De nouveau en négociation avec les labels pour sa plateforme de streaming musical, Apple devrait s'en sortir sans problème selon Bloomberg. Toutefois, le temps est aux compromis pour Cupertino.

Comme le veut la tradition des contrats à durée déterminée qui lient les plateformes de streaming et les labels, Apple est de nouveau en pleine négociation avec les maisons pour reconduire son exploitation des droits sur iTunes et Apple Music. À la clef pour la firme de Cupertino, le maintien de son catalogue de titres musicaux et des compromis sur le reversement des royalties aux labels.

Les beaux jours reviennent

Selon Bloomberg, Apple est en bonne voie pour signer tous ces contrats d’ici à la fin de l’été. La croissance exceptionnelle du secteur du streaming continue en effet de motiver les labels à signer avec les plateformes. Pour la RIAA, en 2016, ces services ont contribué au retour de la croissance dans l’industrie musicale et la croissance soutenue des deux sociétés leader, Spotify et Apple, accompagnent largement la progression économique perçue par les labels.

Ainsi, la confiance se serait finalement installée entre les plateformes et les maisons, ennemies d’hier. Et Apple envisagerait ainsi de baisser la part des bénéfices revenant aux labels pour atteindre les fameux 52 % de Spotify toujours selon le quotidien économique.

Aujourd’hui, Cupertino est plus généreux avec les labels puisque le taux est fixé à 55 %. Néanmoins, avec une base d’utilisateurs toujours grandissante, la firme a pu convaincre les maisons qu’elles ne perdraient rien avec ces nouveaux deals. Avec plus de 27 millions d’abonnés payants, Apple Music est en effet bien placé pour être un interlocuteur très rentable pour les labels.

Toutefois, ces derniers avancent de nouvelles conditions pour que la trêve entre Cupertino et l’industrie perdure. Le mois dernier, Jimmy Lovine, à la tête du service de streaming a dû faire des concessions : les exclusivités c’est bientôt fini pour Apple. Les très mauvais retours des maisons, dont Universal, sur ces opérations commerciales poussent la société à mettre la pédale douce sur ce qui est encore largement vu comme une pratique douteuse et anti-label. Comme Spotify qui a cédé sur la question du gratuit, Apple doit ménager ses interlocuteurs pour continuer d’entretenir sa bonne croissance.

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