Après les 2,06 % obtenus lors des élections législatives partielles dans la 10e circonscription des Yvelines, le Parti pirate s'oriente désormais vers son véritable test politique : les régionales de 2010. Le mouvement appelle les internautes partageant les mêmes valeurs à venir participer et s'inscrire sur les listes du Parti pirate.

Cette fois-ci, c’est le vrai test. Après avoir mis avec succès un premier pied dans l’arène politique à l’occasion des élections législatives partielles de la 10e circonscription des Yvelines, le Parti pirate va cette fois rentrer pleinement dans la politique en participant aux élections régionales françaises de 2010. Fini le temps du baptême du feu. Il est temps maintenant d’engranger de l’expérience politique, et des premiers succès.

Et parce que l’échéance du 14 mars sera cruciale, « le Parti pirate lance un appel à tous les citoyens et citoyennes qui partagent ses valeurs, pour partager ses listes dans toute la France« , peut-on lire dans un communiqué. Et si les 2,06 % de voix sont un premier signal encourageant, la prochaine étape s’annonce évidemment plus difficile à atteindre : 5 % pour espérer atteindre le second tour en fusionnant avec des listes disposant de plus de 10 % des votes. Mais il faudrait pour cela se lancer dans de difficiles alliances

Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, le Parti pirate souhaite « que ceux qui se préoccupent, comme nous, des Drois de l’Homme, des valeurs fondamentales républicaines et démocratiques, et de leur devenir dans la société de demain » participe à cette aventure politique. « La technologie rend aujourd’hui le savoir et la culture accessibles à tous, doit-on s’en réjouir ou tenter de l’empêcher au mépris des libertés civiques ? » s’interroge le mouvement emmené par Florian Lauté, son président.

« Ce choix d’un monde solidaire et pérenne, ce choix de renoncer aux asservissements du passé, c’est à nous de le faire » a-t-il continué. Ceux voulant poursuivre l’action du Parti pirate au-delà de la sphère numérique pourront dès lors le faire, en se proposant comme candidat sur une liste du Parti pirate. Encore inimaginable il y a quelques années, ce mouvement global est désormais présent dans quarante pays, et deux membres du mouvement sont désormais des parlementaires au Parlement européen.

Le plus grand défi du Parti pirate sera de transformer ses sympathisants en véritables soutiens politiques, afin d’être assuré d’avoir une base électorale sûre. C’est une des recettes du succès pour le Piratpartiet, qui est parvenu à mobiliser durablement ses soutiens et à participer aux débats à travers un discours structuré, raisonné et surtout médiatisé. Un travail qui parfois se construit sur le long-terme.

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