ACTA : l'eurodéputée Castex demande garanties et transparence à Bruxelles
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 04 Février 2010 à 17h11 -
posté dans Société 2.0
L'eurodéputée socialiste Françoise Castex, qui exprimait récemment sa colère contre l'opacité des négociations, a envoyé lundi à la Commission européenne et au Conseil de l'UE une question écrite prioritaire qui exige réponse sous trois semaines. Ce sont même en fait trois questions dont nous avons eu connaissance qu'a posées la députée aux institutions européennes. Elles portent successivement sur la date prévue de communication des textes de l'ACTA en cours de négociation, sur la garantie que le partage de fichiers sans but commercial ne sera pas considéré comme une contrefaçon, et sur la garantie que les FAI et hébergeurs ne voient pas leur responsabilité juridique étendue. Ce dernier point est fondamental, puisqu'il s'agit de la pièce maîtresse pour instaurer une riposte graduée et le filtrage du web dans le monde entier. Comme nous l'avions expliqué, l'ACTA prévoit de rendre les intermédiaires techniques responsables des actes de piratage sur Internet, mais leur offre des portes de sortie. S'ils bloquent l'accès à certains sites internet qui leur sont notifiés (par exemple The Pirate Bay), et s'ils acceptent de suspendre l'accès à Internet de leurs clients qui partagent des fichiers sans autorisation, les hébergeurs et les FAI ne pourront pas être poursuivis pénalement. L'ACTA vise donc sur la peur du juge pour convaincre les intermédiaires de collaborer à la lutte contre le piratage en dehors de tout cadre institutionnel et judiciaire. Les questions posées par Françoise Castex : (les mises en gras sont de nous) 1. Le Conseil et la Commission européenne devront obtenir un avis conforme du Parlement européen à la fin des négociations. De ce fait, la Commission a-t-elle prévu de rendre public les textes issus de cette réunion au Mexique, ainsi que les textes en cours de négociations, pour les soumettre au Parlement européen dans un délai suffisant pour ne pas le mettre devant le fait accompli? Si cela est le cas, quand ces textes, ainsi que le calendrier des négociations seront-ils rendus publics? La question écrite à destination du Conseil de l'Union Européenne contient par ailleurs une question supplémentaire, qui met en cause les pouvoirs de la Commission : "Dans la mesure où l'ACTA implique également le droit pénal, la Commission européenne ne dépasse-t-elle pas son mandat de négociateur au nom des Etats membres ?" Réponse, en principe, d'ici trois semaines maximum. à lire aussi
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Commentaires à propos de «ACTA : l'eurodéputée Castex demande garanties et transparence à Bruxelles»
Oh je suis sur qu'ils vont répondre, c'est une obligation faite par le réglement du parlement européen si je me souviens bien. Seulement les réponses seront surement tournées de telles façons que personne n'y comprendra rien. Le langage des technocrates, crée par les technocrates et compris d'eux seuls est roi au sein de l'Union Européenne. Je me demande parfois si il ne sont pas rémunérés à chaque fois qu'ils utilisent des mots imcompréhensible sortis d'un vieux glossaire juridique oublié.
« une question écrite prioritaire qui exige réponse sous trois semaines »
La question est : que se passe-t-il si la commission ne répond pas ? Y-a-t-il des sanctions prévues ou vont-ils pourvoir se torcher le cul avec sans le moindre risque ? J'ai comme l'impression que la deuxième solution est la plus probable. Un peu comme les opérateurs télécom et les fai qui n'ont pas le droit de faire certains trucs (filtrage et autre justement) mais contre lesquels aucune sanction n'est prévue (si ce n'est le retrait du statut : « France Telecom, vous n'êtes plus fai ». Crédible, comme a dit Benjamin Bayart). Quand la République s'éloigne de la Démocratie au point que les traités internationaux des seuls Gouvernements soient supérieures à la Constitution elle même...
