44 % des utilisateurs de Google News lisent juste les titres. Et dans les kiosques ?
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 20 Janvier 2010 à 12h04 -
posté dans Société 2.0
Selon une étude du cabinet Outsell citée par Techcrunch, 44 % des utilisateurs de Google News se contenteraient de parcourir les titres des sites de journaux, sans cliquer pour en découvrir le contenu sur les sites d'information. L'étude réalisée auprès de 2 787 Américains montre par ailleurs que 57 % des sondés préfèrent aller sur Internet pour rechercher des informations, et que 31 % vont sur des agrégateurs d'actualités comme Google News ou Yahoo News. Ainsi seul un internaute sur deux utilisateur de Google News profiterait aux sites de journaux indexés par le service. Selon Gilles Klein, qui écrit dans Arrêt sur Images, "si ce pourcentage correspond à la réalité (ce dont doute TechCrunch) Rupert Murdoch avait raison quand il accusait Google News de faire de l'argent avec la publicité en exploitant le contenu des journaux, sans leur en reverser une partie". Le journaliste fait référence au conflit assez ridicule qui a émergé entre le patron de News Corp et Google, le magnat des médias allant jusqu'à menacer de désindexer ses journaux de Google. Une menace assez surréaliste, mais sur laquelle Microsoft a bien l'intention de surfer pour arracher des parts de marché. Cependant, c'est aller bien vite en besogne que de tirer des conclusions de l'étude que Rupert Murdoch a raison. Admettons qu'un internaute sur deux se contente de parcourir les titres dans Google News pour y lire l'actualité. Et alors ? Ou est le préjudice ? Est-ce que les bureaux de tabac doivent reverser une redevance aux journaux lorsqu'un client parcourt le journal et les magazines avant d'acheter uniquement un paquet de Malboro et deux timbres ? Dans le circuit traditionnel de la presse, énormément de consommateurs se contentent aussi de parcourir les titres sans dépenser le moindre centime. De plus, si la lecture des titres suffit, les journaux doivent probablement se poser des questions sur la qualité de leur ligne éditoriale. C'est ce que nous disions avec fausse vanité lorsqu'en France le GESTE avait eu cette même idée curieuse d'exiger de Google qu'il reverse une partie de ses bénéfices issus de Google News. Pour le moment, personne n'a mis ses menaces de désindexation à exécution. C'est bien qu'ils pensent que Google leur rapporte plus qu'il ne leur coûte. à lire aussi
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Commentaires à propos de «44 % des utilisateurs de Google News lisent juste les titres. Et dans les kiosques ?»
>>>"Admettons qu'un internaute sur deux se contente de parcourir les titres dans Google News pour y lire l'actualité. Et alors ? Ou est le préjudice ?"
Cela m'étonne qu'un rédacteur de Numerama pose ce genre de question. Le modèle économique de Numerama est quand même basé essentiellement sur la publicité. Si les lecteurs s'arrêtent à Google News, les revenus de la pub iront à Google et pas à Numerama. Le jour où tu auras une baisse énorme d'audience (donc de revenus publicitaires) et que tu t'apercevras que c'est parce que les internautes s'arrêtent sur un aggrégateur de news, je pense que tu chercheras où est le préjudice. >>>"Dans le circuit traditionnel de la presse, énormément de consommateurs se contentent aussi de parcourir les titres sans dépenser le moindre centime." Sauf que le buraliste ne touche pas d'argent sur la publicité quand un client entre dans son magasin sans acheter. >>>"De plus, si la lecture des titres suffit, les journaux doivent probablement se poser des questions sur la qualité de leur ligne éditoriale." Pour se poser des questions sur la qualité des articles, il faut les lire. Donc ce n'est probablement pas les lecteurs des titres qui se poseront des questions sur la qualité des articles qu'ils n'ont pas lu. Par contre, cela pose évidemment des questions sur la manière dont on rédige les titres : purement informatif ou plutôt racoleur ? Par exemple, le fait d'utiliser certains mots (Hadopi, Pascal Nègre, Frédéric Lefebvre, Apple, ...) dans les titres ? Ou le fait d'utiliser des titres façon presse trash "elle appelle la police pour que son fils cesse de jouer aux jeux-vidéo". >>>"C'est moi, ou il n'y a aucune publicité sur Google news. Alors je ne vois pas comment celui-ci pourrait se faire de l'argent sur le dos de la presse."
