Fondateur du service Usenet AlloNews, Jean-Luc P. a finalement été arrêté la semaine dernière par la gendarmerie. Si c'est une victoire notable pour la SACEM, qui accusait le site de favoriser l'échange de contenus illicites, la fermeture d'AlloNews a manifestement mis fin à d'autres activités plus graves.

Cet été, AlloNews fermait ses portes après avoir reçu une plainte de la SACEM, la société chargée de gérer la collecte et la répartition des droits d’auteur en France. Spécialisé dans les newsgroups, AlloNews proposait « des offres bon marché et des serveurs performants« . Variant de 1,80 à 5 euros, le compte permettait d’accéder à « un serveur non censuré et anonyme sans engagement« . Mais la semaine dernière, malgré l’arrêt des serveurs depuis septembre dernier, le fondateur du service a finalement été arrêté.

Selon Zataz, les gendarmes de la ville de Marseille ont arrêté Jean-Luc P., le fondateur d’AlloNews. Originaire de Grenoble, étudiant en informatique de 23 ans, le jeune homme a été mis en garde à vue pendant 48 heures, avant d’être relâché. Sous le coup d’une enquête, « son domicile a été perquisitionné, documents bancaires, administratifs et informatique ont été saisis » rapporte le magazine dédié à la sécurité informatique. Pas moins de 100 000 euros ont été saisis.

Selon un responsable de la SACEM, « il voyageait beaucoup et empochait 5 000 euros par mois dans son trafic. Nous avons agi rapidement, le pirate utilisait sept identités différentes pour se cacher. Quelques mois de plus et il aurait totalement disparu » explique-t-il à Zataz. Manifestement, cette pléthore d’identités lui a permis d’enregistrer de nouveaux comptes bancaires, le registrar mais également pour louer les serveurs du service.

Plus grave, l’enquête a révélé que le service avait été utilisé comme une source de diffusion de documents pédopornographiques. S’il n’a pas encore été jugé, Jean-Luc P. risque gros : en plus des sanctions prévues pour avoir favoriser la diffusion de contenus protégés par le droit d’auteur, le webmaster risque également trois ans de prison et 45 000 euros d’amence pour avoir diffusé des contenus à caractère pédopornographique.

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