P2P : successeur du logiciel Freezer, Ipulp s'arrête à son tour

Julien L. - publié le Vendredi 27 Novembre 2009 à 18h52 - posté dans Peer-to-Peer

Alors que Freezer se destinait à l'enregistrement en direct des plates-formes musicales comme Deezer ou Jiwa, le projet Ipulp avait tenté de se racheter une conduite en s'orientant complètement vers les fichiers musicaux libres de droits. Or, selon les responsables de l'application, des fichiers protégés par le droit d'auteur circulaient malgré tout entre utilisateurs d'Ipulp... précipitant ainsi sa fermeture.

Le projet aura finalement tenu un peu plus de deux mois. Lancé début septembre pour prendre la relève du très controversé logiciel Freezer, Ipulp avait d'emblée annoncé la couleur : fini le téléchargement illégal, le logiciel allait prendre un virage à 180° en se dédiant exclusivement à la musique libre de droits. Or, malgré cette réorientation, les responsables de l'application ont expliqué sur la page d'accueil du site que "certains fichiers trouvés via Ipulp pouvaient comporter des copyright".

Pour les administrateurs, c'est évidemment un coup dur. Selon le message laissé sur le site, "une nouvelle version plus performante et incluant plus de sites source était sur le point d'être lancée". Mais avec la diffusion d'un certain nombre de fichiers protégés par le droit d'auteur, l'équipe n'avait manifestement aucune envie de s'attirer les foudres des ayants droit. La seule autre solution aurait de mettre en place un filtre à résultats, mais cela aurait été "techniquement lent et coûteux".

La situation était de toute façon intenable avec le couperet de la DADVSI. Si la Foire Aux Questions indiquait bien que "le logiciel n'est pas illégal en soi, c'est à l'utilisateur de vérifier que le contenu n'est pas protégé. L'indexation est indépendante et aucun fichier n'est hébergé sur les serveurs. Nous ne saurions être tenus responsable de toute mauvaise utilisation du service".

Mais c'était oublier la loi relative au Droit d’Auteur et aux Droits Voisins dans la Société de l’Information promulguée en aout 2006. En effet, celle-ci prévoit notamment des amendes d'un montant maximal de 300 000 euros ainsi que trois ans d'emprisonnement pour "toute personne éditant un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés".

Le projet reprendra-t-il un jour ? La porte n'est cependant pas totalement fermée, les responsables indiquant une fermeture "pour une durée indéterminée".

 
 
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Commentaires à propos de P2P : successeur du logiciel Freezer, Ipulp s'arrête à son tour
 
Epitaf
Le 27 Novembre 2009 à 19h05
Pas grave puisque les offres légales et compétitives Hadopi approved vont vite faire leur apparition .... non ? c'est pas ça ? j'ai mal compris ?
ingenys
Le 27 Novembre 2009 à 19h49
Après Mininova, c'est Ipulp qui s'arrête. Mais arrêtez d'arrêter !
MdMax
Le 27 Novembre 2009 à 19h53
Télécharger et enregistrer n'est pas illégal ! C'est quoi cette propagande à 2 balles digne de TF1 ???

"Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la SACEM, a indiqué que l'on peut enregistrer Deezer comme on peut déjà le faire avec une radio classique, les ayants droit étant rémunérés pour cela grâce à la rémunération pour copie privée perçue sur les supports de stockage."


Source ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Deezer

Alors j'aimerais bien savoir qui sont les ayatolahs qui ont déclaré Freezer ou autres applications du genre comme étant illégales.
collinmic
Le 27 Novembre 2009 à 19h56
"toute personne éditant un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés".

C vraiment n'importe quoi cette phrase... il y a des milliers de logiciels qui devrait être interdit...

opéra (unite), logiciel de ftp, windows live messenger, tous les logiciels de torrent et p2p,logiciel de sauvegarde et de backup, ie et firefox si on va chercher plus loin et surement encore des milliards d'autre...