Il n'y en a pas non plus sur la page d'accueil. Mais dans un journal, il n'y a pas de la publicité sur toutes les pages. A partir du moment où tu as attiré l'utilisateur sur Google, c'est déjà gagné. Quelque soit le moyen. >>>"Dans le circuit traditionnel de la presse, énormément de consommateurs se contentent aussi de parcourir les titres sans dépenser le moindre centime."
J'allais le dire... Une comparaison plus que bancale qui dessert fortement le propos de l'article.Sauf que le buraliste ne touche pas d'argent sur la publicité quand un client entre dans son magasin sans acheter. enter, le 20/01/2010 - 12:30
A partir du moment où tu as attiré l'utilisateur sur Google, c'est déjà gagné. Quelque soit le moyen. Je ne comprends pas ce que tu essayes de démontrer... ou disons que j'ai l'impression que c'est en contradiction avec ce que tu disais dans ton post précédent. Tu peux clarifier? Merci C'est pareil pour numerama. Trois personnes sur quatre lisent seulement l'introduction en gras des différent articles. =)
sources @enter
vu qu'il n'y a pas de pub sur la page d'accueil de google news, tu m'expliques comment un lecteur qui ne lit que les titres va rapporter des tunes à google ??? par contre, je pourrais ajouter, par expérience personnelle, que j'évite autant que possible les titres renvoyant vers le journal du monde car celui ci réserve énormément d'articles et il n'est rien de plus énervant que d'être accroché par un titre et tomber sur une page marquant article réservé aux abonnés. du coup, je zappe systématiquement les titres du monde sans mm chercher à savoir si l'article est ouvert à tous ou réservé au abonnés. dernière interrogation : à quoi sert de référencer sur google des articles qui ne peuvent être lus que par les abonnés ? ils espèrent que les gens s'abonneront juste sur une lecture de titre un peu accrocheur et un résumé de 30 mots ??? De plus, si la lecture des titres suffit, les journaux doivent probablement se poser des questions sur la qualité de leur ligne éditoriale. C'est ce que nous disions avec fausse vanité lorsqu'en France le GESTE avait eu cette même idée curieuse d'exiger de Google qu'il reverse une partie de ses bénéfices issus de Google News.
Il faut faire des titres racoleurs alors ? En voilà une belle ligne éditoriale ! Et en effet, comment juger la ligne éditoriale si on ne lit jamais les articles ? Sinon, il faut comprendre quoi : - Un internaute sur deux ne lit que les titres, même quand le sujet l'intéresse ? - Une fois sur deux les internautes ne trouvent pas l'info suffisamment intéressantes pour aller cherche plus loin ? enter, le 20/01/2010 - 12:28
>>>"De plus, si la lecture des titres suffit, les journaux doivent probablement se poser des questions sur la qualité de leur ligne éditoriale." Pour se poser des questions sur la qualité des articles, il faut les lire. Donc ce n'est probablement pas les lecteurs des titres qui se poseront des questions sur la qualité des articles qu'ils n'ont pas lu. enter, le 20/01/2010 - 12:28
>>>"Dans le circuit traditionnel de la presse, énormément de consommateurs se contentent aussi de parcourir les titres sans dépenser le moindre centime." Sauf que le buraliste ne touche pas d'argent sur la publicité quand un client entre dans son magasin sans acheter. chez les 2 (google et le buraliste) tu peux lire ton titre gratuitement les 2 espere seulement que tu va consommer autre chose apres la seule différence, est que chez le buraliste tu paie alors que chez google, pour la grande majorité des cas ya rien a payer, google gagnera de l'argent de la pub de ses autres services (car ya pas de pub sur google news) mais bon ca c'est typique major... interdire ou demande des sous alors que c'est un moyen de promotion.... 