Google va ouvrir Google Books à ses concurrents

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 11 Septembre 2009 à 10h02 - posté dans Société 2.0

Google a promis d'ouvrir à ses concurrents l'accès au catalogue des oeuvres qu'il numérise pour son service Google Books. Une précision qui répond en partie aux critiques émises à l'égard du programme de bibliothèque numérique du moteur de recherche.

Google a répondu jeudi à l'une des principales critiques émises à l'encontre de son programme de numérisation et de mise en ligne des livres Google Books. Comme nous l'expliquions le mois dernier, le risque de l'homologation de l'accord proposé par la firme de Moutain View est de placer Google en position dominante, et de faire de lui l'intermédiaire de fait entre les internautes et la plupart des éditeurs et auteurs de livres. Sauf à ce que les bibliothèques ouvrent également leurs fonds aux concurrents comme Amazon ou Microsoft, seul Google serait en capacité de proposer les livres numérisés. La firme se réserve en effet les droits sur la numérisation des ouvrages, et donc de fait des droits sur les ouvrages eux-mêmes.

Mais devant la commission de la Justice de la chambre américaine des représentants, Google s'est voulu rassurant. Il ouvrira sa bibliothèque numérique à tous les libraires concurrents. "Google hébergera sur internet les livres numériques, et les détaillants comme Amazon, Barnes & Noble ou le libraire de votre quartier pourront en vendre l'accès sur tout appareil connecté à internet", a ainsi précisé le moteur de recherche dans un communiqué.

"Nous avons toujours eu pour conception de bâtir un service ouvert", a assuré David Drummond, le directeur juridique de Google.

On ignore cependant les détails, notamment financiers. Les librairies qui souhaitent proposer les livres numérisés de Google à la vente devront-elles payer des redevances supplémentaires, et si oui combien ?

Par ailleurs, autre les inquiétudes sur la position dominante, des questions de principe sur le respect du droit d'auteur s'opposent encore à Google. L'Allemagne et la France, notamment, estiment que la société américaine ne devrait pas pouvoir mettre en ligne des oeuvres, y compris lorsqu'elles sont épuisées, sans l'accord expresse de tous les ayants droit. Or l'accord qui doit être homologué le 7 octobre prochain par un tribunal de Manhattan vise précisément à autoriser l'exploiter des oeuvres "en zone grise" (ni libres de droits, ni encore exploitées commercialement), en échange d'une série de concessions et rétributions.

"Le projet de transaction n'est conforme, ni au droit de la propriété intellectuelle, ni au droit de la concurrence", a tranché le cabinet de Frédéric Mitterrand dans un communiqué en début de semaine.

Un avis suivi par Marybeth Peters, responsable du Copyright Office américain. "L'accord pourrait altérer le paysage de la loi sur le droit d'auteur", a-t-elle déclaré devant la commission des représentants. Il "contraindrait des auteurs et éditeurs, ainsi que leurs héritiers et successeurs, à suivre ces mêmes règles si Google n'a pas encore numérisé leurs oeuvres et ne le fera peut-être jamais", a-t-elle analysé en voyant dans l'accord une forme contractualisée de licence obligatoire au profit de Google.

Et c'est bien la principale critique de fond. Si Google est contraint à passer un accord avec les éditeurs et auteurs pour exploiter les oeuvres qu'il numérise, parce que le droit d'auteur n'est pas adapté... est-ce un accord contractuel qu'il faut signer, ou est-ce la loi qu'il faut changer ?

