Stephen Fry a avoué récemment qu'il téléchargeait lui aussi des contenus culturels sur Internet. Cette déclaration a eu lieu lors de l'iTunes Live à Londres. Son aveu pour le moins courageux a incité une entreprise à développer un petit jeu flash dans lequel le joueur incarne Stephen lui-même et doit... récupérer des copies de House MD.

Si les internautes sont accusés de tous les maux frappant l’industrie culturelle, il faut quand même rappeler que les artistes aussi sont des internautes comme tout le monde, quand ils ne sont pas plongés dans leur travail créatif. Ainsi, comme madame Michu qui s’adonne de temps en temps au téléchargement illégal, les artistes aussi récupèrent parfois des contenus culturels sur Internet.

Si beaucoup d’entre eux nieront l’évidence et s’offusqueront sans doute d’être considérés comme de vulgaires pirates, certaines personnalités publiques n’hésitent pas à déclarer qu’elles font parti de cette masse d’anonymes qui ont intégré depuis longtemps cette nouvelle pratique sociale. C’est le cas de Stephen Fry, un Britannique célèbre, à la fois humoriste, auteur (romancier, poète et chroniqueur), acteur, réalisateur, une célébrité de la télévision et un technophile.

Or il y a quelques jours, Stephen Fry avouait justement être un pirate, récupérant des séries TV illégalement sur BitTorrent. C’est lors de l’iTunes Festival à Londres que Stephen a effectué sa catharsis d’internaute. Il a ainsi déclaré avoir téléchargé des épisodes des séries 24 et House. Ironie du sort, l’acteur principal de House n’est autre que Hugh Laurie, un ami de Stephen Fry et son ancien partenaire de scène.

Ses propos étonnants sur l’industrie musicale et son aveu d’internaute ne sont en tout cas pas tombés dans l’oreille d’un sourd. L’entreprise britannique T-Enterprise a ainsi conçu un jeu vidéo flash intitulé « Stephen Fry and the Quantum of Torrents ». Le joueur contrôle Stephen dans son taxi noir, esquivant la loi et téléchargeant des copies de House. « Lorsque j’ai entendu Stephen Fry admettre sa culpabilité sur le téléchargement illégal lors de l’iTunes Festival, je ne pouvais pas y croire ! » lance Sadia Chishti, le directeur de gestion de T-Enterprise. « Surtout qu’il était supposé parler du piratage affectant l’industrie !« .

Et Sadia Chishti de conclure : « au moins, il l’a reconnu et n’est pas passé pour un hypocrite. Quel changement agréable…« . Le jeu est malgré tout disponible sur iTunes pour 9,99 â£.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés