L'entreprise américaine Qualcomm, spécialisée dans la technologie mobile, a été sanctionnée d'une amende de 854 millions de dollars en Corée du Sud pour abus de position dominante face à ses concurrents.

La Corée du Sud a sanctionné le conglomérat américain Qualcomm d’une amende de plus d’un milliard de won, soit l’équivalent de 834 millions de dollars. L’entreprise, connue pour avoir conçu les processeurs Snapdragon pour les téléphones mobiles, est accusée d’abus de position dominante par la Korea Fair Trade Commission (KFTC).

Celle-ci accuse Qualcomm d’avoir profité de cette position pour obliger les constructeurs de téléphone à payer une redevance pour de nombreux brevets comme d’en avoir limité l’accès à ses concurrents sur le marché du processeur, comme Intel Corp et Electronics Co Ltd.

Qualcomm compte faire appel de cette décision

Les autorités ont demandé à Qualcomm de négocier avec ses concurrents de manière plus équitable et de fournir les fichiers complets de ses accords commerciaux lorsque ses clients le demanderont. Shin Young-son, secrétaire général du KFTC, explique : «  Nous avons enquêté et décidé de prendre ces actions parce que Qualcomm limite la concurrence. »

La KFTC l’affirme : « On espère réparer un modèle commercial qui a permis à Qualcomm de conserver et d’étendre sa domination ». Bien entendu, Qualcomm n’est pas d’accord avec l’avis de la commission et se prépare à faire appel devant la Haute cour de Séoul.

Ce n’est pas la première fois que Qualcomm subit une sanction. En février 2015, l’entreprise américaine a dû payer 975 millions de dollars d’amende à la Chine à cause de son monopole. En ce moment même, l’entreprise fait l’objet d’enquêtes anti-trust aux États-Unis, en Europe et à Taïwan.

D’après The Wall Street Journal, 30 % des revenus totaux du géant américain, qui s’élèvent à 25 milliards de dollars, s’appuient directement sur ce genre de pratiques contestées.

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