Soldes d'hiver : Grâce à son observatoire des prix, Numerama détecte les bonnes affaires !

Jean-François Copé : "Il faut inventer la CNIL du 21e siècle !"

Julien L. - publié le Mardi 06 Octobre 2009 à 20h17 - posté dans Société 2.0

Dans une tribune publiée samedi dernier, Jean-François a manifesté un intérêt certain pour les questions du numérique et de son impact dans notre société. Néanmoins, le député ouvre la discussion avec quelques postulats erronés, faussant ainsi sa vision des choses... et le sens du débat.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé publie régulièrement des tribunes sur Slate.fr. Samedi dernier, le député a ainsi mis en ligne une longue intervention où il invite tout à la fois internautes et députés à poursuivre le débat sur le numérique et les libertés. Sans doute que ces problématiques l'intéressent vraiment, malgré des signaux pas nécessairement très réconfortants. Ne défrayiat-il pas la chronique en glissant au de RTL que "Hadopi n'est que le point de départ ?". On se souvient égalment de sa saillie mal inspirée en mai dernier : Jean-François Copé s'insurgeait contre une Europe qui élevait l'accès à Internet comme un élément essentiel de droits fondamentaux comme la liberté d'expression.

Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle sans doute un manque de maîtrise dans quelques sujets qu'il évoque à travers son long discours. Ainsi, le député nous explique dans sa chronique que "pour beaucoup d'internautes, une oeuvre intellectuelle n'appartient plus à son auteur. Par principe, elle doit être gratuite". À ces mots, on ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878, revenue en force lors des discussions autour du projet de loi Hadopi :

"Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous".

Mais est-ce que pour autant les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Ce n'est pas parce qu'une oeuvre intellectuelle est mise à disposition gratuitement qu'elle n'appartient plus à son auteur. Jamais il n'a été question de déposséder un auteur de ses droits sous prétexte que son oeuvre est gratuite. La principal problème est une certaine rigidité de la législation actuelle face à certains nouveaux comportements nés lors de l'essor du haut-débit.

Et se pose la délicate question : la société doit-elle s'adapter aux textes de lois ou le droit doit-il s'adapter à l'évolution de la société ? Si la question est à des lieues d'être résolue, il n'en demeure pas moins que des initiatives nouvelles se développent pour apporter des solutions à ces problématiques.

Les licences Creative Commons sont justement une manifestation éclatante de cet état de fait : celles-ci ne retirent nullement les droits de l'auteur, mais les réaménagent de façon à donner plus de latitudes aux internautes souhaitant redistribuer, modifier ou même commercialiser une oeuvre ou un travail. En citant évidemment l'auteur ou la source.

C'est un cadre beaucoup plus souple qui satisfait tout le monde. On ne compte plus les blogs qui placent leurs contenus sous ce type de licence, sans pour autant abandonner des objectifs de monétisation. Les deux coexistent assez bien finalement. Il est donc essentiel de saisir que c'est bel et bien un choix de rendre une oeuvre gratuite et d'opter pour une logique non-marchande des contenus.

À cela, Jean-François Copé souligne une dérive inévitable : "le contenu d'excellents blogs se retrouve parfois intégralement copié/collé sur d'autres sites, sans rémunération, ni citations, ni renvoi aux sources". C'est une évidence, tenir un blog, c'est du travail. Cela prend du temps et demande de la réflexion pour publier de nouveaux billets. Surtout lorsqu'il s'agit de faire un suivi, de la recherche ou de l'actualisation.

Si les licences Creative Commons résolvent de nombreux soucis, des indélicats peuvent toujours passer outre les recommandations de l'auteur initial. Mais généralement, entre personnes de bonnes compagnies, un simple échange de mails permet de résoudre bien des ennuis. Rares sont les complaintes publiques d'ailleurs. Tout se règle en coulisse, dans le calme.

Les articles de Numerama sont ainsi publiés sous une licence Creative Commons BY-NC-ND 2.0, autorisant leur reproduction, distribution et communication au public à condition de respecter trois critères : "citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'oeuvre ou le titulaire des droits qui confère cette autorisation" (paternité), de respecter ledit article en n'apportant aucune modification, adaptation ou transformation et de ne pas utiliser un article à des fins commerciales. Ainsi, les sujets publiés sur Numerama sont gratuits et accessibles à tous, sansque les auteurs respectifs ne soient totalement dépouillés de leurs droits.

