Une consultation publique sur le droit à l'oubli numérique

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 14 Avril 2010 à 16h55 - posté dans Société 2.0

Nathalie Kosciusko-Morizet annoncera demain jeudi le lancement d'une consultation publique sur "le droit à l'oubli numérique", un sujet qui préoccupe depuis longtemps la secrétaire d'Etat. Elle avait organisé l'an dernier une conférence sur le sujet, et engagé une concertation avec des acteurs professionnels et institutionnels.

Internet ayant une mémoire infinie et indexée par les moteurs de recherche, tout ce que l'on publie aujourd'hui pourra être retenu contre nous dans cinq, dix ou trente ans. Mais aussi ce que publient les autres, notamment sur les réseaux sociaux, où les photographies sont par exemple traitées pour identifier automatiquement tous ceux qui y apparaissent.

Le poids du passé, autrefois inaccessible ou alors au prix de recherches coûteuses et chanceuses, pourrait devenir véritablement insoutenable, sans une règlementation qui permet aux individus de faire retirer les informations qui les concernent. Ce qui pose, par ailleurs, de véritables problèmes techniques et juridiques d'identification des demandeurs, et de respect de la liberté d'expression.

Le problème est d'ampleur internationale, ce qui inquiète la CNIL. "Si on démarre vite, dès demain, nous pouvons espérer aboutir d'ici 15 à 20 ans [à un accord]", a estimé le mois dernier Alex Türk, le président de la Commission.

Publié par Guillaume Champeau, le 14 Avril 2010 à 16h55
 
 
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Commentaires à propos de «Une consultation publique sur le droit à l'oubli numérique»
 
"Tout ce que vous publiez peut et sera retenu contre vous."
15 à 20 ans, entre temps le numérique aura pris tellement de place qu'il sera sans doute déjà trop tard pour de nombreuses personnes.

il faut donc chercher d'abord à éduquer les gens et à les sensibiliser sur leur vie privée. il y a quelques années, cela ne serait jamais venu a l'esprit de quiconque de communiquer son Nom/prénom/numéro de secu sur la toile. De nos jours entre autres avec Facebook et les autres réseaux sociaux c'est devenu courant.

Apprenons d'abord au gens a connaitre leur image et a ne pas faire n'importe quoi avec. il vaut mieux apprendre a une personne avant d'utiliser l'arsenal législatif.

Ce n'est rien de plus qu'une loi qui dé-responsabilise les personnes.

Et pourtant, je suis un fervant défenseur de la vie privée mais la vie privée ce n'est pas étallé devant le monde ses photos de soirées...

Travaillons d'abord dans l'autre sens et après légiférons pour contrôler les dérapages.
Je me méfie d'un loi sur l'oubli. D'un côté parce que si on note et apprend l'histoire, c'est loin d'être pour rien. De l'autre assumer ses actes...
Autant il faut faire attention à la diffamation et au droit à l'image, autant je me méfie du droit à l'oubli.
... mais oublier quoi ?

"Jour après jours, minute après minute, le passé était mis à jour."

Le métier du personnage principal de 1984 était de faire en sorte que les gens oublient le passé en modifiant les écrits afin que le Gvt "big brother" puisse leur faire avaler les couleuvres pour mieux les contrôler.... alors oublier, oublier... on ne parle peut-être pas de la même chose lorsqu'on est membre du Gvt ;)
Encore une consultation ...
Elle fait quoi ... elle est consultante. De toute les façons elle s'en tiendra à ce que lui dira son "Patron"
Fitz, le 14/04/2010 - 17:07
il faut donc chercher d'abord à éduquer les gens et à les sensibiliser sur leur vie privée.
Mais cela ne se réduit pas à faire attention à ses propres pratiques. Comme le rappelle l'article, même en faisant attention, on peut toujours être victime de ceux qui colportent des informations sur soi.

Pour vivre heureux vivons caché.

mortiche, le 14/04/2010 - 17:51
Encore une consultation ...
Elle fait quoi ... elle est consultante. De toute les façons elle s'en tiendra à ce que lui dira son "Patron"
De toute façon son Patron ne pourra pas grand chose pour les informations stockées sur des serveurs étrangers.
Fitz, le 14/04/2010 - 17:07
15 à 20 ans, entre temps le numérique aura pris tellement de place qu'il sera sans doute déjà trop tard pour de nombreuses personnes. il faut donc chercher d'abord à éduquer les gens et à les sensibiliser sur leur vie privée. il y a quelques années, cela ne serait jamais venu a l'esprit de quiconque de communiquer son Nom/prénom/numéro de secu sur la toile. De nos jours entre autres avec Facebook et les autres réseaux sociaux c'est devenu courant. Apprenons d'abord au gens a connaitre leur image et a ne pas faire n'importe quoi avec. il vaut mieux apprendre a une personne avant d'utiliser l'arsenal législatif. Ce n'est rien de plus qu'une loi qui dé-responsabilise les personnes. Et pourtant, je suis un fervant défenseur de la vie privée mais la vie privée ce n'est pas étallé devant le monde ses photos de soirées... Travaillons d'abord dans l'autre sens et après légiférons pour contrôler les dérapages.
J'aime beaucoup comment tu vois les choses, il vaut mieux prévenir que user de répression. Par contre faudrait une grosse campagne qui couterait des sous et voter une loi c'est moins cher :D En plus de ça les gens sont vraiment pas tous au même niveau concernant leurs affinités avec les nouvelles technologies de l'internet donc une campagne nationale ne toucherait pas forcément tout le monde. C'est pour ça que je pense qu'il faut que ça se passe au stade de l'éducation nationale, les anciennes générations selon moi étant déjà perdues et irrécupérables. Maintenant c'est dangereux aussi de faire comme ça.
"Tout ce que vous publiez peut et sera retenu contre vous."
Tout à fait !
Fitz, le 14/04/2010 - 17:07
il faut donc chercher d'abord à éduquer les gens et à les sensibiliser sur leur vie privée.
Mais cela ne se réduit pas à faire attention à ses propres pratiques. Comme le rappelle l'article, même en faisant attention, on peut toujours être victime de ceux qui colportent des informations sur soi. Pour vivre heureux vivons caché.
mortiche, le 14/04/2010 - 17:51
Encore une consultation ... Elle fait quoi ... elle est consultante. De toute les façons elle s'en tiendra à ce que lui dira son "Patron"
De toute façon son Patron ne pourra pas grand chose pour les informations stockées sur des serveurs étrangers.
L'éducation des masses est la seule solution : on ne peut pas reprocher, a fortiori aux jeunes, de ne pas avoir conscience de ce que va impliquer toute cette "transparence". Le problème est que ceux qui devraient "éduquer" ne sont pas formés pour ça, ne sont pas préparer ni à ce changement de paradigme, ni à celui qui suivra, surtout au rythme où ça va. Le droit à l'oubli, c'est mort, c'est pas jouable car il faudrait une régulation internationale. "Pour vivre heureux, vivons caché" : c'est clairement la voie à suivre !
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