Alphabet (maison mère de Google) tentait de revendre les robots de Boston Dynamics depuis au moins un an. C'est désormais chose faite : le conglomérat japonais SoftBank récupère les créations bipèdes et humanoïdes économiquement non rentables et jugées inquiétantes par certains.

Alphabet, la maison mère de Google, a enfin trouvé un repreneur pour les robots de Boston Dynamics : ils viennent d’être vendus à SoftBank, un conglomérat japonais spécialisé dans les télécoms, à un prix qui reste à ce jour inconnu.

Marc Raibert, fondateur et patron de Boston Dynamics, s’est félicité de cette nouvelle étape : « Nous sommes heureux, chez Boston Dynamics, de contribuer à la vision audacieuse de SoftBank, et à sa position créatrice de la nouvelle révolution technologique. Nous partageons la conviction de SoftBank selon laquelle les progrès technologiques doivent se faire pour le bien de l’humanité ».

Manque de rentabilité et inquiétudes

En vente depuis au moins un an, Boston Dynamics, dont les robots ne rapportaient aucun profit à Alphabet et sont encore loin de pouvoir être commercialisés, ne rentrait plus dans les projets de la firme, qui avait racheté cette émanation du prestigieux MIT fin 2013. Le géant de Mountain View a-t-il également souhaité prendre ses distances avec ces robots humanoïdes — capables, pour certains, de sauter à une grande distance — que le public peut juger inquiétants ? L’une de ses dernières créations, le robot Handle, s’était particulièrement fait remarquer pour ses capacités avancées.

L’enthousiasme initial de Google autour de Boston Dynamics tenait aussi principalement à Andy Rubin, en charge de la robotique, qui a quitté Google en 2014 — et s’apprête aujourd’hui à lancer le smartphone Essential.

Les créations les plus connues de Boston Dynamics, qu’il s’agisse de Spot, le robot canin capable d’évoluer sur des terrains difficiles, ou d’Atlas, le bipède agile, verront donc leurs progrès se dérouler sous l’égide de SoftBank, qui a également racheté une autre filiale robotique d’Alphabet, Schaft. L’an dernier, une autre entreprise japonaise, Toyota, était pressentie pour racheter Boston Dynamics.

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