d'après le réglement du parlement européen je ne vois pas de sanction en cas de non réponse à une question posé par un euro-député.http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+RULE-117+DOC+XML+V0//FR&language=FR&navigationBar=YES
godvicien, le 04/02/2010 - 17:47 Quand la République s'éloigne de la Démocratie au point que les traités internationaux des seuls Gouvernements soient supérieures à la Constitution elle même...- La démocratie a ses limites, que certains lobbyings piétinent & ignorent ouvertement, avec l complicité bienveillante de leurs affidés !!! - J'ignorais la directive 2000/31/CE...mais ce que j'ai lu me fait froid dans le dos : http://europa.eu/leg...s/l24204_fr.htm ...donc obligation de délation des internautes contrevenats aux lois des Majors ( dans ce cas-là ) + demande de résultats pour les FAI devenant des auxiliaires de police de la cabale du Copyright...On se croirait revenu sous l'Occupation en 1940 ! - Françoise Castex nous défend bien...elle s'est déjà opposée au rapport Gallo qui introduit l' ACTA . C'est un pilonnage organisé contre la neutralité du web et un piétinement organisé du web; liberticide et corporatiste & illusoire ! Ils s'enliseront, dans un terrain qu'ils ne maîtriseront jamais !... Les internautes en trouveront toujours les contrepieds systématiques...Heureusement ! Ils retardent un peu plus, leur banqueroute finale...c'est tout ! colonel, le 04/02/2010 - 17:51 d'après le réglement du parlement européen je ne vois pas de sanction en cas de non réponse à une question posé par un euro-député.http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+RULE-117+DOC+XML+V0//FR&language=FR&navigationBar=YESEt bien si la Commission ne répond pas dans un délai de trois semaine, le Parlement européen pourra réaliser un recours en carence devant la Cour de Justice de l'Union Européenne, obligeant la Commission à produire une réponse. La Commission a intérêt d'y répondre rapidement car le Parlement européen ne se laissera pas mener en bateau car elle va voter un nouveau pacte inter-institutionnel avec la Commission (ayant pour but de donner de nouvelles prérogatives au Parlement) et que le vote d'investiture du collège des commissaires de la prochaine Commission doit avoir lieu le 9 février. Même chose pour le Conseil de l'Union Européenne qui va devoir y répondre dans les 3 semaines sous peine d'un recours en manquement. Sa réponse sera d'autant plus importante que c'est le Conseil de l'Union Européenne (d'une certaine façon la chambre haute de l'UE qui réunit les ministres des 27 Etats membres) qui a donné mandat à la Commission pour négocier le Traité dans les limitse qu'il lui a fixé. Equilibre, le 04/02/2010 - 22:06 colonel, le 04/02/2010 - 17:51 d'après le réglement du parlement européen je ne vois pas de sanction en cas de non réponse à une question posé par un euro-député.http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+RULE-117+DOC+XML+V0//FR&language=FR&navigationBar=YESEt bien si la Commission ne répond pas dans un délai de trois semaine, le Parlement européen pourra réaliser un recours en carence devant la Cour de Justice de l'Union Européenne, obligeant la Commission à produire une réponse. La Commission a intérêt d'y répondre rapidement car le Parlement européen ne se laissera pas mener en bateau car il va voter un nouveau pacte inter-institutionnel avec la Commission (ayant pour but de donner de nouvelles prérogatives au Parlement) et que le vote d'investiture du collège des commissaires de la prochaine Commission doit avoir lieu le 9 février. Même chose pour le Conseil de l'Union Européenne qui va devoir y répondre dans les 3 semaines sous peine d'un recours en manquement. Sa réponse sera d'autant plus importante que c'est le Conseil de l'Union Européenne (d'une certaine façon la chambre haute de l'UE qui réunit les ministres des 27 Etats membres) qui a donné mandat à la Commission pour négocier le Traité dans les limites qu'il lui a fixé. Equilibre, le 04/02/2010 - 22:07 Equilibre, le 04/02/2010 - 22:06 colonel, le 04/02/2010 - 17:51 d'après le réglement du parlement européen je ne vois pas de sanction en cas de non réponse à une question posé par un euro-député.http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+RULE-117+DOC+XML+V0//FR&language=FR&navigationBar=YESEt bien si la Commission ne répond pas dans un délai de trois semaine, le Parlement européen pourra réaliser un recours en carence devant la Cour de Justice de l'Union Européenne, obligeant la Commission à produire une réponse. La Commission a intérêt d'y répondre rapidement car le Parlement européen ne se laissera pas mener en bateau car il va voter un nouveau pacte inter-institutionnel avec la Commission (ayant pour but de donner de nouvelles prérogatives au Parlement) et que le vote d'investiture du collège des commissaires de la prochaine Commission doit avoir lieu le 9 février. Même chose pour le Conseil de l'Union Européenne qui va devoir y répondre dans les 3 semaines sous peine d'un recours en manquement. Sa réponse sera d'autant plus importante que c'est le Conseil de l'Union Européenne (d'une certaine façon la chambre haute de l'UE qui réunit les ministres des 27 Etats membres) qui a donné mandat à la Commission pour négocier le Traité dans les limites qu'il lui a fixé. Le parlement européen agit contre le Peuple européen. Il suffit de lui poser la question, au Peuple. Quelle légitimité a ce parlement instauré par la force et rejeté par les Européens ? Un sondage sur la cote d'amour du parlement européen ne verra jamais le jour. Il serait assassin pour ce parlement qui n'est là que pour se repaitre des lobbies.