Publié par Guillaume Champeau, le 11 Septembre 2009 à 10h02
 
 
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Commentaires à propos de «Google va ouvrir Google Books à ses concurrents»
 

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Il est tout à fait normal de demander l'autorisation à l'auteur pour exploiter son ?uvre. Il manquerait plus que le pillage et le vol des auteurs devienne légal, résultat, il n'y aurait plus de création.Changer la loi sur le droit d'auteur, juste parce que des geeks fasciste le demande ? Redevenons sérieux, chacun doit pouvoir être rémunéré pour son travail.
societe-equitable, le 11/09/2009 - 10:15
Il est tout à fait normal de demander l'autorisation à l'auteur pour exploiter son ?uvre. Il manquerait plus que le pillage et le vol des auteurs devienne légal, résultat, il n'y aurait plus de création.Changer la loi sur le droit d'auteur, juste parce que des geeks fasciste le demande ? Redevenons sérieux, chacun doit pouvoir être rémunéré pour son travail.
Et que doit-on faire lorsqu'une oeuvre n'est pas dans le domaine public (parce que droits 70 ans après la mort de l'auteur), que l'éditeur n'existe plus, et qu'il n'y a pas d'ayant droit connu ?
societe-equitable, le 11/09/2009 - 10:15
Il est tout à fait normal de demander l'autorisation à l'auteur pour exploiter son ?uvre. Il manquerait plus que le pillage et le vol des auteurs devienne légal, résultat, il n'y aurait plus de création.Changer la loi sur le droit d'auteur, juste parce que des geeks fasciste le demande ? Redevenons sérieux, chacun doit pouvoir être rémunéré pour son travail.
Et que doit-on faire lorsqu'une oeuvre n'est pas dans le domaine public (parce que droits 70 ans après la mort de l'auteur), que l'éditeur n'existe plus, et qu'il n'y a pas d'ayant droit connu ?
Peine perdu, la stupidité des uns profite toujours au même...
Sous prétexte de protéger la culture et "L'exception culturelle Française" on appauvri cette fameuse culture et il en résulte une situation absurde ou même "secret story" devient aussi de la culture...
Pauvre France, je veux bien être un fasciste face a ces réducteurs d'intelligence...
" L'exception culturelle francaise".. Autant pour les films je veux bien comprendre que c'est intimement lié aux financements et qu'une perte de revenu puisse engendrer un appauvrissement, autant pour la musique...
L'exception culturelle française musicale est créée de toute pièce par les majors. Avant eux, il y avait déjà de la musique, avant eux, il y avait déjà des artistes qui faisaient de la musique ( on peu même remonter jusqu'au moyen âge )
Quand je lis que le piratage va tuer l'exception culturelle musicale... C'est du grand n'importe quoi. La musique n'a pas besoin de major et les musiciens n'ont jamais eu un besoin d'argent pour commencer à jouer.
Tant qu'il y aura des français, il y aura toujours des artistes français pour faire de la musique qui fera partie de " l'exception culturelle Francaise" Au contraire, l'exception culturelle française est a l'heure actuelle étouffée par des Majors qui décident ce qui est bon à écouter et ce qui est mauvais, penser à la place des gens et leur dire ce qu'ils doivent écouter, si certains appellent encore le produit de ces man?uvres " exception culturelle française " je leur proposerait de remplacer le terme par " Exception Culturelle Validée par les Majors de France "
societe-equitable, le 11/09/2009 - 10:15
Il est tout à fait normal de demander l'autorisation à l'auteur pour exploiter son ?uvre. Il manquerait plus que le pillage et le vol des auteurs devienne légal, résultat, il n'y aurait plus de création.Changer la loi sur le droit d'auteur, juste parce que des geeks fasciste le demande ? Redevenons sérieux, chacun doit pouvoir être rémunéré pour son travail.
Tu deviens de plus en plus stupide (intégriste ?) à chacun de tes posts : pillage, vol (as-tu vraiment lu l'article récent de Numerama démontrant irréfutablement que CE N'EST PAS du vol ?) et maintenant geeks fascistes (!!!), tu cherches à concurrence le président du SNEP ? C'est un concours pour savoir quel troll atteindra le plus vite le point Godwin ? Image IPB