1: le mec qui va sur google news connais t'il l'url du site qui a l'information ? 2: le mec qui va sur google news serait il aller sur le site de l'information si google news n'existait pas? 3: il est TRES simple de déterminer la provenance d'un utilisateur, vu que les grand journaux ralent, peuvent ils mettre en ligne leur logs histoire qu'on vois combien d'utilisateur vont chez eux GRACE à google ?!? Ca tombe parfaitement bien : exemple de titre racoleur (à son corps défendant). C'est en ce moment sur Google News :
"Le Sénat autorise une mesure de contrôle judiciaire envers l'UMP ..." Quoi ? L'UMP sous contrôle judiciaire ? Mais c'est quoi ce délire ? Qu'est-ce qui prend le sénat à majorité UMP de mettre leur propre parti sous contrôle judiciaire ? C'est dommage que Google tronque les titres, parce que le titre complet, c'est "Le Sénat autorise une mesure de contrôle judiciaire envers l'UMP René Vestri" Juste un député impliqué dans une histoire de détournement de fonds. Rien à voir avec le parti. enter, le 20/01/2010 - 18:12
Ca tombe parfaitement bien : exemple de titre racoleur (à son corps défendant). C'est en ce moment sur Google News : "Le Sénat autorise une mesure de contrôle judiciaire envers l'UMP ..." Quoi ? L'UMP sous contrôle judiciaire ? Mais c'est quoi ce délire ? Qu'est-ce qui prend le sénat à majorité UMP de mettre leur propre parti sous contrôle judiciaire ? C'est dommage que Google tronque les titres, parce que le titre complet, c'est "Le Sénat autorise une mesure de contrôle judiciaire envers l'UMP René Vestri" Juste un député impliqué dans une histoire de détournement de fonds. Rien à voir avec le parti. supertoine, le 20/01/2010 - 18:29 tu dis une betise, il suffit de placer le pointeur sur le lien pour avoir le titre complet Ceci dit, le traitement des articles étant automatique et non manuel (Google News n'est pas une rédaction mais un agrégateur), un titre trop long sera fatalement tronqué, et parfois ça tombera mal. Reste à déterminer le nombre de caractères idéal à afficher pour un titre d'actualité. enter, le 20/01/2010 - 12:30 >>>"C'est moi, ou il n'y a aucune publicité sur Google news. Alors je ne vois pas comment celui-ci pourrait se faire de l'argent sur le dos de la presse." Il n'y en a pas non plus sur la page d'accueil. Mais dans un journal, il n'y a pas de la publicité sur toutes les pages. A partir du moment où tu as attiré l'utilisateur sur Google, c'est déjà gagné. Quelque soit le moyen. En comparaison, un client dans un kiosque regarde les titres. Soit quelque chose l'intéresse, il achète la parution et c'est le journal qui encaisse, soit il se rabat sur un sachet de bonbons et c'est le buraliste qui encaisse. Tu viens de donner toi-même l'argument pour te faire contredire. Pourquoi Google News te dérange à ce point? De tous les sujets abordés ici c'est un de ceux qui déclenche chez toi les réactions le plus vives qui, parfois, virent à la mauvaise foi. J'aimerais bien comprendre. Il s'agit pourtant d'un annuaire spécialisé automatique comme il y en a pour des milliers d'autre chose: sites Internet, analyses boursières, livres, horoscopes, résultats sportifs,... Il s'agit simplement d'aider les gens à trouver leur chemin. Donne-moi un véritable argument, stp, j'aimerais te comprendre. |
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Ceci dit même sans agrégateur, l'exploitation des flux RSS des journaux revient au même, puisque les gens se contente de lire les titres.