Le créateur d'un logiciel ne devrait pas être tenu responsable de l'utilité qui en est faite. Je trouve ça aberrant.
pleindeuss
Le 27 Novembre 2009 à 20h12
collinmic, le 27/11/2009 - 19:56
"toute personne éditant un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés".

C vraiment n'importe quoi cette phrase... il y a des milliers de logiciels qui devrait être interdit...

opéra (unite), logiciel de ftp, windows live messenger, tous les logiciels de torrent et p2p,logiciel de sauvegarde et de backup, ie et firefox si on va chercher plus loin et surement encore des milliards d'autre...

Le créateur d'un logiciel ne devrait pas être tenu responsable de l'utilité qui en est faite. Je trouve ça aberrant.


il n'y a que les marchands d'armes et les politiques qui ne sont jamais responsables de l'utilisation qui est faite de leurs produits...
pleindeuss
Le 27 Novembre 2009 à 20h16
pourquoi les créateurs de ce soft ne se protègent ils pas en le convertissant en open source ??? les développeurs seraient ils des gros imbéciles vaniteux ???? ne savent ils pas que seule l'open source peut protéger les créateurs juridiquement ? quel est l'intérêt de protéger un soft comme ipulp ? ils avaient un objectif commercial derrière ?

non... je ne le pense pas ou alors ce sont des imbéciles.

les développeurs devraient savoir, qu'au 21è siècle, seule la fourniture de services peut se monnayer, pas le software. un peu comme les musicos modernes qui utilisent leurs enregistrement à des fins promotionnelles pour leurs performances publiques.
Maxime78
Le 27 Novembre 2009 à 20h31
pourquoi les créateurs de ce soft ne se protègent ils pas en le convertissant en open source ??? les développeurs seraient ils des gros imbéciles vaniteux ???? ne savent ils pas que seule l'open source peut protéger les créateurs juridiquement ? quel est l'intérêt de protéger un soft comme ipulp ? ils avaient un objectif commercial derrière ?

non... je ne le pense pas ou alors ce sont des imbéciles.

les développeurs devraient savoir, qu'au 21è siècle, seule la fourniture de services peut se monnayer, pas le software. un peu comme les musicos modernes qui utilisent leurs enregistrement à des fins promotionnelles pour leurs performances publiques.

Petite réponse en open source le seul probléme il faudrais avoir les serveurs ipurpl par deriére car je m'escuse mais plus 1 million de morceau en libre telechargement ce telecharge pas comme magie =D Donc une reprise ...... Faudrais pouvoir financer le project =D
MdMax
Le 27 Novembre 2009 à 21h01
Maxime78, le 27/11/2009 - 20:31
Petite réponse en open source le seul probléme il faudrais avoir les serveurs ipurpl par deriére car je m'escuse mais plus 1 million de morceau en libre telechargement ce telecharge pas comme magie =D Donc une reprise ...... Faudrais pouvoir financer le project =D


Euh ? Donc ne pas ouvrir les sources constitue un financement ? Alors je vais m'empresser de développer un Hello World pour lequel je ne publierai pas les sources. ;)

Il n'empêche que je ne comprend rien à cette dictature: "Le projet Freezer est définitivement abandonné à la demande de Deezer." Deezer a quel pouvoir en France ? Ils sont tout en haut de la constitution et contrôlent le législatif, le judiciaire et l'exécutif ? C'est aussi Deezer qui se charge d'autoriser des clients comme celui de la fondation Mozilla, d'Opera ou de Microsoft ?

Epiphany est illégal aussi ?
Lian
Le 28 Novembre 2009 à 02h35
pleindeuss, le 27/11/2009 - 20:16

pourquoi les créateurs de ce soft ne se protègent ils pas en le convertissant en open source ??? les développeurs seraient ils des gros imbéciles vaniteux ???? ne savent ils pas que seule l'open source peut protéger les créateurs juridiquement ? quel est l'intérêt de protéger un soft comme ipulp ? ils avaient un objectif commercial derrière ?

