficierait d’un système anti-piratage inédit, beaucoup plus efficace que ceux des Nintendo DS, DSi et DSi XL.

Le président de la firme japonaise Satoru Iwata, interrogé par Forbes, n’a cependant pas voulu en dire plus sur le type de protection qu’aurait la console, qui sera dévoilée lors du salon E3 de Los Angeles le mois prochain.

Selon le journal américain, Iwata n’aurait pas voulu donner « d’indices » aux hackers. Ce qui est étrange. Si le président de Nintendo est véritablement confiant dans la capacité de sa société à mettre au point un système anti-piratage efficace, pourquoi avoir peur de donner de simples indications d’ordre général à des pirates qui n’auront même pas la console entre les mains ?

S’il a déjà peur des pirates à ce stade, il est difficile d’imaginer que la mesure envisagée soit réellement efficace une fois la console commercialisée, en principe au mois de mars 2011. Nous verrons bien.

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