Google a décidément toutes les peines du monde à faire accepter son projet. Alors que plusieurs Etats européens s'opposent à la numérisation sans cadre de leurs ouvrages, le Département de la Justice des Etats-Unis a de son côté considéré que l'accord actuel entre la firme et les différentes associations d'auteurs et d'éditeurs est déséquilibré.

Google va devoir revoir une fois encore sa copie. Le Département de la Justice des États-Unis (DoJ – Department of Justice) a rendu aujourd’hui un avis défavorable concernant l’accord passé entre le géant du web et les différentes associations d’auteurs et d’éditeurs comme l’Authors Guild et l’Association of American Publishers. Ce nouveau revers s’ajoute à une longue liste d’échecs enregistrés par l’entreprise américaine depuis la mise en chantier de son projet de numérisation des livres.

« Malgré les efforts louables déployés par les différentes parties afin d’améliorer le projet initial, bon nombre de problèmes identifiés perdurent » a expliqué le Département de la Justice, dans des propos nuancés. Selon la justice américaine, le nouvel accord pourrait – en l’état – amener Google dans une position anti-concurrentielle. La société serait alors le seul véritable acteur dans ce domaine.

Pour Google, ce n’est que partie remise. L’entreprise note d’ailleurs que « le Département de la Justice a reconnu les progrès réalisés dans le projet de règlement actuel, et cela renforce à nouveau l’intérêt que peut avoir un tel accord, dans la mesure où il pourrait débloquer l’accès à des millions de livres aux États-Unis« . La prochaine audience est prévue pour le 18 février prochain.

La situation n’est pas plus rose à l’étranger pour Google et son projet de bibliothèque numérique. Non seulement les Européens n’affichent pas un enthousiasme débordant pour Google Books, avec de fortes résistances en France et en Allemagne, mais en plus Google s’est déjà retrouvé devant les tribunaux.

Le 18 décembre dernier, le Tribunal de Grande Instance Paris condamnait Google à verser 300 000 euros de dommages et intérêts à l’éditeur La Martinière. La justice lui reprochait alors d’avoir mis à disposition certains extraits d’ouvrages français. Depuis, Google a annoncé avoir fait appel pour un prochain examen devant la Cour d’appel de Paris.

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