Kad, le 11/09/2009 - 10:19
Et que doit-on faire lorsqu'une oeuvre n'est pas dans le domaine public (parce que droits 70 ans après la mort de l'auteur), que l'éditeur n'existe plus, et qu'il n'y a pas d'ayant droit connu ?
Exactement ! Ou bien, comme il m'est arrivé avec un livre de SF, que l'éditeur (s'il existe encore...) ne fasse plus aucun tirage du livre et qu'il soit quasiment impossible d'en trouver un exemplaire, même d'occasion... Un tome d'une trilogie dont les autres tomes étaient dispos, eux... :(
Mais pourquoi Google alors qu'une fantastique petite entreprise française se bat pour faire le même travail ?! L'entreprise existe et envoie désespérément des dossiers au ministère. Mais non ! On offre notre bibliothèque à Google...
>>>"Et que doit-on faire lorsqu'une oeuvre n'est pas dans le domaine public (parce que droits 70 ans après la mort de l'auteur), que l'éditeur n'existe plus, et qu'il n'y a pas d'ayant droit connu ?"

On tombera toujours sur des cas particuliers. Mais il faut d'abord que les cas courants soient réglés et puis ensuite, on met en place des règles pour les exceptions.

Mais la première des choses à régler, c'est d'abord que c'est à l'auteur (ou à son représentant légal) de décider de la forme dont son oeuvre sera distribuée.

Je connais une artiste qui dessine des livres d'art (gravure, dessin, aquarelle, ...) : elle bosse pendant des semaines avec son imprimeur pour mettre au point la texture du papier, régler les couleurs, la finition des coutures, la finesse des traits, ... Les livres édités sont numérotés, comme des lithos. Pour elle, il est absolument hors de question que ses ouvrages soient numérisés et disponibles sur le Net dans une qualité "photocopie". C'est son choix : on peut ne pas être d'accord, mais il faut le respecter. Au nom de quel droit Google pourrait exiger de pouvoir numériser les livres de cette dame ? En plus, sans lui demander l'autorisation ...
enter, le 11/09/2009 - 11:16
Je connais une artiste qui dessine des livres d'art (gravure, dessin, aquarelle, ...) : elle bosse pendant des semaines avec son imprimeur pour mettre au point la texture du papier, régler les couleurs, la finition des coutures, la finesse des traits, ... Les livres édités sont numérotés, comme des lithos. Pour elle, il est absolument hors de question que ses ouvrages soient numérisés et disponibles sur le Net dans une qualité "photocopie". C'est son choix : on peut ne pas être d'accord, mais il faut le respecter. Au nom de quel droit Google pourrait exiger de pouvoir numériser les livres de cette dame ? En plus, sans lui demander l'autorisation ...
On parlait plutôt des livres contenant uniquement des caractères typographiés. Les livres d'art sont, au même titre que les tableaux, difficilement numérisables sans en altérer complètement l'essence.
>>>"On parlait plutôt des livres contenant uniquement des caractères typographiés."

Toi tu fais la distinction.

Mais Google ?
 

Je connais une artiste qui dessine des livres d'art (gravure, dessin, aquarelle, ...) : elle bosse pendant des semaines avec son imprimeur pour mettre au point la texture du papier, régler les couleurs, la finition des coutures, la finesse des traits, ... Les livres édités sont numérotés, comme des lithos. Pour elle, il est absolument hors de question que ses ouvrages soient numérisés et disponibles sur le Net dans une qualité "photocopie". C'est son choix : on peut ne pas être d'accord, mais il faut le respecter. Au nom de quel droit Google pourrait exiger de pouvoir numériser les livres de cette dame ? En plus, sans lui demander l'autorisation ...

Heu, je vais peut-être parraître idiot, mais quel est le rapport entre un livre papier et un livre numérisé ? Etant donné de la qualité de ce genre d'ouvrage, il n'y a pas concurrence, juste peut-être le moyen de faire découvrir des oeuvres et de belles illustration à ceux qui n'ont pas les moyens de se payer "les heures/semaines de travail pour choisir la qualité de l'encre et du papier" car quand on voit le prix de ce genre de livre en librairie, on se doute bien que les clients ne vont pas cesser de l'acheter au profit d'une "copie numérique". Donc finalement, refuser à ce niveau, c'est s'opposer à ce que les masses salariales qui n'ont pas de budget livre ou les intéressés qui ne connaissent pas. Et justement, ces derniers "profiteurs" de la copie numérique pourraient justement devenir de vrais amateurs en voulant justement la qualité du livre réèl.

