Un artiste P2Piste condamné ironise sur les salaires des dirigeants de la SACEM

Guillaume Champeau - publié le Lundi 03 Mai 2010 à 10h51 - posté dans Peer-to-Peer

James Climent sera entendu par la cour de cassation le 1er juin prochain. Photographe, cet artiste avait été arrêté en 2005 pour avoir téléchargé et partagé 13.788 fichiers MP3 sur le réseau P2P Soulseek, dédié à la musique. Depuis, faute de pouvoir s'offrir les services d'un avocat, il a toujours défendu sa cause seul devant les tribunaux. Sans succès. Il a été condamné en appel à verser environ 20.000 euros de dommages et intérêts aux Sacem et SDRM (société des droits de reproduction mécanique), et entend aller jusque devant la cour européenne des droits de l'Homme s'il le faut.

En attendant, l'homme ironise longuement sur son blog à propos des salaires et autres notes de frais que s'octroient les dirigeants des sociétés de gestion collective. Un rapport publié par la cour des comptes a récemment mis en lumière les rémunérations jugées disproportionnées des patrons des sociétés d'ayants droit, ce qui a incité le député UMP Yannick Favennec à demander au Parlement l'ouverture d'une commission d'enquête sur la Sacem.

"Bon ben j'ai l'air malin avec mes pauvres 20 000 euros d'amende (10 000 pour la SACEM et 10 000 pour la SDRM), ça couvre même pas les notes de frais 2008 du président de la SACEM Bernard Miyet, 29212 euros", constate amèrement James Climent. "Par contre, avec les 10 000 que je dois à la SACEM ça couvre presque, entre autres, les vacances à la Guyane prise en 2007 par ce dirigeant de la SACEM entre le 27 décembre 2006 et le 06 janvier 2007, 10512 euros. De vraies vacances de bagnard.... aux frais de Lady SACEM".

"La cour des comptes a fait une moyenne des 10 plus grosses rémunérations, ils palpent en moyenne 257 000 euros (...) Il aurait donc fallu donc que je partage à peu près 500 000 MP3 pour être condamné à 250 000 euros. Ce qui aurait pu rémunérer au moins l'un d'entre eux. Je ne suis pas fort en calcul et je vous laisse estimer à combien on aurait du me condamner si on avait voulu que je dédommage aussi les artistes lésés par mes actes de partage et de téléchargement éhontés :)"

"Ça laisse sans voix, mais, à présent, je comprends mieux l'acharnement judiciaire de la SACEM et de la SDRM à mon égard : vu tous les avions qu'ils prennent pour leurs vacances et les parachutes qu'ils s'offrent pour leurs retraites, il y a intérêt que ce soit l'internaute moyen qui subventionne leur train-de-vie-à-réaction."

Publié par Guillaume Champeau, le 3 Mai 2010 à 10h51
 
 
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Commentaires à propos de «Un artiste P2Piste condamné ironise sur les salaires des dirigeants de la SACEM»
 

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chapeau !!! il a toute mon admiration !!!
merci de parler de James Climent :) et de sa condamnation ubuesque :(
Simple salarié, j'en ai pour environ 5000 euros de notes de frais par an : déplacements professionnels, achats divers pour le boulot et parfois repas avec des clients. Une note de frais, je le rappelle, c'est de l'argent qu'avance un employé pour le compte de son entreprise et qui lui est remboursé sur présentation d'un justificatif.
Gains empochés = zéro. Et même parfois un peu de perte parce que l'entreprise met un peu de temps à rembourser et qu'on se retrouve avec un léger découvert.

Donc 30.000 euros de note de frais pour le patron d'une grosse boîte, cela n'a strictement rien de choquant. Et puis toujours l'éternelle mise en perspective : on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais si ça lui permet de ramener 300.000 euros de chiffre d'affaires.

Mais super ! Un très bel article dans le style populiste qu'affectionne tant le borgne breton.
et encore ca c'est rien à coté du goinfrage sur leur dos et dans les regles de l'art (obscure)

les notes de frais des politiques auquel on devrait avoir accès et ou on te le refuse par ex...

aller dans une mairie demandé les nots de frais vous allez voir ce que l'on vous dit et fait remplir comme paperasse et pourtant une LOI nous y autorise mais l'opacité prends le dessus... bizarre non ?

marche ou crève c'est vraiment la devise..
C'est vraiment dégueulasse!! C'est vraiment des gros pourris la SACEM. Ils volent légalement la population.