Tabougag, le 04/02/2010 - 22:29
Le parlement européen agit contre le Peuple européen. Il suffit de lui poser la question, au Peuple. Quelle légitimité a ce parlement instauré par la force et rejeté par les Européens ? Un sondage sur la cote d'amour du parlement européen ne verra jamais le jour. Il serait assassin pour ce parlement qui n'est là que pour se repaitre des lobbies. Le Parlement européen agît contre le peuple européen ? Tu reconnais l'existence d'un peuple européen ? Et ensuite tu racontes que ce les parlementaires élus par lui ne les représente pas ? Dans ce cas tous les parlements sont non-représentatifs ? Le Parlement européen agit contre ce peuple ? Mais dans le cas présent les députés européens demandent la transparence sur l'ACTA, alors tu penses que l'opacité de l'ACTA est ce que demande le peuple européen ?... Et bien quel programme ! Ce Parlement a été instauré par la force et rejeté par les européens ? Savais-tu que depuis le traité CECA il existait une Assemblée Commune, devenu ensuite l'Assemblée Parlementaire Européenne avec le traité de Rome de 1957 qui n'était composé que d'une délégation de parlementaires nationaux se réunissant quelques fois dans l'année pour échanger des idées, le tout sans aucun rôle décisionnaire. C'est en 1979 que fut prise la décision de mettre en place une élection au suffrage universel direct des députés européens, et depuis jusqu'au Traité de Lisbonne, les différents traités ont étendu les pouvoirs du Parlement qui a lui même imposé sa place au c½ur du processus décisionnel européen par plusieurs épreuves de force comme la censure de la Commission Santer en 1999, le refus du commissaire Buttiglione en 2004, etc. Un sondage sur la cote d'amour du Parlement européen n'existerait parce que ... ? L'eurobaromètre mesure justement ces points là et celui-ci existe depuis environ un vingtaine d'années... Les lobbies, ils sont là comme ailleurs, que ce soit du côté des ONG que des entreprises, mais à la différence de la France (par exemple), la question de la transparence est considéré avec importance et il existe un registre non-obligatoire qui devrait devenir obligatoire. Darksol, le 04/02/2010 - 17:32 "Réponse, en principe, d'ici trois semaines maximum." En principe bien sur... Réponse à la question N°1 : " Joker ! " Réponse à la question N°2 : " Joker ! " Réponse à la question N°3 : " Joker ! " "Plus de Joker, tant pis, de toutes façons, y'avait que 3 questions Merci pour les infos Equilibre, mais ensuite ?
