Le web est-il encore rentable pour les cybercriminels ? À en croire Kaspersky Lab, plus vraiment. Ce "marché" est désormais saturé et les utilisateurs commencent à être prudents. Dès lors, puisque les profits sont moins importants qu'auparavant, les pirates s'intéressent à de nouveaux secteurs comme le peer-to-peer et les plates-formes mobiles comme l'iPhone ou les smartphones basés sur l'O.S. Android.

Les sites web et les applications vérolées seraient-ils en perte de vitesse chez les pirates ? Selon les dernières prospections menées par Kasperky Lab, les pirates se sont désintéressés du web pour trouver de nouveaux vecteurs de diffusion des logiciels malveillants. Ainsi, nous devrions assister à une augmentation notable des infections via les réseaux peer-to-peer dès l’année prochaine.

En effet, les cybercriminels cherchent continuellement de nouvelles façons d’infecter les internautes, et les réseaux d’échange ainsi que les téléphones mobiles sont des cibles privilégiées. Selon Kaspersky, « ces méthodes ont été utilisées pour diffuser des virus notoires, comme TDSS et Virut, ainsi que la première porte dérobée sur Mac OS X« .

En conséquence, Kaspersky estime que les applications malveillantes, comme les faux logiciels anti-virus, se feront moins nombreuses en 2010. Toujours selon l’entreprise russe, cette tendance à la baisse devrait également se voir du côté des chevaux de Troie insérés dans certains jeux vidéo. Non seulement les programmes malveillants sont désormais tous surveillés par la plupart des sociétés spécialisées dans la sécurité informatique, mais en plus les internautes commencent enfin à adopter de bons comportements pour éviter de se faire infecter.

Dès lors, puisque le marché est complètement saturé et n’est plus aussi rentable qu’autrefois, il était grand temps pour les pirates de s’intéresser à de nouveaux « marchés ». Ainsi, les chercheurs prédisent pour l’an prochain une forte augmentation des infections contre les téléphones mobiles. Sans surprise, ce sont les appareils de type iPhone ou basés sur le système d’exploitation Android qui seront visés en priorité, à cause de leur grande popularité. Déjà attaqués cette année, la situation devrait devenir critique d’ici quelques mois avec l’émergence de botnets de smartphones par exemple. Finalement, la seule bonne nouvelle réside dans le désintérêt (relatif toutefois) des pirates pour les sites contaminés. C’est déjà ça.

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