Pour aller plus loin, imaginons que quelqu'un, auteur et propriétaire d'une tonne de livres uniques, intéressants et on va dire "incroyablement riches en connaissances" puisse décider de les garder pour lui ou de les détruire privant ainsi le reste de l'humanité de pouvoir en profiter au sacro-saint droit à la propriété intellectuelle ? Le débat est lancé...
 
Je devrais me relire un bon coup avant d'écrire, il manque un ou deux mot, excusez j'ai changé la ponctuation et le sens de deux phrases et j'ai pas corrigé la grammaire...
@jmorda

Ton débat n'est pas idiot. Mais encore une fois, il s'agit d'une décision de l'artiste.

Ensuite
1) Tu ramènes le débat à une question financière. L'art et l'argent, même s'ils sont liés, ne sont pas en corrélation. Et franchement, je préfère me payer un tableau original d'un peintre local peu connu que 5 posters reproductions de Picasso ou de Van Gogh. Cela ne me coûtera pas plus cher.
2) Je n'ai pas besoin de posséder pour apprécier. Rien que le fait que savoir qu'une oeuvre existe quelque part me suffit. Et si par bonheur, je passe dans le coin et que je vais la voir (moyennant 10€ d'entrée), je suis encore plus heureux. Et je n'ai même pas besoin de la prendre en photo.
Petite anecdote personnelle en passant : mon grand-père possédait une reproduction d'assez bonne qualité (photographie sur toile) d'un tableau de Van Gogh. Plusieurs années plus tard, j'ai pu voir l'original au Musée d'Orsay. Ce fut un choc de m'apercevoir que 1) le tableau original était beaucoup plus grand que la repro de mon grand-père. 2) les couleurs n'avaient rien à voir.
Alors "masses salariales" (je suppose que tu voulais dire masses laborieuses) ou pas, de toute façon, personne ne peut se payer l'original. Quant à la copie, ce serait comme dire qu'on peut écouter une symphonie de Mozart sur un téléphone portable et jouée sur un orgue bontempi.
3) Le droit à la propriété intellectuelle ? Qu'est-ce que cela a à voir dans ce débat. La propriété, c'est celle de l'artiste pour sa majeure partie, celle de l'acquéreur pour une autre. Moi, simple quidam, je n'ai aucun droit sur une oeuvre que je n'ai ni créé, ni acquis.
4) Oui. L'art de qualité coûte cher. Oui, si tu veux acheter de l'art de qualité, tu dois avoir du pognon. Et alors ?
Je ne suis pas jaloux du baron Rostchild parce qu'il peut se payer des Picasso comme moi j'achète du jambon. Tant mieux pour lui. Et tant mieux pour moi parce que je peux voir des oeuvres majeures de l'art sans avoir à la posséder, juste en allant dans des galeries ou des musées.

Mais par pitié, au nom d'un soi-disant droit, ne diminuons pas la qualité et l'exigence de l'art et des artistes. Certaines oeuvres ne sont pas accessibles : ce n'est pas grave. Il y a tellement d'autres oeuvres qui le sont. Et une vie ne te suffira pas pour découvrir celles qui te sont accessibles si tu as envie de t'y intéresser. Ne sois pas jaloux.
Pourquoi détourner le débat à ce point? les livres d'art representent moins d'1% de l'edition de livre, il me semble que nous nous placions dans l'un de ces cas particuliers qu'il faut traiter après le cas général.

Après, si vraiment on veut rentrer dans le fond : a quoi sert l'art, et qui est en droit de l'apprécier? Un artiste (qui par essence, en représentant sa vision du monde au monde, dépasse la personnalité) est-il assez clairvoyant pour savoir sous quelle representation son oeuvre sera la plus bénéfique à l'humanité?
enter, le 11/09/2009 - 12:53
@jmorda

Ton débat n'est pas idiot. Mais encore une fois, il s'agit d'une décision de l'artiste.