Par ailleurs, quelle est donc cette image uniforme qu'ont les hommes politiques des internautes ? Les usages, les profils sont incroyablement variés sur le Réseau des réseaux. Tout cela variera en fonction de nombreux critères : l'âge, le sexe, l'origine sociale, les intérêts, les attentes, la localisation géographique... une chose est sûre, l'internaute français est loin d'être uniforme et identique à ses congénères. Et de ce fait, tous n'ont pas la même approche de la propriété intellectuelle. Certains respecteront scrupuleusement la législation en vigueur, d'autres choisiront de ne s'intéresser qu'à des contenus libres et/ou gratuits, pendant que quelques-uns auront des pratiques d'adolescents lambdas adeptes du téléchargement et du partage.

Personne ne parle donc d'abandonner la propriété intellectuelle, hormis Jean-François Copé lui-même. Mais son existence et son utilité ne doivent pas être un frein à une réflexion nécessaire à sa révision. Avec le déferlement de l'ère numérique et de la redéfinition de certaines comportements, ne serait-il pas temps de l'adapter au XXIe siècle ? Le député semble être disposé à cette idée : "Doit-elle s'adapter au monde numérique? Sans doute. Et sur ce point, je suis ouvert à toutes les discussions". Et à nouveau, la problématique "de la rémunération et de la reconnaissance des auteurs, des artistes et des intellectuels en général" se pose.

Pour préparer ce "chantier extrêmement large et ambitieux" sur l'éthique numérique, Jean-François Copé souhaite "définir les règles qui permettront que l'essor formidable du numérique n'étouffe pas les libertés mais les grandisse"... et remarque que la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés a déjà plus de trente ans d'existence. Pour le politique, il serait donc grand temps d'"inventer la CNIL du 21e siècle".

Peut-être est-ce un projet qui s'avère nécessaire, tout comme l'augmentation des moyens financiers de la CNIL. Sauf que, depuis l'épisode malheureux de la HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet), on ne peut s'empêcher de s'inquiéter de l'état des autorités administratives indépendantes dès que les pouvoirs publics y touchent...

Publié par Julien L., le 6 Octobre 2009 à 20h17
 
 
33
Commentaires à propos de «Jean-François Copé : "Il faut inventer la CNIL du 21e siècle !"»
 

1
2
"Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle également"
"Pour autant, est-ce pour autant que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Pour autant, [...]"

Pour autant, je préfère partir plutôt que de lire ça plutôt que d'être aveugle...
Jamais il ferme sa bouche ce copé? (ca fait plus politiquement "correct")....
Stabbquadd je préfère plutôt que plutôt lire ça plutôt qu'aveugle plus tôt ;)

Copé est bien gentil avec sa CNIL 2.0, je vois ça presque comme l'aveu que la CNIL 1.0 ne convient plus au gouvernement. Je prends note que de nouvelles connexions neuronales se font dans l'encéphale de Copé, va savoir si elles sont bonnes.

En attendant, mon blog est en CC by-nd.
Stabbquadd, le 06/10/2009 - 20:31
"Pour autant, son intérêt manifeste pour ces sujets révèle également"
"Pour autant, est-ce pour autant que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Pour autant, [...]"

Pour autant, je préfère partir plutôt que de lire ça plutôt que d'être aveugle...

Et si je dis que c'était du comique de répétition ? Non ?

Tant pis ;-). C'est corrigé :-).
A noter que dans les commentaires de la chronique de Copé , il y en a un signé Alex Türk, Président de la CNIL qui manifeste un peu d'énervement à l'égard de ce que dit Copé de la Cnil. Je cite:
J’ai lu avec intérêt et beaucoup d’étonnement la dernière chronique de Jean-François Copé qui évoque notamment la CNIL pour dire que depuis 1978 les choses ont changé !

Il ne faut pas être un grand expert des questions numériques pour savoir que bien évidemment la CNIL d’aujourd’hui n’est plus régie par la loi de 1978 mais par une loi du 6 août 2004 dont les décrets d’application datent de 2005 et dont certains d’entre eux ne sont pas encore sortis !

