Symbole de l'excellence allemande, Kuka est le leader mondial de la robotique industrielle. Rachetée 4,5 milliards de dollars par les Chinois de Midea, l'entreprise se cherche désormais une place dans les foyers.

En 2017, il est encore nécessaire de présenter Kuka. Car en dehors des manufactures où ses bras robotiques orangés font sensation depuis des décennies, le géant allemand n’est ni visible, ni populaire.

Pourtant, l’entreprise est une véritable pionnière en même temps qu’un symbole de la réussite germanique. Symbole de la spécialisation de l’industrie allemande durant les années 1990 et 2000, Kuka n’est rien de moins qu’un leader mondial, que l’on retrouve dans toutes les usines de par le monde et qui domine depuis des décennies la robotique mondiale.

Les bras Kuka, c’est eux.

À l’heure où la robotique domestique semble devenir un rêve accessible, l’expertise de la firme rhénane est de plus en plus valorisée. Son excellence dans les usines inspire en effet confiance pour la maison, le service à la personne et l’ensemble des tâches que nos sociétés rêvent de confier à des robots.

Direction le foyer

Racheté l’an passé par un autre géant, chinois cette fois-ci, pour 4,5 milliards de dollars, l’Allemand est désormais attendu par son nouveau propriétaire dans les foyers. Midea, l’acheteur de l’équipementier, est une firme asiatique d’électroménager et elle souhaite en effet mettre les technologies en question à contribution pour construire des robots domestiques.

Ensemble des gammes du chinois Midea

Dans une interview au Financial Times, Till Reuter, SEO de Kuka, détaille l’intérêt chinois pour sa robotique d’excellence : « Midea ne fait pas de robotique ni d’automatisation, donc Kuka est la fibre robot pour MideaEt ils sont très liés à l’électronique grand public. Ensemble, nous voulons faire de la robotique grand public. »

Ce virage est important pour la firme d’Augsbourg, elle rejoint la course que mènent déjà d’autres géants asiatiques, comme le nippon SoftBank qui possède les technologies Aldebaran — donc l’humanoïde Pepper — et vient de s’offrir les robots de Boston Dynamics.

Malgré sa présence marquée dans le quotidien des ouvriers, les robots Kuka sont d’abord des forces de travail. Depuis les années 2010 néanmoins, la firme travaille avec des intelligences artificielles qui tendent à autonomiser davantage ses robots. La gamme IIWA (Intelligent industrial work assistant) vient par exemple illustrer ces progrès.

Les IIWA de Kuka

Véritable collaboration sino-germanique, cette division robotique pourrait voir le jour dans les prochaines années et s’annonce comme un vrai game changer dans un secteur qui ne cesse de croître en Asie.

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