Ensuite
1) Tu ramènes le débat à une question financière. L'art et l'argent, même s'ils sont liés, ne sont pas en corrélation. Et franchement, je préfère me payer un tableau original d'un peintre local peu connu que 5 posters reproductions de Picasso ou de Van Gogh. Cela ne me coûtera pas plus cher.
2) Je n'ai pas besoin de posséder pour apprécier. Rien que le fait que savoir qu'une oeuvre existe quelque part me suffit. Et si par bonheur, je passe dans le coin et que je vais la voir (moyennant 10€ d'entrée), je suis encore plus heureux. Et je n'ai même pas besoin de la prendre en photo.
Petite anecdote personnelle en passant : mon grand-père possédait une reproduction d'assez bonne qualité (photographie sur toile) d'un tableau de Van Gogh. Plusieurs années plus tard, j'ai pu voir l'original au Musée d'Orsay. Ce fut un choc de m'apercevoir que 1) le tableau original était beaucoup plus grand que la repro de mon grand-père. 2) les couleurs n'avaient rien à voir.
Alors "masses salariales" (je suppose que tu voulais dire masses laborieuses) ou pas, de toute façon, personne ne peut se payer l'original. Quant à la copie, ce serait comme dire qu'on peut écouter une symphonie de Mozart sur un téléphone portable et jouée sur un orgue bontempi.
3) Le droit à la propriété intellectuelle ? Qu'est-ce que cela a à voir dans ce débat. La propriété, c'est celle de l'artiste pour sa majeure partie, celle de l'acquéreur pour une autre. Moi, simple quidam, je n'ai aucun droit sur une oeuvre que je n'ai ni créé, ni acquis.
4) Oui. L'art de qualité coûte cher. Oui, si tu veux acheter de l'art de qualité, tu dois avoir du pognon. Et alors ?
Je ne suis pas jaloux du baron Rostchild parce qu'il peut se payer des Picasso comme moi j'achète du jambon. Tant mieux pour lui. Et tant mieux pour moi parce que je peux voir des oeuvres majeures de l'art sans avoir à la posséder, juste en allant dans des galeries ou des musées.

Mais par pitié, au nom d'un soi-disant droit, ne diminuons pas la qualité et l'exigence de l'art et des artistes. Certaines oeuvres ne sont pas accessibles : ce n'est pas grave. Il y a tellement d'autres oeuvres qui le sont. Et une vie ne te suffira pas pour découvrir celles qui te sont accessibles si tu as envie de t'y intéresser. Ne sois pas jaloux.

Un Tableau "ORIGINAL" peut être copié des millions de fois, cela n'altèrera pas l'"ORIGINAL" qui conservera toute sa valeur car c'est l'"ORIGINAL" mais la copie permettra l'accès à tous à cette ?uvre, car n'oublions pas, un artiste a mon sens fait ses ?uvres à l'attention du monde, imaginez que le propriétaire des ?uvres de Picasso les est caché au yeux du monde... qu'elle est l'intérêt de l'art si personne ne les vois ou lit???

Quelle est l'intérêt de la culture et donc de la connaissance si tout le monde l'oublie faute de représentativité???

Merci a Internet de permette a tous de profiter des choses qui aurait disparu si personne ne l'avait numérisé.
Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.

Victor HUGO (1878) in Discours d'ouverture du congrès
Ca me rappelle bizarrement un certain "Amendement Beatles" défendu et rejeté il y a pas si longtemps.
A partir du moment où l'oeuvre (au sens global) est disponible légalement, la duplication/copie/piratage/etc. est interdite et répréhensible, mais si l'oeuvre n'est pas/plus disponible, que les ayants-droits ne veulent/peuvent pas/plus en entendre parler, alors l'oeuvre passe dans un statut juridique spécifique permettant son exploitation en attendant l'expiration des droits et le passage au domaine public.
>>>"mais la copie permettra l'accès à tous à cette ?uvre"

Non. La copie d'un tableau n'est pas le tableau.

>>>"imaginez que le propriétaire des ?uvres de Picasso les est caché au yeux du monde."