Wikipedia étant mon ami, je suppose que c'est le recours en carence qui sera utilisé, donc à condition que le parlement en intente un, que se passe-t-il ? Wikipedia toujours : Lorsque la Cour de justice fait droit à la demande en carence, elle se contente de constater la carence. Mais elle ne peut pas se substituer à l'institution pour remédier à la carence. Il revient à l'institution mise en cause d'agir dans un délai raisonnable, et de prendre toutes les mesures que comporte l'exécution de la décision. En cas d'inaction de sa part, sa responsabilité extracontractuelle pourra être engagée sur le fondement de l'article 288 du traité CE
Quelqu'un connais la signification en bon français ? J'ai pas réussi à trouver cet article 288 (europa.eu étant tellement bien organisé...).Hey00, le 05/02/2010 - 19:25 Merci pour les infos Equilibre, mais ensuite ? Wikipedia étant mon ami, je suppose que c'est le recours en carence qui sera utilisé, donc à condition que le parlement en intente un, que se passe-t-il ? Wikipedia toujours : Lorsque la Cour de justice fait droit à la demande en carence, elle se contente de constater la carence. Mais elle ne peut pas se substituer à l'institution pour remédier à la carence. Il revient à l'institution mise en cause d'agir dans un délai raisonnable, et de prendre toutes les mesures que comporte l'exécution de la décision. En cas d'inaction de sa part, sa responsabilité extracontractuelle pourra être engagée sur le fondement de l'article 288 du traité CE
Quelqu'un connais la signification en bon français ? J'ai pas réussi à trouver cet article 288 (europa.eu étant tellement bien organisé...).Articles 265 et 266 TFUE (Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne), qui fondent le recours en carence. La procédure est en deux temps. Première étape, l'organe en question (la Commission et le Conseil de l'UE dans notre cas) n'a pas donné de réponse dans les 3 semaines prévues. Le Parlement devra donc inviter les organes en cause à répondre, c'est une sorte de mise en demeure. S'il n'y a pas de réponse dans les deux mois, un recours en carence sera intenté. La Cour de Justice de l'Union Européenne pourra alors constater la carence. Les organes dont la carence a été constaté seront condamnés à prendre la mesure en cause. S'ils ne la prennent pas, effectivement, un recours en responsabilité extra-contractuelle prévue à l'article 340 TFUE pourra être intenté. Ce recours permettra de sanctionner la faute des organes en cause vis à vis de la partie lésée à savoir le Parlement. La Cour pourra exiger par exemple des dommages-intérêts en faveur du Parlement. Néanmoins, ce cas n'est pas réaliste puisque cela créerait une crise politique entre le Parlement et les deux organes en cause, la Commission et le Conseil de l'UE. Le Parlement a tous les pouvoirs en mains puisqu'il pourrait sanctionner la Commission dont le vote d'investiture aura lieu le 9 février. Le Parlement a la possibilité de censurer la Commission et donc de la destituer, et que dans le cadre d'un nouvel accord institutionnel en négociation entre le Parlement et la Commission, celui-ci aura même la possibilité de demander la démission d'un commissaire en particulier, utile pour mettre la pression et sanctionner un commissaire peu coopératif sans avoir à renverser l'ensemble de la Commission. Vis à vis du Conseil de l'UE, le Parlement pourrait prendre des mesures de "rétorsion" dans le cadre de la procédure législative ordinaire (ex "codécision") dans le cadre de laquelle le Parlement, sur proposition de la Commission, élabore les actes législatifs de l'Union à pouvoir égal avec le Conseil de l'UE, un petit peu comme le système des navettes entre l'assemblée nationale et le sénat, sauf que là, les deux chambres sont à égalité dans la prise de décision. Je pense qu'on aura une réponse de la part de la Commission et du Conseil de l'UE, après sera-t-elle satisfaisante, je n'en sais rien. Toujours est-il que le Parlement devra donner son accord à l'ACTA, et il pourrait le rejeter. Numérama devrait parler de l'accord SWIFT sur le partage des données bancaires entre l'UE et les USA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le Parlement et plus précisément les libéraux et démocrates (ADLE), les Verts, et les Socialistes et Démocrates (S&D) se sont opposés au texte en commission pour la raison que celui-ci va à l'encontre du respect de la vie privée des citoyens, ce qui présume un possible futur rejet en session plénière. P.S. Pour trouver les traités et les textes communautaires, va sur http://eur-lex.europa.eu. J'ai bien été sur http://eur-lex.europa.eu, mais j'ai rien trouvé, c'est pas mal bordélique.