Ceci n’a pas pu échapper aux rédacteurs de la chronique de Jean-François Copé. Il doit donc s’agir d’une erreur matérielle… Quant à Jean-François Copé, il n’aurait pas pu commettre cette erreur puisqu’il était lui-même ministre à l’époque. Et, alors qu’il est aujourd‘hui président du groupe parlementaire UMP à l’assemblée nationale, j’ai été auditionné au Parlement une quinzaine de fois cette année, j’ai adressé une lettre d’information à tous les parlementaires à plusieurs reprises (et dois-je rappeler que deux députés UMP siègent à la CNIL ?).

La CNIL d’aujourd’hui, grâce aux efforts produits sur le plan budgétaire, à l’instigation du Président de la République et du Premier Ministre, a connu un développement exceptionnel ces dernières années : doublement des effectifs et des moyens de fonctionnement. Il suffit de consulter le site de la CNIL pour le vérifier. www.cnil.fr
Quel est l’objectif ? Réponse : s’adapter aux évolutions du numérique…

A disposition des rédacteurs de la chronique et à bon entendeur salut !

Alex Türk, Président de la CNIL
"Pour autant, est-ce que les internautes ne jurent que par le tout gratuit ? Certainement pas. Ce n'est pas parce qu'une ?uvre intellectuelle est gratuite qu'elle n'appartient plus à son auteur. Jamais il n'a été question de déposséder un auteur de ses droits, sous prétexte que son ?uvre est gratuite. Les licences Creative Commons sont d'ailleurs une manifestation éclatante de cet état de fait : celles-ci ne retirent nullement les droits de l'auteur, mais les réaménagent de façon à donner plus de latitudes aux internautes souhaitant redistribuer, modifier ou même commercialiser une ?uvre ou un travail. En citant évidemment l'auteur ou la source." Coppé découvre les licences libres & le Copyleft à retardement....comme d'autres croient avoir inventé l'eau chaude !!! Il dit en plus n'importe quoi !
1) les gens préfèrent-ils la licence globale au Copyright ? ce sera 1 oui massif....Le Copyleft au Copyright ? idem...Alors sur quelles études il se base ? sur celle de ses amis du Fouquet's, de la Sacem ou de son boss adoré ?
D'ailleurs Mitterand2, les a écartées d'office, du champ d'études de la Commission Zelnik....donc il s'agit d'1 commission crée pour mieux enterrer 1 problème !
- A propos de la future CNIL...Jean-François Copé souhaite "définir les règles qui permettront que l'essor formidable du numérique n'étouffe pas les libertés mais les grandisse"......Il continue à dire n'importe quoi, alors que Hadopi & Loppsi pointent leur nez . il va falloir supporter toute cette racaille jusqu'en 2012.....mais le web survivra en se protégeant, s'adaptant & en rendant coup pour coup, jusqu'en 2012....après on verra ce qui se présentera !
Mais toujours pas d'articles entiers dans les RSS :(
La CNIl de XXI eme siècle ?, aie, j'ai déjà mal au fondement !
Je viens de lire CET article :
http://tempsreel.nou...otr&xtor=RSS-17

Tout ce que je peux dire c'est "Waw". Non vraiment, Waw. Ce gouvernement... J'en perds mes mots. Waw.
confier/laisser le soin à ce personnage de s'occuper des libertés/droits du citoyen sur le net, c'ets un peu comme si on demandais à un marchand de disque de pondre un truc pour reguler les problemes du marché du disque :) oups désolé
La blogosphère n'a nullement besoin des licences CC pour exister. Certains bloggueurs utilisent la licence CC parce que c'est à la mode. Mais en vérité, il vaut mieux éviter que des textes de références se dispersent sur le Net. Il est si simple de lier vers un blog, d'en faire une citation, d'apporter une réponse, un commentaire. Pourquoi s'encombrer des CC alors qu'en fait on a seulement besoin du réseau, de l'hypertexte et du protocole HTTP ?

La licence CC sacralise l'auteur, est ce que le public va devoir s'agenouiller et mendier une mise à disposition à n'importe quel prix ? Va t'on accepter que certains auteurs gratifient leurs publics tandis que d'autres ne consentent point à la moindre concession ?

La technologie, le Net, le P2P vient remettre les pendules à l'heure. Si personne ne conteste la paternité de l'oeuvre, ni la liberté de refuser la publication, en revanche le dictat des auteurs devient insupportable. Quand ils espèrent gouverner nos usages jusqu'au coeur des foyers avec des DRM, quand ils nous imposent des contrats d'utilisation juridiques incompréhensibles.
On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."
enter, le 07/10/2009 - 08:53
On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."