En plus, ce n'est pas parce que les fichiers sont en partage qu'il y a fraude. Je suis prêt à avancer que moins de 1000 de ses fichiers ont été uploadés complètement.
zabre, le 03/05/2010 - 11:14
Simple salarié, j'en ai pour environ 5000 euros de notes de frais par an : déplacements professionnels, achats divers pour le boulot et parfois repas avec des clients. Une note de frais, je le rappelle, c'est de l'argent qu'avance un employé pour le compte de son entreprise et qui lui est remboursé sur présentation d'un justificatif.
Gains empochés = zéro. Et même parfois un peu de perte parce que l'entreprise met un peu de temps à rembourser et qu'on se retrouve avec un léger découvert.

Donc 30.000 euros de note de frais pour le patron d'une grosse boîte, cela n'a strictement rien de choquant. Et puis toujours l'éternelle mise en perspective : on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais si ça lui permet de ramener 300.000 euros de chiffre d'affaires.

Mais super ! Un très bel article dans le style populiste qu'affectionne tant le borgne breton.

Oui, c'est sûr que des vacances en Guyane ont dû rapporter des sous à la SACEM.
Bof,bof,le Boléro de Ravel reste plus rentable a la Sacem.
Si la Sacem et les autres sociétés de gestion de droit ne font pas mystère des salaires de leurs dirigeants, il en va tout autrement à Numerama. Pour le coup c'est l'opacité la plus totale. Or il faut croire que le sujet du piratage est particulièrement fructueux et que ça rapporte : avec un chiffre d'affaire de plus de 200 000 Euros en 2009, il y a pour son dirigeant, de quoi dépasser les 5 plus hautes rémunérations de la plupart des sociétés de gestion de droit (chiffres du Point). La question a plusieurs fois été posée. Quand donc est-ce que Numerama publiera ses comptes ? Comme les SPRD qu'elle critique à loisir... La dernière réponse a été quelque chose comme vas donc les consulter, je ne te les montre pas. C'est grossier et plutôt hypocrite. Mais surtout cela induit la suspicion. Car si, comme on l'affirme, il n'y a rien à cacher pourquoi dissimuler ? Le joli pavois du chevalier blanc de la transparence est bien crapoteux.
Makhno, le 03/05/2010 - 11:30
Si la Sacem et les autres sociétés de gestion de droit ne font pas mystère des salaires de leurs dirigeants, il en va tout autrement à Numerama. Pour le coup c'est l'opacité la plus totale. Or il faut croire que le sujet du piratage est particulièrement fructueux et que ça rapporte : avec un chiffre d'affaire de plus de 200 000 Euros en 2009, il y a pour son dirigeant, de quoi dépasser les 5 plus hautes rémunérations de la plupart des sociétés de gestion de droit (chiffres du Point). La question a plusieurs fois été posée. Quand donc est-ce que Numerama publiera ses comptes ? Comme les SPRD qu'elle critique à loisir... La dernière réponse a été quelque chose comme vas donc les consulter, je ne te les montre pas. C'est grossier et plutôt hypocrite. Mais surtout cela induit la suspicion. Car, si comme on l'affirme, il n'y a rien à cacher pourquoi dissimuler ? Le joli pavois du chevalier blanc de la transparence est bien crapoteux.
Euh... Quoi ?

Rien compris. C'est les dirigeants de Numérama qui dissimulent leurs propres salaires ?

Si c'est le cas, alors pourquoi est-ce choquant ? Manipulent-ils de l'argent public ? Sont-ils chargés de gérer les finances de plusieurs milliers de personnes pour qu'elles soient justement rémunérées ?
@ Zabre : ta mise en perspective n'a pas lieu d'être dans ce cas. Le rôle de la SACEM a "pour objectif la gestion collective de la collecte et de la répartition des droits d'auteurs des ?uvres musicales de son catalogue qui sont perçus lors d'une diffusion en public ou lors de leur reproduction sur différents supports." (Wiki)
Chiffre d'affaires est même une notion qui n'existe pas...
Simple salarié, j'en ai pour environ 5000 euros de notes de frais par an : déplacements professionnels, achats divers pour le boulot et parfois repas avec des clients. Une note de frais, je le rappelle, c'est de l'argent qu'avance un employé pour le compte de son entreprise et qui lui est remboursé sur présentation d'un justificatif.
Gains empochés = zéro. Et même parfois un peu de perte parce que l'entreprise met un peu de temps à rembourser et qu'on se retrouve avec un léger découvert.

Donc 30.000 euros de note de frais pour le patron d'une grosse boîte, cela n'a strictement rien de choquant. Et puis toujours l'éternelle mise en perspective : on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais si ça lui permet de ramener 300.000 euros de chiffre d'affaires.

Mais super ! Un très bel article dans le style populiste qu'affectionne tant le borgne breton.

c'est qui le borgne breton ?

bref, un point crétin pour toi !

ps : en quoi des vacances en guyane sont censées rapporter de l'argent à la sacem ? une rencontre avec les stars locales peut être ?

reps : quand je demande à ce que mes vacances soient remboursées en note de frais par ma boite, étrangement celle ci refuse... bizarre bizarre.
zabre, le 03/05/2010 - 11:14
on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais

Ouaip, tout à fait d'accord.

Attaquer un homme ... c'est aussi nul que contre-productif : on le change, on diminue la rémunération du nouveau président et la SACEM ça devient bien ????!!! ou alors on attaque le nouveau sur un autre biais ? ca sera quoi la prochaine fois ? Il aime la peinture ? il mange du McDO ? il a trompé sa femme ?

Critiquez la SACEM en tant qu'organisme. Attaquez sa gouvernance. Parlez des versements indigents aux artistes ... Bref, attaquez un système ! Mais un président avec un salaire ... c'est juste du vent.
Makhno, le 03/05/2010 - 11:30
Si la Sacem et les autres sociétés de gestion de droit ne font pas mystère des salaires de leurs dirigeants, il en va tout autrement à Numerama. Pour le coup c'est l'opacité la plus totale. Or il faut croire que le sujet du piratage est particulièrement fructueux et que ça rapporte : avec un chiffre d'affaire de plus de 200 000 Euros en 2009, il y a pour son dirigeant, de quoi dépasser les 5 plus hautes rémunérations de la plupart des sociétés de gestion de droit (chiffres du Point). La question a plusieurs fois été posée. Quand donc est-ce que Numerama publiera ses comptes ? Comme les SPRD qu'elle critique à loisir... La dernière réponse a été quelque chose comme vas donc les consulter, je ne te les montre pas. C'est grossier et plutôt hypocrite. Mais surtout cela induit la suspicion. Car si, comme on l'affirme, il n'y a rien à cacher pourquoi dissimuler ? Le joli pavois du chevalier blanc de la transparence est bien crapoteux.
Plusieurs observations : 1. Numerama est édité par PressTIC, et Numerama n'est pas la seule activité de PressTIC. 2. La SACEM doit la transparence à ses sociétaires et dans une certaine mesure aux pouvoirs publics qui lui donnent agrément de gérer les deniers de ses sociétaires. PressTIC ne doit la transparence qu'à ses associés, et au trésor public et autres organismes sociaux en cas de contrôles. 3. Nos comptes sont publiés chaque année, tu les trouves très facilement sur Societe.com, entre autres. 4. Ton message est typiquement du genre de ceux qui cherchent à détourner l'attention vers ailleurs, quitte à user de la plus grande mauvaise foi.
Makhno, le 03/05/2010 - 11:30
Si la Sacem et les autres sociétés de gestion de droit ne font pas mystère des salaires de leurs dirigeants, il en va tout autrement à Numerama.

Ha bon ?
tophe69, le 03/05/2010 - 11:37
@ Zabre : ta mise en perspective n'a pas lieu d'être dans ce cas. Le rôle de la SACEM a "pour objectif la gestion collective de la collecte et de la répartition des droits d'auteurs des ?uvres musicales de son catalogue qui sont perçus lors d'une diffusion en public ou lors de leur reproduction sur différents supports." (Wiki)
Chiffre d'affaires est même une notion qui n'existe pas...

Il a quand même raison d'expliquer ce qu'est une note de frais. Il aurait pu également présenté le rôle d'une carte affaires : il s'agit d'une carte de crédit mis à disposition de l'employé, et qui lui sert 'uniquement' à payer les frais liés à sa mission. Alors, quand je lis qu'untel a utilisé sa carte de société pour payer le resto, l'hôtel ou une voiture de loc', je ne comprends pas trop la polémique, mais ça marche plutôt bien à lire les réactions.

Attention, cela n'excuse pas les salaires mirobolants ou les abus sociaux, mais il ne faut pas tout confondre non plus.
Beornide, le 03/05/2010 - 11:45
Critiquez la SACEM en tant qu'organisme. Attaquez sa gouvernance. Parlez des versements indigents aux artistes ... Bref, attaquez un système ! Mais un président avec un salaire ... c'est juste du vent.

Si mon boss se payait ses vacances en Guyane par notes de frais tout en sachant que celles ci sont payés par le contribuable (ou par l'amateur de cd vierge / concerts / cd ce qui revient au même) tout en répétant que ça va mal et qu'il faut plein de sous) t'en fais pas que je l'attaquerais lui et pas la Société.

