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Google Books : la ministre allemande de la Justice passe à l'offensive

Julien L. - publié le Mercredi 02 Septembre 2009 à 16h09 - posté dans Société 2.0

L'Allemagne souhaite que ses auteurs reprennent la main sur leurs droits. Après l'alliance entre Microsoft, Yahoo! et Amazon fin août contre les ambitions de Google dans le secteur du livre numérique, c'est au tour de la ministre de la justice allemande de reprocher à l'entreprise américaine d'avoir signé un accord global avec différents ayants droits au mépris de certains traités internationaux.

Fin août, Microsoft, Yahoo! et Amazon ont profité du prochain examen par la justice américaine de Google Book Search pour s'allier et contester le projet de numériser les ouvrages des bibliothèques et des éditeurs du monde entier. En effet, si la mise à disposition de millions d'oeuvres pour les internautes du monde entier est une idée qui remporte tous les suffrages, en coulisse les questions philosophiques et commerciales d'un tel plan ne sont toujours pas résolues.

Ainsi, pour empêcher Google de dominer trop nettement le marché du livre numérique, Internet Archive a reçu le soutien de ces trois grosses sociétés qui ont chacune rejoint l'Open Book Alliance. Depuis, c'est au tour de l'Allemagne de s'en prendre à Google Books. En effet, la ministre fédérale de la Justice, Brigitte Zypries, souhaite que les auteurs allemands soient exclus de l'accord universel conclu entre les différents éditeurs et détenteurs de droit avec Google.

Si cet accord nécessite encore la validation du tribunal de New York le mois prochain, Brigitte Zypries a choisi de prendre les devants en adressant un courrier officiel de 25 pages à la juridiction compétente afin que sa requête soit acceptée : "nous espérons que le tribunal va refuser d'agréer l'accord dans son ensemble, ou au moins qu'il en exclue les auteurs et éditeurs allemands" a expliqué la ministre au quotidien économique Handelsblatt.

Toutefois, l'objectif de la Brigitte Zypries n'est pas d'empêcher les auteurs allemands d'être numérisés. Ce qui est problématique, c'est que cet accord est global, sans tenir compte des spécificités des différents pays et des différents ayants droit. De ce point de vue, la ministre de la Justice estime que cela viole les traités internationaux sur les droits d'auteur, comme le traité de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle adopté à Genève en 1996, qui stipule que les auteurs doivent donner leur permission avant que leur travail soit distribué massivement.

La prise de position de la ministre de la Justice pourrait bien entrainer d'autres pays comme la France dans le même type de croisade. D'autant plus que la France est également signataire du traité international.

Publié par Julien L., le 2 Septembre 2009 à 16h09
 
 
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Commentaires à propos de «Google Books : la ministre allemande de la Justice passe à l'offensive»
 
Comme pour l'hadopi, les politiques bougent et s'agitent, font des choses stupides, et fin de compte, les auteurs toucherons rien de plus, et les internautes seront un peu plus emmerdés.
Microsoft, Yahoo! et Amazon

Open Book Alliance

Ils ont bien choisi leur nom, dites donc. :)

It
>>>"Comme pour l'hadopi, les politiques bougent et s'agitent, font des choses stupides, et fin de compte, les auteurs toucherons rien de plus, et les internautes seront un peu plus emmerdés."

Tu ne crois pas que c'est en tout premier lieu à l'auteur d'un bouquin de donner son accord à une numérisation et une diffusion de son oeuvre sur Internet ?
Et une page se tourne :D

ColdFire, si vous me cherchez, je suis déjà dehors ;)
enter, le 02/09/2009 - 16:27
>>>"Comme pour l'hadopi, les politiques bougent et s'agitent, font des choses stupides, et fin de compte, les auteurs toucherons rien de plus, et les internautes seront un peu plus emmerdés."

Tu ne crois pas que c'est en tout premier lieu à l'auteur d'un bouquin de donner son accord à une numérisation et une diffusion de son oeuvre sur Internet ?
Dans le système actuel, l'auteur n'a rien à redire, c'est l'ayant droit qui décide. *sifflote*

It
>>>"Comme pour l'hadopi, les politiques bougent et s'agitent, font des choses stupides, et fin de compte, les auteurs toucherons rien de plus, et les internautes seront un peu plus emmerdés."



Tu ne crois pas que c'est en tout premier lieu à l'auteur d'un bouquin de donner son accord à une numérisation et une diffusion de son oeuvre sur Internet ?

google a négocié avec les ayants droits. donc la question de l'auteur est réglé. si l'auteur a cédé ses droits de diffusion numérique alors, l'auteur ne peut rien dire.

de toute façon, si l'auteur est un temps soit peu futé, il a déjà négocié avec une plateforme de diffusion en ligne. dans le cas contraire, il faudrait qu'il se mette à la page.
>>>"Dans le système actuel, l'auteur n'a rien à redire, c'est l'ayant droit qui décide. *sifflote* "

Peut-être aux USA.

Mais en France : "L'auteur a seul le droit de divulguer son oeuvre. Sous réserve des dispositions de l'article L. 132-24 (droit de repentir), il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci." (article L 121-2 CPI).

Après, l'auteur signe un contrat où il délègue la divulgation de l'oeuvre à son éditeur sous un certain nombre de formats, pour un certain nombre de pays et durant une certaine période. Mais si rien n'a été prévu concernant la numérisation, c'est à l'auteur de décider.

Pour une fois que la loi est claire.
>>>"si l'auteur a cédé ses droits de diffusion numérique alors, l'auteur ne peut rien dire."

Google numérise en priorité des livres anciens. Tu crois que Sartre, Beauvoir ou Vian ont cédés leurs droits de diffusion numérique ?
@enter
Oui et ? Cela enlève-t'il toute substence à ce problème ?
Je me demande pourquoi... pourquoi faire compliqué ? Ou trop, pour être plus juste.

N'aurait-il pas été mieux de dire : Oui, sauf les auteurs qui ne veulent pas. Ou encore plus simple : Non, sauf accord exprès de l'auteur.

D'un autre côté, même si elle parvient à son but, si l'auteur décide d'autoriser Google à numériser son bouquin, je ne vois pas bien ce qui pourrait l'en empêcher.
Et hop, de la lecture numérique gratuite et légale pour tous :)

http://www.legifranc...eTexte=20080326

Maintenant, y peuvent déja commencer à numériser toutes les oeuvres des auteurs morts y'a plus de 70 ans, eux, y'a même plus besoin de gueridon pour leur demander leurs avis.

Et entre nous, j'espère qu'ils pourront jamais numériser du Levy, ça me ferai mal au cul de me torcher avec mon écran :/
>>>"N'aurait-il pas été mieux de dire : Oui, sauf les auteurs qui ne veulent pas. Ou encore plus simple : Non, sauf accord exprès de l'auteur."

C'est exactement ce que demandent les auteurs et les éditeurs. Que Google leur demande leur autorisation.

Parce que pour l'instant, c'était "on numérise sans rien demander à personne. Et si un jour, par hasard, vous tombez sur une oeuvre numérisée dont les droits vous appartiennent et que vous n'êtes pas d'accord, écrivez-nous et alors on verra ce qu'on peut faire".
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