Mais il parlait de propriété par rapport au éditeurs et non aux lecteurs.
Pour le politique, il serait donc grand temps d'"inventer la CNIL du 21e siècle".
Avec les soupçons de filtrage du net qui pèsent sur ce gouvernement, jaurais bien ajouté "AV-JC" à la fin de cette phrase :vomi:

Obé. :D
enter, le 07/10/2009 - 08:53
On ne peut s'empêcher de repenser à une citation de Victor Hugo, prononcée lors du Discours d'ouverture du Congrès littéraire international de 1878 : "L'écrivain propriétaire, c'est l'écrivain libre. Lui ôter la propriété, c'est lui ôter l'indépendance."
Et qui laisse tout son sens à l'extrait du discours cité dans l'article. Tu n'as pas l'air d'avoir saisi que le discours de Victor Hugo s'inscrivait plutôt dans une logique de critique virulente de la situation des auteurs dans l'Ancien Régime (dans lequel ils n'avaient quasiment aucun droit).

TOUKO, le 07/10/2009 - 09:13
Mais il parlait de propriété par rapport au éditeurs et non aux lecteurs.
Exactement ! :) Deux interprétations erronées dans deux topics différents, enter...
Anèfè les différentes versions des CC sont très bien adaptées aux nouveautés du numérique. Par exemple, sur le site de Flickr (ou d'autres....), les posteurs ont le choix de l'utilisation ou non, de la modification possible ou non, etc...

C'est quand même beaucoup plus simple que les copyright que l'on rencontre généralement.
Pour ce qui est des connexions neuronales de M. Copé, aucun doute elles sont toutes mauvaises! Mais ce n'est pas une nouvelle, il parle sans connaitre son sujet, c'est pour parler... comme ça il meuble les trous et fait croire à son peu d'importance.Quand à la CNIL, si on veut la renouveler c'est aussi pour mieux la museler quand elle dérange. Et ces derniers temps elle dérange pas mal.Il ne s'agit pas de protéger qui que se soit ou de faire des avancées dans le domaine du numérique.Il s'agit de contrôler un organisme que jusque là on ne contrôle pas encore.Et en toute fin, ce que M. Copé et se magnifique gouvernement souhaite faire, c'est contrôler encore un peu plus les libertés.Avec internet chacun peut dire ce qu'il pense, et à peu près tout ce qu'il veut. Quand on dirige un pays sous le régime de la dictature, c'est comme en Chine, on dit ce qu'il faut et dans le bon sens.Tu veux dire autre chose... pas de problème, tu finis en prison. Et là en prison tu peux dire ce que tu veux tout le monde s'en fou.
Avant d'inventer la CNIL du 21e siècle, il serait judicieux d'écouter la CNIL du 20e siècle!!!!
la citation de victo hugo à nouveau tronquée par le troll de service
ou comment manipuler par machiavel...(ah je vais avoir droit au mot complot)
apres ce point commence un nouvelle phrase il y en a meme plusieurs en général dans un texte !
"On l'espère du moins. De là ce sophisme singulier, qui serait puéril s'il n'était perfide : la pensée appartient à tous, donc elle ne peut être propriété, donc la propriété littéraire n'existe pas."

et plus loin :
"Constatons la propriété littéraire, mais, en même temps, fondons le domaine public. Allons plus loin. Agrandissons-le. Que la loi donne à tous les éditeurs le droit de publier tous les livres après la mort des auteurs, à la seule condition de payer aux héritiers directs une redevance très faible, qui ne dépasse en aucun cas cinq ou dix pour cent du bénéfice net. Ce système très simple, qui concilie la propriété incontestable de l'écrivain avec le droit non moins incontestable du domaine public"

ah la licence globale des années 1800....quelle nostalgie

le reste du texte :
http://www.freescape...?id_article=193

bonne journée enter ^^
Attention, un gnome peut en cacher un autre.

1
2
Télécharger
Active Desktop Calendar
Organiseur - Calendrier/Agenda complet et customisable
 
pixelComic
Albums et visionneuses - Visualisez vos BDs, magazines ...
 
BDViewer
Albums et visionneuses - Facilite la lecture de BD sur ordinateur
 
DirectX Happy Uninstall
Nettoyeurs - Désinstaller proprement DirectX
 
Octobre 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
28 29 30 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC