Rupert Murdoch songe à bannir l'indexation de ses sites par Google
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 09 Novembre 2009 à 11h06 -
posté dans Société 2.0
Le géant de la presse américaine Rupert Murdoch assure que ses titres de presse comme le Wall Street Journal ou le Times pourraient bientôt interdire à Google de référencer ses titres.
Le projet prend du retard, mais les idées de Murdoch se radicalisent, notamment contre les moteurs de recherche et autres aggrégateurs de news. L'homme d'affaires s'en est pris violamment à Google, qu'il accuse de "kleptomanie" et de faire figure de "parasite" lorsqu'il intègre les titres des articles de ses journaux dans son service Google News. Lors d'une interview télévisée, Sky News Australia a posé la bonne question à Rupert Murdoch : pourquoi ne pas bloquer Google pour lui interdire de référencer les sites de News Corp ? Lorsqu'un groupement d'éditeurs de presse français avait eu la même réflexion que Murdoch à l'encontre de Google News, nous avions nous-même suggéré à ces éditeurs de se déréférencer de Google et de laisser Numerama et les autres sites bénéficier seuls de l'exposition offerte par le moteur de recherche. Bizarrement, notre idée n'a pas été suivie d'effet, même si Google a lui-même dit dit "chiche" aux éditeurs mécontents. Pourquoi ceux qui pensent que Google leur coûte plus qu'il ne leur rapporte ne demandent-ils pas le retrait de leurs articles et leur déréférencement ? "Je pense que nous allons le faire", a répondu Rupert Murdoch qui n'en pense probablement pas un mot. S'il le croit, en tout cas, c'est une grave erreur de gestion. Quel journal pourrait se passer de référencement et laisser la concurrence s'engouffrer dans la brèche ouverte ? En France, seul le Canard Enchaîné semble pouvoir se permettre ce luxe. Mais c'est sans doute parce qu'il n'a jamais cru au numérique et qu'il a préféré concentrer toutes ses forces sur la qualité des informations qu'il continue de très bien vendre hors-ligne, plutôt que de perdre de l'argent et du temps à se battre contre un modèle économique qu'il n'aurait probablement jamais pu dompter. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Rupert Murdoch songe à bannir l'indexation de ses sites par Google
Zergy
Le 09 Novembre 2009 à 11h18
Le canard enchainé est référencé sous Google, certes, pas sous Google news.
Mais bon, quand on fait de la qualité, ça paie. ![]() Koguma
Le 09 Novembre 2009 à 11h20
Allez quoi "chiche" montrer que vous en avez dans le froc, suis curieux de voir ça
![]() ![]() SNakeGuN
Le 09 Novembre 2009 à 11h21
Ce serait formidable! Laisser de la place à ceux qui ont une vraie liberté de parole. Personnes ne regrettera des titres, certes prestigieux, mais muselés par les intérêts qu'ils représentent.
Si ce vieux réacs va jusqu'au bout, il ne se rendra pas service. Mais à l'humanité, oui! ![]() ![]() aubasmots
Le 09 Novembre 2009 à 11h38
Le temps serait peut être venu de passer la main pépère, car la c'est le début de la fin...
![]() ![]() lildadou
Le 09 Novembre 2009 à 11h58
Allez, bande de tapette, z'avez qu'à modifier http://online.wsj.com/robots.txt pour que votre voeu s'exauce. C'est vraiment pas compliqué à faire
![]() rico38
Le 09 Novembre 2009 à 12h41
il à vraiment une sale gueule ce mec, il devrait pas s exposer ainsi
![]() ![]() enter
Le 09 Novembre 2009 à 12h42
>>>"Le canard enchainé est référencé sous Google, certes, pas sous Google news."
Pour une simple raison : il n'y a pas canard on line. Pas de journal en ligne, donc pas de référencement Google News. Maintenant, il faut effectivement se poser la question de la gratuité des journaux en ligne. Quand d'un côté il n'y a pas de recettes (la pub online rapporte que dalle) et que de l'autre côté tu as des dizaines de journalistes à payer, il y a du mou dans le modèle économique. Déjà que la situation financière des journaux n'est pas folichonne, que faire ? Créer une licence globale et que chaque internaute verse 3 euros par mois pour pouvoir financer la presse on line ? ![]() rico38
Le 09 Novembre 2009 à 12h44
on dirait un bon vieux gros coincé du fion américain puritain et républicain. la caricature même du réac' de droite
![]() ![]() Darklite
Le 09 Novembre 2009 à 12h56
>>>"Le canard enchainé est référencé sous Google, certes, pas sous Google news." Pour une simple raison : il n'y a pas canard on line. Pas de journal en ligne, donc pas de référencement Google News. Maintenant, il faut effectivement se poser la question de la gratuité des journaux en ligne. Quand d'un côté il n'y a pas de recettes (la pub online rapporte que dalle) et que de l'autre côté tu as des dizaines de journalistes à payer, il y a du mou dans le modèle économique. Déjà que la situation financière des journaux n'est pas folichonne, que faire ? Créer une licence globale et que chaque internaute verse 3 euros par mois pour pouvoir financer la presse on line ? Les journaux sont piratés massivement ? Ils ont besoin d'une licence globale ??? Comment fait le canard enchainé pour être encore présent alors qu'il ne fait pas de online ? Comment fait Numerama, alors qu'il fait que du online ? ![]() ![]() dentiste
Le 09 Novembre 2009 à 13h40
Guillaume Champeau passe quand même mieux que ce vieux crouton, bon c'est sur que c'est pas encore un "mania de la presse" hien .
![]() ![]() demon666
Le 09 Novembre 2009 à 13h51
bof rien ne vaut la vraie presse papier, le livre à encore de très nombreuses années de vies devant lui.
Perso je ne crois pas vraiment à l'édition numérique totale!!! ![]() Zergy
Le 09 Novembre 2009 à 13h55
enter, le 09/11/2009 - 12:42 >>>"Le canard enchainé est référencé sous Google, certes, pas sous Google news." Pour une simple raison : il n'y a pas canard on line. Pas de journal en ligne, donc pas de référencement Google News. Le Canard Enchaîné, mon petit, ça se déguste dans un lieu de réflexion raffiné : Les WC. Pas besoin de site donc. Darklite, le 09/11/2009 - 12:56 Comment fait Numerama, alors qu'il fait que du online ?Ah oui, mais Numerama tout le monde sais que ce sont des chiffro-communistes pirato-autonome, ils sont financés par Moscou.
![]() ![]() jiang
Le 09 Novembre 2009 à 14h54
>>>"Le canard enchainé est référencé sous Google, certes, pas sous Google news." Pour une simple raison : il n'y a pas canard on line. Pas de journal en ligne, donc pas de référencement Google News. Maintenant, il faut effectivement se poser la question de la gratuité des journaux en ligne. Quand d'un côté il n'y a pas de recettes (la pub online rapporte que dalle) et que de l'autre côté tu as des dizaines de journalistes à payer, il y a du mou dans le modèle économique. Déjà que la situation financière des journaux n'est pas folichonne, que faire ? Créer une licence globale et que chaque internaute verse 3 euros par mois pour pouvoir financer la presse on line ? Le Canard est une "institution" en France, et il n'en est pas à une situation exceptionnelle près, si on considère, en plus, sa longévité, la récurrence de ses bénéfices (et le trésor de guerre accumulé au fil des ans), ainsi que le fait qu'il soit absolument sans pub. A noter à ce sujet que Marianne est quasiment sans pub aussi (par rapport à ses concurrents directs, c'est vraiment peanuts), même si de son côté c'est beaucoup plus involontaire que pour le Canard, et que lui aussi se porte bien (par contr, Marianne a un site internet tres riche). Concernant ta suggestion d'une "licence globale", c'est un peu ce que certains journaux font chacun de leur côté: Libé oblige à s'abonner (qq €/mois) pour acceder à l'ensemble des articles et des archives, seule une minorité du contenu éditorial (ainsi que les reactions ds lecteurs) étant laissée en accès libre. Idem pour le Monde, qui lui en plus, pour je crois 10€/mois, propose la version pdf quotidienne intégrale du journal (en plus de l'accès illimité au contenu en ligne du monde.fr, et donc aussi aux archives depuis 1987). L'abonnement papier, lui, doit coûter dans les 45€. Je crois que Le Monde.fr a aussi une formule d'accès illimité (à tous les articles et les archives du Monde, donc)pour 5 ou 6€/mois. Pour voir d'où on vient, comparer avec le passé: Il y a qq années, pour consulter UN article en ligne dans les archives de Libé, il fallait s'acquitter de 2 ou 3€. Et à la glorieuse époque du minitel (dont M. Séguéla, je pense, reconnaitra qu'elle a été la meilleure invention de l'huanité), la consultation des archives du Monde étaient (lourdement) payantes: Il fallait se connecter en 3619 (ou 3629 ?) à des tarifs du genre 3€/mn, et une recherche un minimum fouillée d'un seul article pouvait faire atteindre des montants de plusieurs dizaines d'€, voire la centaine. Il y a donc eu une certaine évolution... A côté de ça, les majors eux, imperturbablement, vendent à la FNAC les CD pour 15-20€ pour 15-20 titres, et vendent (ou plus exactement, essaient de refourguer) en ligne, le morceau à l'unité, et en qualité dégradée, pour 99 centimes..... Et je précise, lol, qu'il s'agit de 99 centimes... Quelle que soit la monnaie !!! Comment prendre au sérieux pareils pitres ? ![]() ![]() Zuvassin
Le 09 Novembre 2009 à 15h12
Mais on finance deja les gros éditeurs de presse à cout de milliards donc pas besoin de licence ! D'ailleurs ceux qui se retrouvent à recevoir les deniers du peuple devraient être nationalisé ou laisser l'accès a tous leurs articles et archives (un journal par jour pour les lycéens est la seule concession accordé au peuple par Sarko et ses potes editeurs, meilleur moyen pour enbrigader les jeunes lycéens avec des infos tordues, pur intox gvtale, etc), est ce le cas ?! non on spolie l'argent du peuple pour enrichir toujours les memes, qui n'ont absolument pas besoin de ça, et ne se generont pas pour tailler dans les effectifs en disant c'est de la faute d'internet !
bref, que les old medias crèvent vite et bien, pleins d'alternatives citoyennes naissent en ces temps très troublés ![]() ![]() jiang
Le 09 Novembre 2009 à 15h22
Zuvassin, le 09/11/2009 - 15:12 Mais on finance deja les gros éditeurs de presse à cout de milliards donc pas besoin de licence ! Tu noteras que les industries audiovisuelles sont elles aussi financées "à coup de milliards", via les subvention publiques (alimentées par nos impôts) et les taxes multiples qui pleuvent sur le pékin. ![]() polar_bear
![]() sxpert
Le 09 Novembre 2009 à 15h46
ah ben je sens que les sites de rupert murdoch vont disparaitre du net. tant mieux ca nous fera des vacances, et on économisera de la bande passante...
apres, on pourra aussi nullrouter tous ses sites, ce qui fera diminuer la taille des tables de routage ![]() Askrin
Le 09 Novembre 2009 à 15h49
Qu'il fasse donc ça, les sites de propagandes sous couvert de journalisme, s'ils ne veulent plus que quelqu'un les lise, ça sera très bien.
Allez, au plaisir de ne pas vous revoir Môsieu murdoch, je serais vous, je resterais même uniquement sur support papier, ou alors juste une page web pour les abonnements... ![]() ![]() Sabinou
Le 09 Novembre 2009 à 16h04
En même temps, en tant que gérant d'entreprise, je peux vous dire que au-delà de la popularité de son biz, ce sur quoi on garde l'oeil, ce sont trois choses : le montant de trésorerie, le taux de marge et le probable résultat net en fin d'année. On ne peut PAS sacrifier l'un de ces trois facteurs.
. Si on fait dans la presse en ligne mais qu'on a un taux de marge ridicule (des frais d'hébergement quasi-fixes, des salaires, avec en face des recette publicitaires riquiqui et peu de ventes d'abonnements), ça veut dire qu'on bosse pour pas un rond. . Si on perd de l'argent sur l'opé, ça veut dire qu'on perd de la tréso. . Si on bosse pour pas un rond ou que la tréso devient critique ( donc emprunts, ligne de crédit, si on peut se le permettre sinon dépot de bilan), le résultat en fin d'année n'en vaut plus le coup et on s'est crevé pour rien. Il y a des moments où peut-être vaut-il mieux ne pas vendre (ou pour un éditeur, ne pas avoir des visiteurs online voyant du contenu) si, au lieu d'être rentable, cela représente un trop gros coût financier pour l'entreprise. Je ne dis pas que je condamne la presse en ligne, mais en revanche, j'estime sincèrement que, à terme, tout le monde ne pourra pas continuer à partager gratuitement en ligne un contenu qui est payant sur papier, ça tient du suicide financier collectif. Par contre je n'ai pas de solution de rechange :-/ ![]()
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