1) Il n'y a pas UN propriétaire des oeuvres de Picasso
2) On essaye de réfléchir par rapport à des faits et pas par rapport à des hypothèses absurdes.
3) Qu'est-ce qui te dit qu'il n'y a pas un artiste encore plus doué que Picasso qui est totalement inconnu ? Est-ce que ça change la manière de vivre du monde ?

>>>"u'elle est l'intérêt de l'art si personne ne les vois ou lit???"
Est-ce qu'il faut placer l'art sur le domaine de "l'intérêt" ? Est-ce que l'art a besoin d'un public ? Quel est le problème si un artiste décide de ne pas diffuser son oeuvre ? Ou de ne diffuser que parmi un cercle restreint de personnes ? Personne n'a jamais demandé à Picasso ou Van Gogh de faire des toiles en grande série et à destination exclusivement des musées. L'art, c'est aussi la rareté.

On en revient au débat initial. Comme c'est indiqué dans le code de la propriété industrielle, il est de la compétence de l'artiste de décider sous quelle forme son oeuvre soit diffusée. Et si Beethoven refuse que ses symphonies soient diffusées sous forme d'extraits musicaux et en plus pour téléphone portable, si Beethoven décide que sa 9ème symphonie doit être considérée comme un tout depuis la première note du 1er mouvement jusqu'à la dernière note du dernier mouvement, si Beethoven décide que sa symphonie doit être écoutée dans de bonnes conditions, c'est absolument et totalement son droit.

Y en a un peu marre de cette sous-culture Reader Digest qui considère qu'on peut prendre un bouquin et n'en garder que 15 pages d'actions en éliminant tous les passages que le découpeur estime ne pas pouvoir être compris par le public.
CounterFragger, le 11/09/2009 - 11:01
Tu deviens de plus en plus stupide (intégriste ?) à chacun de tes posts : pillage, vol (as-tu vraiment lu l'article récent de Numerama démontrant irréfutablement que CE N'EST PAS du vol ?)
"Irréfutablement" rien que ça, lol, et c'est moi que tu traite d'intégriste et de stupide. Y en a qui doute de rien. Et bien oui, mon gars, j'ai lu ton article mais je n'ai pas trouvé d'arguments irréfutables comme tu le prétends. Imposer une idée brutalement en fermant toute possibilité de discussion, médiation et compromis, ne serait il pas justement une composante de ce que l'on appelle le fascisme ? Avec ton « irréfutablement », j'ai bien l'impression que l'on est en plein dedans.C'est toujours un plaisir de te lire CounterFragger, tu devrais te recycler dans l'humour, tu as de l'avenir, je le sens bien pour toi.
à Enter, je comprends un peu ton raisonnement, bien qu'il soit un peu trop péremptoire et très France d'en haut contre France d'en bas (désolé, mais la culture ne se résume pas à un indice-prix, ni au nécessaire droit de propriété intellectuelle des ayants-droits...la culture n'appartient pas à celui qui offre son talent mais à celui qui le demande....c'est quand même flagrant dans le domaine de l'art...).Un seul exemple : est-il normal de vendre un CD numérisé en MP3 (cf "copie d'un tableau") quasiment au même prix qu'un CD (cf "le tableau")?
Hello à tous,

@Fren :
ça n'a rien à voir à un combat avec la france d'en haut ou d'en bas. La question est qu'un auteur doit garder toute propriété "de vie ou de mort" (j'y vais un peu fort mais c'est l'idée) sur son oeuvre. S'il a envie d'être égoiste et de ne pas partager, c'est son choix, sa liberté. De mon point de vue, il est intolérable de remettre ça en question, c'est un peu comme violer l'intimité de quelqu'un (encore une fois c'est un peu fort comme image^^) - Si tu n'as pas envie que quelqu'un rentre chez toi, et qu'il passe par la fenêtre et rentre quand même, tu trouverais ça normal? Ici c'est un peu la même chose.

Il est aussi certains qu'on peut trouver ça dommage de ne pas pouvoir profiter d'oeuvre (notamment via l'exemple de KAd) mais encore la, c'est la liberté de l'auteur de décider seul comment son oeuvre doit être exploiter (exploiter pas forcément avec un caractère pécunier).

iZi_o.

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