Hum je suis pas sûr que participer au développement d'un logiciel libre évite d'être la cible de la justice en cas de gros pépins. J'imagine que si il y a une enquête on va chercher les principaux contributeurs identifiés. Sinon oui à mon avis ils avaient un objectif commercial du fait de la pub présente dans le logiciel.

les développeurs devraient savoir, qu'au 21è siècle, seule la fourniture de services peut se monnayer, pas le software.

Bah faut croire que non vu le nombre impressionnants de logiciels qui ne nécessitent la fourniture d'aucun vrai service (du genre formation, etc.) Après "service" c'est un peu flou. On peut considérer qu'acheter une licence pour un logiciel avec ses mises à jour, c'est autant payer pour le travail accompli que pour celui qui est à faire en terme de corrections de bugs, ajouts de fonctionnalités, sav etc.
bronto
Le 28 Novembre 2009 à 09h03
Hum je suis pas sûr que participer au développement d'un logiciel libre évite d'être la cible de la justice en cas de gros pépins. J'imagine que si il y a une enquête on va chercher les principaux contributeurs identifiés.

Regarde ce qui est arrivé à Lphant (qui a été transformé en un clone d'iMesh et de Bearshare (qui utilisent leur réseau propriétaire filtré et approuvé par la RIAA). L'ancien Lphant, client eDonkey/Kad/BitTorrent, c'est terminé. Et regarde ce qui est arrivé à Shareaza : l'ancien site officiel a été détourné et il distribue aussi un clone d'iMesh et de Bearshare. Mais la vraie version, libre, continue toujours. L'un était propriétaire, il est mort, l'autre était libre, sous GNU GPL, il est toujours là.
Et au pire des développeurs peuvent toujours continuer à s'en occuper là ou la DADVSI ne s'applique pas, ce qui fait quand-même assez large.

Autre exemple : DeSmuME (émulateur Nintendo DS). Le développeur s'était retiré, encore à cause de DADVSI. D'autres ont continué et une nouvelle version vient de sortir hier.

Bref, la DADVSI ne sert à rien et force l'innovation à aller là ou elle n'est pas criminalisée de façon débile.
Lian
Le 28 Novembre 2009 à 21h22
bronto, le 28/11/2009 - 09:03

Regarde ce qui est arrivé à Lphant (qui a été transformé en un clone d'iMesh et de Bearshare (qui utilisent leur réseau propriétaire filtré et approuvé par la RIAA). L'ancien Lphant, client eDonkey/Kad/BitTorrent, c'est terminé. Et regarde ce qui est arrivé à Shareaza : l'ancien site officiel a été détourné et il distribue aussi un clone d'iMesh et de Bearshare. Mais la vraie version, libre, continue toujours. L'un était propriétaire, il est mort, l'autre était libre, sous GNU GPL, il est toujours là.
Et au pire des développeurs peuvent toujours continuer à s'en occuper là ou la DADVSI ne s'applique pas, ce qui fait quand-même assez large.
Autre exemple : DeSmuME (émulateur Nintendo DS). Le développeur s'était retiré, encore à cause de DADVSI. D'autres ont continué et une nouvelle version vient de sortir hier.
Bref, la DADVSI ne sert à rien et force l'innovation à aller là ou elle n'est pas criminalisée de façon débile.

Heu Shareaza et lphant sont open source depuis longtemps et ils ne sont jamais passés "propriétaires"; c'est juste leurs nom de domaines qui ont été "récupérés" par une société à son profit, qui y diffuse des logiciels propriétaires n'ayant absolument rien à voir avec les originaux et qui au passage ne sont pas "morts".

Et dans cette histoire il n'y aucune mention d'affaire judiciaire. Ce que je voulais dire c'est que je ne vois pas pourquoi parce qu'il est "libre" un logiciel est plus à l'abri de la justice. Tout libre qu'il est, un logiciel, en tout cas sa version la plus répandue est maintenu par une ou des personnes qui en deviennent les principaux responsables aux yeux de la justice en cas de problèmes, quand bien même il y aurait 50 contributeurs derrières. Bien sûr tant qu'ils sont en France et identifiables suite à une enquête. Mais c'est la même chose pour un logiciel proprio "douteux" géré par une société offshore.