Mais bon si t'aimes ça à sec avec des graviers tant mieux pour toi.
zabre, le 03/05/2010 - 11:14
Simple salarié, j'en ai pour environ 5000 euros de notes de frais par an : déplacements professionnels, achats divers pour le boulot et parfois repas avec des clients. Une note de frais, je le rappelle, c'est de l'argent qu'avance un employé pour le compte de son entreprise et qui lui est remboursé sur présentation d'un justificatif.
Gains empochés = zéro. Et même parfois un peu de perte parce que l'entreprise met un peu de temps à rembourser et qu'on se retrouve avec un léger découvert.

Donc 30.000 euros de note de frais pour le patron d'une grosse boîte, cela n'a strictement rien de choquant. Et puis toujours l'éternelle mise en perspective : on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais si ça lui permet de ramener 300.000 euros de chiffre d'affaires.

Mais super ! Un très bel article dans le style populiste qu'affectionne tant le borgne breton.
Les déplacements professionnels en notes de frais, ok. Mais d'après la cour des comptes (organisme populiste s'il en est), il s'agissait parfois de vacances! Et aux dernières nouvelles, on ne prend pas des vacances "pour le compte de son entreprise".

Donc, comme tu le dis "30,000 euros de notes de frais pour le patron..." ce n'est pas choquant. Ce qui le devient, c'est quand on lit ce qui est passé en notes de frais.

Quand au fait que le patron rapporte 300k€ de chiffres d'affaires, c'est discutable. Cette affaire-ci tourne principalement par un principe d'adhérence limite obligatoire, et des prélèvements qui ressemblent plus à des taxes publiques qu'à des revenus privés. Je ne nie pas l'importance d'un bon patron, mais je la relativise.
zabre, le 03/05/2010 - 11:14
Simple salarié, j'en ai pour environ 5000 euros de notes de frais par an : déplacements professionnels, achats divers pour le boulot et parfois repas avec des clients. Une note de frais, je le rappelle, c'est de l'argent qu'avance un employé pour le compte de son entreprise et qui lui est remboursé sur présentation d'un justificatif.
Gains empochés = zéro. Et même parfois un peu de perte parce que l'entreprise met un peu de temps à rembourser et qu'on se retrouve avec un léger découvert.

Donc 30.000 euros de note de frais pour le patron d'une grosse boîte, cela n'a strictement rien de choquant. Et puis toujours l'éternelle mise en perspective : on s'en fout si le patron d'une boîte balance 30.000 euros par an en notes de frais si ça lui permet de ramener 300.000 euros de chiffre d'affaires.

Mais super ! Un très bel article dans le style populiste qu'affectionne tant le borgne breton.

Le seul petit probleme est....

Tes vacances sont elles entierement prises en charge par la CB de ton entreprise ?

Oui ?
Non ?

En ce qui concerne la SACEM c'est que leur dirigeants "piquent" dans la caisse. Ce ne sont pas des notes de frais ! C'est au mieux du salaire deguisé, ou pire de l'abus de bien social.... (ou vice versa).
sebuzz, le 03/05/2010 - 11:49
Il a quand même raison d'expliquer ce qu'est une note de frais. Il aurait pu également présenté le rôle d'une carte affaires : il s'agit d'une carte de crédit mis à disposition de l'employé, et qui lui sert 'uniquement' à payer les frais liés à sa mission. Alors, quand je lis qu'untel a utilisé sa carte de société pour payer le resto, l'hôtel ou une voiture de loc', je ne comprends pas trop la polémique, mais ça marche plutôt bien à lire les réactions.

Attention, cela n'excuse pas les salaires mirobolants ou les abus sociaux, mais il ne faut pas tout confondre non plus.
Même chose que Zabre: tant qu'il paie des frais de mission, pas de souci. Les montants ne concernent alors que l'employé (même si c'est le PDG) et la boîte. Quand ils servent à payer des frais personnels, ça devient de l'abus de bien social... ou un truc du même genre. (Je ne suis pas juriste, mais je sais que c'est illégal.)
"les vacances à la Guyane prise en 2007 par ce dirigeant de la SACEM entre le 27 décembre 2006 et le 06 janvier 2007, 10512 euros. De vraies vacances de bagnard.... aux frais de Lady SACEM"

Ce sont aussi des notes de frais remboursés pour son travail ?
Ce ne serait pas plutôt un salaire déguisé pour ne pas payer de charges sociales et d'impôts ?

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