Sinon ça éclaire pas mal, mais un dernier truc : « le parlement peut ». C'est à dire ? Je suppose qu'un député seul ne peut pas faire ça. Faut-il un certain nombre de députés ? La majorité au cours d'un vote ? Les 3 cinquièmes ? Étant donné l'apparente lourdeur des procédures et leurs conséquences potentiellement grandes, le parlement serait-il prêt à s'engager la-dedans pour une simple question non-répondue posée par une eurodéputée ? À mon avis, y a moyen qu'il y ait du tatage de terrain : on répond pas dans les 3 semaines et on attend. Si il y a mise en demeure, on attend au maximum histoire de voir si les députés sont prêts ou non à utiliser le recours et on répond en fonction. Rendez-vous dans trois semaines. Hey00, le 05/02/2010 - 22:32 J'ai bien été sur http://eur-lex.europa.eu, mais j'ai rien trouvé, c'est pas mal bordélique. Sinon ça éclaire pas mal, mais un dernier truc : « le parlement peut ». C'est à dire ? Je suppose qu'un député seul ne peut pas faire ça. Faut-il un certain nombre de députés ? La majorité au cours d'un vote ? Les 3 cinquièmes ? Étant donné l'apparente lourdeur des procédures et leurs conséquences potentiellement grandes, le parlement serait-il prêt à s'engager la-dedans pour une simple question non-répondue posée par une eurodéputée ? À mon avis, y a moyen qu'il y ait du tatage de terrain : on répond pas dans les 3 semaines et on attend. Si il y a mise en demeure, on attend au maximum histoire de voir si les députés sont prêts ou non à utiliser le recours et on répond en fonction. Rendez-vous dans trois semaines. Voilà pour les traités (Traité sur l'Union Européenne (TUE) et Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)) : http://eur-lex.europ...115:SOM:FR:HTML (il suffit d'aller à eur-lex => collection : traités => versions consolidés) Selon l'article 128 du règlement du Parlement Européen, c'est son président, saisit par la commission compétente qui peut prendre ce recours, sinon c'est à l'assemblée plénière à voter le recours à la majorité. Oui, il est vrai que la Commission ou le Conseil de l'UE peuvent jouer avec les délais... Mais je le répète, dans le contexte actuel ils n'ont a pas intérêt à le faire. Le Parlement n'a pas pour habitude de se laisser faire, d'autant plus que comme dans tout système parlementaire qui se respecte, le président de la commission (et bientôt certains commissaires) sont soumis à une séance de question hebdomadaire devant le Parlement. Wait and see, les choses vont se préciser. Il faudrait également s'intéresser aux décision des gouvernements et notamment de notre gouvernement français sur la question car c'est lui et les 26 autres qui donnent mandat à la Commission pour délimiter la négociation du traité. Il faudrait prendre l'habitude, pour les citoyens (et les médias) de questionner les agissements des gouvernements et notamment de notre gouvernement sur ses votes et son travail au Conseil de l'UE, on l'oublie trop souvent ! Et cela leur permet de toujours se défausser sur les institutions européennes qui n'en sont pas responsable. Equilibre, le 06/02/2010 - 00:02 Voilà pour les traités (Traité sur l'Union Européenne (TUE) et Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)) : http://eur-lex.europ...115:SOM:FR:HTML (il suffit d'aller à eur-lex => collection : traités => versions consolidés) Oui, il est vrai que la Commission ou le Conseil de l'UE peuvent jouer avec les délais... Mais je le répète, dans le contexte actuel ils n'ont a pas intérêt à le faire. Le Parlement n'a pas pour habitude de se laisser faire, d'autant plus que comme dans tout système parlementaire qui se respecte, le président de la commission (et bientôt certains commissaires) sont soumis à une séance de question hebdomadaire devant le Parlement. Merci pour le lien, j'avais tenté par la recherche mais ça donnait rien. Pour le reste je veux bien te croire (t'as l'air de vraiment bien t'y connaitre), mais je pinaille parce que de mémoire, le gouvernement français n'a jamais répondu aux questions auxquelles j'attendais une réponse, donc j'étais sceptique, et si on ajoute le fait que la question porte sur un traité secret défense -_- Bref, attendons la réponse, et comme tu dis, sera-t-elle intéressante ou sera-telle un modèle de langue de bois à étudier par tous les futurs énarques ? Je dirais en plaisantant que l'évolution des pouvoirs du Parlement européen face à ceux du parlement français sont inversement proportionnel...
Si l'on peut parler de régime parlementaire, et je met des guillemets car l'UE d'aujourd'hui n'est pas un Etat, l'UE évolue dans ses procédures en ce sens avec toute sa spécificité biensûr. |
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