Uber a signé à San Francisco un accord qui permet à certains locataires de recevoir 100 dollars par mois de crédits à ajouter à leur compte Uber, pour se passer totalement de voiture en centre-ville.

Être propriétaire de sa propre voiture est-il une nécessité, un luxe ou une absurdité ? Convaincu qu’il s’agit d’une anomalie en centre-ville, et parce que ça sert aussi ses intérêts, Uber pousse pour que l’on passe au plus vite d’une ère de la propriété individuelle du véhicule à une ère de la location à l’usage, ce qui est effectivement le plus pertinent.

Il y a quelque chose d’absurde à vouloir à tout prix posséder sa propre voiture et s’endetter parfois lourdement pour l’avoir, alors qu’elle ne sert la plupart du temps que quelques dizaines de minutes par jour, au pire quelques heures, pour aller au travail et repartir vers son domicile. Que chacun possède sa propre voiture, voire plusieurs voitures par foyer, exiger de multiplier les places de parking, les assurances à souscrire, le nombre de voies sur les routes, etc. En terme de gestion des ressources et de l’espace, c’est probablement ce que l’on peut imaginer de moins optimal.

Le constat est certainement aussi vieux que l’automobile, et il a conduit depuis bien longtemps les villes et les pays à s’équiper de transports collectifs. Mais à l’exception de ceux qui ne traversent jamais le périphérique, rares sont ceux à ne pas avoir de voiture du tout. Or Uber veut désormais passer la seconde, en signant des partenariats pour encourager les consommateurs à faire confiance au transport à la demande.

Payés à ne plus prendre leur voiture

Ainsi à San Francisco, la plateforme s’est associée à Parkmerced, un promoteur immobilier qui gère son propre parc d’appartements en location. Les locataires qui acceptent de ne plus avoir de voiture recevront 100 dollars par mois, qu’ils pourront créditer entièrement sur leur compte Uber, ou partager avec le réseau de transport public local. Par ailleurs l’entreprise de VTC s’est engagée à plafonner le prix de ses courses UberPool (du covoiturage à la BlaBlaCar) vers les grandes gares alentours, pour que les clients ne payent jamais plus de 5 dollars pour aller prendre le bus ou le train.

Une idée qui pourrait faire des émules, avec d’autres partenaires. Voire, pourquoi pas, faire naître des partenariats public-privés, directement entre les municipalités et les services de VTC.

 

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