Free Mobile a été sélectionné pour obtenir des fréquences supplémentaires utiles à la 3G et la 4G pour l'outre-mer. L'opérateur annonce qu'il veut en finir avec les « discriminations tarifaires » qui pèsent sur les ultramarins.

Free Mobile va faire une fois de plus du Free Mobile. Après avoir fait considérablement baisser le coût des forfaits de téléphonie mobile dans l’Hexagone, l’opérateur entend bien reproduire la même recette pour la France d’outre-mer. En tout cas, telle est l’intention que l’entreprise affiche dans un communiqué publié jeudi, dans lequel elle promet d’en finir avec les « discriminations tarifaires » qui pèsent sur les ultramarins.

« Le groupe Iliad va assurer la continuité territoriale en proposant sur [les territoires d’outre-mer] des offres simples, généreuses, innovantes et à des prix attractifs, au bénéfice des consommateurs, comme le fait Free Mobile en métropole. Le groupe mettra ainsi un terme aux discriminations tarifaires qui existent aujourd’hui entre les Outre-Mer et la métropole et que rien ne justifie », écrit la société.

Mettre un terme aux discriminations tarifaires entre l’outre-mer et l’Hexagone

Dans son message, l’opérateur vise les habitants situés à La Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Mayotte, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin. Selon les chiffres de 2015 établis par l’INSEE, ces territoires accueillent plus de 2,1 millions de Français, soit entre 3 et 4 % de la population totale.

Une bonne nouvelle pour les utilisateurs, si Free Mobile tient ses engagements. En avril, l’INSEE faisait remarquer que l’accès à la téléphonie mobile coûte cher en outre-mer. « Les ménages d’outre-mer n’ont pas bénéficié, contrairement aux ménages métropolitains, du développement des offres de forfaits low cost et de la baisse des prix qui a suivi », écrit l’institut, avec des écarts de prix parfois importants.

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L’année dernière, les services de téléphonie étaient 20 % plus chers à La Réunion que sur le continent. Idem pour les Antilles et la Guyane, avec un écart de 60 % ! L’INSEE note d’ailleurs que « les écarts de prix concernant les services de téléphonie mobile ont augmenté entre 2010 et 2015 ».

Les propos de l’opérateur surviennent alors qu’une sélection effectuée par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour choisir les lauréats à l’attribution de nouvelles fréquences a eu lieu mardi 11 octobre. Free a été choisi pour chacune de ces régions, soit directement soit via la société Telco OI dont il est coactionnaire avec le groupe Axian (ex-Hiridjee).

Une licence 4G pour l’outre-mer

Cette sélection vise à attribuer des fréquences pour les réseaux 3G et 4G. Les bandes qui sont concernées sont la 800 MHz (seulement les 3 premiers lauréats, dont Free fait partie), la 900 MHz (seulement en Guyane et à Saint-Barthélemy et Saint-Martin), la 1800 MHz, la 2,1 GHz et la 2,6 GHz. L’appel à candidatures avait eu lieu en début d’année et un total de 25 dossiers a été examiné par l’ARCEP.

L’autorité ajoute qu’elle attribuera les fréquences aux opérateurs le 1er décembre 2016 en vue de permettre une ouverture commerciale de la 4G. Pour La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Free Mobile dit qu’il sera en mesure de lancer son réseau «  sans délai ». Pour La Réunion et Mayotte, il faudra patienter . L’opérateur parle d’un lancement « dans les prochains mois ».

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