Concernant Ipulp j'ai lu quelques part que les créateurs d'Ipulp sont les mêmes que ceux de Freezer..
tntprog
Le 28 Novembre 2009 à 22h09
il n'y a que les marchands d'armes et les politiques qui ne sont jamais responsables de l'utilisation qui est faite de leurs produits...

Tu oublies les cigarettiers.
bronto
Le 28 Novembre 2009 à 23h52
Lian, le 28/11/2009 - 21:22
bronto, le 28/11/2009 - 09:03

Regarde ce qui est arrivé à Lphant (qui a été transformé en un clone d'iMesh et de Bearshare (qui utilisent leur réseau propriétaire filtré et approuvé par la RIAA). L'ancien Lphant, client eDonkey/Kad/BitTorrent, c'est terminé. Et regarde ce qui est arrivé à Shareaza : l'ancien site officiel a été détourné et il distribue aussi un clone d'iMesh et de Bearshare. Mais la vraie version, libre, continue toujours. L'un était propriétaire, il est mort, l'autre était libre, sous GNU GPL, il est toujours là.
Et au pire des développeurs peuvent toujours continuer à s'en occuper là ou la DADVSI ne s'applique pas, ce qui fait quand-même assez large.

Heu Shareaza et lphant sont open source depuis longtemps et ils ne sont jamais passés "propriétaires"; c'est juste leurs nom de domaines qui ont été "récupérés" par une société à son profit, qui y diffuse des logiciels propriétaires n'ayant absolument rien à voir avec les originaux et qui au passage ne sont pas "morts".

Lphant était libre au début et il y avait un projet sur SourceForge. Après la version 1.01 (de mémoire) il a hérité d'un dll propriétaire. Ensuite il est devenu complètement propriétaire, officiellement pour limiter les versions détournées, mais la véritable raison était peut-être d'éviter que d'autres recompilent le bousin en enlevant l'adware inclus. Aujourd'hui, il faut vraiment chercher pour trouver l'ancienne version et son développement est arrêté, précisément parce que le code source n'est pas disponible (sauf pour une très ancienne version qui ne supporte pas BT). C'est ironique quand on sait que la raison du passage en propriétaire était de "protéger" Lphant qui a fini en clonde d'imesh et de bearshare.

Shareaza, lui, est sous GNU GPL depuis 2004 et il continue sur SourceForge. Le développement continue toujours et des nouvelles versions sortent.

Numerama distribue par exemple le vrai Shareaza mais le faux Lphant avec imesh et Bearshare qui sont pourtant un seul et unique logiciel avec un habillage (légèrement) différent.

Tout libre qu'il est, un logiciel, en tout cas sa version la plus répandue est maintenu par une ou des personnes qui en deviennent les principaux responsables aux yeux de la justice en cas de problèmes, quand bien même il y aurait 50 contributeurs derrières.

C'est simple : le développeur français arrête de participer. Si le logiciel est propriétaire, il est mort comme le montre l'exemple d'Ipulp. Personne ne peut continuer le développement. Si le logiciel est libre, d'autres qui n'ont pas le défaut d'être français peuvent continuer à travailler sur des serveurs situés à l'étranger.
EDU
Le 01 Décembre 2009 à 09h13
comme toutes plates formes légales ca coulera de part les majors et ayants droits, mais c'est le but :) couler toutes platesformes pour la récuperer gratuitement après et ne rien en faire :D

bien on avance :) d'ici 1 an le NET sera vide de toutes cultures et les gens repartiront dans les rayons acheter les blueray de videclub et autres conneries de enter :)

ca gere dur coté ayants droits ;) le Brain doit fumer lol
 
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